De l’art d’acheter des esclaves pour masquer le fait qu’on soit une crapule mais on s’en fout parce que Harry Potter joue au foot et on a le pognon… (Synthèse et bilan)

 

Après une semaine de travail ardu dont j’avais perdu l’habitude… il est temps de faire un premier bilan, non exhaustif, de cette démarche expérimentale. Plusieurs points restent à éclaircir ou à développer mais il est entendu que tout va être fait à travers les jours à venir. Nous, enfin je, reviendrai sur les éléments de démocratie, afin de compléter la collection démocratie 2.0, parce qu’il y a là, un véritable enjeu, non pas que j’envisage avec mes petits poings musclés de changer le monde, mais parce que c’est le but de jeter le peu d’idées et de réflexions que je pourrais avoir sur n’importe quel sujet. La preuve de ce n’importe quoi que je vais attaquer aujourd’hui, est, quand même, la seule grande nouvelle de cet été. La seule qui vaille véritablement la peine qu’on y réfléchisse. 220.

En fait, je n’ai que deux choses à dire et j’ai déjà oublié la seconde. Cette somme est indécente bla bla bla… Mais, soyons clairs, il s’agit de fonds privés. C’est une entreprise qui paie cette somme, donc ça regarde les actionnaires et les investisseurs. Toutefois, il se trouve que cette entreprise n’est pas une entreprise comme les autres. Il s’agit même d’un état et, pas n’importe lequel. C’est le premier point qui me pose problème. Personnellement, que des malades dépensent leur fric, je m’en fous, mais là, il s’agit du Qatar. On sait, depuis pas mal de temps, que ce pays entretient des rapports pour le moins particuliers avec certaines organisations pas très claires. Déjà, cela pose problème quant à la déontologie (mais tout s’achète). Apparemment, tous les politiques trouvent ça normal, et notre président (main sur le cœur toussa toussa) s’empresse d’aller claquer la bise à l’émir du désert. D’un autre côté, ça se comprend, c’est lui qui a le pognon.  Donc, un pays qui devrait depuis longtemps subir des embargos etc etc… toussa toussa… qui se permet, sans scrupules, d’acheter tout. Bon, à la limite, que le Qatar finance le terrorisme et le foot, ça se tient. Surtout, comme ils financent le foot, ils ont tous les droits et ils t’emm… des questions?

Là où ça pose problème, c’est que ce pays va organiser la coupe du monde. Déjà on ne sait pas quand, en été, en hiver,. Après tout, ils l’ont achetée, ils font ce qu’ils veulent non mais oh!… Mais, en plus, il faut construire des stades. On est dans un désert, au milieu de nulle part, mais y a du pognon, alors qu’est ce qu’on fait? bah, on achète des travailleurs! On prend les pays pauvres; là où ils boivent du thé dans du lait de yak… Le yak… Le lama de l’Inde! le truc plein de poils là!!!! Donc, les gars, ils vivent au milieu du rien, dans les hauteurs du trop haut, avec des lamas plein de poils, et forcément, ils crèvent de faim. Les gars arrivent et achètent du travailleur bon marché pour construire des stades qui vont être sur ventilés parce que le Qatar!!! L’hiver, il fait 40, alors l’été! Les mecs qui se baladent sur des lamas poilus travaillent 25 heures sur 24, 13 mois sur 12, 8 jours sur 7, pour un salaire négatif et, comme de toute façon, on leur a pris les passeports quand ils sont arrivés, ils ne peuvent pas repartir. Au final, si tout se passe bien, ils verront les stades terminés et profiteront de l’événement pour vendre des toupies ou une autre connerie made in China et des roses autour des stades. On ne va pas, en plus, leur filer des places! Esclavage moderne 1.

D’autre part, ce qui apparaît choquant c’est quand même d’acheter 2 êtres humains, 400 millions d’euros. On achète, aussi et surtout, une sorte de paix sociale. Du pain et des jeux. Les meilleurs pour divertir la plèbe. Esclavage moderne 2.

On nous fait de grandes cérémonies pour commémorer la fin de l’esclavage. Et c’est très bien, y a aucune critique là dessus. Juste, ça pourrait être pas mal de s’intéresser à l’esclavage, aujourd’hui, aussi. Acheter des êtres humains pour qu’ils nous divertissent ou pour qu’ils meurent à nous construire des stades, afin de mettre dedans les autres achetés pour nous divertir, j’ai beau chercher et me débattre, j’ai du mal à voir ça autrement que comme de l’esclavage. Que l’on ne se méprenne pas non plus, j’adore le foot. Pas assez bon pour être acheté par un émir en peignoir Harry Potter, je n’en suis pas moins le beauf absolu qui se tape les matches dans son canapé. Bon, je n’aime pas la bière mais sinon le cliché serait parfait. Il y a clairement une notion cathartique dans ce qu’est aujourd’hui le football et cet aspect est entretenu et même accentué par la main mise du Qatar sur l’économie sportive. Cette prise de contrôle du premier divertissement mondial permet de cacher ou de faire oublier les aspects les plus sombres de ce micro état. Il s’achète une sorte de virginité. Rien n’est jamais à regarder par le prisme du hasard. Le joueur le plus cher du monde est donc passé de Barcelone au Paris Saint Germain. Cela vous le savez. Le PSG appartient au Qatar. Le sponsor principal de Barcelone, qui a réussi le tour de force d’inscrire son nom sur le maillot du club, chose qui n’avait jamais été faite, sauf par l’UNICEF, donc ça ne fonctionne pas pareil, est: Qatar Airways… Voilà, voilà, voilà… plouf, plouf… Le club du PSG a, pour équipementier, la marque US à la virgule qui fabrique des chaussures en Chine, par des enfants de moins de dix ans. 220 a un contrat d’exclusivité d’équipement avec? La virgule… 220 est brésilien, et ça arrive à des gens très bien il parait, l’équipementier de l’équipe nationale du Brésil, qui est, quand même, une institution dans le monde du foot et même dans le monde tout court est?….

Evidemment, il s’agit là encore d’un coup des siounistes, (la faute est volontaire et résulte de mes visites sur différents sites complotistes ou nom dans lesquels on s’aperçoit que la majorité des attaques de sionisme grave proviennent de personne dont les pseudonymes fleurent bon le couscous (désolé Philipot), la fleur d’oranger et le chameau, le fameux lama du désert après le lama des montagnes. Il s’agit bien des sionistes illuminatis reptiliens encore une fois qui nous cachent la platitude la terre par l’achat de 220+180 histoire d’être bien sûr qu’on ne voit pas la mise en place du nouvel ordre mondial. Soyons honnêtes, il ne s’agit de rien d’autre que d’une dérive avérée du capitalisme où l’on érige en légende des personnes dont l’existence est vouée à nous divertir. Un peu comme Spartacus, demi dieu qui, en réalité, n’était qu’un esclave qui avait, pour seule et unique mission, de divertir le noble pour lui faire oublier que son pays était en guerre et qu’il fallait qu’il finance ou bien de faire oublier, l’espace d’un instant, aux pauvres, qu’ils allaient bientôt crever sous les armes des ennemis ou, plus prosaïquement, de faim parce que, quand même, c’est pas carnaval.

L’esclavage moderne a double facette, et sans doute d’autres, mais, comme je l’ai dit, je ne pense pas à tout, tout le temps. Il permet de nous divertir et d’entretenir un pan de l’économie capitaliste. Il permet, aussi, de maintenir ce phénomène particulier et bien pourri, utilisé aussi par les différents médias, mais à l’inverse. Je m’explique. 220: c’est la catharsis, c’est ce que nous aimerions tous être. Riche, adulé, talentueux dans son domaine (que ce soit pour de bonnes ou mauvaises raisons, on s’en fout). A contrario, le journal télévisé ou les chaines d’info en continu procèdent de la démarche inverse. On nous montre, à longueur de temps, les souffrances, les malheurs, les peines, afin que nous puissions, du fond de notre canapé, nous dire: « Merde, quand même, y a vraiment pire que moi! ». On étouffe ainsi toute velléité de révolte parce que, ça serait déplacé de se plaindre, et tout le monde ne peut pas être prince de Monaco pour faire rêver la ménagère en mal d’excitation. En permanence se construit autour de nous, cette ambivalence entre ce que nous voudrions être et ce que nous voulons éviter d’être. On sait qu’on ne peut pas être ce que l’on rêve d’être et on se bat, chaque jour, pour éviter d’être ce que l’on craint. Ainsi, on ne voit plus ce que l’on est réellement et on se satisfait de son quotidien parce que ça pourrait être pire et que je n’ai pas les moyens de faire mieux. Alors, je fais ce qu’on attend de moi. On détruit ainsi de manière inconsciente peut être, hum, le droit essentiel, élémentaire, fondamental, que nous avons tous, le droit au bonheur. A méditer.

Pour CL

Les siounistes sont-ils solubles dans les reptiliens illuminati vivant au bout de la terre plate? (On ne nous dit pas tout)

Certes, j’ai profité de mes premières véritables vacances depuis une décennie pour découvrir un monde parallèle ou annexe ou supérieur enfin un autre truc. J’ai découvert les joies des mondes interlopes du net et toute une faune improbable (ou bien serait-ce une flore?). Tout commença par une déambulation sur divers sites avec des vidéos. Entre les premiers pas de Neymar au PSG, et les délires de l’empereur (main sur le cœur), ma curiosité fut saisie et attirée par l’histoire toute particulière d’un homme. J’avoue avoir été, dans ma jeunesse, un spectateur assidu de la série X-files. Fan serait un bien grand mot mais je reconnais volontiers, un attrait pour ces histoires fantastiques, au delà même de mon attirance pour l’héroïne. Cet homme était marié et vivait dans une région reculée des USA. Je ne sais pas pourquoi, ça se passe toujours là bas, tout comme, en France, les spécimens rares se trouvent dans le nord ou bien sur la cote d’Azur. Il y a comme ça des endroits qui attirent ou appellent la fin du monde ou le début d’une connerie beaucoup plus profonde. Je ne sais pas si je retrouverais le lien et je ne suis pas convaincu d’avoir envie de le chercher mais cet homme sortait le soir son chien en robe de chambre. Et, cette sortie durait des heures et des heures. Evidemment, sa femme s’inquiétait et, à juste titre. A chaque fois, le sieur revenait avec des  blessures anales, ainsi qu’un liquide gluant coulant le long de ses orifice. Il en était de même pour le chien, et un jour, devant l’émoi et l’insistance de sa femme, il avoua son terrible secret, sa honte. Souvent, il était enlevé par des extra terrestres qui pratiquaient sur lui une série d’analyses et d’examens. La simple révélation de ce terrible fait mettait en danger toute la famille et des mesures devaient être prises pour la protection de tous. Il fallait qu’il se sacrifie et que rien ne change afin que les extra terrestres ne se doutent pas de la révélation, au grand monde, de leur existence. Plus encore que des extra terrestres, il s’agissait en fait de reptiliens. J’apprends tous les jours et j’ai donc découvert l’existence de cette « race ». Il existe de multiples traces « supposées » de l’existence des reptiliens qui, grâce à des pouvoirs supérieurs, détiennent la plupart des sphères influentes.

