Je ne vote, pas je prends juste de vos nouvelles … – La semaine politichienne de Smig

Comme un certain MM auquel je ne tiens pas à faire la moindre publicité tant ses textes sont longs, voilà un moment que j’hésite, ou me refuse, à commenter la vie politico socialo économique de ce pays. Déjà, j’ai d’autres choses à faire et ensuite, honnêtement, ça va trop loin. Les limites du supportable sont franchies depuis longtemps et pourtant, certains envisagent encore de mettre un bulletin dans une urne, comme le pain au four, et d’accepter doctement que sur ce bulletin soit inscrit le nom du parti gouvernemental.

Fort de ce constat hallucinant et halluciné, il devient problématique de se poser en observateur de ce monde qui tombe en putréfaction accélérée. Pour observer et donner à entendre cette observation, et contrairement à ce que pense l’observateur jovial et goguenard commentateur de bfm, cnews et lci, il est important de comprendre, ne serait ce qu’à grands traits, mais comprendre quand même, les réactions des personnes censées et insensées nous gouverner.

Or, je ne comprends pas.

J’avais déjà, entre les deux tours des présidentielles, étudié, avec l’aide d’une personne, dont je tairai ici le nom, le programme tardif et bâclé de ce qui nous sert actuellement de président, en précisant qu’il était humainement impossible de voter pour ça (je le remettrai en lien). Deux ans après cette erreur historique d’un quart de l’électorat national, le constat est impitoyable. Même en ayant étudié la chose, je demeure quotidiennement surpris par l’incompétence, l’avanie, l’ignominie, le mépris, l’incurie, en un mot le cynisme, de cette classe dirigeante.

Lorsque l’erreur devient le système de gouvernance, il n’est plus possible de chercher à comprendre. Même les dictatures les plus crasses n’auraient pas osé conserver Kéké Rantanplan pour gérer les affaires de sécurité intérieure et, encore moins dans un moment de troubles comme actuellement, mais pour les marcheurs de derrière le mur de la raison, ça passe crème.

Alors quand une sous secrétaire d’état aux émissions hanounesques prétend, toute chevelure lâchée, que la force du parti gouvernemental, c’est sa compétence, le lendemain même du pseudo mea culpa de Rantanplan vodka poker, on est en droit d’avoir, au moins, de sérieux doutes…

Chaque ministre, chaque député de cette majorité a désormais suffisamment fait montre d’une telle incompétence que même avec toute la bienveillance du monde, il est impossible de les défendre, de les soutenir et encore moins de les promouvoir.

Chacun, bien sûr, fait ce qu’il veut et c’est tant mieux mais il est un moment où le jeu n’en vaut plus la chandelle. On a bien rigolé, c’était sympa, c’était rafraîchissant même, mais finalement, c’est nul et sans avenir donc passons à autre chose.

Mais ça n’existe pas

Je savais pertinemment que j’avais échoué à construire une vie enviable. Une vie telle que les autres la regardent avec jalousie. Chacun imaginait ma vie comme une sorte de monde parallèle empli d’activités permanentes et de rencontres foisonnantes. La vérité était beaucoup plus prosaïque et beaucoup plus maussade. Depuis longtemps déjà, j’avais abandonné la perspective de nouer de véritables amitiés avec de véritables gens faits de chair et de sang et peut être même d’autres fluides moins avouables. Ce n’est pas tant l’aspect physique ou la promiscuité qui me souciaient, c’était, en vérité, le simple manque de confiance en moi. Il n’y avait pas de raisons pour qu’on se lie à moi puisque, moi même, je n’envisageais que le délitement de toutes relations réciproques avec moi.

Evidemment, cette stratégie qui consistait à ne jamais lier de relations profondes, dans tous les sens du terme, avec qui que ce soit, venait de moi. Longtemps, j’ai voulu croire ou me faire croire que les autres n’étaient pas aptes, ou pas prêts pour entretenir une relation avec moi. Il s’avère que les autres ont réussi leur vie, plus ou moins, qu’ils ont une vie sociale, plus ou moins, alors que moi, je n’ai que ma forêt et mon bord de mer. L’ennui à la sauce misanthrope.

J’entendais de loin les bruits d’une civilisation passée dans laquelle de vagues anciennes connaissances s’embourgeoisaient allègrement en mêlant passages télé et chroniques rédigées par d’autres, à leur nom, dans de vulgaires feuilles de choux inféodées à un pouvoir épuisé. Mais en réalité, tout cela n’existe pas.

Mon monde à moi se concentrait autour de l’ennui de mes journées répétitives où la seule nouveauté tournait autour de bouteilles à vider et de quelques professionnelles à rencontrer au hasard de mes visites guidées. Je ne voulais pas rencontrer les gens parce que je ne voulais pas m’attacher. Je ne voulais pas m’attacher parce que je ne voulais pas souffrir. Je ne voulais pas souffrir parce que mon budget alcool n’était pas extensible et que le nombre de putes n’était pas suffisant pour me passer l’envie de tuer des gens. Je faisais le constat simple mais amer que je n’étais pas une personne fréquentable et je le vivais mieux désormais. Ma vie simple et simplifiée me suffisait finalement.

