Démocratie 2.0 (point 2: ce pouvoir correspond à un bout de papier)

Il s’agit d’un point essentiel contrairement à ce que l’on pourrait penser, enfin d’un autre côté je ne sais pas ce que vous pensez et même si vous le faites. Mais quoiqu’il en soit, la faculté de représentation est un leurre exceptionnel et parfaitement bien construit qui permet au peuple de se croire dépositaire d’un pouvoir ou d’un choix. Ainsi, chacun d’entre nous, sauf exceptions particulières et qui ne sont pas celles qu’elles devraient être, a un droit de vote. C’est à dire que chacun d’entre nous a le droit d’exprimer, à travers un bulletin, son choix. Et là, je ne peux que m’insurger ou au moins me poser la première question du jour: Quel choix? Le choix qu’on nous offre se porte sur des individus alors qu’on nous demande notre avis sur une philosophie. Je m’explique, si tant est que cela soit nécessaire.

La personne sur laquelle va se porter notre choix devrait être dépositaire d’une ligne, d’un cap idéologique ou philosophique visant à mener le pays vers des lendemains qui chantent ou au moins des jours ou il pleut moins, sauf en Bretagne on fait de la politique et non des miracles. (Spéciale dédicace).

On l’a vu tout particulièrement lors du second tour de l’élection présidentielle. Le vote devrait et semble encore être, pour les politiques, une adhésion du peuple à une pensée politique, une vision, un prooooooooojet!!!!!!!! Or, il se trouve, et cela depuis longtemps, que le vote est, en fait, en France, un concours miss France (put… on y revient!). L’élection consiste à mettre en avant, une personne sur des critères totalement subjectifs. En tout cas selon moi. La preuve de cette annonce essentielle que je viens de faire (je m’auto fais rire…) est l’élection de Jupiter. Nous avons tous conscience désormais que notre président (donc la main sur le cœur et toussa toussa…) a été élu par 70 % des votants au second tour et que l’abstention était déjà de 60 % environ, donc que notre président (la main sur le cœur à nouveau… On ne plaisante pas avec ça oh! La Marseillaise, c’est pas une blague! euh… pardon, on me rappelle dans l’oreillette que désormais c’est l’hymne à la joie… Ouais bah pareil! on rigole pas avec Beethoven!) est élu avec 30% des inscrits au second tour et que, parmi ses 30 %, combien était réellement convaincu par les arguments politiques de notre président (main sur le cœur…)?

Mais tout cela, vous le savez aussi bien que moi. Dès lors, ce qui pose problème est la légitimité et la validité de ce vote. Je m’explique. Notre président (main sur le cœur, pffff je fatigue) représente donc environ 30 % des personnes aptes au vote et, parmi ces 30 %, tous ne sont pas convaincus par lui, bien loin s’en faut, la plupart ayant voté Jupiter (main sur le cœur encore) pour éviter la peste brune et l’invasion nazie dans nos prés et nos campagnes. Nous y reviendrons sans doute un jour. Malgré mon niveau déplorable en mathématiques, j’affirme que 30% ne représente pas une majorité. (De plus, je compte très large puisqu’il semblerait en réalité que nous soyons plus proches des 20% mais chuuuuut, on nous regarde…).

Ainsi, donc, notre représentation suprême est en place parce que, un tiers, à peine, des personnes la soutient (cette représentation suprême) et même pas pour sa politique mais la plupart du temps pour en éviter une autre.

Et nous en arrivons au cœur du problème du jour, (pour une fois que nous n’avons pas la main dessus, le cœur), puisque notre élite se considère légitime avec un tiers des voix, à quel moment pouvons-nous légitimement considérer que justement, elle n’est pas légitime?

Cette fausse adhésion ne se fait pas en rapport avec des idées politiques ou philosophiques, elle se fait à partir d’un nom ou de présupposés. La légitimité est, de fait, apportée par un bout de papier glissé dans une urne qui consiste à indiquer une préférence et non une adhésion. De fait, comment considérez la validité d’un fait si cela s’exprime à travers un choix révélé par un bout de papier? C’est compliqué là hein? moi même, je suis perdu….

Chocolat blanc ou au lait? Et ça, c’est pour un second tour, sachant qu’au départ, on avait chocolat noir, nutella, aux noisettes, au riz soufflé, 70% de cacao, etc etc… donc si tu aimes le chocolat, tu as tellement de choix que pffff… mais si tu n’aimes pas le chocolat? Tu fais quoi? Et il se trouve qu’au niveau politique, les gens sont, majoritairement, en crise de foie et sont interdits de consommation de chocolat. Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas voter (manger du chocolat), c’est qu’ils ne peuvent pas en fait (la médecine ou le mental l’empêchent).

On peut critiquer ceux qui refusent de mettre ce bout de papier dans la boite mais, avec quels arguments? Je suis médicalement interdit de consommer du chocolat et l’on m’oblige à choisir un chocolat… c’est compliqué. Je vis dans un pays que les différentes politiques menées successivement ont détruit et ce, depuis des décennies. Il est évident, qu’à un moment, je ne puisse plus me sentir représenté par qui que ce soit venant de cette caste destructrice. j’exagère volontairement le trait mais en fait, pas tant que ça.

Pour revenir au sujet du jour, cette histoire de bout de papier pose différents problèmes. En effet, le bout de papier (comme j’essaie de l’expliquer avec la métaphore du chocolat) exprime une opinion ou plutôt un soutien momentané à un nom, à une personne. Premier problème, j’aime le chocolat mais on m’oblige à en choisir un. Cela signifie que je vais exprimer ma préférence, signifiant, par la même, mon dégoût des autres. Or, j’aime le chocolat au lait (je sais, je ne suis pas un fan en réalité du chocolat, mais maintenant que je suis enfermé dans cet exemple métaphorique, je ne peux plus en sortir, ou alors il faut que je recommence tout et je suis super fainéant donc ça ne m’intéresse pas de refaire…) mais cela ne veut pas dire que je n’aime pas le chocolat noir ou le blanc. On m’oblige donc à faire un choix qui anéantit l’existence même des autres possibles. Je ne peux ainsi pas prendre un carré de chaque tablette pour assouvir ma faim et mon gout de chocolat.

Second problème: aujourd’hui, j’aime le chocolat au lait, mais, demain, j’aurais peut être davantage envie de chocolat noir ou blanc. Or, tout retour en arrière est impossible et même interdit. Je choisis le chocolat au lait, je bouffe du chocolat au lait et pis c’est tout! Alors que dans la vie, j’ai le droit d’évoluer dans mes goûts, mes choix, mes préférences. En politique, cela m’est totalement interdit. (Je vais entrer soudain dans un point godwin absolu mais je m’en fous, j’assume: si les allemands, qui pour des raisons multiples, en 33, ont voté Hitler, avaient eu l’opportunité de voter en 38, quel aurait été le résultat? Peut être qu’il aurait été réélu, et même sans doute, mais, peut être aussi que certains auraient émis des réserves, des doutes… je ne sais pas, mais ce que je sais, c’est que si tu votes aujourd’hui pour untel, tu es condamné à être d’accord avec lui pour la durée de son mandat).

Troisième problème: le chocolat au lait que j’ai choisi avec le temps, perd de sa saveur, de sa qualité, de son gout. Je ne peux pas prendre un autre chocolat, je ne peux même pas prendre un autre chocolat au lait, je dois garder celui-là alors qu’il est avéré qu’il n’est plus bon. Il a fondu, le lait a tourné. Il est mort de sa propre inefficacité ou incompétence mais il reste en place. Il s’agit là d’un phénomène que nous connaissons tous et que nous vivons tous au quotidien, le principe de Peter. (Nous y reviendrons un jour parce que j’adore vraiment ce principe et qu’il est représentatif de notre modèle et pas uniquement politique).

Alors, ce bout de papier qui semble si insignifiant, si léger, si fluet devient une arme de destruction massive selon l’utilisation. Il fixe un choix sur lequel il est impossible de revenir. Il ne représente, en réalité, qu’une défiance aux autres possibles et rarement une adhésion, pourtant, il est considéré comme une adhésion alors qu’il n’est qu’une défiance. ( Alors là, au niveau de la construction de la phrase, je crois qu’on tape très très haut!). Le pouvoir correspond donc à un bout de papier.

En résumé, en conclusion, le pouvoir est un pouvoir apporté par un bout de papier qui ne devient un acte gravé dans le marbre. On ne peut ni le contester s’il n’est pas légitime, ni le changer s’il n’est pas à la hauteur de ses engagements, ni le modifier s’il s’essouffle avec le temps, ni même le mélanger avec d’autres papiers qui auraient eux-aussi des qualités.

Je m’aperçois soudain que mes billets qui visent à définir ma ligne de conduite paraissent moins léger et moins humoristiques qu’ils ne devraient l’être. J’en suis le premier désolé et je reconnais une certaine difficulté à l’humour face à ces éléments de politique primaire qui nous pourrissent la vie même si nous préférerions les occulter. Une bonne nouvelle ce jour cependant, une député de la majorité, considérant que ses revenus de parlementaires ne sont pas suffisants pour vivre décemment, et dieu comme nous la comprenons, vient d’être confondue dans l’exercice de sa profession. En effet, la député du Mans dans la Sarthe, organisait, pour 119 euros, des voyages à l’assemblée nationale pour 50 personnes. Je rappelle que l’assemblée nationale est la maison du peuple et que, de fait, l’entrée est gratuite (du moins le devrait-elle). Mais c’est normal. Vous l’aurez compris, je ne suis pas un fanatique du gouvernement actuel, je le reconnais, mais je vais tacher de rester toujours le plus honnête possible et, il me semble qu’une députée qui profite de sa position de parlementaire pour s’enrichir n’a rien à faire à l’assemblée. C’est en tout cas mon avis et quel que soit le bord politique, la sanction serait la même, selon moi. De la même façon, un député qui serait condamné pour coups et blessures ne peut légitimement rester impunément sur les bancs de l’assemblée. Mais, et c’est là où je veux en venir, ces deux personnages ont obtenu le plus grand nombre de petits bouts de papier. Ils sont donc légitimes et nous ne pouvons plus rien y faire. A méditer non?

 

Démocratie 2.0 (point 1: des personnes capables des pires bassesses pour obtenir le job)

Je ne peux pas commencer cette aventure sans exprimer quelques évidences politiques et sociétales. Pendant quelques jours, mes billets quotidiens (ouais je sais je suis un dingue, j’ai prévu une bafouille par jour au moins) exprimeront mes vérités afin que chacun d’entre vous sache où il met les pieds parce que c’est quand même digne d’un parlement à majorité « en marche » c’est à dire, le bordel. Je suis prêt à répondre à toutes les contradictions, à apprendre et à discuter, mais le premier qui dérape, je lui brûle sa famille (cf: Kaamelott). On se fait suffisamment chier dans la vie irl avec des gens que nous ne supportons pas pour ne pas avoir à supporter tout et n’importe quoi dans la vie virtuelle. Aparté 1 fini.

Donc, il est évident pour chacun d’entre nous que nous avons la chance en France de vivre dans une démocratie bla bla bla…. Je précise la France au cas où, mais vous pouvez rester quand même si ce n’est pas le cas… Et là, me vient la première véritable question existentielle depuis la création de ce blog: Dois-je faire l’affront aux lecteurs d’expliquer que la démocratie participative, dans laquelle nous vivons depuis 2 siècles environ, n’est pas une démocratie?

Si cela est nécessaire alors vous me le signalez comme vous voulez, je ferai une bafouille à cet effet. Aparté 2 terminé.

Bien, nous sommes donc dans une démocratie participative (notez toutefois l’oxymore comme égalité des chances, plutôt antithèse en fait, mais bon ça fonctionne aussi parce que les noms des figures de style, objectivement, tout le monde s’en fout à l’exception de deux ou trois excités qui doivent quand même avoir une vie bien triste, mais passons…). Ce système ne semble plus convenir à un grand nombre de personnes et, à contrario, d’autres en sont pleinement satisfaits… On peut estimer les satisfaits à environ 20 % du corps électoral global. Aparté 3 fini.

Ces satisfaits acceptent, à travers leur participation, de confier le pouvoir (en tout cas le législatif dans un premier temps) à une personne qui s’est présentée pour obtenir ce pouvoir. Donc, en gros, une personne vient réclamer qu’on lui donne la chance de nous représenter dans les instances. (Déjà là, y a caillou sous le mérou…).

Et c’est sur ce premier point que je voudrais particulièrement insister aujourd’hui. Désolé pour toutes les personnes déjà au fait de tout cela et qui ont déjà trouvé les réponses mais je fais ce que je veux.

Donc, nous avons des personnes qui viennent ramper, se prosterner, quémander, se prostituer afin que nous leur offrions la possibilité de nous représenter… Après de très longues réflexions et études, certains d’entre nous acceptent d’accorder ce pouvoir.

Plusieurs choses, dès à présent, posent problème:

  1. Des personnes sont capables des pires bassesses pour obtenir ce pouvoir
  2. Ce pouvoir correspond à un bout de papier
  3. C’est celui qui a le plus de bouts de papier qui gagne
  4. Quelque soit le nombre de votants, celui qui a le plus, a gagné
  5. Une fois élu, le vainqueur ne rend aucun compte à ceux qui l’ont élu
  6. Le vainqueur peut donc appliquer les principes et les lois qu’il veut
  7. Ce pouvoir lui permet de bénéficier de toutes les forces de l’état
  8. Financier et conomique (ok ok économique)
  9. Législatif
  10. Militaire
  11. Sportif
  12. Pokémon go!
  13. Executif

Vous l’aurez compris, afin d’être le plus pertinent possible, je traiterai de chacun de ces points (hum… j’hésite vachement sur les Pokemon quand même parce que j’y connais que dalle).

Point 1. Durant une période correspondant environ à 6 mois avant que le français lambda ne daigne mettre un papier dans une boite, le candidat, qui peut aussi être une femme mais pas un chien ni un mineur, fait le tour de toutes les rédactions afin de s’attirer les bonnes grâces de ses con… citoyens. A grands renforts de promesses et d’effets d’annonce, le candidat (on va partir du principe que le candidat est un escargot donc hermaphrodite et pour des commodités de langages, nous dirons il… je sais, c’est dégueulasse, injuste, toussa, toussa mais je fais ce que je veux!) montre sa tête autant qu’il le peut et dans tous les médias possibles. L’idée est que tout le monde sache qui il est, ou plutôt que tout le monde puisse bien l’identifier et surtout mémoriser son nom. (C’est super important pour que le peuple votant choisisse bien le bon bout de papier dans 6 mois.) Aparté 4 over.

Le candidat escargot a donc bien montré son visage partout et son nom en lettres d’or est bien apparu sur tous les écrans et toutes les unes des journaux et magazines. Sa présence devenant tellement omniprésente, il envahit également les réseaux sociaux et chacun y va de son petit commentaire ou de sa petite réflexion. Attention, je ne joue pas les mecs au dessus de tout ça! je suis le premier à commenter, relayer, exprimer mon désarroi de pique sur les réseaux sociaux. Donc il n’y a pas de critiques (tiens, j’en parlerais un jour des personnes qui postent des com sur fb pour critiquer fb…). Aparté 5 terminado

L’élection va reposer, dès lors, sur la faculté que le candidat a eu de montrer son visage dans les bons supports et aux bons moments (et pas seulement, je le reconnais, mais je traite les points comme je veux oh!). Ainsi, le choix qui est offert, ressemble davantage, si l’on s’en tient à ce point, à une élection de Miss France mais on n’a même pas le droit au défilé en bikini. (Tiens, je ferai un billet aussi sur ce truc, un jour, parce qu’il y a matière…). Vous me direz que le choix ne s’arrête pas à un physique ou une attitude et bien malheureusement, nous savons depuis le mois de mai que pour certains, le fait d’être avenant est un facteur suffisant et même essentiel et prioritaire pour accorder son blanc seing à un escargot. Certains ont quand même poussé la réflexion jusqu’au point où le critère déterminant fut:  » Je vote pour lui parce qu’il est beau! » Alors, cela repose sur des critères esthétiques que je n’ai pas à juger mais, il me semble que, confier la destinée d’une nation, d’un peuple, à quelqu’un sur de simples critères physiques, c’est quand même super couillu. Non, vraiment, faut être sévèrement constitué au niveau de l’entre jambe pour voter pour un bellâtre ou bélître. D’ailleurs, je ne comprends pas que l’élection présidentielle ne se déroule pas en même temps que l’élection des miss, au final… (vous avez vu comment les trucs se rejoignent etc… on croirait que le mec réfléchit à ce qu’il écrit… oui pour ceux qui n’auraient pas encore compris, l’auteur de ces lignes est de sexe masculin.) Aparté 6 finito.