Les reptiliens on plusieurs particularités, et elles manipulent la race humaine pour la mener vers un destin luciférien et même plutôt, satanique. La plupart des reptiliens sont des francs maçons. Puisque cette secte détient le pouvoir et qu’elle se réunit en secret pour décider des destinées du monde. On a là un premier élément déterminant pour reconnaître ces créatures, en plus de cette appétence marquée pour le pouvoir.  Les reptiliens sont des hybrides qui gouvernent en secret notre planète. La plupart d’entre eux vivraient dans des cavernes ou grottes et descendraient des premiers êtres terrestres bibliques ou babyloniens issus de l’invasion venue d’ailleurs. Ouf! ça calme et on fait moins le malin du coup. Donc ce pauvre type réussit à faire croire à sa femme que les reptiliens qui contrôlent l’univers, l’enlèvent régulièrement, lui, dans un projet d’hybridation totale et sans coït inter racial (je ne sais pas comment le nommer autrement).

A partir de là, toutes les suppositions perdurent et enchaînent d’autres possibilités. Evidemment tous les reptiliens, francs maçons sont également sionistes. Ce que communément dans un accès d’ironie nous nommerons siouniste. Le sioniste est celui qui envisage Israël comme une terre légitime et qui préconise l’expansion de ce pays. Alors eux, par contre, ils sont au top du top de la méchanceté mondiale universelle. Tous les méchants du monde sont sionistes. De Netanyaou, ce qui est quand même logique, à Obama. Mais là, on est dans le tout venant évident du sioniste. La quasi totalité des personnes d’influence est considérée comme sioniste et même les plus improbables. Evidemment Macron, Sarko, bizarrement pas Hollande, il doit être trop con, mais aussi Didier Deschamps, évidemment! Il ne sélectionne pas Benzema donc sioniste! Forcément, Soral, lui-même est un sioniste, puisqu’en dénonçant en permanence la main mise sur le monde des sionistes, il fait croire au monde qu’il n’est pas sioniste, pour mieux pouvoir nous avoir ensuite avec son sionisme sioniste. C’est clair? Evidemment, la famille Saoud est également sioniste puisqu’ils n’ont jamais rien fait pour véritablement détruire Israël. Voila, donc les reptiliens contrôlent la terre grâce à leur réseau francs maçon et sionistes.

D’autre part, tout bon reptilien est, de constitution, un pédophile, qui, le plus souvent, cache ce travers en étant, soit homosexuel, soit en réclamant à leur partenaire la disparition totale de tous poils pubiens. Outre le fait que cette épilation intégrale soit particulièrement moche et anti sexe, elle s’apparente très clairement à une approche pédophile de la préférence sexuelle. Le poil étant la marque de l’adulte et le reptilien étant exclusivement attiré par la pureté et donc l’enfance alors il devient nécessaire et même impératif de supprimer toute trace de marque adulte dans l’acte reproducteur. La vache!

Le bon reptilien est franc maçon, pour pouvoir se réunir de manière sectaire, sioniste, pour pouvoir créer les conditions de la disparition du monde, pédophile puisqu’il préfère l’acte sexué avec des mineurs mais aussi, un menteur. Le reptilien sait que la terre est plate et organise les reproductions du monde afin de nous faire croire que la terre est vaguement ronde. Alors qu’elle est plate! Bon, j’avoue que je n’ai pas très bien compris l’importance de cette platitude mais c’est un fait avéré scientifiquement et tout et tout….

Toutefois, les reptiliens sont, comme toute race, dans l’obligation de se reproduire. Ils se mélangent donc avec l’humain. Cela donne des enfants dits indigos, arc en ciel ou encore crystal. Forcément, le mélange est détonnant.

Alors me direz-vous, comment les reptiliens font-ils pour nous cacher toutes ces choses? Ils utilisent un moyen extrêmement efficaces. La science. De deux façons bien distinctes: les chemtrails et les vaccins. Les chemtrails se sont ses traînées nuageuses qui strient le ciel à la suite du passage d’un avion et qui ne sont, en réalité, ni plus ni moins, que des substances dispersées dans l’air qui nous droguent et nous empêchent de comprendre et de nous révolter. Les vaccins, eux, permettent de nous droguer de manière encore plus forte et plus radicale. C’est pour cela que les reptiliens ont prévu une nouvelle campagne de vaccination. En France, nous aurons 11 vaccins parce que la science reptilienne avance et qu’ils ont trouvé un nouveau moyen de nous contrôler. Et pas du tout parce que les laboratoires pharmaceutiques vont encore se gaver de pognon. Ah non!

Le reptilien vit sous terre et prend forme humaine afin de nous contrôler et de se reproduire. Sa reproduction entraîne des enfants indigo (ceux qui vont sauver le monde grâce à ce mélange), cristal (porteur de toutes les qualités nécessaires au changement du monde) ou arc en ciel (ceux qui sont le sommet de la perfection de l’intégralité de nos capacités). Il est franc maçon (en réalité, le vrai reptilien est illuminati, c’est à dire qu’il appartient à l’élite de l’élite des maîtres du monde, Rotschild, Soros etc…) et propose des lois de contrôle (couvre feu, loi travail…), sioniste (pour créer la division sous un prétexte religieux) et pédophile (parce que les poils, ça craint). Ils nous droguent à grands coups de chemtrails et de vaccins pour nous cacher que la terre est plate, ou que le 11 septembre n’est pas un attentat terroriste ou que JFK n’est pas mort comme on le croit, mais surtout, pour nous cacher Roswell, qui est la preuve irréfutable qu’il y a bien une autre forme de vie. Alors, on nous a fait croire que nous avions marché sur la lune, ou que le christ était célibataire, sans enfant et pur, que Diana était décédée alors qu’elle en savait trop puisque proche du pouvoir, qu’ Elvis et Michael sont morts ou que Shakespeare est un autre tout comme Molière, mais la vérité, c’est que l’eau du robinet est fluorée et que le fluor est un agent extrêmement puissant d’abrutissement des masses. Et tout cela, tout cela dans le but d’instaurer le Nouvel Ordre Mondial.

Tout est parti, dans mon périple, de la découverte d’un homme qui, ne voulant pas assumer son homosexualité, et peut être même sa zoophilie, a inventé un énorme coup de mytho à sa femme et qu’elle l’a cru ou, en tout cas, suffisamment, pour que cela vienne à ma connaissance et que je me retrouve à décliner ici, une partie infime de toutes les théories du complot existantes. Tout ça pour un coup en sortant le chien. Mais, cependant, il y a deux erreurs essentielles dans cette construction de la théorie du complot, la première est d’en construire partout et pour tout et la seconde, c’est de n’en voir aucune.

Comment pratiquer des activités buccales suivies en environnement hostile et considérer que tout est normal? (de l’Education Nationale ou de ce qu’il en reste -droit de réponse perso-)

Par la magie des réseaux sociaux et de l’impossibilité à rester camouflé, dans ce monde, où tout se partage, même le vide, mon récit sur mon rapport avec l’éducation nationale s’est retrouvé publié sur un groupe d’enseignants. Dans un premier temps, je vais rappeler cette lapalissade qui me semble essentielle, surtout en ces temps particuliers: je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que tu comprends.

A travers mon billet précédent, plusieurs reproches ou critiques m’ont été faits. Et j’en suis particulièrement satisfait. D’abord, parce que cela signifie que certains prennent le temps de lire ce que j’écris et donc, je les en remercie, et, d’autre part, parce que les critiques se doivent d’être constructives et elles ne peuvent me permettre que de m’améliorer, et évidemment, j’apprécie cette opportunité.

Les points qui semblent déplaire à certains, concernent principalement le traitement que j’aurais réservé aux titulaires. J’aurais volontairement, et de manière prononcée, attaqué les enseignants. Je rappelle qu’il s’agit de mon expérience personnelle, de mon histoire, alors, d’abord, je dis quand même ce que je veux… Il parait que nous sommes en démocratie (voir les billets précédents) et, ensuite, j’ai volontairement, justement, été particulièrement tendre avec les anciens collègues, contrairement à ce que j’ai vécu. Il s’agit de mon histoire, des profs que j’ai croisés, il ne s’agit pas de tous les enseignants de France, mais de ceux qui officient dans les établissements que j’ai fréquentés et bien évidemment, pas de tous. On m’accuse de généraliser alors je précise qu’il s’agit d’une poignée d’enseignants qui se pensent supérieurs aux suppléants, qui se cachent de toutes activités extra scolaires, qui surveillent le moindre de tes faits et gestes et rarement pour que tu t’améliores mais bien, le plus souvent, pour te dénoncer, le plus vite possible, à la direction. Si les enseignants titulaires se sont sentis visés par mes mots alors, en réalité, tant mieux… Peut être que cela permettra de jeter un autre regard sur les suppléants, stagiaires, contractuels… Je ne généralise pas et je parle clairement et définitivement des enseignants que j’ai rencontrés… Je ne vois pas comment le dire autrement… Dans le secondaire, dans mon département… Point… La majorité des enseignants, en France, je l’espère, en tout cas, adopte les valeurs qu’ils sont censés défendre et promouvoir.