Parfois, comme tout à chacun, je me laissais partir dans des rêveries de soirées endimanchées et apprêtées, de femmes toutes plus mannequines que les mannequines des magazines, de discussions échevelées et de haut niveau ou les neurones brûlent et se brûlent à force de rechercher des argumentations accortes et puis, je me réveille et je sais que tout cela n’existe pas… Que tout cela n’est que poudre aux yeux et jeu de dupes et alors que je n’étais qu’un simple dormeur commun, je me suis éveillé. La fatuité ne me convient pas et croire en des amitiés indéfectibles alors que l’humain n’est que failles et défections a épuisé les derniers espoirs que j’aurais pu avoir d’une vie faite de faux semblants. Alors, finalement, entre ici et ailleurs, j’ai choisi de rester dans le coin et de partir à la quête d’une spiritualité inexistante n’importe où, dans d’autres endroits, dans d’autres places.

Laissez venir à moi les petits enfants … les grands aussi

Il restera ces jours où le vent froid venu d’ailleurs cessera de souffler. Des moments où les pierres ravivées et blanchies des églises diront leurs secrets et souvenirs.
Il y aura ces jours où celui qui part ne sera plus prétexte aux larmes mais source de tendres sourires complices. Ces jours où ceux qui s’évitaient, se recroisent dans le fracas des bourdons.

C’était dans une de ces petites villes de province ignorée du reste du monde et cachée au fond d’un improbable nulle part. Toute petite église, d’un tout petit village. Tout était petit comparé à la grandeur de l’émotion qui rassemblait ces gens si différents et si inconnus les uns des autres.
Tout était petit parce que ce n’était plus le lieu qui comptait et que la taille devenait tellement insignifiante, finalement, quand on préférait y croire et se rassurer.
Une petite église, presque champêtre et un cimetière attenant, à l’avenant. Tout était champêtre, même le soleil, parce que, malgré le vent frais, il faisait beau comme dans un dernier espoir d’un impossible.

Sur l’estrade qui servait d’autel ou sur l’autel qui n’était, en fait, qu’une estrade, l’homme, vêtu de sa robe blanche et de son étole violette portée telle une écharpe, se tenait droit, impassible, grave. Les mains jointes, face à lui, en signe de recueillement, les yeux rivés sur l’entrée de la petite église, attendant, peut être, que tous les outragés de l’injustice du jour prennent place dans l’enceinte.
Elle paraissait récemment rénovée et les pierres frappaient par leur nouvelle blancheur mais il y faisait froid et sombre comme si les pierres, elles mêmes, avaient reconnu le moment de solennité et refusaient de protéger ou de réchauffer ce moment.
Il fallait que tout marque ce moment.

Bien que le soleil se rappelât, tout le jour, de sa présence dans les cieux de ce mois de mars finissant, l’heure demeurait sombre, triste, funeste. Le silence se faisait de plus en plus lourd au fil des entrées des larmoyants et de ceux qui luttaient pour retenir ces larmes qui coulaient, déjà, le long de leurs joues, malgré eux. Ce silence rendait assourdissant les pas sur les pierres du sol de l’église. Pas un mot, pas un chuchotement, pas un reniflement, pas un cri, une unique rumeur de consternation ou d’injustice sortie de nulle part et n’allant pas beaucoup plus loin. Chacun cherchant dans le regard d’un voisin, d’une connaissance, d’une ombre, un soutien, une compassion, un murmure qui empêcherait enfin de s’éteindre cette lueur dans un silence trop glaçant. Une voix s’éleva et brisa le silence de ce premier jour du monde qui n’en finissait pas.

Il fallait que cette souffrance cesse, que le fardeau s’allège d’une présence trop forte et trop grande. Comme ces jours de marché qui donnent vie aux bourgades dépeuplées, comme tous ces bruits qui rappellent qu’il y avait le souffle de vie et qu’il est fragile ce souffle court, sourd, las, elle donnait tout corps à ce qu’était l’humain. C’est au dessus des cathédrales que le bon dieu prendra soin de son âme puisque le monde d’aujourd’hui n’a pas su prolonger les jours.
Elle aura connu peu de joies mais elles furent intense et le froid qui la prenait même les jours d’été, c’est le bon dieu qui lui envoyait. Elle était ce que chacun devrait être finalement, la dévotion et le courage donnés à ce que dieu aurait créé.
Ce fut la rencontre de trop dans cette vie sans lendemains heureux, dans cette vie aux jours précaires. Alors, vivre chaque jour comme s’il était le dernier même si il n’y a rien à faire et même si l’on ne fait rien.
L’amour qu’elle donnait autour de ses pas comme le sourire las qu’elle portait depuis l’annonce des fins de route, c’est la seule force qui lui restait.
Les yeux emplis de larmes qu’elle portait sur ce qu’elle laissait comme force de vie au monde, ce sont les dernières lumières de son feu qu’elle envoyait dans les foyers de cheminées fraîchement ramonées.
Et puis les jours passaient de plus en plus vite, et les forces déclinaient à chaque heure davantage. Il était l’heure de quitter, de lâcher la rampe et de partir dans un dernier salut, dans un dernier sursaut. Les mots qu’elle aurait voulu dire, c’est notre seigneur qui les dira. Les vies qu’elle voulait sauver, c’est notre seigneur qui en prendra soin. Il pourvoira à cette route brisée par l’injustice des maladies et des souffrances du corps que l’âme ne peut soulager.
La honte, la faiblesse, la souffrance deviennent les forces que chacun doit endosser et toutes ces larmes qu’il nous faut verser pour célébrer l’apothéose de cette âme pure, n’oublions jamais, que c’est notre seigneur qui les a créées.
Les larmes, que tous ici, nous versons déjà et verserons encore, c’est notre père, qui est aux cieux, qui s’en est allé les chercher dans les rivières, les fleuves, les mers, les lacs, les océans de la création et qui en hommage à toute la bonté qu’elle avait donnée à placer dans nos yeux cachés dans nos manches.
Le deuil que nous allons porter, c’est la vie que notre seigneur nous a prêtée. La tristesse qui emplit désormais nos cœurs, notre père l’y a placée. Le souvenir de son rire sonore dans nos esprits embrumés par les larmes, c’est notre créateur qui va le transcender. »

