Qu’est ce que je ferais si j’étais moins con?

A l’issue d’une grande discussion entre moi même et autrui, j’en suis arrivé à la conclusion que je n’aimais pas les gens et que la vie en société me pesait. Ce n’est pas tant l’abord de l’autre qui est problématique, c’est en fait, sa présence et ce que cela implique comme obligation, qui me coupe le peu de souffle qu’il me reste. Ces civilités qui ne sont, en fait, que du mensonge, qui vise à entretenir un semblant de rapport cordial avec les autres. Les autres…

Le véritable écueil, en réalité, tient dans la teneur même des relations avec l’autre. La vérité est quasiment impossible à tenir et à dire. En tout cas, avec la grande majorité des gens. Actuellement, je considère qu’il est impossible d’avoir des rapports honnêtes avec autrui. Toute relation sociale ne se construit que sur un mensonge, ou plutôt, sur une succession de petits mensonges qui visent à entretenir une paix sociale parce que nous ne supportons pas les conflits. Je n’invente pas la poudre, je le sais, mais il suffit de voir au quotidien dans nos relations, et qu’elles que soient les natures de ces relations, ce que d’aucun nomme compromis et qui en réalité ne sont que mensonges.

On le voit actuellement avec ce débat hallucinant sur les (je ne sais même pas comment cela se nomme…) prédateurs sexuels? harceleurs impuissants? dépravés du bas ventre? (Je ne demande pas aux tenants de la morale bien pensante macronienne (parce que c’est lui le chef de l’état actuellement… donc mains sur le cœur toussa, toussa…) de venir me tenir des propos pour me faire changer d’avis, c’est totalement inutile.) Si l’on s’en tient aux rapports amoureux, on constate, d’après notre vécu, que le mensonge est une partie essentielle de l’acte de séduction. Aujourd’hui, le moindre propos concernant ce qui se cache dans la culotte est considéré comme du harcèlement. Très bien… prenons ce parti… A contrario, il nous est reproché (à nous les représentants de la catégorie en voie de disparition et même d’extinction, des hétérosexuels masculins) de ne jamais exprimer ce dont nous avons envie. Est-ce une blague féminine? Loin de moi l’idée de défendre les gros lourds dont j’ai déjà parlé et sur lesquels je ne reviendrai pas, mais je vais ici ne parler que de moi. Je suis dans l’obligation complète, absolue, intégrale de mentir dès lors que je parle à une femme. Bon, moins aujourd’hui parce que je suis vieux et moins sujet, à cause de ma vie, à ce type de rencontres mais, dans un passé lointain, je me souviens avoir été contraint, pour ces raisons là, déjà à l’époque, aux mensonges permanents.

Les femmes ne semblent pas supporter la réalité et veulent impérativement une fable qui s’apparentent aux fameux contes du prince charmant. Alors oui, j’ai dit des centaines de milliers de fois que NON!!!!!! je n’étais pas intéressé par l’aspect sexuel, que OUI!!!!!! j’étais extrêmement intéressé par une perspective d’avenir. Que OUI!!!!!!!, ça serait exceptionnel de se revoir et d’envisager poursuivre. Que OUI!!!!!!!, ça serait bien qu’on prenne un verre pour discuter. Evidemment, il faut encore nuancer et ne pas généraliser et même si mes pensées sont génériques, je me dois de corriger et de dire que certaines femmes seulement fonctionnent sur ce mode et évidemment pas toutes (toux sonore et grimaçante).