Le fait d’être suppléant, contractuel, implique, de fait, que j’aurais eu besoin d’aides, de soutiens, de conseils or, il se trouve que je n’ai vécu que des coups fourrés, des attaques et, rarement sur la qualité de mon enseignement, mais bien sur ma personne, et c’est ce qui m’est reproché sur les rapports d’inspection. On ne me reproche rien au niveau didactique même si j’ai, évidemment, totalement, conscience que tout n’est pas parfait et même très loin de ça, mais on me reproche ma personne, ce que je suis. On me reproche sous couvert de cette histoire de bienveillance sur laquelle il faudra un jour que le corps éducatif pose une vraie définition, d’être trop proche des élèves. Je vous vois venir. Etre trop proche, dans le sens où je savais ce qu’ils vivaient, où je les chambrais et qu’ils avaient autorisation de me chambrer en retour, c’est ça l’égalité, mais évidemment, sans aucune insulte, ni d’un côté ni de l’autre. Les limites étaient claires pour tous mais la décontraction était de mise parce que ça n’est pas grave.

J’ai entendu ou plutôt lu aussi qu’il s’agissait d’un texte qui montrait un Moi face au reste du monde. Je vais considérer que je me suis mal exprimé plutôt que de considérer qu’il s’agit d’un commentaire de prof (je reviendrais sur cette notion qui m’inspire le titre de ce billet). Je ne suis, en rien, seul contre le reste du monde. Le monde est injuste au secours, sauvez moi! Premièrement parce que la très grande majorité des contractuels que j’ai croisés, dans mon parcours, vivaient exactement la même chose que moi (donc je ne suis pas seul) et que considérer que je me suis placé, seul, face au reste du monde, ça, c’est de la généralisation stupide que je n’ai pas faite. Il s’agit juste de moi face à quelques personnes. J’ai d’ailleurs clairement stipulé qu’il y avait les collègues, certes, et je réitère cette critique, mais aussi les directions, les inspecteurs et les formateurs ESPE. Comme je l’ai appris de ma banlieue, la personne qui se sent visée ne peut l’être que parce qu’elle n’a pas, elle même, le cul propre. Cela est certes familier mais reprend et annonce l’idée qui était sous jascente jusqu’alors, et qui devient visible, d’un corporatisme d’opportunisme. On a le droit de ne pas croire en mon témoignage, et à la limite, cela n’est même pas mon souci, je raconte et la foi est une donnée propre à chacun. On me croit, tant mieux, on ne me croit pas, tant mieux…  Et, encore une fois, je ne généralise pas! Je parle de mon expérience.

Le statut de contractuel n’est pas un choix, en tout cas pas, pour moi, et si cela avait été un choix, je n’aurais pas passé le concours. Je ne sais pas s’il s’agit d’un choix de toucher 1300 euros par mois avec un bac + 5 pour faire le même job qu’un titulaire, (on peut, peut être, se retrouver autour de cette idée qu’un titulaire et un suppléant exerce le même métier? En fait, je me demande quand je lis les témoignages des titulaires.). Il y a donc des titulaires qui vous considèrent comme équivalents à eux et d’autres, comme je le vois dans les témoignages, qui se considèrent supérieurs. Ils ont raison.

J’étais un mauvais prof, je l’ai dit mais je le redis puisque certains m’ont reproché d’être imbu de moi même. Je ne pensais vraiment pas qu’on me reprocherait cela à travers ces textes mais soit… je suis imbu de moi même mais j’étais, quand même, un mauvais prof. Alors, on peut me faire le reproche de la prétention même si je le trouve assez paradoxal avec les 3 textes qui composent finalement cette confession. Mais j’accepte le reproche et présente mes excuses sur le fait que je ne me considère pas encore totalement comme une sous merde.

On me reproche de taper beaucoup, sans doute trop, sur cette fabuleuse institution. Alors, je ne raconte que ce que j’ai vécu…. MOI, MOI, MOI (ça c’est de la suffisance mais si je ne fais pas ça, on va dire que je généralise, alors c’est MON histoire, est-ce clair? )

  1. Oui, un contractuel touche 1300 euros environ selon les heures sup et compléments divers type PP.
  2. Oui, on nous demande un bac + 5 pour exercer, ce qui correspond, dans le monde hors EN, à un statut de cadre. C’est la loi qui est comme ça et non, moi ni ma prétention.
  3. Oui, j’ai exercé ce métier pendant 6 ans dans un établissement qui se trouve à une heure de route de chez moi (et je suis très loin d’être le seul enseignant dans ce cas, mais j’imagine que ceux qui me critiquent trouvent cela normal aussi.)
  4. Oui, pour aller au travail, il faut un véhicule et oui un véhicule a besoin d’essence pour rouler (quel con! et ça aussi j’en parlerais un jour) et donc, oui, une partie du salaire part en fumée de pot d’échappement.
  5. J’ai même, à un moment, loué une chambre chez l’habitant, une collègue, pour éviter la route parce que, physiquement les routes de campagne, la nuit, je n’y arrivais plus, je ne suis plus tout jeune non plus, et, à mon âge, les facultés déclinent très rapidement. Donc 2 loyers. Pourquoi 2? parce que j’ai aussi une vie, aussi étrange que cela puisse paraître, et que j’avais, quand même, envie, parfois, de croiser mon fils, pardon.)
  6. Je parle uniquement que de ce que je connais donc je ne parle pas d’autres parcours parce que je ne suis pas le mieux placé pour en parler même si, évidemment, j’en connais, parce que, en tant que suppléant, j’ai été amené à parler avec les suppléants puisqu’on forme assez vite une caste, un entre soi (dans mon département et dans les établissements que j’ai fréquentés!)
  7. Je suis très très loin de taper autant que je le pourrais, je me retiens parce que je ne fais, en fait, que raconter mon vécu et que, désolé, mais je ne suis pas aigri même si ces lignes peuvent laisser entendre le contraire. Je comprends qu’on le pense puisque ça rejoint la critique que je formulerais plus tard sur les critiqueurs justement. Il est normal de répondre à ses détracteurs mais je le fais de manière courtoise et correcte parce que je n’ai pas de raisons d’être véhément contrairement aux critiques que j’ai reçues.
  8. Je le répète une dernière fois parce que, malgré tout, les critiques touchent: je ne parle que de mon histoire et de ce que j’ai vécu donc je ne généralise pas, je ne parle que de ce que je connais, c’est à dire ma situation, et je suis sans doute prétentieux et imbu de ma personne, très bien, mais j’étais un mauvais prof et c’est un soulagement, à la fois, pour l’éducation nationale et pour moi que nos chemins ne se croisent pas plus avant, et ça ne me dérange absolument pas de le dire: J’étais un mauvais prof.

Je constate simplement que le corporatisme pousse certains à défendre l’institution. Ce corporatisme est surprenant quand on entend le discours de certains en salle des profs, et encore, davantage, quand on voit la faculté incroyable de mobilisation des enseignants pour que ce genre de situations ne se reproduisent pas, et pas pour moi, à titre personnel, je n’ai plus rien à gagner et même ça ne m’intéresse plus, mais pour les suppléants, contractuels qui sont légions dans les établissements et dont désormais,la situation est connue puisque certains semblaient clairement l’ignorer. Je considère, que comme vous ne faites rien pour que cela change, que vous cautionnez ce traitement de l’EN. Alors, critiquez moi si cela vous chante mais clairement, vous ne faites que confirmer, à mes yeux, que l’EN est une grande famille bien particulière. Mais, c’est une famille. Et oui, je suis prétentieux bla bla bla et oui, je suis aigri bla bla bla et oui, je généralise si vous voulez….

Donc, quand les titulaires se mettront en grève, ou bien feront de véritables actions, (il n’y a pas que la grève), pour défendre, et surtout améliorer le statut des suppléants, alors, je considérerais que vos critiques sur ma généralisation est recevable. Pour l’instant, la seule chose que je constate, c’est que, beaucoup ont oublié qu’ils ont un jour été suppléant et que, perdre une journée de salaire ou je ne sais quel avantage inconnu reste inenvisageable pour défendre les collègues. Vous traitez les suppléants comme des collègues. Prouvez le. Vous pourrez, ensuite, me critiquer. Pour l’instant, à mes yeux, et aux yeux de beaucoup de personnes dans la société hors EN, vous n’êtes qu’une corporation plaintive et égoïste qui oublie ce qu’est le monde réel qu’elle vise, pourtant, à enseigner aux jeunes. C’est un élément flagrant de ce que ma nouvelle position m’a appris. Vous vous plaignez que le reste du monde ne vous soutient pas quand vous êtes en action mais vous refusez de soutenir le reste du monde quand il est en action et pire, vous refusez de soutenir les membres de votre propre corporation pour conserver vos propres privilèges statutaires. De loin, désormais, je pense, modestement, que si l’école doit un jour s’améliorer, en France, cela ne passera que par les enseignants et, grâce aux enseignants, mais j’en viens, en toute prétention de ma part, à me demander, si cela est réellement la volonté de la majorité des enseignants. J’ai dit la majorité!!!! Il n’y a pas de généralisation!

L’art de la perforation anale dans les plaines du Caucase administratif (de l’Education Nationale ou de ce qu’il en reste – acte 2)

Alors, tu acceptes d’être prof principal de seconde parce que les titulaires ne veulent pas. Tu acceptes d’être coordinateur matière parce que les titulaires ne veulent pas et, comme toi, tu as besoin d’euros, tu acceptes, de toute façon, n’importe quoi et tout le monde le sait. En plus, tu as la malchance de parler quelques langues alors, tu pars en voyage, c’est toujours ça… parce que les titulaires ne veulent pas… alors toi qui habites loin de ton lieu de travail, toi qui ne gagnes pas lourd, toi qui, forcément, paies tes repas parce que tu ne rentres pas chez toi, toi qui se tapes, en plus, des pleins d’essence parce qu’il faut bien y aller, et bien, toi, tu fais des heures et des heures, parce que les titulaires ne le veulent pas.  Il y a donc ce que tu gagnes et ce que, en réalité, tu gagnes. Alors tu fumes, parce que la fatigue, les nerfs, l’injustice… d’autres boivent, se droguent, ou prennent des substances antidépressives… et à la limite, comment faire autrement? Voila comment l’éducation nationale construit des précaires qui s’enfoncent et qui doivent corriger des copies et donner le bac.