Les yeux cherchant le ciel et priant que les nuages arrivent enfin, que la pluie vienne car ce moment ne saurait rester sous les feux d’un soleil de printemps. Bon dieu, puisque tout le monde t’appelle en cet instant, il serait temps de signaler ton existence et de faire craquer cette averse et ces larmes célestes qu’exige cette heure.

Il ne plut pas pendant trois jours.

La semaine politichienne de Smig – Et en plus, il parle …

Merde!!!! Brizitte!!! Les cours de théâtre!!! Fallait pas arrêter si tôt!!!!!

Bon, ce mec est un héros… Il a réussi à nous mobiliser pour vaincre… tous ces jeunes de 20 à 25 ans dont il envisage de baisser les salaires et d’allonger les annuités ont vaincu le feu, grâce à lui… Mais bon, comme on a toujours reconstruit, ça va le faire…

Notre histoire ne s’arrête jamais… jamais… (bon, disons que depuis deux ans, elle morfle pas mal, notre histoire.. ).. mais au moins, il nous prévient.. nous aurons toujours des épreuves à surmonter, donc préparez vous à en prendre plein la gueule dans les mois qui viennent parce que c’est notre histoire.

Ah voilà, ce qui fait la France est vivant et fragile donc, comme c’est fragile, ça peut se casser et ça peut même mourir.. alors un œil, qu’est ce que c’est un œil?

Alors nous allons assurer la continuité de la nation française en supprimant quelques jours fériés et en ne baissant pas les impôts.

Toutefois, il s’adresse enfin de manière directe à nous… les gueux, les mécréants, les manants…

Avant c’était notre projet, maintenant c’est notre devoir… les choses changent. On va agir collectivement. Lui, il décide et nous, on exécute, le collectif quoi. Et ce collectif, il vient de… de… le grand débat!!!

« Vous savez le truc auquel vous n’avez pas participé et qui a donné les réponses que je voulais parce que c’est moi qui les avais données à l’avance. Mais si.. le truc là, sur internet et que j’ai fait plein d’heures de réunions avec des potes pour l’apéro… Mais si… Non? Ouais, bah, de toute façon, vous n’étiez pas invités, alors… (je vais quand même pas prendre l’apéro avec des trous du cul non plus, j’ai déjà Castaner…). »

Bon, demain, la politique reprend sa marche… En marche!!! Mais le moment n’est pas encore venu (attention, solennité… tension dramatique… silence…et recueillement sur ces heures..)… Le temps des cathédrales? on ne sait pas… mais il n’est pas venu.

Bon, après, il fait la liste des professions qu’il va massacrer (fonctionnaires (pompiers, flics, soignants), journalistes, écrivains, photographes) français ou étrangers hein… le monde est tout petit quand on est multi déifié…

Et puis, des riches (et des moins riches) ont donné… Pas de mauvais esprits, s’il vous plait, sur la ristourne fiscale faite aux donateurs… pas de ça entre moi, oh! Ce qui compte, c’est que chacun soit à sa place et dans son rôle. Et d’ailleurs, les gueux, les manants, les moins que rien, si vous pouviez rejoindre les vôtres de place, ça commence à fouetter velu là…

Nous sommes ce peuple où les pauvres s’écrasent et où les riches sont élevés en héros parce qu’ils donnent une partie du fric qu’ils ont envoyé dans les paradis fiscaux pour réparer le patrimoine moyennant une belle ristourne.

C’est l’Europe, nous sommes des portugais bâtisseurs et des grecs qui ont tout à reconstruire, tant le saccage est énorme.

Et il en faudra du portugais pour rebâtir encore plus belle, Notre Dame en 5 ans… Il faut qu’elle soit prête pour les JO alors, s’il faut récupérer les népalais du Qatar, oh diable les varices, c’est Pinault qui paie!!!!