Le fait d’être beau pour s’attirer certains suffrages, et l’on peut contester cette opinion, s’apparente, pour moi, à de la prostitution. Dans un premier temps, je revendique le droit d’avoir du respect pour les professionnelles de la profession qui font, quand même, un métier que peu d’entre nous feraient par choix ou mieux, par vocation. (Quoique je connais certaines personnes de tous sexes, volontairement au pluriel, pour lesquelles la question se pose réellement.) On peut noter qu’il y a là déjà de la concurrence déloyale. C’est pas bien! Faire le beau pour s’attirer des faveurs, soyons clairs, c’est de la prostitution. Toutefois, en opposition avec l’opinion tranchée que j’ai exprimé sur le respect dû aux professionnelles, ces putes ne méritent pas le respect, ne serait-ce que parce que cette profession, ce sacerdoce même, est voulue, choisie par eux et qu’ils se battent même pour occuper cette fonction de salope de la république.

On a donc des putes qui ne méritent pas le respect qui font tout ce qu’elles peuvent pour obtenir nos faveurs et, si nos faveurs ne suffisent pas pour accéder au trône, elles (les putes, désolé c’est féminin et ça change la construction des phrases, je suis soudain moins à l’aise hum…) vont utiliser tous les subterfuges, triches, saloperies possibles pour y parvenir. Alors, attention!!!! je n’ai aucune preuve concernant ce type de pratique vis à vis du personnel nouvellement élu, donc nous allons partir sur le principe qu’ils n’ont rien à se reprocher à ce niveau là….

NON, je déconne!!!!! entre bourrage d’urnes (non, je ne relève pas le terme oh!), argent distribué, faveurs diverses et multiples, trafic d’influence, avantages en nature (je ne relève toujours pas!) ou en officieux, marchés truqués, lobbies… etc… etc… la classe dirigeante depuis des décennies a prouvé qu’elle n’était pas dirigeante pour rien (il en manque une!!!). Evidemment, il ne faut pas tomber dans le tous pourris etc etc…. Mais nous attendons toujours le ou la politique qui nous prouvera le contraire. On va me répondre qu’à l’échelon local, sans doute, cela existe… Pourquoi pas? Sauf que premièrement ce n’est pas mon propos ici et deuxio, nous ne savons vraiment rien de ce qui se joue dans les conseils municipaux et dans les bureaux… donc tout est possible… et malheureusement, ils nous ont suffisamment prouvé que leur possible était rarement positif pour nous.

Je résume donc ce point 1: Les politiques se présentent à des élections (point suivant) comme des miss sur une estrade, afin d’obtenir des faveurs du peuple, ce qui fait d’eux des putes (sans le respect…) et qu’ils se battent au point de tuer père et mère pour l’emporter (ce qui en fait des personnes aux pratiques condamnables et bien singulières)… Si là, il n’y a pas une perversité monstrueuse qui déjà, devrait nous mettre la puce à l’oreille, je ne sais pas comment cela s’appelle… c’était le point 1: des personnes capables des pires bassesses pour obtenir le job.

 

L’humour est sans limite

J’avais prévu dans un premier temps de commencer ce blog en expliquant le pourquoi du comment, en montrant quelques facettes personnelles afin que le personnage anonyme, auteur de ces lignes, paraisse moins inconnu ou intouchable. D’abord parce qu’il n’a rien d’intouchable, loin de là, et, de plus, parce qu’il a besoin de ce contact, élément qui justifie ce blog. Il était donc prévu de s’enthousiasmer sur les vacances qui viennent de se terminer pour la plupart d’entre nous ou des affres de l’esclavage moderne footballistique (ne vous inquiétez pas, nous reviendrons sur ces deux points dans des billets futurs).

Et puis, et puis, comme depuis 120 jours désormais, l’actualité nous apporte son lot d’humour et de frasques en tous genres grâce à l’émergence d’un comique exceptionnel. Apparu tel un météorite de la scène française, il a, en quelques mois seulement, bouleversé toutes nos habitudes et toutes nos références dans le code, de ce que d’aucun, nomme l’humour. Je reconnais volontiers un faible pour quelques clowns (avec un respect immense pour ce terme) dont certains controversés, (nous y reviendrons aussi) mais il se trouve que là, nous avons atteint des limites qui dépassent l’entendement humain. Nous avons, au milieu des chouchous et des papiers gras, du sable entre les orteils et des plaques d’huile sur les embruns, appris qu’une allocation allait connaitre une baisse de 5 euros.

Certains députés se sont empressés de signaler que cette somme n’était franchement pas suffisante pour entraîner la moindre vague de mécontentement. (Nous y reviendrons aussi, décidément…). Pendant que nous subissions les cris des enfants des autres sur des plages surpeuplées, le gouvernement (main sur le cœur, marseillaise, tout ça, tout ça…) a donc décidé de réduire l’allocation pour le logement. Ce que, nous autres, les pauvres, appelons communément APL, en justifiant cela par le fait que oh hein bon quand même c’est que 5 euros! Tout autre tentative de justification aurait été un tour d’équilibriste borgne et cul de jatte sur un fil enflammé au dessus du grand canyon américain ou plutôt en l’occurrence au dessus de l’atononium bruxellois.

Pourtant, comme tout bon français qui se respecte, nous avons signifié, et ce, même au milieu des pâtures de nos lieux de villégiature, que, quand même, c’était limite injuste et même, assez dégueulasse au final. Dans sa grande sagesse, le boss de l’état (main sur le cœur, marseillaise, tout ça, tout ça…) profite de la rentrée pour nous présenter son nouveau sketch rempli d’humour et d’inventivité, comme lui seul semble en avoir le secret. Désormais, le manque à gagner provoqué par cette fuite de ressources, sera compensé par les propriétaires qui vont baisser les loyers de 5 euros. Présentée ainsi, je ne sais même plus la réaction que nous devons ou pouvons avoir face à de tels propos. Une évidence en tout cas: l’illégitime (nous y reviendrons aussi) n’a pas dû être confronté à un propriétaire depuis 1972. J’invite donc tous les locataires à se présenter, dès demain, à leur propriétaire et à réclamer cette baisse, (j’adore faire des annonces pourries que personne ne lit…)… Je pense que l’accueil sera des plus chaleureux et accompagné de thé et de petits gâteaux même…

Bien évidemment, le raisonnement se tient. Nous avons, quand même, un monarque (main sur le cœur, marseillaise, toussa, toussa…) qui a des diplômes et de l’expérience (on ne rit pas dans le fond!). L’état verse 5 euros de moins aux bénéficiaires et les gentils propriétaires répercutent légitimement et avec le sourire, cette baisse (et la marmotte, elle prend un papier d’alu… bla bla bla…). Sans vouloir critiquer, ô grands dieux non! dans quel monde non capitaliste, un tel raisonnement serait appliqué dans la réalité? Bien que, selon notre illustrissime commandante Che Macronista (main sur le cœur, marseillaise, toussa, toussa…), la logique devienne imparable, elle me semble, et ce n’est qu’un avis personnel qui n’engage que moi, totalement utopique et illusoire. Il m’apparaît comme pour tout locataire évident que les propriétaires ne baisseront pas les loyers mais que le gouvernement, lui, baissera bien les allocations. Dans ce calcul, qui est le perdant?

Cependant, je ne tirerais pas sur l’ambulance des propriétaires. Tous ne sont pas des rentiers avides et même certains sont honnêtes et corrects (on ne rit pas dans le fond!!!!). Mais là, je dois avouer quand même, que l’humour de notre idole païenne déifiée (main sur le cœur… bla bla bla… pfff…)  me laisse coi, pantois, abasourdi par cette audace comique, cette force burlesque, cette appétence à provoquer chez moi un rire quasi nerveux. J’affirme donc que , au delà de ses qualités déjà unanimement reconnues de gestionnaire et de coordinateur de l’âme humaine, notre immortelle pureté virginale statufiée et canonisée de son vivant (main vous savez où sinon….) est la personne qui se moque le plus et avec le plus de talent de ses con…génères. D’un autre côté, il aurait bien tort de se priver.

            Je n’avais pas prévu de faire si long mais je ne résiste pas à l’envie d’évoquer sa blague précédente qui a provoqué chez des millions d’entre nous, un fou rire ravageur. Cette fameuse loi travail 2 (le nom lui même revêt à mes chastes oreilles, un son mystique qui me rappelle les plus grandes symphonies beethovéniennes que Bruxelles nous a imposées comme hymne non reconnu et sur lequel, le président de notre fabuleux pays est entré en fonction au Louvre, devant la pyramide, (main sur le cœur, la marsei… ah non, bah non, là du coup, ça ne fonctionne plus si ça n’est plus notre hymne euh… Ode à la joie, toussa, toussa… ça commence à piquer un peu…) nous invite à négocier avec notre employeur nos conditions de travail. Tout le monde a bien compris que le patron allait sortir vainqueur de cette loi puisque, évidemment, si la négociation tourne mal, c’est le licenciement. Certes. Toutefois, il me semble qu’un employeur risque de rencontrer quelques problèmes s’il s’avisait de vouloir utiliser ce code du travail (et vous vous doutez bien qu’il ne l’utilisera jamais), l’état. Maintenir du personnel ultra qualifié et diplômé à des niveaux de rémunérations aussi bas s’apparente à un tour de magie (des enseignants à bac +5 à moins de 2000 euros, des infirmières aux mêmes revenus approximativement , des personnes qui risquent quotidiennement leur vie avec des matériels surannés à l’autre bout du monde pour un salaire… passons… etc… etc… évidemment nous y reviendrons aussi et pas qu’un peu ). Heureusement que les fonctionnaires sont une cohorte zélée, égoïste, incohérente, inconsciente et désordonnée car sinon les ministres n’auraient pas assez de leur mandat pour renégocier tous les salaires et avantages. D’un autre côté, on récolte ce que l’on sème.

 

Pour CDP

Pourquoi je ne voterai pas Macron

 

Préambule nécessaire et même obligatoire en ces temps particuliers :

Devant l’effervescence provoquée par certains événements récents, je voulais simplement apporter ma petite contribution à une sorte d’éducation populaire visant à expliquer mon choix et mon positionnement. Il m’apparait nécessaire d’expliquer pourquoi je ne voterai pas Macron.

J’utilise à dessein le futur et non le conditionnel pour signifier qu’il s’agit bien d’un choix raisonné et non d’une possibilité. D’autre part, ce choix ne signifie pas que je vais voter pour l’autre candidate sélectionnée pour le second tour. Il ne s’agit pas ici de prendre la défense de Marine Le Pen mais de donner mon explication et mon ressenti sur la candidature Macron et mon refus de cautionner ce que celui-ci a prévu d’appliquer comme réforme et gouvernance durant son mandat.

Chacun est libre de commenter, de critiquer, d’amender ou autre mais cette réflexion s’appuie sur la profession de foi électorale de Monsieur Macron, que tous les électeurs ont reçu normalement dans leur boite aux lettres quelques jours avant le suffrage du premier tour. Je n’ai pas inventé de mesures ou de projets pour accabler ce probable futur président comme nous le vendent les médias.

Enfin, par souci d’honnêteté et comme nous y invite cette profession de foi, je suis allé sur le site de En Marche afin de voir si les propositions étaient plus étayées pour ne pas faire montre d’une certaine exhaustivité ou partialité. Toutes les mesures annoncées par le candidat sont reprises dans l’ordre d’apparence et sans le moindre oubli.

Je signale également quand une mesure apparait pertinente, ce qui prouve, si besoin était, que je ne suis pas un partisan politique aveugle doctrinement contre et sans la moindre analyse.

J’ai en outre, choisi de commencer cet exposé par la fiche de paie qui est le papier officiel que nous recevons tous, ou du moins dont nous connaissons tous l’existence, et les différents effets que l’élection de Monsieur Macron auraient si celui-ci venait à remporter les élections. Cette idée m’a bien sûr été soufflée par les travaux de MM Franck Lepage et Gaël Tanguy.

Frederic Mo Damy Smig

Salaire de base

Le salaire de base correspond au salaire brut avant déduction des cotisations sociales et avant versement des prestations sociales. Il ne comprend ni les primes ni les heures supplémentaires

Salaire brut

Le salaire brut correspond à l’intégralité des sommes perçues par le salarié au titre de son contrat de travail, avant toute déduction de cotisations obligatoires. Le salaire brut intègre les heures de travail effectives ainsi que les différentes primes ou bonus. Il prend également en compte les heures d’absence pour cause de maladies, de congés ou de jours fériés.
Donc il comprend à la fois le salaire net touché par le travailleur en fin de mois et la partie socialisée du travail qui lui ouvre des droits en cas de maladie, chômage, vieillesse,

Au final ce que coûte un travailleur est pratiquement le double de la somme qu il touche, Toutefois si on lui donnait directement la somme intégrale, beaucoup seraient perdants car incapables de faire face seul à une hospitalisation longue ou à un chômage qui dure : si je te donne 2400 euros à la place de 1200 tu ne vas pas en mettre 1200 de côté pour d’hypothétiques besoins futurs.

Cotisations URSSAF

La rémunération du travail salarié donne lieu au versement de cotisations et contributions venant couvrir divers risques.
● EP01 Assurance maladie, maternité, invalidité, décès

– assure une continuité de revenu (environ 75%) ; évite, soit l’endettement en cas de difficultés de santé, soit la cotisation à un régime privé qui : primo doit être rentable (donc marge commerciale), secundo peut exclure les gens à risque, tertio se finance sur les marchés financiers et donc contribue à détruire nos emplois.

– finance les soins, y compris remboursement de médicaments, les hôpitaux et leurs équipements, la formation des jeunes médecins en chu, les investissements dans les matériels lourds (ex irm), la continuité de soins y compris dans le secteur libéral….

En gros je ne paie plus ça, je n’ai plus accès à la santé ou alors seulement à hauteur de mes capacités financières et non de mes besoins physiques… Aujourd’hui, je vais bien, donc ça me fait « chier » de payer… demain, une maladie chronique ou un handicap me tombe dessus, je ne peux pas assurer en continu les dépenses provoquées par ce nouvel état…

Macron affiche une volonté de donner des moyens aux hôpitaux et aux déserts médicaux (point 10 de sa profession de foi) avec moins de cotisations (point 1 de sa profession de foi reçue par la poste) donc, cela veut dire qu’il y aura nécessairement moins de remboursements sur autre chose. (Mais quoi? Il s’agit juste de logique comptable. Je reçois moins d’argent, je peux difficilement payer plus).

● EP02 contribution solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées

– Nous allongeons la vie et sauvons des gens qui restent handicapés, gloire de la médecine, misère de la finance, il faut lever de nouveaux fonds pour aider les personnes dépendantes (aides-soignantes, femmes de ménage, éducateurs, etc)…

Aucun candidat ne pourra afficher évidemment vouloir diminuer les droits des personnes en faiblesse, toutefois, le gouvernement dont est issu Macron, (ministre des finances sous le mandat du président Hollande), a voulu fiscaliser l’épargne (par définition minime) des personnes titulaires de l’allocation adulte handicapé, ce qui revient à une diminution nette de leurs revenus. En gros, le peu d’argent qu’éventuellement les personnes considérées comme faibles auraient pu mettre de côté devenait imposé et taxé.

● EP03 Accident du travail.

– Le taux est fixé en fonction du nombre de jours d’arrêt pour accident dans l’entreprise l’année précédente c’est à dire qu’une entreprise, avec de nombreux accidents du travail, paie davantage qu’une autre. Si l’entreprise met « en danger » ses salariés elle est, de facto, pénalisée.