Toutefois, soyons honnêtes. Il y a une part de masochisme dans ce métier. Les points positifs sont quasiment absents et, en fait, au nombre de 1. Et pourtant, on y retourne tous les ans, dans les mêmes conditions pourries, et on donne satisfaction mais il n’y a pas d’évolution parce que toi, tu as un autre parcours, parce que toi, tu ne passes pas ta vie à te plaindre ou à médire sur tes collègues et pourtant, dieu sait qu’il y aurait matière et enfin parce que toi, tu es toi.

Tous les ans, tu veux y retourner parce que les élèves…. Il n’y a que des aspects négatifs et tu y laisses des plumes à tous les niveaux: financiers on l’a vu, moraux parce que l’estime de toi est au top (ironie), ceux de la santé forcément, familiaux parce que tu vois tes gamins entre deux copies et deux trajets de bagnole, sentimentaux parce que les dîners romantiques, de toute façon, t’as pas les moyens, sexuels parce que, de toute façon, t’es pas vraiment en état pour donner le meilleur de toi même. A petits feux, ce traitement te tue. Tu t’accroches parce que les élèves…

Et puis, tu croises l’individu qui, finalement, va finir d’achever ta motivation. Une combinaison d’individus, en réalité, qui te montre que, vraiment, ta place n’est pas dans ce milieu. Une direction qui déjeune tous les midis avec toi, à base de sourires, tapes dans le dos et confidences personnelles et qui, au final, recopie le bilan de l’IPR pour ne pas prendre de risques, des collègues qui se servent, toute l’année, allègrement de tes cours parce que tu es corporate et que tu partages et qui, au final, vont crier ton incompétence dans le bureau de la direction de peur de perdre des privilèges, une IPR qui t’annonce, les yeux dans les yeux, qu’elle n’a rien à te reprocher mais comme l’IPR 1 s’oppose à ta validation, elle ne va pas la contredire, des formateurs qui t’accusent, dans ton dos, de tous les maux, plagiats ou nonchalance, mais dont tu attends toujours un mot en face… alors ce monde là, finalement, tu es poussé à le quitter, malgré les élèves.

Alors tu es licencié ou renvoyé ou mis sur le côté parce qu’en réalité, on ne sait pas quoi faire de toi. Tu as signé, quand tu y croyais encore, un CDI, qui devait te protéger et qui, en fait, ne fait que t’obliger à aller voir les syndicats pour faire valoir le droit du travail. Et puis, tu vas à pôle emploi, tu vas dans un lieu où tu n’avais jamais mis les pieds et tu découvres. Tu fais des bilans de compétence où tu apprends que, avec tes diplômes, ton expérience et tes compétences, tu n’as pas le droit d’accepter des emplois à moins d’un salaire précis qui correspond au double de ta rémunération d’enseignant. Et puis, tu retournes, en fait, dans le vrai monde, avec les vrais gens et la vraie vie et, très vite, tout cela ne te manque plus.

Déjà, pour la première fois, depuis très longtemps, tu as eu de vraies vacances pendant lesquelles, tu as vraiment profité. Tu n’as pas pensé progression ou évaluation, compétences ou préparations. Tu as uniquement bronzé, fait du surf et tu as découvert un lieu fabuleux et même, tu as appris la langue, trois mois avant de partir, lorsque tu savais, parce que tu n’es pas totalement con, déjà, que, de toute façon, c’était fini pour toi, cette vie dans l’En et que, en guise de petite vengeance inutile, non, cette année tu n’irais pas corriger les épreuves d’examen, tout simplement parce que, maintenant, tu t’en fous.

Bien sûr, le rectorat te convoque pour justifier des salaires inutiles, il faut bien qu’on te convoque. Tu passes devant une commission où tu prends, enfin, plaisir à dire à ces gens, ce que tu penses d’eux, parce que, de toute façon, tu t’en fous. Alors des éminences grises, au niveau de la couleur des cheveux, pensent encore avoir une quelconque autorité sur toi et là ils comprennent vraiment pourquoi ils ne te valident pas, parce que tu n’es pas malléable, tu n’entres pas dans ce moule et même tu le fuis.

Comme le rectorat, l’état, considère qu’il doit faire les choses correctement, on te convoque encore pour définir une reconversion. C’est là que tu entres dans une dimension parallèle, un monde qui n’existe nulle part ailleurs. Un immeuble de 6 étages, avec une vingtaine de bureaux par étages, avec deux personnes par bureau qui ne font rien ou qui, en tout cas, tout comme certains détenteurs de l’autorité nationale suprême pendant une catastrophe naturelle, brassent de l’air. Il est là le mammouth, dans ces bureaux, où la seule machine qui semble branchée est la machine à café. Le reste semble être un décor de Cinecitta, une comédie italienne avec toute l’absurdité dont il sont capables. Dans cet univers improbable, le rendez-vous consiste à te proposer de revenir dans le giron des suppléants en oubliant ton ancienneté mais, quand même, revenir, parce qu’il y a les élèves…. Tu ne peux t’empêcher de rire de toutes tes dents, que tu as enfin eu le temps de refaire, et de voir, cette pauvre gratte-papiers chercher désespérément une solution pour toi comme si tu lui avais demandé quelque chose ou comme si tu avais besoin d’elle, et qui te propose: les concours administratifs. La seule issue pour elle, est d’entrer dans le giron des emplois de l’état. Il n’existe rien d’autre si l’on en croit ces gens mais, soudain, un éclair de génie illumine le regard terne et triste de cette pauvre femme, qui se rend bien compte que sa fonction, son travail, son salaire sont totalement inutiles, et qui te pose, enfin, une question personnelle, mais est-elle vraiment personnelle? : « Mais pourquoi n’êtes vous pas validé? ». Cette question, en réalité, tu ne te l’étais jamais réellement posée. Tu avais accepté l’idée que tu n’étais qu’un mauvais enseignant et que tout était logique. Alors, tu ne sais pas quoi répondre et la seule chose qui te vient, c’est de donner le nom de cette première IPR qui avait décidé que, de toute façon, tu ne serais pas prof. Et là, cette secrétaire, dans un bureau perdu, au fond d’un immeuble gris, qui n’a pour seul contact avec le corps enseignant que les personnes qui partent, lève enfin la tête et se décide à te regarder dans les yeux en te disant: « Ah oui, évidemment! ».

A méditer…. Peut être continuerai-je ce récit, peut être pas… parce que, en réalité, désormais, l’EN…

De l’Education Nationale ou de ce qu’il en reste… – acte 1

Il manque des enseignants. Chaque année, x enseignants sont manquants ou ne sont pas remplacés. Triste constat. J’ai été, pendant 8 ans, contractuel dans l’enseignement privé sous contrat. Donc, tout dans la légalité et toussa toussa… Balancé d’un établissement à un autre, la plupart du temps assez maltraité puisque tu récupères tout ce que les collègues (peut-on parler de collègues au final?) ne veulent pas. Les classes surchargées, indisciplinées, avec les horaires les plus ingérables… le vendredi en dernière heure ou le lundi en première et tout cela pour 1300 euros. Tous les ans, tu es convoqué dans les premiers pour corriger le bac et pour surveiller. Et les titulaires trouvent ça normal, à peine montrent ils, parfois, pour certains, une lointaine compassion quand ils apprennent ton salaire alors qu’ils sont déjà parfaitement au courant. Du coup, tu acceptes toutes les heures supplémentaires possibles. Tu fais les BTS alternance, les AP, la cantine, les récrés, les chiottes… tu arrives à peine à 2000 euros en étant, dans l’établissement, du lundi 8 heures au vendredi 17.30. Toutes tes heures sont prises et tu fais 45 heures par semaine dont 40 devant élèves. Et surtout, tu dois te taire.

Parfois, ton établissement se trouve à une heure, ou plus, de chez toi. Donc, tu te lèves à 6 heures et tu rentres chez toi au mieux à 19 heures quand il n’y a pas de conseils de classe ou de réunions préparatoires au carnaval de fin d’année ou autre connerie que toi, évidemment, tu n’as absolument pas le droit de manquer parce que ton absence se remarque, alors que certains titulaires ne savent même pas où se trouve la salle de réunions. Mais toi, c’est toi. Parce que, à aucun moment, il n’est venu à l’idée des ronds de cuir (j’adore faire mon Francis Lalanne, ça envoie du pâté) de rationaliser les postes, de prendre en compte la vie du personnel. L’enseignant n’est qu’un numéro, un pion déplacé au grès de désir qui échappent à la compréhension de tous, alors, quand tu es suppléant et que tu prends les miettes, tu imagines bien que ta vie quotidienne ne ressemble plus à rien.

Tous les élèves t’adorent mais les collègues et la hiérarchie te détestent. Tous les parents veulent impérativement te voir parce qu’ils entendent beaucoup parler de toi et qu’ils te demandent d’être amis sur fb ou même ton numéro de téléphone mais en salle des profs, tu dois faire profil bas parce que tu es atypique. Parce que être apprécié par les élèves et les parents, ça n’est pas normal, ça n’est pas le métier, ça n’est pas juste que les élèves aiment aller en Français! Ils doivent, comme tout élève qui se respecte, détester cette matière, parce que de toute façon, ils sont nuls et ils le resteront. Toi, tu n’es pas ça. Tu n’es pas prof, tu exerces la fonction de prof.

Et, comme si tout cela ne suffisait pas, tu enseignes une discipline critiquée en permanence. Les élèves ne savent pas lire, l’orthographe n’existe plus, ils n’ont aucune culture. Evidemment, tout cela, c’est notre faute et même puisque tu es là, c’est ta faute. La remise en cause éducative ne se fait que sur les enseignants car c’est aux enseignants d’éduquer les enfants maintenant. C’est en tout cas ce qui semble poindre dans un comportement général extrêmement malsain. Et, pour 1300 euros, désolé, mais moi, je n’élève personne et surtout moi je ne m’élève pas, je m’effondre. Alors, ce métier, que certains décrivent comme le plus beau du monde, devient, grâce à des politiques successives, uniquement un métier. Et pour ce salaire là, avec ce traitement là, il ne faut pas, en plus, attendre des miracles des enseignants.

Aujourd’hui, on exige, des profs, de construire la future élite intellectuelle en étant sous payés et totalement dénigrés. Je vous laisse réfléchir. En BTS, j’avais devant moi, des apprenants qui gagnaient mieux leur vie que moi.