D’abord, réfléchir, puis agir… Cela fait deux ans qu’il réfléchit et tout le monde redoute qu’il agisse parce que le peu qu’il a montré en ce sens fait vachement flipper…

Pas de hâte!!! pas de hâte!!! c’est pas comme si depuis 5 mois des gens gueulaient qu’ils ne pouvaient pas se nourrir et que d’autres ne les rejoignent pas parce que, même si ça n’est qu’un œil, quand même, un œil, c’est beaucoup, alors autant le garder, si c’est possible.

Cependant, il sait! Il sait que les mecs qui crèvent de faim, en vrai, ils sont dans une sorte de fausse impatience parce que oh! merde! être à la tête d’un pays, ça n’est pas que administrer des choses, oh!!! Alors du coup, moi, là, j’ai envie de dire, ça serait bien que, déjà, tu administres les choses parce que, quand même, ça part sacrément en sucette pour l’instant.

Alors nous allons, tous ensemble, devenir meilleurs que nous le sommes… Pour ce faire, nous allons donc commencer par dissoudre l’assemblée, virer les ministres et moi même, je présente ma démission…

Ah non, pardon, nous allons devenir meilleurs en retrouvant le fil de notre projet national (demerdez vous avec ça, ça suffit, hein, je vais pas en plus traduire… ). Il parait que ce fil nous a fait et nous unit.. ce sont mes vieux qui vont être contents… ça marche comment pour l’héritage d’ailleurs?

Il parait même que ce projet est humain… Là, je crois qu’il ne parle plus de lui parce que humain… et même que ce projet est passionnément français… bon, dans l’ue aux ordres de Berlin mais français, quand même, hein, enfin en vendant les aéroports aux chinois et les chantiers navals aux italiens mais français, hein, bon, en donnant alstom aux ricains mais français, quand même… Bon, merde, humain et français quoi!!! Comme le kebab ou le couscous ou la pizza, c’est quand même pas compliqué… merde…

Au moins, il partage notre douleur et ça, c’est sympa… Parce que malgré tout, ça n’était pas gagné au départ qu’il soit bienveillant et compatissant… c’est quand même le président… Il n’était pas obligé.

Par contre, il partage notre espérance… et là, quand même, je me demande s’il se rend compte que beaucoup sont désespérés et même pire.. Mais bon, il partage, alors, pour une fois qu’il partage et ne prend pas tout, on va dire merci…

On va faire, on va agir.. Bon, les gens hein, pas les ministres, ni les députés, ni les actionnaires… juste la bande de connards qui sert de peuple et qui va se retrousser les manches à bosser jusqu’à 65 ans et oublier l’idée même de jours fériés… On n’est pas là pour être ici… on va réussir, c’est déjà ça…

Bon, je vais reprendre des moules moi, en plus, y a le barça puis les play off nba et j’ai même pas vu GOT encore… VDM

La semaine politichienne de Smig – Le théorème de Beaumarchais

 

Quand même 30 minutes avant de prendre la parole, un des monuments les plus importants du patrimoine mondial brûle… Ce mec est vraiment un poissard…
Mais, pour ne pas se manquer, il annule la diffusion de son allocution enregistrée.
Même sur un moment aussi tendu, où depuis des mois, les gens manifestent, en tout cas au moins quelques uns, il enregistre. Juste à son image. Tout est affaire de communication, rien dans l’humain, rien dans l’instant, tout dans le contrôle, tout dans le mécanique, tout dans le raté.
Au moins, cette fois, il va sur place. Il ose voir les vrais gens qui ne sont pas formatés par le discours de la marche forcée.
Et devant la médiocrité du personnage, se déroule un moment historique parce que ce sera l’histoire et l’événement qu’on retiendra. On oubliera, espérons le vite, ce mandat catastrophique mais par contre, ND restera dans les cœurs des parisiens que nous sommes ou des français que nous sommes, ou des habitants du monde que nous sommes, parce que c’est une partie du monde qui se consume.
Et déjà, certains critiquent ceux qui essaient d’avoir de la distance et de la retenue; peut être même de l’ironie. Mais l’humour est tout ce qu’il reste aux démunis, et là, nous sommes démunis.
Alors, pour les pères la morale, encore, il ne faut pas être debout, il faut être à genoux et pleurer. Cependant, tout le monde n’est pas fait du même arbre et chacun reçoit et vit les choses comme il le peut et le veut.
Alors, critiquons nous, puisqu’il faut être dans la critique et continuons à nous jeter l’opprobre plutôt que de nous unir enfin, pour le meilleur.
Restons médiocres, c’est tellement plus simple à gérer pour ceux qui jouent les affectés et récoltent les quelques voix qui vont garantir une position de traîtres ou de lâches ou les deux.
Voilà, il est venu. Il est passé. Le visage affecté et fermé et là, il va reprendre des moules parce que, objectivement… comme tous les événements qui affectent les vrais gens, ça ne le concerne pas.
Avec une pensée pour les catholiques parce que, comme d’habitude, dans la méthode de division, les autres peuvent aller se faire foutre. Les autres ne sont pas affectés, ils n’ont pas l’autorisation divine d’être stupéfaits.
Il y a du Néron dans tout cela, et tant pis si ça déplaît mais l’idée du Paris brûle t-il? est … tellement trop présente, en cet instant.
Et BFM invite Jack Lang et Frédéric Mitterrand… c’est quoi? un hommage au clergé et aux pratiques étranges de certains? (Cohn Bendit est bloqué sur le periph).