Ce n’est pas toi qui finances les conséquences d’un manque de sécurité dans le travail mais l’employeur. Donc, on ne prend pas sur tes autres droits (au chômage par exemple), les soins sont mieux pris en charge notamment la rééducation, et si tu ne peux pas retourner travailler, ton reclassement est facilité. Cela couvre les trajets et les maladies consécutives à l’utilisation de substances dangereuses.

● EP11 Allocations Familiales

– 23 allocations différentes pour le logement, les enfants mais aussi déménagement d’un chômeur ou aide à un proche handicapé.

– Correspond au départ à une reconnaissance de l’activité des femmes dans un contexte de très faible taux d’emploi des femmes. Aujourd’hui pourrait être le socle d’un des projets de revenu universel. (proposition libérale de Hamon).

On peut supposer que le point 1 de la profession de foi d’Emmanuel Macron (à savoir : suppression des cotisations salariales pour rapprocher, pour tous les travailleurs, le salaire net du salaire brut (in extenso)) soit rendu possible par la suppression de certaines de ces allocations ; (je confirme, on peut supposer… pas une vérité absolue j’en conviens mais, à un moment, il est nécessaire de trancher… )

● EP05 Assurance vieillesse plafonnée au plafond de la Sécurité sociale

– va correspondre à la base de retraite à laquelle tout retraité ayant une retraite à taux plein aura droit. Une des lignes de la retraite par répartition remise en cause par le point 5 de la profession de foi de Emmanuel Macron (mise en place progressive d’un système universel de retraite avec, pour chaque euro cotisé, le même droit à la pension pour tous soit la fin des régimes spéciaux et la mise en place du système par point donc la rupture de la solidarité inter générationnelle). La valeur du point devient incertaine et incite donc à une capitalisation privée. (La brouette de Lepage).

● EP06 Assurance vieillesse déplafonnée, applicable à la totalité du salaire

– pour ceux d’entre nous qui ont de meilleurs salaires, une cotisation en plus (cf au-dessus)

Cotisation FNAL

● EP07 Fonds National d’Aide au Logement (FNAL)

– le 1 % patronal : construction de hlm, prêts à 0 %, aides aux travaux. (peut donc être remis en cause par le point 1 de la profession de foi de monsieur Macron) parce que la suppression des cotisations salariales permet de tout envisager.
Financement des organisations professionnelles et Syndicales

● EP16 La contribution patronale de financement des organisations professionnelles et syndicales permet d’alimenter un fond paritaire pour plus de transparence.

– Avec 7 % de syndiqués forcément, il y a un problème de financement. On ne peut continuer d’avoir des personnes informées, qualifiées et occupées à temps plein à la défense des droits des salariés par une cotisation. En tant que salarié, je cotise, à une certaine hauteur, au financement des syndicats que je sois syndiqué moi-même ou pas. Point 2 de la profession de foi d’Emmanuel Macron : Libérer le travail et l’esprit d’entreprise par une simplification drastique du code du travail grâce aux accords d’entreprise. Donc la négociation se fait directement dans l’entreprise et cela ne peut se faire qu’avec des représentants du personnel informés et organisés pour négocier les droits à moins de faire une confiance aveugle à son employeur (plouf plouf).
Cotisation pénibilité

● EP0P Cotisation pénibilité de base.

– Elle est instaurée par la loi travail au 1er janvier 2017.

Elle s’appuie dans un premier temps sur un constat : nous ne faisons plus 40 ans sur le même job, dans le même secteur. Donc la protection des travailleurs les plus exploités par les conventions collectives et les caisses spécialisées s’avère obsolète pour calculer la retraite de quelqu’un qui a été 10 ans vendeuse, 15 ans aide-soignante etc… Donc on calcule un degré de pénibilité de l’emploi qui se verra indemnisé par cette cotisation. Il s’agit donc, depuis la loi El Komhri, d’une individualisation de la retraite avec les mêmes questionnements fondamentaux autour de cette notion de pénibilité (c’est quoi la pénibilité ? Ça se calcule comment?) Et donc, accélère le processus, de facto, de la retraite par points et ainsi le démantèlement de la retraite par répartition (la solidarité impulsée par les actifs pour financer les inactifs… inactifs qui, eux-mêmes, au préalable, ont financé les écoles, les routes, les hôpitaux, la sécurité etc etc etc.).

Réduction Fillon 2017

● EFG2 Réduction TEPA Fillon 2017 :

– elle est calculée en fonction de la rémunération brute mensuelle du salarié dans la limite de 1,6 SMIC.

– Concerne les salaires les plus bas. Il s’agit de pousser à leur embauche en réduisant le coût total de leur emploi et également à inciter à transformer en cdi plein les cdd ou temps partiels. Essentiellement des femmes très peu qualifiées qui génèrent peu de plus-value

Problème : peut engendrer une trappe à bas salaire (et gageons que c’est évidemment la visée capitaliste) : le travailleur reste durablement bloqué dans ces salaires bas car sinon il coûte un bras à l’entreprise, et les travailleurs un peu mieux payés sont progressivement happés dans cette catégorie.

Cotisations chômage, retraite, prévoyance et formation

Pour la retraite s’ajoute au socle sécu

● EP12 Assedic Tr A et EP12 Assedic Tr B.

– Cotisation assurance-chômage, qui sert à financer les prestations de chômage versées par le Pôle Emploi. Elle a un taux différent sur la tranche A, limitée par le plafond de la Sécurité sociale, et sur la tranche B pour la partie dépassant ce plafond

Si cela n’est plus assuré par l’État, en fonction de ton secteur, de ta qualification, tu peux te voir imposer un coût ±/- important selon le risque que tu représentes. (selon mes diplômes, ma région, mon nom, mes qualifications, mon sexe, mon parcours de vie, je finance une prime d’assurance plus ou moins importante en cas de privatisation envisagée indirectement par E.Macron ; si les droits à chômage « universels » sont moindres (Point 3 du domaine 1 de la profession de foi d’Emmanuel Macron : le droit aux allocations chômage pour les salariés qui démissionnent, pour les indépendants, les agriculteurs, les entrepreneurs, les artisans et le point 1 du domaine 2 « libérer le travail et l’esprit d’entreprise » : suppression du RSI ; désormais, parce qu’ils sont étendus à tout le monde, alors chacun d’entre nous va prendre une assurance complémentaire (comme une mutuelle) pour maintenir son niveau de vie quand il est au chômage). En gros, je dois épargner (j’ai en tout cas carrément intérêt à le faire si je veux avoir ne serait-ce qu’un peu de monnaie lors de ma retraite).

● EP19 Fond de garantie de l’Association pour la Gestion du régime d’assurance des Salaires :

– Il garantit le paiement des salaires en cas de redressement ou de liquidation judiciaire de l’entreprise. (Domaine 2, point 2 : baisse de 60 milliards des dépenses publiques : mais les dépenses publiques ça sert aussi à nous protéger).

● EP20 et EP21 Fédération d’institutions de retraite complémentaire,

– l’Arrco (Association pour le régime de retraite complémentaire des salariés) gère le régime de retraite complémentaire de l’ensemble des salariés du secteur privé, cadres compris. L’assiette de cotisation est découpée en tranches de salaire en fonction du plafond de Sécurité sociale. Les salaires, au-delà de 3 fois ce plafond, cotisent pour l’Agirc (Association générale des institutions de retraite complémentaire des cadres).

– Différence entre cotiser pour ce type de retraites et capitaliser dans un fond de pension : l’État ne peut pas jouer l’ensemble de nos économies en bourse et faire faillite, nous laissant « gros Jean comme devant » au moment de toucher la pension promise.

– Le financement est assuré par l’ensemble de la nation, dans une solidarité intergénérationnelle, ce ne sont pas des économies personnelles. Donc, tant que la France a un PIB fort, le financement fonctionne.

● EPR1 et EPR2 AGFF (Association pour la Gestion du Fonds de Financement Agirc et Arrco) :

– Créée en 2001 par les partenaires sociaux, l’AGFF finance le surcoût de la retraite à 60 ans, des mesures en faveur des « carrières longues », des droits des participants handicapés avant 60 ans et la validation des périodes de garantie de ressources. (ça permet de garantir la retraite à taux plein à des personnes à situations particulières). Le taux de cotisation est aussi différent sur la tranche A inférieure au plafond de Sécurité sociale et sur la tranche B au-delà ; (cela s’appelle la solidarité et personne aujourd’hui n’est à l’abri du chômage)

● E900 et E901: prévoyance décès dont le taux est différent sur la tranche A et B

● EP28 : La taxe d’apprentissage finance le développement des premières formations technologiques et professionnelles.

● EP29 La taxe de formation continue finance la formation continue de son personnel et des demandeurs d’emploi

(Point 3.1 de la profession de foi d’Emmanuel Macron : Un plan d’investissement de 50 milliards d’euros pour la formation de deux millions de chômeurs, pour la transition écologique, pour des grands travaux de rénovation urbaine en contradiction avec le point 1.1 : suppression des cotisations salariales pour rapprocher, pour tous les travailleurs, le salaire net du salaire brut… les entreprises cotisent moins mais il faut sortir 50 milliards… du coup qui finance?)

● EX34 : La taxe sur les salaires tranche 1 et EX35, la taxe sur les salaires tranche 2 sont un impôt touchant les professions libérales.

CSG déductible

● EP37 CSG déductible :

– La CSG (contribution sociale généralisée) n’est que partiellement déductible du revenu imposable. Elle participe au financement de la Sécurité sociale.

Important : la CSG est aussi applicable sur les revenus du capital et les retraites. Cela diminue la charge sur les épaules des travailleurs. (Augmentation de la CSG de 1,67 % pour E.Macron. Tout le monde la paie : aspect positif, le capital paie ; aspect négatif : impôt appliqué de manière indifférenciée sur tous les revenus donc les bas salaires et basses retraites). (Pouf pouf)

Forfait social

● EWFS Forfait social :

– Les entreprises de plus de 10 salariés contribuent au financement de la Sécurité sociale sur les éléments du salaire non soumis aux cotisations de Sécurité sociale et à la CSG. Le but est ici de faire contribuer le grand capital à l’effort de solidarité générale. (Je vous laisse reflechir…)

● EWZB Réduction heures supplémentaires : exonération de cotisations patronales pour les heures supplémentaires.

Net imposable
● Net imposable : Salaire brut moins le total des retenues salariales.

CSG non déductible, CRDS

● CSG non déductible : La CSG (contribution sociale généralisée) n’est que partiellement déductible du revenu imposable. Elle participe au financement de la Sécurité sociale. (1,67 % d’augmentation dans le programme Macron)

● CRDS : La contribution pour le remboursement de la dette sociale a été créée afin de financer la caisse d’amortissement de la dette sociale (CADES). (je rappelle, d’autre part, que le déficit de la sécurité sociale est structurellement impossible. Ce n’est pas ici le problème mais E.Macron envisage d’augmenter sensiblement une taxe qui ne devrait pas exister si les fonds publics étaient gérés correctement et attribués aux secteurs auxquels ils devaient légalement l’être.)

Remboursement transport

● Remboursement transport : Les salariés qui utilisent les transports en commun entre leur résidence et leur lieu de travail bénéficient d’une prise en charge de 50% de leur abonnement par leur employeur.

 

 

Profession de foi d’Emmanuel Macron : (mesures non liées directement au bulletin de salaire)

1. Donner à chacun la possibilité de bien vivre de son travail et d’être protégé quand on n’en a pas : (Heureusement qu’il y pense parce que cela ne nous serait pas venu à l’idée)
– Suppression des cotisations salariales pour rapprocher, pour tous les travailleurs, le salaire net du salaire brut (je pense que nous avons été assez clairs là-dessus)
– Avec l’augmentation de la prime d’activité, un salarié au SMIC touchera l’équivalent d’un 13ème mois (remplacement du RSA activité et prime pour le retour à l’emploi donc retour à la précarité en les aidant momentanément à sortir la tête de l’eau et non un revenu régulier du travail (cf Whirlpool : eux, ils veulent du boulot, qu’ils ont, et pas un RSA).
– Suppression de la taxe d’habitation pour 80 % des français (d’où viennent les financements de la mairie ? Taxes pro, taxes d’habitation et taxes foncières)… La taxe d’habitation est égale à 45 % des recettes des collectivités territoriales donc, qui finance les dépenses de la localité ? (est-il nécessaire de répondre?)
– Le droit aux allocations chômage pour les salariés qui démissionnent, pour les indépendants, les agriculteurs, les entrepreneurs, les artisans : (Bonne idée mais le financement équivalent pour tous devient impossible au même taux qu’actuellement surtout si l’on baisse les cotisations salariales, il s’agit donc d’un financement qui par définition ne peut qu’être tiré vers le bas, accentuant les inégalités et la paupérisation d’une partie de la population afin d’obtenir une main d’œuvre prête à tous les sacrifices pour survivre)

2. Libérer le travail et l’esprit d’entreprise : (Oui oui vous avez bien lu ! No comment)

– Suppression du RSI : (Très bonne idée, le RSI est effectivement une grosse arnaque… remplacé par quoi ? Retour au régime général déjà amputé de 60 milliards ? D’où sortent les milliards à trouver ?)
– Baisse de 60 milliards des dépenses publiques… (Faut-il encore y revenir ? )
– Simplification drastique du code du travail grâce aux accords d’entreprise. (Ne jamais changer de boulot ! Comment savoir quels sont les accords auxquels je serais soumis dans l’entreprise ? Conditions de travail ? Droits sociaux?)… fin des conventions collectives donc absence de références de branches sur les salaires, les congés… chaque entreprise décide individuellement du traitement infligé aux salariés. (Donc là j’ai juste intérêt à avoir une confiance absolue et intégrale en mon employeur)

3. Inventer un nouveau modèle de croissance : (Ah la fameuse croissance !)
– Un plan d’investissement de 50 milliards (qui sortent d’où?) pour la formation de deux millions de chômeurs (on ne leur demande pas leur avis?), pour la transition écologique (laquelle ? Aucune mesure dans le programme concernant l’écologie…), pour des grands travaux de rénovation urbaine (emplois majoritairement masculins…et de travailleurs détachés…)
– Interdiction des perturbateurs endoctriniens dès lors qu’il existe des solutions reconnues comme moins toxiques (proposition « écologique » de B.Hamon : voilà l’écologie… ça c’est fait… comment ? avec quels fonds ?)