En gros, et même en maigre, l’éducation nationale te considère comme un rien lorsqu’il s’agit du traitement et de la rémunération mais, par contre,  elle te fait bien comprendre que tu es essentiel, surtout lorsqu’il s’agit de corriger les examens car les contractuels, remplaçants, suppléants, vacataires ne sont pas compétents pour être titularisés, mais ils sont aptes à donner le bac ou pas aux élèves. Plutôt le donner, aujourd’hui, exclusivement, d’ailleurs.

En outre, dorénavant, avec cette fameuse bienveillance, l’enseignant devient de plus en plus, un surveillant auquel les parents sont bien contents de confier leurs progénitures.

Beaucoup d’enseignants aujourd’hui, et plusieurs par établissements, sont des précaires de l’en, chargés d’emmener les élèves au bac et, parfois, plus encore, alors qu’ils sont sous payés et maltraités humainement. Il est facile dès lors, pour la majorité des citoyens de critiquer les profs et, en plus, c’est de bon ton, ça fait bien, tu es drôle! Un peu comme les blagues macho de l’oncle alcoolisé dans les repas familiaux du dimanche midi, il y a 20 ans. La petite vanne sur les vacances ou sur le boulot cool… mais, la plupart des profs ne relève même plus ce genre de propos comme je ne relève même plus les allusions racistes sur mon nom. Les enseignants ont pris l’habitude de cela. Ils ont même pris l’habitude d’accepter des conditions lamentables de travail. Parce que l’humain s’habitue à tout et qu’à force d’accepter, il en vient même à accepter.

Un enseignant dans le secondaire aujourd’hui (et je parle du secondaire parce que je n’ai jamais enseigné dans le primaire) c’est une personne qui a 30 ados devant lui, avec 30 problématiques personnelles, 30 niveaux (même s’il ne faut pas parler de niveau) différents devant soi, 30 motivations différentes allant de l’absence totale au respect d’écoute de base, et 30 qui doivent avoir la mention la plus haute au bac parce que le bac….

Alors, tout cela, ce n’est que le quotidien d’un suppléant quand tout va bien. Quand tu es une grande gueule, quand, dans la vie, tu as fait autre chose que l’école, et que tu es jugé par des personnes pour lesquelles tu n’as aucun respect et que tu n’estimes pas légitimes, tout devient encore plus compliqué. Voilà, votre serviteur ne respectait pas les personnes désignées pour le juger comme il n’avait pas l’intention non plus de prêter allégeance à des collègues exécrables et acariâtres et donc, ça, ça se paie.

J’ai eu droit aux pétitions signées des élèves et des parents, pour que je reste, avec envoi au rectorat. J’ai eu, évidemment, le cercle des poètes disparus. Evidemment. Et je ne cherche pas ici à montrer que j’étais un bon prof. Aucun intérêt. Et même, j’étais plutôt un mauvais prof puisque je trouvais les programmes assez minables, du coup, forcément, il n’y avait pas d’entrain de ma part, à étudier certaines choses. J’ai, il faut le dire, des goûts arrêtés sur énormément de choses et, en particulier, en littérature. Ainsi, certaines œuvres que d’aucun considérerait comme des classiques et comme des incontournables, sont, pour moi, des pensums à éviter à tout prix, mais brisons-là, ce n’est pas le sujet, ni le propos du jour.

J’étais un mauvais prof parce que je ne voulais pas que ma hiérarchie m’apprécie parce que je préférais plutôt que mes élèves et leurs parents me trouvent efficace, intéressant, juste et compétent. Et puis, il arrive un jour où cette fameuse direction te dit que tu dois passer le concours, parce que ce n’est pas normal qu’un enseignant comme toi n’ai pas le concours, trop cultivé, trop impliqué, trop pertinent même si clairement hors cadre. Alors, tu passes le concours, et puis ta culture suffit pour obtenir ce concours. Oui, je n’ai absolument rien fait pour avoir ce concours en interne, un vague dossier de quelques pages rédigé en 3 jours d’une traite. Oui, je sais c’est injuste, mais c’est ainsi. Sans doute n’étais je pas suffisamment motivé pour donner davantage.

Toutefois, tu es admissible et tu te retrouves dans une ville, loin de chez toi, pendant 2 jours et tu prépares un oral. Mais, comme c’est moi et que je ne suis pas intéressé par cet aspect des choses, tu ne prépares pas le bon oral et tu ne comprends même pas ce qu’il t’arrive à cet oral et, au final, tu décroches un 10 tout pourri mais tu as ton concours. Tu te dis que ça y est, tu es prof! et pourtant, c’est là, à cet instant là, au moment où tu reçois ce papier qui te dit que tu es prof, que tu as le capes, c’est là que commence l’enfer. C’est là, qu’être atypique, dans une académie contrôlée et fagocitée par une IPR (inspecteur principal régionale) qui n’a pas géré une classe depuis depuis 1974, et qui a, pour passion perverse, la destruction massive d’enseignants, (toute l’académie le sait, tout le monde laisse faire), se paie, se voit, se ressent, se vit. Alors forcément, quand toi, comme d’habitude, tu ne joues pas ce jeu du léchage de bottes massivement pratiqué par la majorité de tes « collègues » , tu sais que c’est mort et là, toussa toussa pour ça…

à suivre…

De l’art d’être raccord avec le monde

Hier, c’était le 11 septembre avec tout ce que cela veut dire… Aujourd’hui, un grand nombre de français étaient dans la rue pour signifier que la politique économique prévue par le gouvernement n’était pas celles que certains souhaitaient. (Vous remarquerez que je reste volontairement neutre…). Et ce soir, je me sens écossais et même supporter du Celtic Glasgow donc je suis en deuil… Aujourd’hui, je suis en deuil doublement et en gréve… donc…

Démocratie 2.0 (point 7 ce pouvoir permet de bénéficier de toutes les forces de l’état et tous les points suivants pokémon compris…) sûrement en 2 parties.

Une fois élu, une fois THE ONE, l’homme Protée a un ensemble de pouvoir qui dépasse le possible humain, on se retrouve confronté à un problème de surpuissance. Une sorte de superman plongé dans la Kryptonite.  Le vrai problème, c’est le contrôle absolu et intégral de nos destinées, (je parle comme un bouquin, j’adore), ce contrôle est défini par plusieurs pouvoirs détenus par le Big Boss (législatif, exécutif, militaire etc etc…) mais le pouvoir suprême, qui permet l’accès aux pouvoirs subalternes et, évidemment, j’en parlerais, c’est le pouvoir sur la création de la monnaie. Il s’agit d’un pouvoir qui appartient étrangement aux banques privées. Et, déjà là, les plus réfléchis parmi vous comprennent qu’il y a un gros souci. La banque centrale européenne n’est contrôlée par personne, si ce n’est par elle même, et donc, elle construit la monnaie au gré de ses envies et a, pour mission, d’interdire aux peuples de s’autogérer. Oufff… je suis épuisé là…. D’un autre côté, quand je vois la gestion de certains, ça se comprend. Pour les puissants, il est nécessaire d’être adoubé par les banques centrales. De toute façon, ils n’ont pas trop le choix. Donc, le vrai pouvoir se construit là… On est d’accord que je pose les choses de manière succincte et que chaque point sera développé au travers des textes à venir selon l’humeur, un jour, mais l’actualité et moi tout court, m’obligent à laisser des choses en jachère et peut être à y revenir plus tard, ou pas.

Les puissants sont dépendants d’institutions supérieures. Voilà. Alors maintenant, ce pseudo représentant, adoubé par une autorité plus haute, possède l’intégralité des pouvoirs et on l’a vu récemment. Le pouvoir législatif ,dans un premier temps, est totalement sous contrôle d’un parti qui, lui même, est, totalement, au service d’une personne érigée au rang de maître suprême, d’une secte supérieure, qui elle même, dépend de ceux qui contrôlent la création de la monnaie…. C’est clair?  Système pyramidale qui, en plus, permet de faire croire à une dilution des pouvoirs puisque personne ne sait réellement qui est le chef de qui. Puisque le parti est dirigé par une force, il suit les énergies de cette force. Ce parti, par le truchement des élections, obtient l’intégralité des pouvoirs relatifs au législatif et ainsi, les lois sont celles qui naissent dans la tête d’une personne qui les met en avant et qui sont relayées par le parti c’est à dire par toutes les personnes élues par nous appartenant à ce parti. Nous construisons avec une ferveur bien marquée notre propre prison. J’ai juste l’impression d’asséner des vérités que tout le monde connait depuis longtemps.

Bien, on peut commencer, le parti met en place des guignols (et je ne vois pas bien quel autre nom je pourrais utiliser en restant poli de la bouche comme j’aime à le dire) qui vont voter des lois dictées par un homme et un seul. On arrive ainsi à des lois iniques ou qui vont, clairement, à l’encontre du bien des fainéants cyniques, si tant est qu’elles soient à l’avantage du sommet pyramidal. Forcément il faut bien que quelqu’un profite de tout ça. Soyons clairs et efficaces. Aux dernières nouvelles, une campagne présidentielle coûtait plusieurs dizaines de millions et ça, ça ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval. Il faut les trouver. Et pour les trouver, il faut des compromis et beaucoup. Les lois ainsi promulguées par cet homme (ça peut être une femme mais le cas ne s’est pas encore produit au sommet de l’état et, ça aussi, malgré tout, ça pose question, quelque part, sur le fonctionnement de notre société) sont forcément, évidemment et naturellement à l’avantage des mécènes. Le contraire serait, de toute façon, incompréhensible. Alors, dès les premières lois, il est aisé de définir ceux qui ont financé le vainqueur puisque, en réalité, ce sont eux qui rédigent les lois votées par un cortège de guignols, tous contents de mépriser les névrosés extrêmes que nous sommes.

J’ouvre la parenthèse pour signaler que Jupiter considère que, tous ceux qui ne partagent pas sa vision du monde, sont, ce que vous savez et que, ce matin, un bonhomme nommé Benjamin-Blaise Griveaux, qui serait secrétaire d’état à l’économie, (juste lol) et, accessoirement, auteur de:  Salauds de pauvres !: Pour en finir avec le choix français de la pauvreté considère que tous les corniauds qui demain, iront battre le pavé pour défendre des convictions, sont des névrosés. Je me fous de savoir si on est d’accord avec les manifestants et même, si on les soutient, mais le droit de grève et de manifester est constitutionnel! Tant qu’il n’y a pas de dégâts, les manifestants sont respectables. Ils ne sont déjà pas écoutés, alors si en plus, ils n’ont même plus le droit de manifester, il va leur rester quoi?