Non, ce n’est pas un complot, ni un attentat, ni quoi, ni caisse. C’est juste une cata pour le patrimoine mondial et non, machin n’y’est pour rien, comme pour tout le reste d’ailleurs, comme d’habitude, pas de changements à ce niveau là. Il ne faisait rien de bien avant, il ne fera rien de bien après.
Alors oui, il y aura toujours des millions de français qui souffrent demain, qui galèrent pour bouffer et payer les factures et il y aura les bombes made in France qui tomberont sur la gueule des yeminites par exemple, parce que pendant que nous sommes affligés, démunis et que c’est légitime, et que c’est normal, le monde continue de tourner et la fils de puterie de nos représentants, qui ne se représentent même plus eux mêmes, continuera demain et peut être ira encore plus loin. Il y aura les donneurs de leçons qui interdisent qu’on ne se roule pas par terre et il y’aura les affligés du patrimoine qui ne comprendront pas que la priorité soit de trouver à bouffer demain, il y aura tout ça, mais chacun, à sa façon, sera touché par cet incendie, à l’exception de quelques uns qui n’ont rien trouvé de plus intéressant pour exister, que de montrer une haine qui n’est juste pas pertinente, en cet instant, en cet endroit, en cette époque. Encore moins que d’habitude, encore moins que les autres fois…
Et parce qu’il ne pouvait s’empêcher de passer à la télé, il parle. La parole divine se doit de descendre parmi les gueux en ce jour. Ferrand, La don Quichotte de Paris ou Pierre Marcel qui se tiennent debout, derrière l’enfant qui… sourit… Il arrive à sourire.
Oh! on me dira que c’est un sourire contrit, forcé, feint, de circonstance, jaune… Mais quelque soit la valeur de ce sourire, il n’est pas temps de sourire.
Cela fait 5 mois que tout est grave dans ce pays et il serait temps, enfin, de montrer que sous le robot formaté de la politique et des écoles, il y a un bonhomme qui vit, respire, souffre, s’inquiète….
Juste enfin, un jour, qu’il apparaisse comme un humain et non comme un logiciel mal calibré.
Mais théorème de Beaumarchais et tant pis si ça déplaît.

Une cata absolue… juste ça, seulement ça

La semaine politichienne de Smig – Le dormeur marche

Tout va trop vite et tourne plus vite encore que l’imaginaire, le plus atteint par les délires complotistes ou simplement machiavéliques d’une élite dirigeante (qui n’a d’élite que le nom et le fait qu’elle se désigne elle même comme telle), ne saurait concevoir ou même aurait l’envie cruelle et quasi sanguinaire de créer de telles méandres infructueux et insanes.

Hier encore, il fallait savoir se montrer intransigeant face aux atermoiements anglais qui n’existent qu’à travers l’intenable position du mois de May qui est le plus meurtrier.
Hier encore, l’union européenne devait, par la voix de son bouffon qui se voulait prince, qui n’était que président mais qui habite seul avec maman, montrer qu’elle demeurait inflexible et que le vote devait être respecté et qu’il fallait bouter les anglais hors des principes pacifiques de Bruxelles.
Parce que l’UE, c’est la paix et démerdez vous avec ça…

Tout cela est tellement la paix que donc, aujourd’hui, un délai fut accordé à la perfide albion en illustration de cette intransigeance et de cette fermeté que Rocco nous envient.
Il fallait être dur, il fallait être ferme. Jupiteux le répétait avec une voix sourde et un visage sombre et fermé, lui aussi. L’Angleterre allait enfin comprendre qu’on ne joue pas impunément avec la démocratie. Ils ont voté et ils insistent? Alors ils vont payer.. et cher… et plus encore…

Bon, finalement, il n’y a de fermeté que la mollesse et la lâcheté de l’enfant qui voulait être roi.
Encore une fois, devant un pays souverain, devant un peuple qui revendique ce qu’il est et ce qu’il fait, il se couche comme il le fait depuis ses 15 ans dès que la voix s’élève.
Celui qui crie le plus fort à raison même si cela n’a pas de sens et sauf s’il est français et ne s’appelle pas Brigitte.
Tout le monde aura raison sauf le peuple qu’il est sensé et censé représenter. Il n’y a de sens que celui du gilet qu’arbore certains, s’il est jaune, il ne pèsera pas autant que s’il est en velours côtelé du plus triste effet suranné.