4. Rénover la démocratie (Pouvoir du peuple pour le peuple cqfd)
– Réduction d’un tiers du nombre de parlementaires (Lesquels ? Quel découpage ? Quel but ? Pourquoi?)
– Interdiction de toute activité de conseil pour les parlementaires (lobbying autorisé et navette public-privé autorisée de fait)
NDLR : (Le référendum n’existe pas. Le peuple n’est pas souverain et n’est pas consulté. Rien sur le cumul des fonctions, rien sur la probité des élus, rien sur la rémunération des élus, rien sur la transparence, rien sur la possibilité d’interpeller ou de révoquer les élus, rien sur le casier judiciaire vierge…Je préfère m’arrêter là sinon je m’énerve)

5. Fixer les mêmes règles pour tous : (Il s’agit juste de l’application de notre devise nationale : Liberté, Egalité, fraternité)
– Mise en place progressive d’un système universel de retraite avec pour chaque euro cotisé le même droit à pension pour tous (le même droit à pension sur quelle assise?)
– Faire de l’égalité entre les femmes et les hommes notre grande cause nationale (quelles mesures? Vœu pieux et vide…)

6. Renforcer un état qui protège : (30 ans d’augmentation de la délinquance et Sarkozy et Valls chefs de gouvernement…)
– 10000 policiers et gendarmes supplémentaires ((suppression de 120000 fonctionnaires) donc 10000 fonctionnaires de plus à supprimer ?)
– une nouvelle police de sécurité quotidienne (retour des îlotiers) qui aura le droit d’éloigner les délinquants des zones où ils commettent leurs délits (donc les adolescents délinquants qui vivent dans ces endroits, on les envoie sur l’ile de Guyane?) ; L’interdiction de circuler est une décision de justice. On court-circuite la justice au profit de propositions démagogiques. (oups désolé, position partisane soudain!)
– un service national universel obligatoire d’1 mois sera créé, sous encadrement militaire, pour dispenser une formation élémentaire sur la défense (Proposition à budgétiser… les casernes sont fermées, il manque des militaires ; Ils n’ont pas le matériel nécessaire pour effectuer leurs missions… Que comptons-nous enseigner concrètement en un mois ? Par qui ? Où ? Quand ? )

7. Donner les mêmes chances à tous nos enfants : (ça tombe bien parce que jusque-là le but était de promouvoir « l’égalité des chances »)
– pas plus de 12 élèves par classe dans les CP et CE1 des zones prioritaires (1.proposition extrêmement coûteuse qui n’est viable économiquement que par la suppression de rep ou rep + ; 2. Proposition extrêmement inégalitaire 😉
– Rétablissement des études dirigées après la classe pour tous les élèves (Par qui ? Et encore plus d’heures pour les enfants à l’école alors que les élèves français sont déjà champions d’Europe des heures passées en milieu scolaire…)

8. Restaurer la fierté d’être français : (Désolé mais là je ne vois pas comment commenter un titre pareil)
– Démantèlement des associations qui, sous couvert de religion, s’attaquent à la République. (Pourquoi ? La fierté d’être français c’est juste le démantèlement d’associations ? Rien d’autres ? Quelles associations ? Par qui ? Comment ? ) (Alors que nous ce qu’on veut c’est gagner la coupe du monde de foot et de rugby et quelques prix Nobel de temps en temps ça fait toujours plaisir)

9. Relancer une Europe protectrice : (disons que lancer une vraie Europe sociale déjà pour commencer ça serait pas mal)
– une zone euro avec un budget commun pour investir (Projet initial d’il y a 60 ans… 60 ans d’échec… Comment trouver une politique industrielle commune aujourd’hui alors qu’aucune négociation n’est possible?)
– 5000 garde-frontières supplémentaires (Plutôt les garde- côtes de l’ile de Guyane ? Il n’y a plus de frontières depuis Shengen où uniquement de manière symbolique. Les frontières ne servent à rien depuis l’UE donc payer pour quelque chose d’inutile… quelle cohérence ?)
– Généralisation d’Erasmus : 200000 jeunes français partiront chaque année dans un pays de l’union européenne (Quel est le but ? Prendre l’habitude de vivre à l’étranger ? )

10. Faire plus pour notre santé :
– Investissement massif et réorganisation de l’hôpital (120000 fonctionnaires de moins et fin de la durée légale du travail donc semaine de 48 heures en moyenne sur l’UE)
– doublement du nombre de maisons de santé pour lutter contre les déserts médicaux (Suppression du numerus clausus ? Enfin ? Comment obliger aujourd’hui du personnel médical à exercer en milieu désertifié alors qu’ils ne le faisaient pas jusqu’ici?)
– un (e) auxiliaire de vie scolaire pour chaque enfant en situation de handicap qui en a besoin pour avoir une scolarité comme les autres (On maintient les contrats précaires ? Les salaires minimum ? On augmente les contrats précaires? )

11. Faire réussir nos territoires : (c’est vrai que jusqu’ici le but avoué était l’échec des territoires)
– couverture en très haut débit et en 4G de tout le territoire d’ici 2022 (contrat pour Drahi… et gros contrats… les électro sensibles sont pris en compte?)
– l’état prendra ses responsabilités pour organiser la construction de logements dans les zones où il en manque le plus (Quel financement ? Quel ordre de priorité d’accès ? Rien dans le programme sur la grande pauvreté, pas un mot sur les SDF… on construit des logements, on y met les gens et ensuite ? On fait quoi ? Quels boulots ?… Comment garantir que les prix dans le parc privé redeviennent acceptables?)
– développement de la continuité territoriale au profit des Outre-mer (enfin la baisse des prix des billets d’avions, des prix à la consommation et arrêt de la défiscalisation des yachts pour le développement des îles?)

 

 

Etude rapide du programme de En Marche via le site internet de la formation politique.

Le premier chantier sera celui de l’éducation et de la culture. C’est la condition de notre cohésion nationale. C’est pourquoi je veux remettre la transmission des savoirs fondamentaux, de notre culture et de nos valeurs au cœur du projet de notre école et de nos universités.

Placer l’éducation et la culture comme premier chantier n’est pas sans rappeler le programme de monsieur Hollande pour les élections de 2012, toutefois comparaison n’est pas raison. Monsieur Macron semble donc considérer que l’enseignement et la transmission des savoirs fondamentaux n’est pas en vigueur actuellement dans les écoles de la république. C’est son droit.
Toutefois, remettre ou mettre ce genre de priorités nécessite clairement une explication plus large or le site internet ne développe rien en ce sens. On en reste à cette phrase qui apparait dès lors comme un vœu pieu comme beaucoup de propositions d’ailleurs. Donc notre cohésion sociale passe par la transmission des savoirs fondamentaux.
Dès lors se posent de multiples questions. Dans un premier temps, il serait pertinent me semble-t-il de définir l’idée de cohésion sociale. Les deux derniers mandats présidentiels visaient eux aussi à construire et renforcer cette cohésion sociale or les inégalités se sont creusées à tous les niveaux. Les différentes politiques n’ont fait qu’accroitre les disparités et elles apparaissent dans tous les domaines.

Cette cohésion sociale passe donc pour le candidat d’En Marche (Même initiale que le nom de son fondateur, ce qui place un cadre mégalomane qui n’est qu’une raison de plus à cette distance que je prends avec le personnage) par l’école dans l’intégralité de son cursus. Il est essentiel dès lors de s’arrêter sur le programme pour l’éducation proposé.

La première mesure est évidemment la plus lourde de conséquences :
– 120 000 fonctionnaires en moins dont 50 000 pour la fonction publique d’Etat
Supprimer des postes dans un domaine prioritaire, c’est quand même une gestion particulière mais pourquoi pas… Il est nécessaire de conserver en tête ce chiffre. Macron prévoit de supprimer 50 000 fonctionnaires de la fonction publique d’état.

– Encourager le paiement au mérite… établir la méritocratie… pourquoi pas mais qui détermine ce mérite et la hauteur de ce mérite ? sur quels critères ? sur quelles échelles ? Si l’on en reste à l’enseignement, ce sont les inspecteurs qui vont déterminer la valeur d’un enseignant alors que les inspecteurs ne sont plus sur le terrain depuis des décennies pour certains ? qu’ils privilégient un enseignement qui se construit autour la pédagogie au détriment des élèves ? donc qui qualifie ce mérite ?

– Revenir à un jour de carence… petite mesure gentille qui fait faire quelques économies toujours bienvenues. (Mais qui ajoute un autre coup de canif sur le statut des fonctionnaires).

– Statut des fonctionnaires non remis en cause, mais modernisé et décloisonné, par un as-souplissement du système rigide des corps. Phrase qui ne veut pas dire grand-chose si ce n’est que moderniser et décloisonner un statut signifie le rapprocher du privé. Donc je pose juste une question simple : Puisque la retraite sera alignée sur le privé, le jour de carence aussi, la méritocratie également et puisque les salaires de la fonction publique sont bien infé-rieurs à ceux du privé, quel intérêt de devenir, d’être, de rester fonctionnaire ?

– Alignement de la retraite sur le privé (je viens d’y répondre)
– Création de 4 000 à 5 000 postes ; (On vient de dire qu’on devait supprimer 50000 postes… donc on crée ou on détruit ?)

– Réorientation de 6 000 à 10 000 postes des 60 000 créés au cours du quinquennat actuel ; (donc on change quelques milliers de personnes d’affectation au grès des envies ?)

– Affectation des enseignants en REP avec au moins 3 ans d’expérience, (donc la qualification par points est remise en cause si bien que le dernier avantage éventuel qui existait pour les enseignants du public est perdu. Il s’agit donc bien d’une destruction de l’école républicaine au profit de l’école privée et les mesures à suivre ne vont qu’accentuer cette idée.)

– Limiter à 12 élèves les classes de CP et CE1 en REP, (mesure phare du programme éducatif de Macron, Le nombre de zone REP est aujourd’hui de environ 1100. En comptant à minima et selon une moyenne nationale de 26 élèves par classe et de 2 classes de niveau par établissement, il faut donc 2 classes de plus par établissement soit 2200 enseignants et les locaux qui vont avec alors que nous manquons d’enseignants et de locaux. Donc on recrute 2200 personnes de plus compris sur les 6000 à créer ou en plus ? )

– prime de 3000 euros par an net pour les PE en REP… (Heureusement que notre pays n’a plus d’argent… (Environ 375 000 enseignants pour 5000 euros brut soit 1 875 000 000 euros par an) (plouf plouf))

– Etendre la formation en alternance dès la licence pour les étudiants qui se destinent aux métiers de l’enseignement. (Pourquoi pas mais y a-t-il une véritable remise en cause pour autant de cette formation ?)

– 3 jours de formation continue par an adaptée aux besoins rencontrés dans sa classe. (Délivrée par qui ? Une personne qui serait venue en classe observer les difficultés ? Dans quel cadre, espace, locaux, et à quel moment ? En mai ? (la moitié de ces heures de formation pourra être effectuée en ligne….))
– Réformer la carte scolaire. (Cela mérite davantage d’explications et d’approfondissement.)

– Dédoublement des classes CP et CE1 qui sont déjà divisée par 2 en REP. (Depuis des années les enveloppes horaires sont en chute libre faute de budget mais on retrouve soudain des heures.

– Laisser aux communes, en lien étroit avec les écoles de leur territoire, le soin d’organiser le temps périscolaire… le privé se frotte déjà les mains.)

– Introduction de bilans personnalisés de la GS à la 3 ème pour disposer d’une base fiable et utile pour mesurer les progressions et les outils pour un enseignement adapté aux besoins de chacun : (soit correspondre aux critères de PISA pour donner l’idée d’un redressement du niveau dans les différents classements mondiaux.)

– Individualisation des apprentissages en développant des supports numériques et des applications adaptées pour faire évoluer. (Le vide de Macron dans toute sa splendeur).

– Proposer à tous un accompagnement après la classe géré par des bénévoles (retraités ou étudiants) (question déjà traitée au préalable).

– Stages de remise à niveau en fin d’été entre le CP et le CM2, assurés par des enseignants volontaires. (Pourquoi pas… le volontariat, le bénévolat…)

– Création d’un « pass culture » qui permettra à chaque français de 18 ans d’effectuer 500 euros de dépenses culturelles (cinéma, théâtre, livres…). (La culture est clairement une marchandise. Evidemment sur le papier il s’agit d’une bonne idée mais intellectuellement soumise à caution.)

– Rétablir un parcours bi-langues au collège, de parcours européens et d’un véritable enseignement du grec et du latin. (Suppression de ces dispositifs par le gouvernement Hollande auquel appartenait Macron et qu’il n’a jamais contesté à ce moment-là.).

– Le baccalauréat avec 4 matières obligatoires à l’examen final et les autres validées par un contrôle continu. (Il s’agit encore d’économies de bouts de chandelle alors qu’une véritable réforme pertinente du baccalauréat est indispensable.)

Conclusion : On voit une volonté claire de privilégier une scolarité individuelle qui va à l’encontre des valeurs républicaines et qui favorise indubitablement l’enseignement privé et davantage encore l’enseignement privé hors contrat et autres boites à bac ou instituts de soutien scolaire et de cours particuliers privés au détriment du public. La fameuse antiphrase de l’égalité des chances prend tout son sens.

 

 

Le deuxième chantier : Bien vivre de son travail et inventer de nouvelles protections

1. Nous améliorons le pouvoir d’achat de tous les travailleurs. Sans que cela ne revienne plus cher aux employeurs, nous réduirons les cotisations payées par les salariés, par les indépendants et par les fonctionnaires: près de 500 euros supplémentaires nets par an pour un salaire de 2200 euros nets par mois! (je ne vais pas revenir sur ce point)

2. Nous augmenterons le pouvoir d’achat des ouvriers, des employés et des salariés les moins bien payés
Tous les smicards qui bénéficient de la prime d’activité toucheront par exemple l’équivalent d’un 13e mois de salaire, soit 100€ nets de plus chaque mois. (En fait, on se répète parce que lui-aussi)

3. Nous rétablirons les exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires. (Il s’agit donc de la disparition des 35 heures. Ce qui est désormais une heure supplémentaire est défini en accord d’entreprise dans la limite européenne de 48 heures. Plus de charges de travail pour ceux qui ont un travail puisqu’il y a clairement incitation à faire davantage et par effet mécanique logique, moins de créations d’emplois.)

4. Nous ouvrirons les droits à l’assurance-chômage aux salariés qui démissionnent. Ce droit ne sera utilisable qu’une fois tous les cinq ans. En contrepartie, l’insuffisance des efforts de recherche d’emploi ou le refus d’offres raisonnables entraîneront la suspension des allocations. (on peut s’interroger dans un premier temps sur cette notion de 5 ans dont on ne sait d’où elle vient mais sans doute a-t-elle une logique mais la vraie question est : à partir de quel moment se décline une offre raisonnable ? et enfin à quels moments pouvons-nous considérer des efforts de recherche d’emploi comme suffisants ? quand on en a trouvé un ?)

5. Nous engagerons un effort national de formation sans précédent. Nous formerons 1 million de jeunes et 1 million de demandeurs d’emploi peu ou pas qualifiés et aujourd’hui sans perspective. Inventer un nouveau modèle de croissance. (Pour quels types d’emplois ? Il parle de développer les emplois liés à l’écologie. Mais il n’y a aucune information ni sur les secteurs, ni sur l’écologie. C’est d’ailleurs la seule fois où il parle d’écologie sur 18 pages. On est donc légitimement en droit de s’interroger sur la véracité et l’efficacité de cette proposition faite pour racoler des électeurs, d’autre part, encore une fois, à aucun moment, il n’est fait mention de la moindre volonté de demander l’avis des gens. On vous forme à ce qu’on veut et c’est très bien et y a pas débat ; Orwell is watching you ).

6. Nous serons aux côtés des agriculteurs pour qu’ils vivent de leur travail, plutôt que des aides publiques. 5 milliards d’euros de notre Plan d’investissement seront consacrés à la modernisation de leurs exploitations. (Encore plus d’agriculture intensive et chimique ? c’est ça la modernisation ? S’il s’agit de bio ou de local, il eut été pertinent de le signaler mais en sachant que ces deux types d’agricultures ne sont pas subventionnées par l’Europe d’où viennent les fonds ? seulement pour une agriculture toujours déraisonnée et en quête de profits au détriment des agriculteurs et du consommateur pour les industriels. )
Et nous les aiderons à être payés au prix juste en soutenant les organisations de producteurs dans leurs négociations avec les industriels. (Continuation de l’importation de produits espagnols, vin par exemple, étiqueté français ? Ou bien on privilégie la production française, bio et locale ? Ah bah non ça c’est dans le programme de Marine Le Pen ; Il est donc évident qu’on continue simplement dans ce système d’exploitations agricoles démesurées ultra productives quel qu’en soient les coûts pour la nature et l’humain)
Nous nous battrons pour faire évoluer dans ce sens le droit européen de la concurrence. (Angela est au courant ? On reviendra plus tard sur les différentes possibilités offertes par l’UE pour expliquer l’impossibilité ou au moins l’incohérence constitutionnelle d’une telle proposition.)

7. Nous ferons un effort massif pour l’apprentissage. Nous développerons les périodes de pré-apprentissage et les filières en alternance dans tous les lycées professionnels. (Ceci nécessite un investissement massif en locaux et en personnel. Où est le budget ?)
Des licences professionnelles seront préparées sur trois ans et en alternance. (Pour quels métiers ? encore l’écologie ? En fait tout le monde devient écololigues quelque chose. Néologisme volontaire pour être en accord avec le vide de cette proposition)
Nous ferons converger les contrats existants et impliquerons pleinement les branches professionnelles dans la définition des programmes et l’organisation des formations. (Alors là je dis y a génie ! donc aujourd’hui, la formation professionnelle, c’est quoi ?) Evidemment, on ne peut qu’être d’accord avec des volontés d’améliorer la formation professionnelle mais quand on y regarde de plus près on voit qu’il n’y a rien ou juste des vœux pieux sans invention ni révolution.