A force de mépriser les petits, les convaincus, les souffrants, les démunis ou les croyants, il ne faut pas être surpris de se sentir en danger politiquement.

Ce clown, inconnu pour la plupart d’entre nous, est le missionnaire (et ce n’est pas une position du Kamasutra en l’occurrence) de Jupiter (en gros Hermès, le messager, quoi, comme la marque de luxe, tiens, tiens, tiens…) pour la future privatisation de la sécurité sociale. Je l’ai déjà dit ou plutôt écrit, mais je ne peux m’empêcher de le redire, Macron a prévu de baisser, et même, à terme, de supprimer, les cotisations sociales afin de redistribuer du pouvoir d’achat. Des gens ont cru ça et ont voté pour ça. Respect. Donc, pour récupérer au maximum 50 euros sur les fiches de paie en net, les gens sont prêts à prendre des assurances privées à 200 euros. Et on doit dire bravo. Tout ça, c’est le machin BB (Benjamin Blaise) qui doit le mettre en place, et il se permet, à la radio du service public, le matin, de dire, sereinement, que les manifestants sont des névrosés. Il ne me vient à l’esprit qu’une réflexion ou pensée concernant cet individu et elle s’apparente à ce que l’on peut entendre dans les stades de foot lorsque le gardien de but de l’équipe visiteuse s’apprête péniblement à dégager du pied le ballon.

Bizarrement, ce mec n’a jamais parlé de faire sauter le verrou de Bercy, alors que c’est lui, et Judas Le Maire, qui a ce pouvoir, et eux seuls. BB et Judas, lorsque vous déciderez de faire des choses pour les français (je nomme français ceux qui résident légalement en France, je me fous pour l’instant des couleurs, des origines, des religions, des passions et du soutien à un club de foot) alors, vous aurez le droit de vaguement chambrer le peuple mais en étant gentils et mignons.

Le pouvoir législatif appartient à une minorité qui n’a pour unique visée que son bonheur personnel et c’est humain. On le voit encore aujourd’hui avec Saint Martin. L’armée est contrôlée par sa hiérarchie et elle ne peut rien faire sans ordres. Lorsque le pouvoir politique atteint son principe de Peter, ça nous donne des Collomb (colon? Colomb? même son nom est une arnaque… mais j’ai dit: pas les noms et pas les mères… désolé… euh… maire de Lyon, j’ai oublié son prénom à ce spectre) et Macron pendant qu’Irma et José s’envoient en l’air sur Saint Martin avec 35000 français en dessous et alors que les deux tourtereaux avaient envoyé les faire part une semaine à l’avance. Tout le monde le savait mais personne n’était allé acheter les préservatifs. Cela valait bien la peine de nous coller 11 vaccins obligatoires.

Première loi magique, privatisation des profits, mutualisation des pertes pour les banques. Ta banque est en difficulté, elle a le droit de vider ton compte. Elle fait des bénéfices, bah… elle fait des bénéfices et c’est bien… Normal, elles financent la campagne du vainqueur. Autre mécène, les laboratoires pharmaceutiques et donc, 11 vaccins qui deviennent obligatoires et forcément rentables puisque c’est nous qui allons payer. Derniers mécènes officiels, vous l’avez compris, les mutuelles et les assurances. Du coup, on va privatiser la sécurité sociale. Chacun reçoit son petit billet de récompense pour services rendus. Certains le voient, d’autres non, certains s’en inquiètent, d’autres laissent faire. On oublie la cocotte sur le feu, à un moment, il y aura un problème et ça peut aller très loin. A méditer.

Démocratie 2.0 (Point 6: Le vainqueur peut appliquer les principes et les lois qu’il veut)

Tous les points traités précédemment seraient éventuellement supportables si les conséquences n’étaient pas si graves. Puisque celui qui l’emporte est celui qui récolte le plus de petits papiers et que cette victoire ne peut jamais être remise en cause, par quelques biais, que ce soit (j’écarte volontairement tout ce qui est pénal quand même, faut pas déconner!), l’élu devient l’Élu. THE one! Le Jean Mouloud du quartier, le boss du posse, le King de la vallée! Et, comme toutes personnes détentrices d’un tel pouvoir, l’élu en use et en abuse.

Chacun leur tour, les tenants de ce pouvoir ont imposé au peuple, c’est à dire à la masse négligeable et silencieuse, des lois et des règles sans tenir compte de l’opinion générale, de l’efficacité de ses mesures, ni même de l’adhésion à ces mesures.

Je vais rester sur des exemples actuels afin que chacun comprenne, effectivement, la teneur de mon propos. Et je ne le fais pas de manière partisane contrairement à ce que l’on pourrait penser, je suis même prêt à réitérer l’opération avec les prédécesseurs de Jupiter (main sur le cœur…). Je place, en pièce jointe, quand j’y penserai, le programme de notre Néo (Matrix) à nous qu’on a, (main sur le cœur), ainsi que les commentaires et le travail que j’ai effectué sur le dit programme, pendant l’entre deux tours.

https://drive.google.com/file/d/0B_30Nqq6soQ8cWt5bWQ1VnpJeDg/view

Bon… ok… y a 27 pages de travail, mais, si jamais ça intéresse quelqu’un de voir ce que prévoyait notre dieu latin à nous qu’on a (main sur le cœur), et ce que j’en pensais déjà, à l’époque, et en quoi cela constituait des erreurs de gestion fondamentales, aussi bien au niveau économique que social, l’étude sera à disposition.

Nous avons, plus ou moins, encore, les promesses de Dieu (main sur le cœur) en tête. Nous devions sortir enrichis de son mandat et, sur ce point, l’ironie m’oblige à dire que c’est vrai. Je m’explique. Les coupes sombres dans nos budgets vont être tellement significatives que lorsque, en fin de mandat, il octroiera généreusement un coup de pouce aux petites retraites et au smic, tout le monde trouvera ça fabuleux et oubliera les 4 ans de pénitence et votera à nouveau pour lui, comme un seul homme.

Toutefois, il semble que les dérapages incontrôlés de notre éminence pas trop grise (toujours la main sur le cœur hein! parce que sinon on prend trop de risques aujourd’hui…) dépassent désormais, ce que le peuple est apte à supporter et ce que, le minimum de respect de l’humain exige de l’autre. Tour à tour, nous avons été des illettrés parce que nous travaillions dans la société Gad et que nous n’étions pas des self made men bâtissant des start up et s’appuyant à outrance sur l’évasion fiscale pour enrichir des porte feuilles d’actionnaires devenus rentiers et ne connaissant même pas la définition du mot travail. – Définition d’ailleurs, particulièrement intéressante, et qui me permet d’introduire (on ne s’emballe pas là!) une réflexion qui sera très largement développée plus tard et concernant les travaux de Bernard Friot. Le travail vient de tripalium selon la définition communément admise. Tripalium qui est un instrument de torture. Le travail vient donc d’une torture (hum hum…). Forcément, lorsque l’on est torturé, la première priorité n’est pas la lecture cqfd. A l’époque, il n’était que ministre de l’économie et donc, forcément, les paroles n’avaient eu qu’un écho national et limité.

Puis, il y eut la campagne, où là, nous n’avions pas bien compris que la possibilité offerte à chacun d’entre nous d’être esclave allait nous permettre de nous payer un costard et ainsi, de pouvoir enfin faire peur! Parce que, quand on veut faire peur, on a un costard et pour avoir un costard, il faut travailler… cqfd et comme le travail, c’est être torturé, la seule issue pour devenir quelqu’un, selon lui, est d’être torturé, mais, de toute façon, pour travailler ou être torturé selon l’endroit où l’on se place, il faut prendre le train.

Et là, Jupiter (main sur le cœur toussa toussa…) est dieu! Et donc, il nous représente à travers l’univers. Je dis l’univers parce que, quand on est dieu, on ne s’arrête pas simplement à la terre… ste plait!… Quand tu représentes un peuple, un pays, une nation- et on discutera de ces notions- mais en tout cas, pour l’instant, l’élève de sa femme (main sur le cœur toussa toussa…) représente le peuple français, on se doit de lui montrer, il me semble, un minimum de respect, parfois même de l’amour… Peut être me trompe-je mais, c’est ainsi que je le vis… Certes, aimer, ce n’est pas accepter tout et n’importe quoi, mais on peut, quand même, montrer le minimum. Et là, je vois un vrai problème entre ce qui est exprimé, ce qui est reçu et ce que l’on envoie.

Pour prendre le train, on va dans les gares et dans les gares, c’est ça qui est bien, on croise plein de gens et, entre autre, ceux qui ne sont rien. On croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien. Rien… Puisqu’il n’y a eu qu’une légère levée de boucliers menée par des personnes qui, de toute façon, ne sont pas recommandables, alors nous pouvons laisser notre haute dignité (mslc… toussa toussa..) nous mépriser sur notre sol. Néanmoins, cette fois, nous avons encore franchi une étape dans le mépris affiché. Déjà, nous ne sommes plus sur le territoire national. Dans le berceau même de la démocratie, le despote se permet de nous rabaisser. S’il est ce qu’il prétend être, c’est à dire un démocrate éclairé, il a conscience que c’est le peuple qui fait de lui ce qu’il croit être. Et le peuple est multiple, divers, épars et il est également constitué de gens qui ne sont pas d’accord, qui sont en opposition. En démocratie, considérer que les personnes qui ne sont pas en accord avec sa propre ligne de pensée, en prétendant exercer les plus hautes fonctions de l’état, s’apparente à un déni ou au moins à une incompréhension de ce qu’implique ce système politique.

Maintenant, au niveau du déni de démocratie, les prédécesseurs de Manu (il n’y a plus de main sur le cœur dès lors, que je ne suis pas respecté… ) avaient déjà tapé très fort avec la négation complète de résultats d’élection. Un référendum, en France, tous les 20 ans, au mieux, et le résultat ne compte pas et ça passe crème… le petit Manu n’a aucune raison de s’interdire quoique ce soit, pour lui, nous sommes des fainéants, des cyniques et/ou (ce point n’est pas forcément très clair dans sa déclaration) des extrêmes.