Ainsi, ressortie des oubliettes de l’histoire que nous voudrions déjà oublier, le semblant de cohérence politique de cette masse informe et divergente que constitue le corps atone des marcheurs du Nord (ça recommence la semaine prochaine, comme quoi dieu existe), se décrit à travers la saillie de sieur Émilien, (saillie qui est loin de rappeler la qualité de celles de Rocco qui, elles, restent dans la mémoire de tous).

Il faut être horizontal mais aussi vertical dans un cercle qui serait vertueux, si on rentre dedans.

Une fois cette politique de l’absurde mise en place, tout devient limpide, lumineux, éclairant et, dès lors, marcher en sifflotant comme les sept nains dans la forêt, devient plus léger, plus facile, plus simple.
Lorsque réfléchir est un fardeau, la marche permet d’alléger le bagage, qui n’est pas intellectuel.

Cette politique est vide, irréfléchie, sans convictions et ne cherche pas à convaincre puisqu’il n’y a rien.
Le « en même temps » se décline dans la moindre image. Tout ce monde ne tourne, en réalité, qu’entre le moment présent et le moment juste avant, (le juste après étant de toute façon proscrit des réalités depuis longtemps puisqu’il est fort probable qu’il n’existe pas forcément).

Certes, certes, certes… De la même façon qu’il était normal de ne pas se soucier de l’Aquarius en disant que l’Italie est immonde, il est normal de s’attendrir sur les images d’un SDF, sorti de force de l’ambassade d’Equateur parce que ce raté n’a fait que donner à voir une vérité, en réclamant, par ailleurs, que les lanceurs d’alerte soient respectés, bien traités et protégés. Il est plus simple de donner l’asile à Battisti en criant à la liberté d’expression que de l’offrir au barbu équatorien, qu’il vaut mieux laisser crever parce qu’il a eu le tort de dévoiler la vérité. Le con! Les affaires qui lui sont imputées sont peut être véridiques, un procès équitable serait le bienvenu, mais elles n’entrent pas en compte en l’occurrence.

De toute façon, il sera toujours plus noble de s’offusquer du traitement infligé à Carlos, le japonais évadé fiscal aux Pays Bas, qui réclame la justice française (ce qui quand même en dit beaucoup sur notre système de clémence vis à vis de la fraude fiscal) plutôt que de se soucier de ceux qui se penchent sur les dysfonctionnements d’une société malade.

L’issue du combat ne faisait guère de doutes, évidemment, mais c’est dans la constitution de la fils de puterie que se trouve tout le génie de cette politique mondiale uniforme qui vise à protéger ses propres intérêts au détriment de ce que l’humain pourrait ressentir ou même vouloir. On réussit même à trouver des individus qui s’offusquent qu’un référendum puisse être envisagé sur la question de la privatisation d’ADP. (On ne parle même plus d’Engie et de la FDJ…).

Finalement, tout cela n’a que peu d’importance. Encore une fois, tout ce qui aura été fait cette fois, sera détruit par le prochain pour faire pire encore et l’on oubliera qu’on se bat, cette fois, pour défendre quelque chose qu’on trouvait inique précédemment.
Bientôt on se battra pour préserver la retraite à 62 ans alors qu’il y a 20 ans, l’idée même d’une retraite à 62 ans était considérée comme insultante.
Les temps changent, ils évoluent et l’on oublie qu’à chaque fois, on ajoute un cran dans la ceinture de l’austérité. Il n’existe pas de limites à cette ceinture. La destruction d’un modèle, d’une civilisation, d’une culture, d’une philosophie, d’une langue, d’un peuple n’est en rien suffisante. Il y a toujours à détruire, à réduire. Telles ces mannequins anorexiques qui se forcent encore à maigrir, il y a encore trop de gras dans notre maigreur collective.

Alors, il nous restera à souhaiter un bon voyage à elle, un bon anniversaire à lui, dans cette illusion qu’il nous reste de croire que chacun décide de ce qu’il vit et de ce qu’il fait.
Libre encore de penser que notre voix résonne quelque part dans les soubresauts de la résistance. Libre de penser que le monde ne tournera pas en une UE mondiale et que le dormeur va se réveiller mais le dormeur marche. Et un dormeur qui marche va toujours plus loin qu’un résistant qui crève dans une ambassade avec une ceinture bien trop serrée.

Il y aura des champs d’honneur et beaucoup seront oubliés dans ces mornes plaines, il y aura des lendemains qui déchantent et la chorale unie sera en marche vers un monde plus triste encore.

La semaine politichienne de Smig – Parfois l’acqua alta est en avril… parfois

Ça tourne, ça tourne mais il ne se passe rien…
Encore une journée avec son lot de manifestants, encore une journée avec un député ou ministre qui sortira une ânerie plus grosse que lui ou elle, plus méprisante que la connerie précédente, encore une journée où on essaiera désespérément de nous faire croire que les élections à venir ont une importance stratégique majeure, alors que la compréhension de l’inutilité de la chose est désormais manifeste et acquise pour le plus grand nombre, (si l’on excepte les fous de dieu de tous bords qui pensent encore que voter changent quoique ce soit).