 

 

Chantier 3 : Libérer le travail et l’esprit d’entreprise

1. Nous simplifierons la vie des entrepreneurs. Nous réduirons leurs charges et supprimerons le Régime Social des Indépendants (RSI) qui ne fonctionne pas. (Le constat est pertinent et la mesure serait intelligente toutefois on ne sait pas ce que deviennent les indépendants en question. Retour vers le régime général ? intégration plutôt devrais-je dire ? Donc il est prévu une réduction des cotisations mais une augmentation du nombre de bénéficiaires… il doit y avoir quelque chose qui m’échappe).
Nous doublerons les plafonds pour pouvoir bénéficier du régime fiscal de la microentreprise. (De quels plafonds parlons-nous ? encore une belle phrase qui ne se rapporte à rien et qui ne montre rien, désolé.)
Nous mettrons fin à toute forme de concurrence déloyale en permettant chaque année à tous les artisans et commerçants d’opter ou non, selon leurs besoins, pour le régime fiscal de la microentreprise. (A propos de concurrence déloyale, c’est la fin des travailleurs détachés de l’Europe ? Des différences fiscales entre état ? la création enfin d’une Europe sociale ?…. Ah non… juste une exonération fiscale de plus pour ceux qui possèdent un capital… c’est gentil…)

2. Nous réduirons le coût du travail. Nous aiderons les entreprises à embaucher en baissant les cotisations sociales employeurs de 6 points en remplacement du CICE, et jusqu’à 10 points au niveau du SMIC: les employeurs économiseront près de 1800 euros par an et par salarié au SMIC, 2200 euros par an pour un salarié payé 3000 euros bruts par mois. (Il devient vraiment impératif de comprendre que la baisse des cotisations patronales n’est pas un enrichissement, bien au contraire. Donc les sommes présentées comme économisées par les employeurs sont des sommes qui manqueront inévitablement au financement des services publics. Alors certes les services publics coutent trop cher, évidemment. Les services de santé, la police, les pompiers, les enseignants, les gendarmes, les militaires… tout cela est en trop, c’est entendu. Mais voilà ce que coute cette mesure. D’autre part, il apparait clairement que l’on a ici une trappe au bas salaire. Cela devient extrêmement avantageux pour les entreprises d’employer des smicards plutôt que des salariés à revenus plus élevés. Les salaires sont donc clairement par définition compressés mécaniquement vers le bas pour le plus grand nombre à l’avantage des entreprises. Certes, évidemment, les entreprises sont indispensables au fonctionnement économique dans notre modèle actuel mais cela ne peut se faire au détriment de l’humain. L’idée de renflouer les banques privées grâce au financement du public, nous l’avons déjà vécu avec Sarko. Les bénéfices du privé ne peuvent être plus importants que notre modèle social ou notre santé.

3. Nous combattrons la précarité en responsabilisant les employeurs. Nous créerons un bonus-malus sur l’assurance-chômage. Les employeurs qui entretiennent la précarité en recourant exagérément aux contrats courts paieront plus de charges, ceux qui créent des emplois stables en paieront moins. (quelles pénalités envisagées ? Elles doivent compenser les cadeaux offerts aux autres entreprises ? Il s’agit bien sûr de privilégier les grosses entreprises au détriment des petites. Les artisans ou pme ont recours aux emplois limités dans le temps non pas par envie mais par nécessité dans les commandes et dans les productions alors qu’une grosse entreprise n’aura qu’à faire jouer sur les heures sup pour atteindre des objectifs. En gros, plus vous serez puissants…).

4. Nous redéfinirons le dialogue social. Les principes fondamentaux (durée légale du temps de travail, égalité professionnelle, salaire minimum…) resteront dans la loi. Mais, par exemple, les horaires effectifs ou l’organisation du travail seront négociés au plus près du terrain. (Tout le monde comprend bien de quoi on parle là je pense non ?)
Ils seront définis par accord majoritaire ou par référendum d’entreprise sur la base d’un accord. (Donc l’employeur négocie directement avec les salariés les horaires. Soit les syndicats et les représentants syndicaux sont formés, disponibles et compétents soit l’entreprise n’aura aucun scrupule à mettre en avant sa rentabilité, productivité, bénéfices.)

5. Nous permettrons à tous les travailleurs d’avoir droit à l’assurance-chômage. Les artisans, les commerçants indépendants, les entrepreneurs, les professions libérales, et les agriculteurs disposeront, comme les salariés, de cette protection. (Encore une fois, le financement n’est pas prévu d’autant que l’assurance chômage va connaitre une ponction sévère. De plus en plus de bénéficiaires, de moins en moins de recettes.)

6. Nous créerons sur Internet un nouveau service d’explication de la réglementation pour les entreprises. Un site Internet unique donnera à chaque TPE ou PME les obligations légales et conventionnelles qu’elle doit respecter en fonction de sa situation. Les réponses fournies en ligne seront valables face à l’administration. (Je ne sais même plus combien il y a eu de promesses de ce genre depuis Sarkozy mais ok très bien… Avec quel budget ? )

 

 

Chantier 4 : Inventer un nouveau modèle de croissance

1. Nous lancerons un grand Plan d’investissement de 50 milliards d’euros. Ce plan sur 5 ans sera mis au service des qualifications de tous les citoyens, de la transition écologique, de la révolution numérique, de la modernisation des services publics et de la rénovation urbaine. (Heureusement que le pays est financièrement exsangue. On ne sait pas d’où sortent ces 50 milliards ni même leur utilisation. Les qualifications des citoyens en valorisant les VAE seraient déjà un début de solution. Le parcours du combattant pour obtenir une reconnaissance sur des faits professionnels du quotidien et qui ne coute rien mais passons… il ne s’agit pas ici de donner mes propositions mais bien d’analyser celles de Macron. Il n’y a donc aucune information concrète quant à ce budget ni à son utilisation. Qualifications des citoyens, on considère qu’il va s’agir des principes de formation dont on a déjà pu relever l’absence d’informations et de pertinence. Toutefois, cette manne semble être dirigée vers la transition écologique et c’est la seule motion qui est faite concernant l’écologie. La transition écologie ne semble avoir aucune valeur tangible. On ne sait pas ce que c’est, on ne sait pas ce que cela doit donner et l’engagement écologique du candidat Macron pendant son passage au ministère de l’économie n’incite pas à croire que la fibre écologique serait apparue subitement dans ses gènes.)

2. Nous soutiendrons l’investissement privé. Nous baisserons l’impôt sur les sociétés de 33,3% à 25% pour rejoindre la moyenne européenne. (Le moins disant européen de Macron : moins taxer les entreprises. Plutôt que de taxer vers le haut les profits délirants, on baisse les taxes sur les sociétés pour leur permettre de dégager davantage de profits et de dividendes. Nous n’avons pas la naïveté de penser que ces exonérations de charges viseraient à améliorer le quotidien des salariés. Il s’agit bien de permettre aux grandes entreprises de dégager des marges et nous savons déjà tous ce que ces entreprises aujourd’hui font de ces mannes. On peut nous répondre que les entreprises devront investir les nouvelles sommes ainsi dégagées et cela serait le minimum indispensable mais cette mesure n’apparait nulle part dans le programme. Les entreprises sont moins taxées et si elles pouvaient avoir la gentillesse d’investir ça serait quand même super gentil de leur part. ça rappelle étrangement le CICE cette blague ! )
Nous transformerons le CICE en allègements de charges pérennes, (Houlà quelle transition ! On dirait un journaliste de TF1 ! Donc le CICE devient un allègement pérenne ! La mesure qui a couté des milliards à la France et qui ne lui a rien apporté ! Le Medef avait promis un million d’emplois grâce à cette mesure d’exonérations des charges patronales et pourtant le chômage n’a cessé d’augmenter en même temps que les dividendes des actionnaires. Cette mesure est bien une mesure visant à favoriser les grandes entreprises et la course effrénée vers toujours plus de bénéfices qui ne sont pas réinjectés dans l’économie réelle. Cette mesure impulsée par Monsieur Macron, faut-il le rappeler, n’a rien apporté à la France. Au contraire, seul le Medef se réjouit de cette gabegie. L’idée n’est pas ici de s’en prendre au Medef qui n’est qu’un syndicat qui ne vise qu’à défendre au mieux les intérêts de ses adhérents mais plutôt de comprendre la démarche et la volonté économique que le futur président souhaite impulser. Le CICE était une erreur manifeste de gestion (tout comme le financement des banques privées par des fonds publics durant la crise de 2008) et comprendre que cette erreur va devenir institutionnelle ne peut qu’interroger. Cela nous coute, cela ne nous apporte rien, cela devient permanent. Définitivement je n’ai pas tout compris. )
et l’ISF en «Impôt sur la Fortune Immobilière» sans accroître la fiscalité actuelle sur l’immobilier et les droits de succession, et sans taxer ce qui finance les entreprises et l’emploi. (Si le doute était encore permis au moins là les choses sont clairement annoncées. Les plus riches n’ont rien à craindre, ils resteront riches. Les plus pauvres… bah euh bah, on s’en fout ! De toute façon, eux, ils ne donnent leur avis qu’une fois tous les 5 ans et encore ils votent ce qu’on leur dit de voter. Manquerait plus qu’en plus on s’occupe d’eux !).
Nous créerons un prélèvement unique sur les revenus du capital, de l’ordre de 30%. (Génial ! Toutes les personnes qui ont un capital taxées de la même façon ! Yes ! Égalité ! Donc, le couple de retraités qui a économisé toute sa vie pour avoir une petite cabane de bord de plage sera taxée au même niveau qu’un multi milliardaire. Certes, bien évidemment, les sommes ne seront pas les mêmes mais le pourcentage appliqué lui oui. Donc que l’on soit puissant ou modestes, le simple fait d’avoir un capital sera taxé à la même hauteur pour tous. Désolé mais à vouloir faire de l’égalité par tous les moyens, on ne fait qu’accroitre les inégalités.)

3. Nous créerons un Fonds pour l’industrie et l’innovation. Doté de 10 milliards d’euros issus des actions d’entreprises possédées de manière minoritaire par l’État, il servira à financer l’industrie du futur. (10 milliards issus des actions d’entreprises de l’état… On privatise les dernières possessions économiques de l’état, c’est bien ce que j’entends et je comprends ? à partir de là tout est possible. L’état français détient des parts dans encore plus de 1000 entreprises (1444 en 2013 mais Macron est passé par là et nous avons perdu Alsthom pour la plus symbolique mais combien d’autres ?). Au moins, ici, la mesure visant à réduire le nombre de fonctionnaires commence à prendre sens. On va vendre les bijoux de famille et ainsi réduire de manière drastique les assimilés fonctionnaires ou les fonctionnaires qui traineraient encore dans les entreprises : Engie (179 000), Orange (159 000 : Drahi se pourlèche déjà les babines), la poste (266 000) etc etc… On l’a vu sur le traitement concernant Whirlpool, la nationalisation n’entre absolument pas dans le paradigme philosophique de pensée économique de Macron même lorsqu’il s’agit de sauver une entreprise situé à moins d’un kilomètre du lycée dans lequel il a rencontré sa future femme. Je suis loin d’être un adepte de la nationalisation qu’elle soit punitive (Renault) ou financière mais les entreprises nationalisées sont le ciment de la continuité de l’état. Bizarrement c’est une valeur que Macron défend un peu plus bas donc nous y reviendrons même si cela a déjà été esquissé avec les Dom Tom.)

4. Nous placerons la France en tête du combat contre les perturbateurs endocriniens et les pesticides. Ils sont l’une des principales causes de l’augmentation des cancers des enfants depuis 20 ans. (Mesure pour attirer à lui, les rares derniers combattants du parti socialistes, les 6 % et leur mesure phare avec le revenu universel sur lequel évidemment nous ne reviendrons pas ici même si Friot a du mal à s’en remettre. Donc mesure purement électoraliste venant d’un candidat qui ne sait même pas ce que cela veut dire et ce que cela implique et dont on sait déjà pertinemment qu’il n’appliquera pas cette mesure puisque cela reviendrait à contraindre les grands groupes industriels à de nouvelles normes alors que son but justement consiste à les dégager du carcan bureaucratique. Je dis tout et son contraire et c’est comme ça et pis c’est tout !)

5. Nous rénoverons 1 million de logements mal isolés d’ici 2022, et en priorité ceux des propriétaires les plus modestes. (Tiens, Hollande nous l’avait déjà faite celle-là et mince ! y avait pas le budget. Le ministre de l’économie ne voulait pas lâcher les budgets et Duflot (aussi néfaste soit elle pour la vie politique française) a dû démissionner. Ah le ministre de l’économie de Hollande qui n’a pas tenu les promesses du président Flamby. Ah là la vraiment ! ces ministres de l’économie hein ! on se demande bien qui était ce ministre qui a empêché toutes les mesures du programme hollande faute de budget et qui maintenant veut nous faire croire que lui il va le faire… Mais comment qu’il s’intitule-t-il ?)

6. Nous ferons de la France le leader mondial de la recherche sur la transition environnementale. Les spécialistes étrangers bénéficieront de formalités d’accueil accélérées. (Il s’agit bien du ministre de l’économie qui a laissé la France, leader de la production du photovoltaïque offrir tous ses brevets sur la transition écologique à la Chine pour n’être plus aujourd’hui qu’un nain dans le domaine. Ah mais ce sont les accords européens qui nous obligent et comme il n’y a aucune dénonciation sérieuse de l’Europe chez Macron, nous y reviendrons, comment pourrais-je croire qu’il fera en 2017 ce qu’il a totalement refusé de faire en 2015. Il a changé ? comme Sarko ? et donc si lui a changé et si lui a l’autorisation de changer, pourquoi Madame Le Pen n’aurait-elle pas droit, elle aussi, de changer ? C’est une simple question mais Macron veut nous faire oublier son action au gouvernement pendant 4 ans et lui, il a le droit mais les autres sont forcément dans le même mode de pensée qu’il y a des années. 5on le voit avec les reproches concernant le Pen mais aussi ceux sur Melenchon. Les autres ont fait des choses il y a 10 ans ou plus que nous ne pouvons pardonner mais Macron a divisé une partie de la France l’an dernier, juste l’an dernier et ça on oublie ?)

7. D’ici 2022, 50% des produits proposés par les cantines scolaires et les restaurants d’entreprise devront être bio, écologiques ou issus de circuits courts. Nous diviserons par deux le nombre de jours de pollution atmosphérique. Nous remplacerons les vieux véhicules polluants en créant une prime de 1000 euros pour acheter un véhicule neuf ou d’occasion moins polluant. (Il va donc faire en 5 ans ce que le gouvernement auquel il appartenait s’est toujours refusé et que l’UE interdit. T’es un rebelle Manu ! Comment comptes tu financer et trouver les produits proposés puisque tu considères que les agriculteurs français ne vivent que grâce à la PAC et que la PAC justement refuse de subventionner le bio et que c’est une des raisons du prix exorbitants des produits bio. Vous vous êtes déjà tous j’imagine posé la question. Pourquoi un fruit qui pousse tranquille dans un arbre dans le champ à côté de chez moi coute plus cher qu’un autre produit hors sol, gorgé de flotte et de pesticides et autres saloperies en venant de l’autre bout du monde ou juste même d’Espagne ou d’Italie ? Question rationnelle et logique non ? alors ? pourquoi ? Merci la PAC…. )

8. Nous créerons une banque de données numériques. Les administrations chargées d’autoriser des activités (l’ouverture d’un hôtel, ou l’obtention d’une licence de chauffeur privé, …) devront mettre à disposition leurs données. Face aux géants étrangers, des nouvelles start-ups pourront ainsi s’adresser par exemple à tous les hôteliers pour leur offrir de nouveaux services. (Déjà nous créerons une banque pour un banquier désolé mais ça ne m’inspire pas confiance, désolé…. Bon ok banque de données mais quand même… Cette mesure m’incite à penser que Manu a un pote qui veut monter une start up pour plier les draps des hotels de France parce que là… WTF ?) (Faisons toutefois un effort pour tenter de comprendre la finalité de la chose parce que le diable est dans les détails et donc… désolé je ne trouve pas… à quoi sert cette mesure ? quelle est l’idée ?)