Il ne s’agit ici, que du comportement, du visage que montre notre président. Les actes sont plus violents et plus durs. Je passe sur les ordonnances parce que cela était dans son programme. Je passe sur la destruction massive des acquis sociaux parce que cela était dans son programme. (A partir du moment où on vous dit que votre salaire net va augmenter parce que les cotisations patronales vont baisser, à quels moments vous vous dites:  » hum ça sent mauvais cette magouille? » Jamais? … alors pour résumer, les entreprises vont verser moins de subsides au chômage, à la retraite, à la santé… Obligation pour chacun d’entre nous, de prendre des assurances privées… voilà, voilà, voilà… faut développer? système US… Nous récupérerons environ, selon Manu 1er, 140 euros… Une assurance pour nous protéger des coups durs de la vie, maladie ou chômage et pour subvenir à nos besoins quand nous serons trop vieux pour être torturé, combien croyez vous que cette entreprise privée nous prendra pour de tels services? Je ne suis vraiment pas sûr que le calcul se fasse en notre faveur… je peux me tromper mais…

Juste afin d’illustrer l’idée que, une fois élu, le Big Boss of the savane peut faire ce qu’il veut, quand il veut, comme il veut, et dans un mépris total de la parole donnée ou du programme qu’il a présenté: les 5 euros. Ai-je besoin d’aller plus loin? Niveau foutage de gueule, je pense qu’on tape là niveau boloss +12. Un peu comme un joueur de FIFA 2018 qui aurait 118 en foutage de gueule! (pour ceux qui ne savent pas; toutes les qualités des joueurs sont quantifiées et notées sur 100, en fait je crois parce que je n’y connais rien lol).  Je supprime 5 euros aux personnes qui sont déjà en difficulté, puisque bénéficiaires de l’APL, donc locataires, donc n’ayant pas encore accédé à la propriété, donc dépendants du bon vouloir de propriétaires privés ou publics, mais de toute façon, tu n’es jamais véritablement chez toi.

Là, quand même, il a touché au porte monnaie, alors, les gens se sont dit: « Euh… ouais, non, quand même, c’est pas bien, là… » Et là, super Mario a décidé d’aller encore plus loin, encore plus fort et a inventé: le système du: C’est le proprio qui régale! Autant, on peut l’envisager pour le parc locatif public (auquel cas, c’est quand même nous qui payons, je le rappelle) autant, demander aux propriétaires privés de baisser les loyers de 5 euros, c’est au delà même des mots ou de la magie. C’est sublime! Politiquement, c’est merveilleux! Il sait déjà que cela ne fonctionnera pas mais ce ne sera pas de sa faute, ce sont les propriétaires qui n’ont pas joué le jeu. Donc, c’est pas sa faute! Mais là où ça va être encore plus pervers, c’est que le propriétaire dira:

  • « Mais si j’ai baissé!
  • Mais non!
  • ah bah si!
  • Bah non!
  • Bah avec le coup de la vie, des charges, de l’entretien, des taxes, j’aurais dû augmenter le loyer de 20 euros… je ne l’ai augmenté que de 15!!! donc, j’ai bien fait le geste que Monsieur le Président (eux, ils mettent encore la main sur le cœur) a exigé de nous! »

C’est beau comme du Johnny sous la pluie, en Bretagne, un soir d’hiver. Y a une notion de solitude intérieure quand tu as compris ça. Alors certains, dont moi, adorent la solitude, mais là, elle pèse lourd, elle coûte cher.

De l’art de piquer profond sans que personne ne sache jamais que c’est toi qui piques et ne te remettes à ta place.

Démocratie 2.0 Point 5: (une fois élu, le vainqueur ne rend aucun compte à ceux qui l’ont élu…)

Il y a un élément qui est essentiel et qui résume intégralement le fond de la problématique élective et représentative. Dès lors qu’une personne est élue, elle obtient un pouvoir (on peut toujours discuter de cette notion de pouvoir) qui ne peut, en aucun cas, lui être contesté. C’est absolument hallucinant, effarant, stupéfiant et tous les -ant que l’on voudra du moment qu’ils soulignent la stupeur qui m’étreint. Je rappelle pour commencer ce que j’ai dit précédemment et que vous connaissiez déjà tous: le vainqueur d’une élection est celui qui reçoit le plus de petits papiers et cela sans questionnement sur l’adhésion véritable ou supposée de l’électeur lambda que nous sommes. Nous avons, contre mauvaise fortune bon cœur, choisi un représentant et seulement un représentant, c’est à dire une personne qui doit nous obéir, avec lequel nous pouvons discuter éventuellement, mais qui doit donner à l’extérieur (et quelque soit le type d’élection ou de mandat) la représentation de la majorité du peuple qu’il représente.

L’élu est, dans cette démocratie participative, le représentant et l’image du peuple qu’il représente. Et, je ne peux m’empêcher, dès lors, de rappeler certains événements qui donnent, de nous tous, à travers le monde, l’image que nous avons. Cette image est, dans un premier temps, véhiculée par ce que nous acceptons dans nos communes ou circonscriptions. La nouvelle majorité a promu de nouvelles têtes (et, en cela, on ne peut que lui en être reconnaissant) mais, avec un mode de sélection et de désignation tout de même assez aléatoire. On constate que la représentation nationale est particulièrement indigne, frauduleuse, menteuse, corrompue.

Des députés qui se permettent d’être en garde à vue pour coups et blessures,    (https://www.marianne.net/politique/exclusif-un-depute-lrem-frappe-un-responsable-ps-coups-de-casque-en-plein-paris), mais qui restent en poste et refuse de démissionner      (https://www.marianne.net/politique/le-depute-m-jid-el-guerrab-decide-de-ne-pas-demissionner-de-son-mandat),     et même, se voit obtenir une promotion ou au moins une reconnaissance, (http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/09/08/bien-que-mis-en-examen-le-depute-el-guerrab-devient-membre-de-la-commission-de-la-defense-de-l-assemblee_5182701_). Et cela ne semble déranger personne.

Qui se permettent de tenir des propos punis par la loi mais sans aucune plainte puisque, protégés par le très haut:    http://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/olivier-serva-tourmente-propos-qualifiant-homosexualite-abomination-479403.html.   Et cela ne semble déranger personne.

Une autre qui se permet d’organiser des tours operators à l’assemblée (http://www.lci.fr/politique/une-deputee-lrem-pascale-fontenel-personne-epinglee-pour-avoir-facture-119-euros-des-visites-de-l-assemblee-nationale-via-sa-societe-2063805.html) oubliant simplement le fait que l’assemblée est la maison du peuple et de la représentation nationale et que, de fait, la visite de ce lieu est gratuite et libre. Et cela ne semble déranger personne.

D’aucun suspecté d’avoir utilisé leur indemnité parlementaire à des fins personnelles (http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/mediapart-depute-alain-tourret-aurait-abuse-son-indemnite-parlementaire-1259807.html) et qui s’insurge sur le fait que le peuple puisse contrôler ou même constater l’utilisation de cette indemnité http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/07/19/25001-20170719ARTFIG00129-alain-tourret-le-depute-en-marche-qui-redoute-de-devoir-aller-au-mcdo.php .  Et cela ne semble déranger personne.

Un autre, inquiété par une affaire de faux témoignages, rien que ça, et qui nous demande de lui faire confiance. (https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/dijon-un-candidat-en-marche-convoque-par-la-police-1496682697 ). Et cela ne semble déranger personne.

Et celui-ci, suspecté encore de prendre des libertés avec le fisc (http://www.liberation.fr/france/2017/06/07/bruno-bonnell-candidat-d-en-marche-rattrape-par-son-flou-fiscal_1575203 ) tout en réclamant des efforts aux con… citoyens. . Et cela ne semble déranger personne.

Cette autre, inquiétée pour du travail dissimulé (du travail au black quoi, vous savez le truc totalement interdit pour nous autres, tellement interdit que c’est pour cela que l’argent liquide va bientôt être supprimé) http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/38446-legislatives2017-justice-vignon-corinne-vignon-parquet.html même si la vérité nous oblige à dire aussi que cette affaire est classée sans suite http://www.europe1.fr/politique/lenquete-pour-travail-dissimule-sur-la-deputee-lrem-corinne-vignon-classee-sans-suite-3431288 , trois mois après son début (hummm… mais ok ok admettons…) . Et cela ne semble déranger personne.

Mais aussi celui-là, encore, visé pour des détournements de fonds http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-un-candidat-en-marche-vise-par-une-plainte-pour-detournements-de-fonds-08-06-2017-7028838.php . Et cela ne semble déranger personne.

Ou encore celui-ci, visé pour des faits de harcèlement moral https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/exclu-le-candidat-romain-grau-vise-par-une-enquete-pour-harcelement-moral-1496418068 . Et cela ne semble déranger personne.

Et là, pour escroquerie à l’assurance maladie, http://www.20minutes.fr/marseille/2078235-20170531-legislatives-candidate-lrem-visee-plainte-adversaire-escroquerie-assurance-maladie-var d’un autre côté cela n’est pas grave puisqu’ils ont décidé de la supprimer bientôt. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/12/08/20002-20161208ARTFIG00091-macron-veut-supprimer-les-cotisations-maladie-et-chomage-que-paie-le-salarie.php . Et cela ne semble déranger personne.

Mais encore, cette dame, carrément condamnée, en première instance et qui fait appel http://www.lesinrocks.com/2017/07/27/actualite/politique/le-cv-tres-charge-de-claire-opetit-la-deputee-qui-demande-aux-jeunes-darreter-de-pleurer-11969855/  . Et cela ne semble déranger personne.

Ces députés, qui devraient nous représenter, ont, donc, des démêlés avec la justice et, pour eux, il est évident que le sort devrait déjà en être jeté. Toutefois, ceux qui n’ont rien à se reprocher, pour l’instant, au niveau pénal, poussent le vice à considérer leur mission parlementaire comme une simple rente qui ne réclame aucune contre partie. Ils peuvent venir assister aux divers débats quand ça les chante et même parfois jamais: (http://www.lexpress.fr/actualite/politique/assemblees/ces-deputes-qui-boudent-deja-les-bancs-de-l-assemblee-nationale_1928503.html) . Et cela ne semble déranger personne.