La vérité est bien plus triviale pour que je l’énonce mais elle ne tient qu’en une phrase. Je suis prêt à tous les compromis et à dire tout ce que l’on voudra pourvu que tombe la petite culotte. Je peux promettre le mariage, le pavillon, les enfants, les chiens et les chats si on baise! Mais il est totalement impossible de dire ce genre de choses à une femme. Les femmes ne supportent pas le mensonge… mais elles ne supportent pas la vérité. Alors, on fait quoi? Si je dis à une femme, on discute de tout ce que tu veux mais, d’abord, on baise, je sais que je dors seul (comme on dit trivialement) au mieux et au pire, je finis avec les bracelets et 20 ans de zonzon. Si je dis à une femme, discutons sur des mensonges réciproques pendant 4 heures et voyons ce que la suite de la soirée nous réserve, (petit sourire pourri du tombeur ultra brite) je serais taxé de menteur, mais au moins, j’aurai vu un tomber ou jeter ou lâcher de petite culotte. Donc, entre la fin du monde et juste quelques insultes, les types dans mon genre ont préféré se faire insulter un quart d’heure. Je ne suis pas prêt à perdre le peu que j’ai construit pour un simple rapport sexuel alors je m’efforce de faire en sorte qu’il soit totalement consenti. Cette dérive actuelle fait que j’envisage très clairement si jamais je dois un jour me retrouver à nouveau dans une perspective de séduction de faire signer en 3 exemplaires une multitude de contrats. Le premier serait dès le premier échange, l’autorisation signée qu’il est permis de se parler et d’échanger des paroles. Le second qu’il est désormais possible de proposer un quelconque rapprochement d’ordre physique et que celui-ci est totalement consenti par les deux parties prenantes.Le troisième que chaque pratique sexuelle à venir est consentie par les deux parties prenantes et en respect avec la convention de Genève et le désarmement nucléaire. Le quatrième, quelques jours après la première rencontre physique, que tout rapprochement physique a été consenti et ne s’est jamais fait sous la menace ou la contrainte de quelques parties prenantes que ce soit. Le cinquième, lors de la séparation effective, qui atteste que tous les rapports ont été consentis, voulus, désirés, dans le respect et le désir de l’autre et sans qu’aucune contrainte ne soit exercée de quelques manières que ce fut sur aucune des parties prenantes (qui peuvent être plus nombreuses du coup) et enfin, sixième et dernier contrat, quelques années plus tard, pour bien acter le fait que tous les rapports furent consentis et voulus et ce malgré l’issue triste de cette union et qu’ainsi aucune attaque judiciaire rétroactive ne saurait être envisagée. Mon éventuel prochain échange de séduction sera donc construit autour de 6 contrats en 3 exemplaires datés et contresignés par toutes les composantes du dit contrat. Je sens que ça va encore faciliter les échanges cette histoire.

Je ne parle pas des violeurs ni des gros lourds harceleurs, je parle de la dérive actuelle pudibonde américaine qui veut que, dire à une femme qu’elle est jolie soit passible de la peine de mort. Il est évident que, dès lors qu’il y a excès d’utilisation de la testostérone, on est dans un autre cadre. Et ce cadre est indéfendable et, en cela, je suis intransigeant et c’est non négociable. Encore une fois, je parle bien des types comme moi…. normaux quoi… enfin, presque… De ces hommes qui, en aucune façon, jamais, ne lèveront la main sur une femme ou exerceront un chantage ou une pression psychologique sur une femme pour obtenir ses faveurs.

J’ai dit « femmes » parce que je me place comme un hétéro de type masculin mais il est évident que certains hommes, et peut être même beaucoup, ont également ce type de comportement. (spéciale dédicace). Les hommes ne valent pas mieux que les femmes mais, comme je l’ai dit, je maîtrise moins la sexualité masculine. J’ai déjà du mal avec la mienne.

4 réflexions au sujet de « Qu’est ce que je ferais si j’étais moins con? »

    1. déjà sale con non je suis dans mon bain… on fait moins la maline là…. je sais je suis vieux et toussa toussa….

  1. Sale con parce-que se croire obligé d avoir des relations fausses que ce soit en amitié ou en amour c’est dommage.
    Mais au final moi j aime pas les gens, je préfère les ours.
    Bon bain alors ….

    1. dommage peut être mais instinct de survie… Moi j’aime pas les gens ni les ours je préfère les félins domestiques de sexe féminin non castrées à poils longs…

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