 

 

Chantier 5 : Les mêmes règles pour tous

1. Nous mettrons fin aux injustices de notre système de retraites. Un système universel avec des règles communes de calcul des pensions sera progressivement mis en place. Le fait de changer d’activité ou de secteur sera sans effet sur les droits à la retraite. Avec un principe d’égalité: pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous! (On peut bien sûr, et à juste titre considérer que le surplus de mobilité ou en tout cas une mobilité facilité entre public et privé est une bonne chose toutefois on ne sait pas sur quel régime seraient alignés ces nouvelles carrières. Alignement sur le plus profitable pour le salarié retraité ou pour l’entreprise ou l’état ? Faut-il prévoir un effet de balancier qui ferait augmenter les cotisations des fonctionnaires pour financer et compenser les différences et donc, comme nous l’avons déjà montré, baisser les salaires ? qu’en est-il des régimes spéciaux ? Mesure positive dans l’idée mais non budgétisée et sans prise en compte des conséquences et des effets mécaniques logiques.)

2. Nous ne toucherons pas à l’âge de départ à la retraite, ni au niveau des pensions. (La retraite reste donc à 67 ans et/ou 42 ans de cotisation sans justification économique valable.)

3. Nous publierons les noms des entreprises qui ne respectent pas l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Nous testerons au hasard, et massivement, les entreprises pour vérifier qu’elles respectent bien la loi en la matière. (Idée intéressante toutefois comment prouver de telles discriminations qui peuvent s’expliquer par de multiples phénomènes tout à fait légaux (absence, primes….) on punirait donc sans preuve et créant ainsi un sentiment d’injustice et une peur du gendarme accentuée.)

4. Nous alourdirons les sanctions contre la fraude fiscale. (Fabuleux ! Après Sarko, après Hollande, c’est au tour de Macron… très bien… sans plus de développement que cela, cette proposition manque de crédibilité parce qu’on la connait déjà. Comment intervenir dans les paradis fiscaux et comment contraindre les plus riches, les plus entourés, les plus influents à contribuer à l’effort national). En 2012, la fourchette basse chiffrait la fraude fiscale autour de 35 milliards par an, 80 milliards environ en 2016. La même année le déficit de la sécu était de 13.5 milliards. (Plouf plouf))

5. La lutte contre la fraude aux prestations sociales sera amplifiée. Une fraude grave entraînera désormais, en plus du remboursement, la suspension de la prestation. (On l’a vu précédemment il n’y a aucune mesure concrète pour lutter contre la fraude fiscale qui détruit l’économie nationale, simplement un vœu pieux encore parce que la difficulté de cette lutte est extrême. Par contre, la lutte contre la fraude éventuelle des petits est interne et donc beaucoup plus facile à endiguer, à contrôler. Elle se chiffre en 2016 aux alentours de 275 millions. On voit tout de suite que le véritable problème réside dans la fraude fiscale si l’on souhaite réellement équilibrer les comptes et que, bien que nécessaire et tout à fait compréhensible, la démarche de lutte contre la fraude aux prestations sociales est accessoire et anecdotique.)

6. Nous imposerons les grands groupes de l’Internet sur leur chiffre d’affaires réalisé sur notre sol. Pour cela, la lutte contre l’optimisation fiscale sera une priorité de notre action européenne. (Voilà donc la politique européenne… Bien, elle est humoristique. Négocier avec l’Europe, comme vous le savez désormais, nécessite l’unanimité et rien d’autre. Donc Monsieur Macron envisage de dire à l’Irlande, au Luxembourg ou à Malte que maintenant l’optimisation ça suffit et évidemment tous les pays européens vont s’exécuter devant la peur qu’inspire Macron. On le voit cette proposition ne coute rien et c’est un effet d’annonce qui n’aura aucune suite.)

7. Nous ferons la transparence sur l’attribution des logements sociaux. Au lieu de procédures parfois opaques, nous mettrons en place un système de points, fondé sur des critères objectifs (taille de la famille, niveau des ressources, lieu de recherche). Il permettra à chacun de connaître ses chances d’obtention d’un logement et le délai d’attente prévisible. (La fameuse transparence des OPAC ! jeu de mots maitre Capello ! Mesure intéressante si le but est de détruire les ghettos raciaux et les foyers de communautarisme toutefois il est nécessaire que les critères soient connus de tous et justes mais il n’est à parier que cela sera bien entendu le cas avec notre futur président qui a tant écouter le bon peuple durant les manifestations de l’an dernier.)

8. Nous nous battrons contre les abus liés au travail détaché. Nous devrons limiter à un an la durée autorisée de séjour d’un travailleur détaché dans notre pays et redéfinir au niveau européen les règles du détachement pour mettre fin à toutes les formes de concurrence sociale déloyale. (On lutte contre les abus et c’est une bonne chose, mais à quel niveau se situe l’abus ? On comprend que le système du travail détaché a de beaux jours devant lui. On va donc punir de temps à autre et de manière spectaculaire une entreprise afin de montrer que la lutte est efficace mais on ne lutte pas contre les racines du mal qui détruisent les entreprises du pays. Le parallèle avec la lutte contre la drogue me vient soudain et les prises de cocaïne ou autre qui font ponctuellement les gros titres de BFM ou TF1 alors que l’on sait tous que la drogue connut ses ravages faute de véritable politique sur le sujet. Tiens, il ne propose rien là-dessus, il ne doit pas être concerné personnellement pour une fois. Je suis donc désolé de considérer cette proposition comme un gadget de plus qui jette du populisme mais aucune efficacité avérée.)

 

 

Chantier 6 : Un Etat qui protège (Cette partie a déjà été traitée auparavant, je ne développe pas plus avant.)

1. Nous recruterons 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires. Ils renforceront notamment notre dispositif de renseignement contre le terrorisme. (Encore une fois, je ne comprends plus ! On recrute des fonctionnaires ou on se sépare de fonctionnaires ? Ces policiers sont recrutés parmi les fonctionnaires qui perdent leur affectation ? Combien de temps de formation pour qu’ils soient véritablement efficaces sur le terrain ? ).

2. Nous créerons une police de sécurité quotidienne. Au plus près des Français, elle développera une connaissance approfondie des lieux et des habitants qu’elle sera chargée de protéger et d’entendre. (Comme déjà dit, il s’agit du retour de la police de proximité pré Sarko. On peut supposer donc que les résultats seraient aussi satisfaisants qu’à l’époque malgré une évolution de la population, des mentalités et des supports techniques. En gros, on réutilise les méthodes qui ont fonctionné il y a il y a 10 ans en espérant que les résultats seront au moins identiques si ce n’est meilleur.)

3. Nous donnerons aux policiers et aux gendarmes un nouveau pouvoir : sous le contrôle du juge, ils pourront interdire à une personne délinquante de fréquenter le quartier où elle a commis ses délits. (l’interdiction de territoire pour les mineurs ou les jeunes adultes… tout à fait).

4. Nous ne tolèrerons plus les incivilités. Le harcèlement des femmes, les insultes, la dégradation du mobilier urbain, les crachats… Ces incivilités seront punies d’amendes immédiates et dissuasives. (Qui donnera ces amendes ? dans quel cadre ? Avec quelle preuve ? Si pour le harcèlement des femmes, la mesure n’est pas discutable et peut et doit même exister car elle peut se prouver, pour les autres exemples présentés, à moins de construire un réseau de délation, cela semble particulièrement compliqué. Un représentant de l’ordre derrière chacun de nous pour vérifier tous nos faits et gestes ? Mesure qui donc n’a aucune pertinence concrète puisque totalement inapplicable et qui ouvre même la porte à tous les recours possibles. La parole de l’un contre la parole de l’autre ? )

5. Toute peine prononcée sera exécutée. (Où ? Quand ? Comment ? aucun besoin de développer).
6. Nous construirons 15 000 nouvelles places de prison. (On supprime 120000 fonctionnaires ! Les prisons nécessitent un personnel administratif, de surveillance, de restauration, d’entretien etc… tous fonctionnaires ou assimilés… A moins que la gestion des prisons ne soit, elle aussi, confiée à des entreprises privées. Il y a là, tout comme pour l’école, une manne financière non négligeable. Les prisonniers et/ou les familles des condamnés devront payer les frais ?)

7. Nous confirmerons la cyberdéfense et la cybersécurité comme priorités de notre sécurité nationale. (Il s’agit d’une confirmation ? ah !… Encore du personnel formé et compétent et fonctionnaires…No comment)

8. Nous augmenterons les moyens de nos armées. Nous mobiliserons 2% du PIB qui serviront à renouveler les avions ravitailleurs, à moderniser les blindés de l’armée de terre, ainsi que la flotte de surface de notre marine nationale. (Et si, juste une idée, puisqu’on doit rester dans l’Europe, on construisait la fameuse armée européenne ? Enfin moi je dis ça…)

9. Nous créerons un état-major permanent des opérations de sécurité intérieure, de renseignement et de lutte contre le terrorisme. Directement rattaché au président de la République, il associera les services et états-majors des ministères de l’Intérieur et de la Défense, avec la participation des ministères des transports, de la santé et de l’industrie. (Même chose dans ce domaine. Les derniers événements ont montré qu’une vraie coopération avec la Belgique, l’Italie et l’Allemagne en ce domaine serait une bonne chose… en fait, on reste dans l’Europe mais la même. On ne change rien madame la marquise ! C’est vrai que cela fonctionne tellement bien.)

10. Nous agirons avec nos partenaires européens pour créer une force de 5000 garde-frontières européens. Ils seront chargés de surveiller et protéger les frontières extérieures de l’Union européenne. (Une décision qui nécessite encore une fois l’accord de tous les membres. C’est possible mais pas certain.)

 

 

Chantier 7 : Les mêmes chances pour tous nos enfants (C’était donc la priorité du programme Macron qui apparait au final en chantier 7 et qui donc a déjà été plus que largement traité.)

1. Nous donnerons la priorité à l’école primaire pour que tous les élèves sachent lire, écrire et compter en arrivant en 6e.
2. Nous interdirons l’usage des téléphones portables dans l’enceinte des écoles primaires et des collèges.
3. Nous donnerons plus d’autonomie aux équipes éducatives. Elles seront suivies et évaluées. La formation des enseignants sera adaptée à ce nouveau cadre.
4. Nous limiterons à 12 élèves par enseignant la taille des 12 000 classes de CP et de CE1 en zone prioritaire. Ces enseignants recevront une prime annuelle de 3000 euros nets. Et ils seront plus expérimentés: d’ici 2022, ceux affectés en zones prioritaires auront au moins 3 ans d’ancienneté.
5. Nous rendrons possible le rétablissement de parcours bi-langues au collège, de parcours européens et d’un véritable enseignement du grec et du latin.
6. Nous proposerons à tous un accompagnement après la classe. Au collège, nous rétablirons les études dirigées après la classe grâce à des bénévoles (étudiants et retraités).
7. Nous moderniserons le baccalauréat. Il y aura désormais 4 matières obligatoires à l’examen final. Les autres seront validées par un contrôle continu.
8. Nous renforcerons l’autonomie des universités. Elles pourront recruter leurs enseignants et définir leurs formations. Nous ouvrirons 80 000 places dans les filières professionnalisantes.
9. Nous demanderons à chaque lycée professionnel et université de publier ses résultats (débouchés, salaires, etc.) sur les 3 dernières années.
10. Nous construirons 80 000 logements pour les jeunes.
11. Nous ouvrirons les bibliothèques en soirée et le week-end. Nous créerons un «Pass Culture». Il permettra à chaque Français de 18 ans d’effectuer 500 euros de dépenses culturelles (cinéma, théâtre, livres…). Nous ne retirerons pas un euro au budget du ministère de la Culture.

 

 

(On va juste synthétiser ce chantier par la création d’une véritable école à l’anglo-saxonne. Payante, inégalitaire et basée sur la tension ou le conflit entre les personnels.)
Chantier 8 : Fiers d’être Français : exigence et bienveillance (La devise de l’école privée catholique !) (Faites vos recherches aussi hein, je ne vais pas tout faire non plus !)

1. Nous appliquerons strictement le principe de laïcité. Nous organiserons pour les ministres du culte une formation universitaire à la laïcité, aux valeurs de la République et à la langue française. Nous développerons la connaissance des différentes religions à l’école en prévoyant un enseignement spécifique sur le fait religieux. (Et qu’en est-il des entreprises et des services publics ? ceux qui ne sont plus étudiants ne bénéficient pas de cet enseignement ?)
2. Nous n’étendrons pas l’interdiction du voile à l’université. (En creux, le voile est autorisé à l‘université, je n’ai pas d’avis.)
3. Nous démantèlerons les associations qui, sous couvert de religion, s’attaquent à la République. Nous fermerons définitivement les lieux de culte dans lesquels certaines prêchent l’apologie du terrorisme. (De la même façon que pour la plupart des autres propositions, il manque des précisions importantes. Quels lieux de culte ? Des églises ? quelles associations ? les témoins de Jéhovah ? Quelles attaques contre la république ? En constituant ce petit écrit, suis-je dans une attaque de la République ? L’apologie du terrorisme est déjà dans la loi avec les mesures relatives à ce type de délit. Il suffit d’appliquer dans un premier temps la loi avant d’envisager la modifier.)
4. Nous créerons des emplois francs pour encourager l’embauche des habitants des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Quel que soit le lieu où elle se situe, une entreprise qui recrutera en CDI un habitant de l’un de ces quartiers bénéficiera d’une prime de 15 000 euros sur 3 ans: c’est comme si elle ne payait plus de charges! (Les emplois dits francs sont un échec depuis des décennies dans leur mise en place puisqu’ils ne deviennent qu’un effet d’aubaine législatif et fiscal pour la plupart des entreprises qui n’hésitent pas à déménager dès que la loi est modifiée par le gouvernement suivant.)
5. Nous ferons de la lutte contre la discrimination une priorité nationale. Nous développerons des opérations de contrôle aléatoires et imprévues à grande échelle, en matière d’accès à l’emploi ou au logement. Les partenaires sociaux seront également mobilisés. (Toujours le même principe de la nécessité de preuves irréfutables. D’autre part, à quel moment une discrimination peut-elle être établie ? si une personne n’obtient pas le logement désirée, est ce de la discrimination ou un manque de place, une priorité, etc…. Sans statistiques ethniques, cette mesure est inapplicable de manière juste et pertinente. Il y a donc au préalable nécessité d’établir un audit afin de déterminer légalement et officiellement à quel seuil on peut et l’on doit déterminer une discrimination et laquelle.)
6. Nous ferons de la maîtrise de la langue française le principal critère de l’obtention de la nationalité française. Nous renforcerons l’apprentissage de notre langue pour les candidats à la naturalisation. Quelle meilleure preuve de la volonté de quelqu’un de s’intégrer et de devenir français?
7. Nous examinerons les demandes d’asile en moins de 6 mois, recours compris. C’est nécessaire pour accueillir dignement les réfugiés qui ont droit à la protection de la France. Les autres seront reconduits sans délai vers leur pays afin qu’ils ne deviennent pas des immigrés clandestins.
Nous sommes là confrontés à un véritable problème. Ces deux mesures sont traitées de manière identique dans le programme de Marine Le Pen et lui valent la dénomination de raciste. (Marine le Pen propose toutefois, en plus, le retour sur le droit du sol, ndlr). Ces deux mesures dans le programme le Pen font d’elle la pire des partisanes de l’extrême droite alors que dans le programme Macron elles ne sont jamais évoquées. Fin de cette parenthèse, ceci n’est pas le propos. La langue française doit donc être maitrisée pour obtenir la nationalité. Soit. Dans ce cas, quel personnel va dispenser les cours de perfectionnement de la langue ? À quel tarif ? Là aussi des bénévoles ? L’économie française se construit-elle donc désormais sur le bénévolat et l’associatif ? Il faut donc donner un statut à ces enseignants… Fonctionnaires ? Ah bah non on supprime… Bénévoles ? Donc un turnover important qui ne facilite pas les apprentissages et une vraie difficulté à trouver les personnels combattants surtout non rémunéré. )

 

 

Chantier 9 : Une Europe protectrice et à la hauteur de nos espérances (Est-il nécessaire de revenir sur la feuille de route construite par Bruxelles ? Les fameuses GOPE… elles sont ici)