Encore une journée où en réalité, le véritable intérêt sera de se savoir enfin si le Bayern ou Barcelone vont réussir à tuer le championnat, et ça ne sera, finalement, même pas sûr.

Encore une journée où la question, pour les gens qui ont de vraies priorités dans la vie, ne sera pas de savoir si Blanche Neige a réussi à convaincre les personnes qui, de toute façon, avaient déjà prévu de voter pour elle, mais bien de savoir, si on va trouver du boulot pour enfin retrouver le statut d’esclave qui permet de survivre.

Encore une journée où tenter de se souvenir du nom emprunté à Maupassant du candidat de droite passera après l’interrogation sur l’organisation des repas à donner à ses gamins, qu’est ce qu’on mange, combien, quand. Et si on pourra, un jour, grailler autre chose que des tartines au pain ou des pâtes au beurre, sans beurre. Et pas parce qu’on est au régime.

Encore une journée où savoir si Barbarossa a 25 ans ou moins, ou plus, traversera l’esprit de quelques graphologues moralisateurs, dans d’obscures salles de rédaction, qui n’ont rien d’autre à faire que des papiers insipides, sur des gens insipides alors que Mamie crève à l’EPADH et qu’on n’a pas de solutions pour se soigner cette putain de dent qui se meurt, elle aussi.

Encore une journée où il faudra faire des kilomètres en bagnole, pour que les gamins ne s’ennuient pas devant les écrans parce que les écrans, c’est mal, mais comme le géant vert veut faire de l’UE, un truc vertueux, ça va vite aller mieux puisqu’on aura une nouvelle taxe à payer donc on sera définitivement condamné à économiser l’argent qu’on n’a pas, et qu’il sauvera le monde avec ses petits bras musclés, contre le monde entier lui-même. Les écrans, c’est mal mais quand il n’y a pas les moyens de payer des activités, à l’autre bout du département et que la pluie tombe sans cesse sur la banlieue oubliée, il ne reste que ce que le monde marchand et la grande consommation offrent comme alternative et comme il est interdit par les conventions de Genève, Lisbonne, Paris, Ouistreham et le Puy en Velay de s’ennuyer dans ce monde sur actif, il faut parer au plus pressé et le plus pressé, c’est le mal. Toujours.
Le pauvre n’a qu’à se sortir les doigts après sa semaine sur sa machine infernale pour aller à la médiathèque gratuite de la préfecture à 25 bornes de chez lui, avec la voiture électrique qu’il ne peut pas se payer et surtout, surtout, il se tait! C’est bien sa faute s’il habite au milieu de nulle part et s’il est trop con pour refuser de vivre dans une cage à lapin de 17 étages avec 2 ascenseurs à un prix exorbitant.
C’est quoi ces gens qui gagnent 1300 balles et qui refusent d’en mettre 800 dans un deux pièces dans le 19 ème… Bande de Konnards! Même Benji Griveaux, élevé sous la mère, n’a pas les moyens d’acheter sur Paname alors les lendemains qui déchantent des salauds de pov qui n’ont rien à bouffer, faudrait vite voir à revoir les priorités…

Encore une journée où il va falloir se coltiner les messages des infos qui, en boucle, feront le récit ou plutôt le panégyrique, d’une majorité totalement hallucinante de bêtises et d’incompétences et dont Loiseau, qui aurait mieux fait de rester dans son nid, n’est qu’un exemplaire fade et terne. Même dans la médiocrité, elle ne parvient pas à être la meilleure.

Encore un jour où des bandeaux passeront partout pour nous rappeler que Jean Totophe Lagarde erre, encore, dans les coulisses, à la recherche de la sortie de ses propres tunnels pendant que le nombre de sdf et sans abris divers et pas trop variés, s’approche quotidiennement du million comme scanderaient les inconnus qui ne le sont plus, à force de tourner sur les ronds points.

Encore une journée où Raphi va se demander s’il doit porter le pull marron ou la chemise bleue et ce qu’il allait faire dans cette galère, finalement, alors que la plupart se demande encore pourquoi ils se sont levés ce matin et dans quel état ils se coucheront ce soir. Chacun ses questionnements internes.

Encore une journée où les travailleurs vont se demander quand leur usine sera délocalisée ailleurs, moins cher, plus loin, pendant que Ian prendra l’avion, non plus pour le Cap Vert ou Cuba, cette fois, mais, lui aussi, ailleurs, loin, toujours plus loin des gens qui souffrent parce que tous les travailleurs de France n’ont pas la malchance d’être exploités dans l’Hyper Casher et forcément, c’est moins bankable quand tu n’es qu’un petit trou du cul qui se demande le 4 du mois comment il va tenir jusqu’au 25… Le 25 parce que tu peux tenir une semaine sans bouffer, mais trois semaines, ça commence à devenir très long…
Quoique, en partant maintenant, il est possible d’atteindre l’hôpital le plus proche, dans trois semaines, pour avoir une perfusion d’eau sucrée. Mais comme il faut rester dans l’UE coûte que coûte, c’est que tout va bien et que les travailleurs ne doivent pas vraiment souffrir.
Il est des priorités que les pauvres gens, les simples d’esprit, les non valorisés par les diplômes ou les héritages, les courbettes ou les génuflexions et pas forcément à caractère sexuel, ne peuvent pas comprendre du bas de leur médiocrité. L’UE, c’est la paix et démerdez vous avec ça.

