Un vuoto dietro il caos (Un vide derrière le chaos)

 

Un parfum posé sur le creux de l’épaule qui réveille les souvenirs. Les effluves qui envahissent les lieux et regards. Cette magie qui fait que les jours sont à chaque fois une renaissance, un renouveau, un nouveau monde à conquérir et que tout s’inscrit à l’intérieur… Le vrai et le faux, le noir et le blanc, le silence et la fureur, le bruit et le calme, la tempête et le chant des oiseaux rieurs.

L’envie de séduire l’autre, de lui parler, de la regarder mais se l’interdire parce que les esprits chagrins et le temps assassin réduisent l’envie et les possibilités de les exprimer même si elles demeurent pures et honnêtes. Parce que la condamnation est éternelle et que la loi du talion devient l’idéal inégalable d’un monde qui s’effondre. La loi du plus fort devant la loi du plus juste. Le monde du plus cruel devant le monde du plus beau.

Enfin le soleil donne des preuves de son existence et les sourires refleurissent sur les visages des enfants. Puisqu’il faut sombrer dans un positivisme et un optimisme béat pour faire croire que tout va bien alors un mouvement de pivot, une rotation sur soi pour tout voir, tout contempler, tout admirer, rappelle que tout est vain et que le bonheur n’existe que parce que l’illusion existe. Croire permet l’accès à un bonheur mais le tout consiste à savoir en quoi croire.

C’est au travers des sourires et des regards illuminés des amants que se cache le peu de douceurs qui accompagnent les journées embrumées. C’est derrière les larmes des enfants que se jouent les grands moments de révolte de ces mondes et les impasses philosophiques que les mannequins en plan américain ou serré s’évertuent à mettre au-devant des scènes désarticulées des théâtres en ruine. Et c’est dans les espérances vaines et oubliées des amphithéâtres déserts que se construisent les solutions d’un autre jour pendant qu’il sera trop tard et que tout sera fini puisque l’heure des embruns sera déjà morte d’avoir attendu le choc des cloches qui sonnent le glas. C’est parce que le bonheur n’est pas contagieux ni soluble dans la liqueur d’amandes que les parts sont inégalement redistribuées et que le capital natal n’est pas celui de l’arbre voisin. C’est parce que la certitude est brulée vive sous les étincelles et les lueurs d’espoir que l’attente est devenue un modèle et un style de vie, une certitude et un doute, une sécheresse et l’inondation finale. C’est parce qu’aucune certitude ne nait des jours qui passent que se poursuit cette quête vers un idéal absolu, et que comme il n’est pas atteint, il continue de remplir sa mission d’espoir et reste un songe au milieu des rêves. Une énigme au milieu des énigmes. Un vide derrière le chaos.

2 réflexions au sujet de « Un vuoto dietro il caos (Un vide derrière le chaos) »

  1. J’adore Venise, La Fenice, l’Antico Martini, le Monaco et grande Canale, musée Corrére, etc j’y pense même m’y installer une partie de l’année pour enfin une « retraite » (partielle), e anche parle italiano !
    Janet Esther Greenberg

    Galerie MARTIN-CAILLE MATIGNON
    75 rue du Fbg. St.-Honoré
    75008 PARIS, FRANCE
    Tel. 33(0) 1 42 66 60 71
    Mob/Cell- 33 (0) 6 21 05 49 93
    e-mail : « Janet » prof
    Site : http://www.maxagostini.com

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