1. Nous construirons une Europe qui développe nos emplois et notre économie. Pour pouvoir investir beaucoup plus qu’aujourd’hui, nous voulons un budget de la zone euro voté par un Parlement de la zone euro et exécuté par un ministre de l’Économie et des Finances de la zone euro. (Comment l’Europe qui a détruit tant d’emplois, d’espoirs et d’économies pourrait-elle aujourd’hui réparer tous ses dégâts ? Un budget de la zone euro existe déjà et doit donc être voté par un parlement sur quelles modalités ? un ministre qui serait proposé par qui ? pour qui ? Donc ici on essaie désespérément de sauver l’Europe et de déjouer la défiance des peuples.)
2. Nous lutterons contre les arrangements fiscaux entre États et entreprises multinationales. Ils faussent la concurrence en Europe, comme celui entre Apple et l’Irlande qui a été sanctionné. La France se montrera exemplaire en ce domaine. (Lutter contre les arrangements fiscaux qui faussent la concurrence nécessite ce fameux vote à l’unanimité et pour reprendre l’exemple donné, les irlandais vont bien sûr voter la fin de leur système économique pour faire plaisir à Macron ? On constate l’impossibilité d’une telle mesure malgré toute la bonne volonté et l’investissement possible. Trop de paradis fiscaux ou de niches pour rationnaliser ce système à l’échelle européenne, et tout le monde en est conscient. )
3. Nous réserverons l’accès aux marchés publics européens aux entreprises qui localisent au moins la moitié de leur production en Europe dans le cadre d’un Buy European Act. (Principe totalement contraire aux lois européennes. Totalement impossible à appliquer. On se demande qui a fait ce programme pour connaitre aussi mal les principes de l’UE. Il s’agit ici d’un succédané des mesures de protectionnisme voulues par Marine le Pen. Totalement inapplicables à moins de sortir de L’EU. Le système de préférence communautaire tant reproché à Marine Le Pen est actuellement possible et de manière exceptionnelle pour des raisons écologiques ou logistiques. Ici, Macron envisage donc d’étendre un principe de préférence nationale qui ne choque personne alors qu’il est insupportable lorsque le Pen le propose.)
4. Nous généraliserons Erasmus et l’étendrons aux apprentis. 200 000 étudiants et apprentis français partiront chaque année dans un pays de l’Union européenne. (Pour y rester ?)
5. Nous construirons une Europe qui nous protège. Nous proposerons avec l’Allemagne une Europe de la défense associant les pays volontaires, en créant un Fond européen de défense qui financera des équipements militaires communs (comme les drones européens) et un Quartier Général européen permanent. (Très belle idée et volonté. 40 ans d’échec jusqu’à maintenant donc bonne chance. Réclamer de l’engagement financier dans l’armée à l’Allemagne, Trump échoue pour l’instant et les autres pays européens ont, eux, vraiment d’autres priorités qu’une armée engagée sur tous les théâtres de conflits du monde. L’ingérence militaire est une particularité assez française que nombre des pays d’Europe n’exercent pas parce que contraire à leur philosophie (Scandinavie, Pays-Bas, anciens membres du pacte de Varsovie)).
6. Nous construirons une Europe qui protège nos industries stratégiques. Nous voulons un mécanisme de contrôle des investissements étrangers en Europe afin de préserver nos secteurs stratégiques. (Voilà des décennies que l’on observe les bienfaits de la protection de l’industrie de la France par l’Europe, inutile de développer, je pense).
7. Dans la discussion du Brexit, nous défendrons l’intégrité du marché unique européen. Toutes les entreprises qui y accèdent doivent être soumises aux mêmes disciplines. (Imposer aux anglais qui sortent de l’Europe, des règles européennes ? je ne dois pas avoir compris cette proposition.)
8. Nous créerons un marché unique du numérique en Europe. Un fond de capital-risque permettra de financer le développement des start-ups européennes. (Oui, je confirme, Macron a un pote qui envisage d’ouvrir une start-up, obligé).
9. Nous créerons un marché unique de l’énergie en Europe. Nous fixerons un prix plancher du carbone dans les pays de l’Union. (Encore un échec depuis des décennies, bonne chance.)
10. Nous donnerons la parole au peuple. Nous proposerons des conventions citoyennes dans toute l’Europe dès la fin de l’année 2017 pour redonner un sens au projet européen. Ces conventions aboutiront à un projet qui sera ensuite adopté par tous les pays qui le souhaitent. Aucun État membre n’aura le pouvoir de bloquer cette nouvelle étape. (Qu’est-ce qu’une convention citoyenne ? comment ? Où ? Qui ? Projet ? But ? Projet qui peut être validé sans être ratifié par tous les membres ? on l’a vu. Une telle proposition ne peut exister que si elle est votée à l’unanimité mais Macron décide que non donc il a raison. J’ai hâte de voir.)
On constate que le peu d’autonomie dont disposait la France est vouée à disparaitre dans un état européen. On supprime le peu d’autonomie qu’il restait au peuple français pour harmoniser à l’échelle européenne sans la moindre certitude que cette harmonisation soit possible ou accepté par les états membres. Les intérêts divergents des états membres (on pense à l’Allemagne évidemment mais on le voit aussi pour l’Irlande ou le Luxembourg) et la volonté d’instaurer l’exemple grec comme démarche économique et politique pour tous les pays de l’Europe du sud témoigne clairement que cette Europe de Macron est un mirage ou un rêve de l’ordo-libéralisme dans tous les excès possibles.

 

 

Chantier 10 : Faire plus pour ceux qui ont moins

1. Nous augmenterons le minimum vieillesse de 100 euros par mois. (d’où viennent les fonds ? Si le minimum vieillesse devait augmenter de 100 euros, ce qui serait une très bonne chose, toutes les pensions augmenteraient à l’avenant ou alors avons-nous assister à une compression des pensions vers un niveau moyen.)
2. Nous créerons un versement social unique. Toutes les allocations sociales (APL, RSA…) seront versées le même jour du mois, un trimestre maximum après la constatation des revenus (contre jusqu’à 2 ans aujourd’hui). (cela ressemble à un revenu universel ou bien ? Le revenu universel est pour de multiples raisons un outil purement capitaliste qui ne favorise que la compression des revenus… je ne vais pas développer… sur le principe, l’idée est bonne mais encore une fois, il n’y a aucune réflexion sur les conséquences et les enjeux.)
3. Nous créerons un «accélérateur» d’associations. Elles font un travail formidable, mais il est difficile pour elles de toucher tous leurs publics. Cette nouvelle structure sera chargée de déployer sur l’ensemble du territoire et en moins de 5 ans les associations les plus utiles à notre société. (Donc l’état se défausse sur des associations quant aux priorités sociétales ? Le logement c’est pour l’Abbé Pierre, la faim c’est pour les restos du cœur etc… et l’état est totalement désengagé de ces priorités ? )
4. Nous mettrons en place la prise en charge à 100% des lunettes et des prothèses auditives et dentaires d’ici 2022, en lien avec les mutuelles et l’ensemble des professionnels de santé. (Excellente chose mais toujours aucun financement en sachant que cette mesure a toujours été proposée mais jamais appliquée. D’autre part, expliquée comme elle l’est ici, laisserait supposer que ce sont les mutuelles qui prennent le relai de la sécu pour amener un taux de financement correct et de remboursement décent. Donc, l’idée, c’est que nous devons continuer à payer des mutuelles privées et plus cher encore puisque les remboursements sont plus élevés. On continue de cotiser à la sécu, qui elle devrait nous protéger de manière complète et universelle ce qui est tout à fait possible si la volonté politique existe on l’a vu, et en plus on cotise de plus en plus pour des entreprises privées qui établissent elles-mêmes leurs critères de remboursement.)
5. Nous consacrerons 5 milliards d’euros de notre Plan d’investissement à la santé, notamment à la transformation de notre médecine de ville et de nos hôpitaux. (5 milliards pour transformer quelque chose qui n’existe plus ? Les déserts médicaux sont le résultat et l’état de la santé aujourd’hui et ce, pour de multiples raisons mais pas en raison de 5 milliards manquants. Le numerus closus, le manque de sécurité, la non reconnaissance du métier, les horaires, la difficulté des études etc etc… Donc pour lutter contre la désertification médicale, le simple fait d’injecter des fonds nouveaux n’est pas suffisant. Il faut une véritable politique plus large et plus réfléchie.)
6. Nous créerons un service sanitaire. 40 000 étudiants en santé consacreront 3 mois à des actions de prévention dans les écoles et les entreprises. (Ces étudiants sont considérés comme des stagiaires ou des salariés ? Sont-ils rémunérés et par qui et combien ? Sont-ils amenés à effectuer des taches réservées à des professionnels et donc quelles sont les formations et les fonctions attribuées.)
7. Nous renforcerons le droit à l’oubli pour les personnes ayant été malades. Au moment de souscrire un emprunt ou un contrat d’assurance, les malades de cancers et de l’hépatite C n’auront plus à le mentionner dès 5 ans après leur rémission (contre 10 ans aujourd’hui). Nous l’étendrons aussi à de nouvelles maladies. (Mesure excellente et pertinente qui aurait dû être prise depuis longtemps donc oui.)
8. Nous doublerons le nombre de maisons de santé. Pour lutter contre les déserts médicaux, ces maisons regrouperont des médecins, des infirmières, des orthophonistes, des kinésithérapeutes, des professionnels du sport… PLUS POUR LES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP (Excellente initiative toutefois le personnel de santé ne va pas dans ces lieux depuis des décennies donc pourquoi irait-il aujourd’hui alors qu’il le refuse depuis si longtemps ?)
9. Nous donnerons accès à un(e) auxiliaire de vie scolaire à tous les enfants qui en ont besoin pour avoir une scolarité comme les autres. Ces AVS auront un emploi stable et un salaire décent. (En considérant et traitant les AVS de la même façon qu’aujourd’hui ? On propose donc des emplois précaires en masse avec un nombre d’heures limités et un salaire à l’avenant en considérant cela comme une avancée ? Il faut un véritable statut de l’AVS avec une véritable formation qualifiante, un travail à temps plein avec le salaire qui correspond et non ce statut batard et non reconnu qui ne permet pas de vivre dignement.)
10. Nous augmenterons de 100 euros par mois l’Allocation Adulte Handicapé (AAH). PLUS POUR NOS AÎNÉS ET LES PERSONNES MODESTES (Toujours la même chose. Des promesses non budgétisées et non expliquées donc du vent dans les branches.)

Toutes les propositions de ce chantier 10 sont, en elles-mêmes, pertinentes, bienveillantes et intéressantes. Toutefois, elles ne sont absolument pas financées. Le programme commence par une baisse des cotisations mais ensuite, on a un maximum d’augmentation des pensions, aides. Moins de rentrées et plus de sorties, alors que le pays est endetté. Je ne développe pas cette idée de dette qui, en fait, n’existe pas mais il y a quand même un vrai problème de mise en cohérence dans ce programme. Moins d’argent pour l’Etat, plus pour les gens : Comment ? Moins de fonctionnaires mais en fait plus de personnes au service ?

 

 

Chantier 11 : Rendre la vie des Français plus facile

1. Nous créerons un droit à l’erreur pour tous. Le cœur de la mission de l’administration ne sera plus la sanction mais le conseil et l’accompagnement, sauf en matière pénale, ou lorsque la sécurité est engagée. Par exemple, aujourd’hui, un employeur qui oublie de déclarer à l’URSSAF la prime de Noël qu’il verse à ses salariés est condamné à une amende. Il pourra demain faire valoir son droit à l’erreur. Aujourd’hui, des grands-parents qui hébergent leur petite-fille parce qu’elle vient de trouver un emploi près de chez eux doivent la déclarer à la CAF sous peine de perdre une partie de leurs allocations logement et de payer des pénalités. Ils pourront demain faire valoir leur droit à l’erreur et ne plus payer de pénalités. (Très bien… ça sent quand même l’usine à gaz législative et bureaucratique ça… et avec des fonctionnaires en moins ? qui sera chargé de ces contrôles et des conseils et accompagnements ? comment ? Par qui ? Combien ? Toujours les mêmes questions, toujours l’absence de réponses.)
2. Nous passerons à la vitesse supérieure en ce qui concerne la numérisation de l’administration. Tous les renouvellements de documents officiels (carte d’identité, passeport, carte grise, etc.) devront pouvoir se faire en ligne, sans nécessité de se déplacer. Les horaires d’ouverture des services publics seront par ailleurs élargis aux soirées et au samedi pour s’adapter aux nouveaux modes de vie des Français. (Très intéressant mais nécessite une formation et celle-ci n’est pas prévue encore une fois. Par qui ? Quand ? Combien ? etc… etc…. d’autre part, allonger les horaires est en soi une très bonne idée pour permettre une qualité de suivi et d’accompagnement plus grande aux usagers mais une telle politique nécessite du personnel or on a déjà supprimé un grand nombre de fonctionnaires donc on en rembauche d’autres pour ouvrir les services publics ? ça fonctionne comment ? tous les fonctionnaires passent aux 48 heures travaillées payées 35 ? comment est financé ce nouveau surcout de présence et de personnel ? encore une fois, pas de budget ni de proposition crédible.
3. Nous donnerons aux préfets la capacité d’adapter l’organisation des services de l’État aux besoins de chaque région et département. (On se demande quand même ce que font les préfets jusqu’à maintenant s’ils n’organisent pas les services de l’état aux besoins des territoires. Donc là, je dois avouer que je ne comprends pas. On demande aux préfets d’accomplir leur tâche et c’est une mesure et proposition du programme ? Alors dans mon programme, je demande que les boulangers fassent du pain, non mais oh !!!! on arrête un peu les blagues… un boulanger ça fait du pain et pis c’est tout… parfois des pâtisseries quand même…)
4. Nous ne rajouterons aucune norme nationale aux normes européennes dans les secteurs agricole, maritime et de la pêche. (Si déjà on pouvait nettoyer toutes les normes existantes afin de simplifier le travail des travailleurs. Trop de bureaucratie dans tous les domaines pour des résultats navrants.)
5. Tous les services publics accueillant du public (hôpital, école, tribunal, CAF, etc.) seront tenus d’afficher leurs résultats en termes de qualité de service (ex: temps d’attente, taux de satisfaction, etc.) ; (qui contrôle ces résultats ? on mise sur la bonne foi des salariés pour déterminer un temps d’attente moyen ou bien on paie un fonctionnaire qui passe sa journée à comptabiliser ? Comment se quantifie la qualité du service ? Content, pas content ? alors que le degré de satisfaction ne dépend pas uniquement de l’accueil.)
6. Nous établirons dans chaque département un tribunal de première instance qui sera le guichet unique permettant un accès facilité au juge. Nous ne fermerons aucun site. (Euh.. encore une fois j’avoue que là je ne sais pas… ça doit être bien puisque c’est du Macron… toutefois, je ne vois pas comment on peut faciliter l’accès à un juge sachant qu’il n’y en a pas assez…. On ne ferme aucun site mais Dati s’en est déjà chargé de toute façon et un guichet unique pour toute forme de plainte comme un commissariat en fait ? donc on unit les services de police et ceux de la justice ? j’avoue je ne comprends pas l’idée…)
7. Nous raccourcirons les délais de jugement pour les litiges inférieurs à 4000 euros. La procédure les concernant sera entièrement dématérialisée et la décision sera rendue en ligne. (Décision rendue par qui ? un juge ou bien un traitement informatique comme pour une contravention sans humanité ni écoute ni circonstances atténuantes ou aggravantes… juste du bureaucrate technocrate qui encore une fois oublie qu’il s’agit avant toute chose d’humains et non de numéros…)

 

 

Chantier 12 : Une démocratie rénovée (Désolé, cette partie risque d’être assez lourde parce qu’elle est au cœur de la problématique politique en France et qu’il n’est pas étonnant qu’elle n’arrive qu’en dernier dans les chantiers de Macron puisque le système lui convient tout à fait).