On le voit, nos élus bénéficient d’une impunité assez incroyable mais, puisque nous leur avons accordé ce pouvoir, nous ne sommes pas en mesure de leur contester. Quelques soient les actions, les méfaits ou autres, ils peuvent rester en place et rédiger les lois qui vont régir nos vies et qui vont nous envoyer, nous, le cas échéant, en prison. Il est quand même paradoxal de constater que certains cherchent par tous les moyens à contourner les lois qu’ils ont eux mêmes votées et même parfois eux mêmes rédigées.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/12/08/fraude-fiscale-jerome-cahuzac-condamne-a-trois-ans-de-prison-ferme_5045553_3224.html

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/05/29/l-ephemere-secretaire-d-etat-thomas-thevenoud-attend-son-jugement_5135269_1653578.html

La seule solution qui semble réellement viable et valable, est que le citoyen conserve un contrôle sur son représentant et ce, quelque soit son rang. Le maire, le député, le président doivent pouvoir tous être remis en cause si les faits avérés vont à l’encontre de la déontologie et de la loi. Un élu avec un casier judiciaire, cela ne peut exister et même si ce n’est pas le volet 2 uniquement qui est incriminé. Un élu fait du tort à l’image des français et de la France, il doit pouvoir également être remis en cause. Toutefois, malheureusement, le pouvoir s’évertue à nous empêcher de faire valoir ce droit humain essentiel à la contestation https://www.senat.fr/rap/l06-194/l06-1943.html et, dès lors, il ne reste que peu de prérogatives au peuple pour faire valoir ses droits élémentaires. La contestation citoyenne n’existe pas, si ce n’est une fois tous les 5 ans, pour choisir un non choix parce que le peuple est dépossédé, en réalité, de toute possibilité de contrôle et que, ce qui dans la vraie vie vaudrait à chacun de nous les ennuis les plus contraignants, n’apparaît, pour les puissants, que peccadilles et broutilles.

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n’en voyait point d’occupés
A chercher le soutien d’une mourante vie ;
Nul mets n’excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n’épiaient
La douce et l’innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d’amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L’état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J’ai dévoré force moutons.
Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m’est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice

Que le plus coupable périsse.
– Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d’honneur.
Et quant au Berger l’on peut dire
Qu’il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir.
On n’osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l’Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L’Ane vint à son tour et dit : J’ai souvenance
Qu’en un pré de Moines passant,
La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Les animaux malades de la peste, Jean de La Fontaine

Sources: Marianne, Le Figaro, L’Express, France 3, LCI, Le Monde, Libération, France bleu, Europe 1, Nouvel Obs, Les Inrock, Le Parisien, France Info… J’ai volontairement choisi des médias mainstream afin que l’on ne m’accuse pas d’aller choisir des sources complotistes ou je ne sais quoi. Il s’agit de la presse nationale, contrôlée, financée, subventionnée et dirigée par l’état.

Promis, dès que les choses seront bien au clair sur ces histoires de méfaits politiques, et on avance, je retrouverai un ton plus léger, peut être même badin.

Démocratie 2.0: Point 3: (Celui qui gagne….)… Point 4: (Quelque soit le nombre de votants, celui qui a le plus a gagné…)

L’imperfection de notre système politique, ( j’ai du mal à le nommer démocratie et, je suis en train d’expliquer les raisons du pourquoi et comment, selon moi, il faudrait peut être commencer à voir à m’écouter maintenant… ) s’applique à travers la négation. Tout s’établit selon le principe particulièrement discutable de la majorité. Ainsi, puisque l’élu est majoritaire au nombre de papiers introduits dans l’urne, il estime que son programme, quand il en a un, est plébiscité. Et si, pour une raison x ou y, il est dans l’incapacité de mener à bien ses promesses (je suis désolé mais je suis en fait dans un rire avancé, j’essaie de faire du politiquement correct mais en fait, je n’y parviens pas…).

Pouf pouf (hommage) , on reprend. pour se faire élire, il faut une voix de plus que l’adversaire. Pour avoir cette voix, tout est bon, tout est possible. On passe le plus souvent par des promesses. Alors, bien sûr, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent bla bla bla…. et évidemment, nous n’avons aucune raison de croire un politique et d’ailleurs, on ne les croit pas, mais on fait comment? Si on ne vote pas, on n’est pas un bon citoyen bla bla bla… donc forcément, on se force à aller voter. Le vote blanc n’existe pas. Pour être plus raccord avec le monde du politiquement correct et du mainstream, le vote blanc n’est pas pris en compte. Désolé, mais moi, un truc qui ne compte pas, je ne vois pas pourquoi je le ferais. Mais bon, je suis un cas un peu extrême et un peu concon. Donc, conclusion correcte: il faut voter, sinon tu n’es pas quelqu’un de bien. Mais tu n’as pas le droit de voter blanc parce que ça ne sert à rien.

Autant, on peut éventuellement admettre, et cela reste encore à prouver, que le premier tour d’une élection de la démocratie représentative offre un choix. Autant, le second tour est, quand même, l’extrême de la négation de la pluralité. Au second tour, le choix possible ne pouvait se faire que sur des candidats n’ayant rassemblé que 40% des scrutins exprimés, 45% disons… Déjà, 50% d’abstention, puis on conserve 2 candidats qui représentent 40% de 50%, ( pffff trop de maths pfff), puis le vainqueur qui représente 65% de 50% d’exprimés bla bla bla… donc, en gros, le vainqueur représente 20% des inscrits.

Mais, à chaque fois, il est celui qui a eu le plus de petits papiers portant son nom. Et, celui qui a le plus est donc celui qui a les meilleures idées et, à la limite, même, les seules. J’ai déjà évoqué cette idée totalement absurde qui consiste à considérer que, comme un candidat n’est pas vainqueur, il n’a que des idées de merde, or, c’est négliger la réflexion et les heures de travail menées par une personne et même par toute une équipe afin de dégager un consensus d’idées qui fait programme. Il est vrai qu’on s’aperçoit que le programme, en fait, on s’en fout.

Voilà, le vainqueur est celui qui obtient le plus de petits papiers au moment choisi. Cela donne un pouvoir monolithique, représenté par une personne, à qui l’on octroie des pouvoirs énormes, sans aucun contre pouvoir, pendant des années, et tout cela en représentant 20% des inscrits. Très bien… et cela convient à tout le monde… parfait…

Au rayon des nouvelles du jour, le gars qui représente 20% des inscrits, considère que toutes les personnes qui ne sont pas d’accord avec son programme (oups pardon…) avec son action, à la tête de l’état, sont des fainéants au mieux, des cyniques ou des extrêmes au pire… Voilà… donc le représentant de la nation (main sur le cœur… je n’ai même plus le cœur justement d’en rire) se permet de dénigrer les gens qu’il représente et que risque t’il pour ça? que dalle…

Vous comprenez donc que la démocratie représentative me pose véritablement et définitivement des problèmes et j’ai du mal à imaginer que je sois le seul dans ce cas. Il représente 20%, on vient de le voir, et c’est open bar à tous les étages et nous ne pouvons rien faire. Le mandat révocatoire apparaît totalement indispensable . Si un élu ne fait pas l’affaire, le peuple ne peut rien y changer alors que le peuple est, de par la constitution, le véritable maître puisque souverain.

Objectivement, c’est incroyable. On vote pour quelqu’un et on le fait clairement par défaut, on l’a vu précédemment, et si cette personne ne donne pas satisfaction et bien, nous ne pouvons rien faire. Il est évident que le peuple n’est maître de rien. Juste consulté de loin, une fois tous les 5 ans, en lui faisant croire qu’il est décisif et important, alors qu’il n’est que l’exécutant d’une machine qui le broie.

Je voulais originellement commettre un acte ludique à travers ce blog. Lâcher des réflexions, des pensées mais dans l’humour et la légèreté. Je m’aperçois que ça n’est pas le cas aujourd’hui et même que le propos est plutôt pffff… alors, certes, il faut exposer la personnalité qui s’exprime et ses mécanismes mais je vais tacher d’être moins grave et plus souriant à l’avenir toutefois, je ne promets pas que je vais y parvenir parce que la situation ne s’y prête pas vraiment en fait…

Conclusion 1: Le mandat doit être révocatoire pour être légitime.

J’ai fait court ce soir, parce que se sentir insulté par celui qui est censé nous représenter ne me fait plus rire, ni sourire mais est plutôt annonciateur pour moi de lendemains qui déchantent. L’humain étant ce qu’il est, des lendemains qui déchantent ce n’est guère réjouissant, c’est même très inquiétant et voir que cette inquiétude est initiée par le peuple d’en haut, c’est triste.

Fainéant oui, nous nous devons de l’être parce que nous n’avons pas à être exploités par certains et rester des esclaves modernes pour un résultat bien peu satisfaisant.

Cynique oui, et comment ne pas l’être devant une autorité qui ne représente que 20% des inscrits soit une dizaine de pour cent des habitants de ce pays. Président avec 7 millions d’adhérents au maximum, oui, il y a de quoi être cynique.

Extrême oui, et fier de l’être parce que lorsque le pouvoir est inique et illégitime, le devoir de tout être conscient est de se révolter et de résister à la hauteur de ses possibles et, si nos possibles nous amènent à être taxés d’extrêmes, alors je souhaite qu’on invente un mot de la novlangue ou un néologisme qui fera trembler la bien-pensance pour définir ceux qui s’opposent à la tyrannie qui vient . Et, si cette tyrannie n’est pas comparable avec les pires heures de l’histoire de l’humanité, il n’en est pas moins qu’un régime qui impose ses vues au peuple de manière dictatoriale, univoque, inique et unilatérale doit être combattu et destitué. Un gouvernement qui n’a pas pour priorité le bien être de la majorité du peuple qu’il dirige, n’est pas légitime. Cette légitimité ne s’acquiert pas par les urnes, elle s’acquiert par les actes, au delà même des paroles ou des promesses. C’est au travers de ses actes qu’un homme est jugé et que celui qui se met lui-même en position d’être jugé doit assumer d’être condamné, lorsque le jugement de ses actes ne peut amener qu’une sentence ou une sanction. Les actes de ceux qui nous représentent aujourd’hui, appellent sanction et donc, sanction il y aura. Reste à savoir laquelle et quand en souhaitant que le peuple en sorte grandi cette fois.