1. Nous proposerons une grande loi de moralisation de la vie publique. Elle comprendra :
– L’interdiction pour les parlementaires d’exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat, pour mettre fin aux conflits d’intérêt. Toutes leurs indemnités seront soumises à l’impôt. (Très bien… c’est juste quand même le minimum… toutefois, les activités de conseil antérieures sont-elles prises en compte ? exemple : Imaginons un homme politique qui, avant de revenir dans le système public et d’exercer des fonctions publiques, travaille pour euh… disons une grande banque d’affaires et s’enrichit dans ce travail (aucune critique quant à cet enrichissement fruit d’un travail dans le privé, ça n’est pas notre problème.) pouvons-nous considérer qu’il existe quand même un conflit d’intérêt ? il semble difficile de négliger tout un pan de son passé professionnel simplement sur le fait d’un mandat électif. Le conflit d’intérêt s’inscrit dans les deux sens. Une entreprise vous licencie pour des motifs que vous considérez illégitimes, vous serez naturellement enclin à défavoriser cette entreprise ; de la même façon, une entreprise avec laquelle vous gardez de bons contacts sera humainement favorisée par votre action. Tout cela est naturel et humain et ne peut être réglé que par des jugements indépendants, de personnes indépendantes formées et mandatées pour traiter de ces points. Bien évidemment, un politique ne peut exercer plusieurs missions en même temps et cela est juste et cohérent mais un politique est aussi une personne qui a un passé et celui-ci interfère dans ses prises de décision. Le politique doit donc nécessairement être soumis au contrôle de commissions indépendantes.)
– L’interdiction de toute embauche par un élu ou un ministre d’un membre de sa famille. (Ah la moralisation Fillon… Ok parfait très bien… donc la création par Macron du statut de Première Dame pour sa femme s’inscrit dans quel cadre ? Puisqu’il a stipulé clairement qu’elle devait avoir une fonction reconnue même si elle n’est pas rémunérée. Donc du pouvoir, des taches, des fonctions pour une personne qui n’est pas élue et qui a juste épousée un mec… (Je suppose que cette fonction existera aussi pour un homme 😉
– L’interdiction du cumul de plus de trois mandats identiques successifs. (donc on peut en avoir 2 ? Si bien qu’on peut être maire 2 fois, puis 2 fois député puis 2 fois sénateur et 2 fois député européen pour finaliser le truc ? soit 2x 6 ans + 2x 5 ans + 2x 6 ans + 2x 5 ans soit 42 ans… toute une carrière professionnelle dans la politique sans jamais travailler… exactement tout ce qu’exècre aujourd’hui le peuple mais bon… on voit bien que le peuple n’est pas un sujet intéressant pour Macron… donc on continue à avoir des politiques professionnels totalement déconnectés de nos réalités. Super !)
– L’interdiction pour tous les détenteurs d’un casier judiciaire (niveau B2) de se présenter à une élection. (Un casier judiciaire B2 supprime les droits civiques, mais pas celui d’être élu. Assez incroyable comme système. Donc mesure qui tombe sous le sens et qu’il est plus que temps de mettre en œuvre donc oui… même si c’est le minimum).
– La suppression du régime spécial des retraites des parlementaires. Ils seront rattachés au régime général. (Ce qui est quand même d’une logique implacable. Un élu est au service du peuple normalement et non au service de son propre compte en banque. Il n’y a aucune raison objective qu’un élu ne soit pas au même régime que n’importe quel citoyen.)
– La présentation, par le président de la République, de son bilan national et européen une fois par an devant le Congrès. (mesure gadget qui ne change rien sauf entendre par ses partisans qu’on a fait du bon boulot mais si ça lui fait plaisir…).

2. Nous améliorerons le renouvellement et le pluralisme de notre vie politique.
– Nous réduirons d’environ un tiers le nombre de députés et de sénateurs. Ils disposeront de moyens supplémentaires pour faire leur travail. (On supprime des députés, très bien… cela signifie donc un redécoupage des circonscriptions… logique… donc lesquelles ? Par qui ? Le peuple est-il consulté ? Ensuite on octroie des pouvoirs supplémentaires aux députés ? Pourquoi ? Lesquels ? Comment ? On a notre mot à dire nous ou jamais en fait ? Donc mesure populiste qui vise à accentuer l’emprise du politique sur le peuple donc maintien ou création d’un régime dictatorial et incohérent avec les enjeux et les velléités actuelles du peuple… donc non merci…)
– Nous obligerons les formations politiques à respecter la parité dans la présentation de leurs candidats. Et nous diminuerons le financement public des formations politiques qui auront une représentation déséquilibrée en termes de parité. (Donc ça c’est déjà la loi donc rien de nouveau… merci… plouf plouf).
– Nous ferons de la procédure d’urgence la procédure par défaut d’examen des textes législatifs afin d’accélérer le travail parlementaire. (Voilà, voilà, voilà… il propose textuellement d’exercer le pouvoir par procédure d’urgence c’est-à-dire les ordonnances. Pas d’examen des textes par le parlement. Déjà ce système représentatif n’est pas démocratique mais alors là en plus il n’existe même plus ; Donc Macron écrit ici clairement qu’il s’adjuge tous les pouvoirs et qu’il n’y a rien à redire. Désolé mais cela s’appelle une dictature et désolé mais je ne suis absolument pas intéressé.)
– Nous entamerons une rénovation du fonctionnement parlementaire en limitant le nombre de mois pendant lesquels le Parlement légifère et en réservant plus de temps à l’évaluation et au contrôle de l’action du gouvernement, en s’appuyant sur les travaux de la Cour des comptes. (On augmente le temps de vacances des parlementaires ? d’un autre côté, puisque le gouvernement gouverne par ordonnance, les députés ne sont pas nécessaires. Tout comme le sénat d’ailleurs. Donc pourquoi se gêner avec ces deux chambres ? C’est donc la cour des comptes qui deviendrait le premier organe de contre-pouvoir mais elle n’est pas constituée d’élus. Donc le peuple n’a plus aucun contrôle sur les décisions politiques. C’est Macron tout seul qui gouverne et si ça ne plait pas c’est pareil. C’est écrit et vous votez pour ça et vous êtes contents.)

3. Nous développerons la participation des citoyens.
– Nous demanderons aux parlementaires de mettre en place des dispositifs innovants d’évaluation du travail parlementaire et législatif (jurys citoyens, compte-rendu de mandat via les réseaux sociaux…). (La dissidence par internet est autorisée ! Super nouvelle ! donc le peuple aura le droit de dire sur les réseaux sociaux qu’il n’est pas content mais pas de révocation possible, pas d’élections anticipées, pas de référendums… en gros, nous avons le droit de dire Non et basta.)
– Nous encouragerons les communes à développer les budgets participatifs, c’est-à-dire à consulter directement les citoyens sur l’utilisation de l’argent public. (Cette consultation a-t-elle un poids ? Le peuple a-t-il un avis seulement consultatif ou décisionnaire ? parce que s’il s’agit de nous demander notre avis pour ne pas en tenir compte (cf le traité de Lisbonne) je ne vois pas l’intérêt de cette mesure si ce n’est du populisme pur.)

 

 

Chantier 13 : Les territoires qui font notre France (Pour la plus grande partie, ce chantier n’est que la répétition des mesures que le futur président considère comme emblématiques…)

1. Nous exonérerons de la taxe d’habitation tous les Français des classes moyennes et populaires (soit 80% des ménages). C’est un impôt injuste: on paye souvent beaucoup plus quand on vit dans une commune populaire que dans une commune riche. Dès 2020, 4 Français sur 5 ne paieront plus la taxe d’habitation, et l’État remboursera entièrement auprès des communes leur manque à gagner, à l’euro près, en préservant leur autonomie fiscale. (L’état rembourse les communes ? Avec quel argent ? Cette mesure coute environ 10 milliards par an… plouf plouf)
2. Nous couvrirons en très haut débit ou en fibre l’ensemble du territoire. Ce sera fait d’ici la fin du prochain quinquennat, pour ne laisser aucun territoire à la traîne de la transition numérique. Les opérateurs téléphoniques doubleront la couverture mobile en zone rurale pour réduire les zones sans réseau, et l’État prendra ses responsabilités partout où cela est nécessaire. (Ah les amis Drahi et Bouygues se frottent les mains mais cette mesure coute combien et qui la finance ? plouf plouf).
3. Nous réduirons le millefeuille administratif. Nous supprimerons au moins un quart des départements, là où ils peuvent être rapprochés de l’une de nos grandes métropoles. (Les départements fusionnent avec les grandes villes ? Tiens donc… pourquoi pas mais encore une fois cette mesure n’a absolument pas été réfléchie et quel est le but ? faire des économies de députés ? mais cette fusion n’engendre-t-elle pas sur le terrain des explosions de budget… continuité de l’état donc transports et autres services publics à réinstaller, le tout avec moins de fonctionnaires je le rappelle… plouf plouf).
4. Nous accélérerons la construction de logements là où c’est nécessaire. Nous mettrons en place des procédures accélérées dans les zones où le logement coûte trop cher. Cela permettra de construire plus vite des logements et de faire baisser les prix de l’immobilier. (Des procédures accélérées de quel type ? ça veut dire quoi ? accélération des expulsions ? des destructions ? construction dans des lieux déjà saturés comme les centre villes ? La nécessité de logements se fait ressentir surtout dans les grandes agglomérations et dans le centre de ces agglomérations qui sont déjà surchargés donc on rajoute des étages aux immeubles de centre-ville ? on détruit des commerces et des services publics pour construire des logements pour des personnes qui justement voulaient se retrouver en centre-ville pour bénéficier des facilités commerciales et de services publics qui du coup se retrouvent écartés du centre… En gros, ça se mord la queue et c’est inapplicable encore… sans parler encore une fois du budget puisque lui-même n’en parle pas. Donc les logements privés de centre-ville ont encore de beaux jours devant eux et les loyers vont logiquement continuer à flamber puisque rien ne l’empêche.)
5. Nous réformerons radicalement notre politique des transports. Car l’enjeu n’est plus de construire partout des autoroutes, des aéroports et des lignes de TGV. C’est, grâce à notre Plan d’investissement, de moderniser les réseaux existants et de développer de nouveaux services pour que tous les territoires soient raccordés efficacement aux lieux de travail, d’éducation, de culture ou de soins. (Les autoroutes sont sous contrôle du privé depuis Villepin donc on construit des autoroutes avec des fonds publics pour les offrir à Vinci qui décide des tarifs de péage et de l’entretien ? non merci… renationalisation d’abord… Les aéroports comme celui de Notre Dame des Landes qui provoquent une grosse contestation ou bien comme celui de Toulouse que Macron ministre de l’économie a vendu à un consortium privé chinois ? donc on construit avec des fonds publics des équipements que l’on offre au privé afin qu’il s’enrichisse et offre de nouveaux dividendes aux actionnaires… C’est sérieux ?)
6. Nous lancerons un Plan de Transition Agricole de 5 milliards d’euros. Il soutiendra tous les projets de montée en gamme des exploitations, d’adaptation aux normes environnementales et de bien-être animal. (Décision soumise au bon vouloir de l’Europe mais pourquoi pas si l’unanimité est obtenue, plouf plouf).
7. Nous développerons la continuité territoriale au profit des Outre-mer. D’ici la fin du quinquennat, nous proposerons chaque année aux ultra-marins au moins 200 000 billets d’avion à prix aidé en particulier pour les étudiants et les entrepreneurs pour leur mobilité entre les Outre-mer et l’Hexagone, et dans leur environnement régional. Nous installerons en Outre-mer l’Agence Française pour la biodiversité. Nous permettrons aux collectivités d’Outre-mer de modifier la réglementation de droit commun pour l’adapter à leur situation particulière. (Très bonne initiative même si réduite dans les effets et inégalitaire mais passons… comment est-ce financé ? quel est le coût ?)

 

 

Les mesures de Monsieur Macron sont non financées et sont contradictoires sur au moins deux plans essentiels : on supprime des postes de fonctionnaires en embauchant des fonctionnaires et on réduit les cotisations en augmentant les pensions. J’avoue ne pas avoir de solutions sur ces deux équations.
D’autre part, il propose un régime dictatorial que même Jean-Marine Le Pen n’ose pas proposé. Gouverner par ordonnances sans l’avis ni du peuple ni même du parlement. Mais tout le monde trouve cela apparemment normal ;
– Un programme non financé
– Un programme clairement anti-démocratique
– Un programme incohérent
– Un programme inapplicable dans l’UE

Voilà pourquoi, selon moi, le vote Macron est une supercherie et ne se défend que par la peur du vote Le Pen. Peur qui peut se comprendre et peut s’entendre mais peur qui est tout aussi naturelle et légitime au regard de la copie de Monsieur Macron. Vous pouvez, dès lors, considérer que je voterais éventuellement Front National si cela vous fait plaisir mais j’ai tenté de montrer ici, de manière objective et argumentée, que le vote Macron m’apparaissait au moins tout aussi impossible que le vote Le Pen et ce, pour d’autres raisons. Donc, pour moi, ce qui apparait clairement après l’étude détaillée du programme de En Marche, c’est que je ne voterai pas Macron.

 

 

Afin de synthétiser et pour que cela soit clair pour tout le monde :

– Dans un premier temps, Macron prévoit une diminution des effectifs de fonctionnaires de 120 000. A contrario, il prévoit + 4 à 5 000 non affectés + 2 200 enseignants REP + 10 000 policiers + 5 000 gardes-frontières + gardiens de prison + personnel assurant des horaires élargis + formation des enseignants + formation des chômeurs de longue durée+ militaires du rang pour former les jeunes dans le service national.
– Dans un second temps, la notion de Volontariat / bénévolat requis dans éducation nationale et prévention de santé pour les étudiants dans les métiers médicaux notamment alors que la vie professionnelle est plus « flexible ».
– Puis, le transfert de la couverture sociale du public vers le privé avec une augmentation à court terme de la rémunération mais une difficulté évidente pour la majorité des salariés de financer par eux-mêmes une couverture efficace
– élargissement de nouveaux droits sociaux pour les démissionnaires, indépendants, sans financement affiché, si ce n’est que les cotisations salariales sont baissées. Du plus avec du moins.
– augmentation d’aides sociales non financées avec toujours cette problématique d’une baisse des cotisations.
– aspects écologiques et des travailleurs du monde agricole et piscicole traités très superficiellement et sous le seul prisme de l’UE sans véritable prise en compte nationale.
– trappe à bas salaires : le salaire net est augmenté grâce à la baisse des charges mais les salaires à l’embauche sont plus bas afin de bénéficier des exonérations.
– Le bilan est plutôt nul concernant les intentions sur les discriminations en tous genres qui ne peuvent concrètement être suivies d’effets puisque trop floues et non chiffrées et sans objectifs.
– investissement public non décrit ni dans les objectifs, ni dans les méthodes, ni dans les buts, ni dans les moyens.
– CICE inefficace mais pérennisé, on ne sait jamais ça serait dommage de priver les grandes entreprises de cette manne financière. ;
– internet présenté comme une martingale (le mulot?) ; les nouvelles technologies vont sauver le monde. On ne sait pas comment ni pourquoi mais elles vont sauver le monde. Et pis c’est tout !
– IR et ses 400 niches non réformé puisque forcément Macron et ses amis sont les premiers bénéficiaires de ces niches.
– ISF qui ménage des détenteurs de grands capitaux parce qu’il parait qu’ils investissent !
– pas de remise en cause du travail détaché qui exploite de manière indigne les travailleurs d’autres nations de l’UE, et qui constitue une concurrence déloyale et crée un manque à gagner pour la sécurité sociale mais comme c’est l’UE qui décide c’est que c’est bien.
– frontière police/justice floue ou plutôt inconnue ;
– frontière exécutif/législatif floue avec un risque d’arbitraire et de concentration des pouvoirs extrêmement dangereux pour le peuple.
– position très ambigüe sur la place de la religiosité en entreprise et dans l’espace public et tellement ambiguë qu’en fait elle n’existe pas ;
– rien sur le financement des lieux de culte parce que ce n’est pas un problème.
– vassalisation de l’État français à l’UE et vœux pieux de la réformer mais une réforme gentille et sans brusquer qui que ce soit quand même et surtout pas les marchés.
– la règle de l’unanimité bloquant tout changement fiscal ou social, la réforme de l’UE est juste une farce.
– intentions louables mais non financées sur la santé et l’aide aux personnes en faiblesse parce que, en fait, personne ne sait dans l’équipe Macron de quoi il en retourne.
– vie démocratique : remise à niveau par rapport aux autres pays mais pas encore de réelles prises en compte de l’aspiration populaire à une démocratie liquide. D’un autre côté, il montre bien qu’ils ne savent pas ce que c’est ni l’intérêt de telles mesures.

Fréderic Mo Damy Smig