Encore une journée où les gens vont se demander où accoucher, où avorter, où mourir, où bouffer, où rire, où se détendre, où simplement vivre pendant que Benji genère actions propose 500 milliards pour sauver la planète, depuis Bruxelles, parce que New Delhi, c’est trop loin et que Pékin, c’est trop dangereux pour changer vraiment les choses. Alors, il croit et veut faire croire que depuis notre petit jardin voltairien, chacun changera le monde. Cultivons avant qu’on nous cultive.

Encore une journée sur terre où les politiciens feront croire qu’ils se préoccupent de ce que nous sommes, de ce que nous souffrons, chacun dans nos coins, malgré les manifs et les ronds points.
Encore une journée où l’alternative sera, pour cette classe politique, de se demander, comme le fait le fils de Moustic ou de l’Union Pour Rire, s’il faut rester dans l’UE ou en sortir alors que la plupart d’entre nous ne sait pas ce qu’il dira à ses gosses quand, pour la xième fois, il devra refuser d’acheter le jouet fabriqué, en Chine, à 3 euros, qui traîne dans les étals des supermarchés low cost parce que c’est soit le jouet, soit deux repas…
Et la larme à l’œil, parce que ça ronge de s’entendre dire non à son gamin, de finir par: « ça n’est pas possible parce qu’on a pas d’argent ».

Encore une journée, où il faudra culpabiliser d’être pauvre. Culpabiliser de ne pas avoir les diplômes qui vont bien. Culpabiliser de ne pas avoir pratiqué de soins génitaux buccaux aux personnes a des couettes.
Culpabiliser d’être juste quelqu’un de simple qui n’envisage pas de détruire son voisin pour gravir un échelon qui ne rapporte finalement que 50 balles mais la satisfaction d’être au dessus.
Culpabiliser de n’être qu’un salaud de pollueur à emmener ses gamins connaitre autre chose que les murs gris des chambres sans espoir.
Culpabiliser de ne pas aller dans les grands restaurants pour sauver l’économie nationale.
Culpabiliser de ne pas parcourir le monde en jet privé à la découverte de la misère de l’autre bout du monde parce que celle en bas de chez soi est trop dégueulasse, qu’elle est antisémite, fasciste, raciste, genrée, homophobe, xénophobe, grossophobe, microbe.
Culpabiliser simplement de n’être que soi et d’avoir échoué volontairement ou pas à être un autre.

La semaine politichienne de Smig – Et la bouffonnerie commence

et la bouffonnerie commence… Ils sont 12 et seulement 2 contre l’UE… 2 qui, au départ, étaient interdits du débat.
Et comme à l’école des fans, ils viennent présenter un objet. Ils se prêtent au jeu et acceptent de présenter leur marotte. Ridicule ne tue pas.

Alors le mur de Berlin, qu’ils sont deux à convoquer en présentant des miettes de briques qui auraient très bien pu venir du mur de chez Tatie Jacqueline, mais ça, on ne le saura jamais, c’est merci l’ue parce que sans elle, le mur serait encore là. Et Manon commence d’entrée en pétant le game en faisant de cette élection, un référendum contre Macron et la chute de l’austérité, en restant dedans surtout. On doit voter non à Macron et non à l’austérité allemande en restant sous le diktat de l’autorité allemande et donc de Macron qui applique à la lettre les consignes de Pricesse Angela. C’est compliqué déjà au niveau cognitif.
Les délégués de classe sont de sortie.

Et l’Europe va sauver les abeilles et les poissons en mettant la pac pour protéger la nature. Le géant vert est de sortie et il est à fond. Et la marmotte….

Un gilet de sauvetage aux banques mais pas aux migrants… Mais on reste dans l’ue, hein… c’est libéral mais c’est tellement sympa.Ah Benji, tu seras toujours en gars qui fait du en même temps sans le vouloir en le voulant tellement….

Le piment d’Espelette… C’est sympa ça. Donc, comme ça a marché pour le piment, ça fonctionnera pour tout… Il y a pas un oiseau qui s’appelle le piment quelque chose? (Finalement c’est le piment qui s’appelle oiseau). Moi qui trouvais sympa le pays basque, si ça devient la région de Loizeau, on va être obligé de revoir nos jugements sur ce coin de France.

Les analyses de Saint-Cricq…. ça ne me manquait pas en fait et je crois que ça ne lui manquait pas non plus finalement.

Le contexte européen a changé parce que les souverainistes arrivent. Mais on reste quand même, hein, on change rien, les gars, on sait jamais… En transformant de l’intérieur, le bouzin, on devrait pouvoir encore camoufler que ça ne fonctionne pas, que c’est une supercherie et qu’on se fout bien de la gueule du monde… Non? Merde, on n’a pas de plan B!!!! Manon!!! Un plan B!!!! Euh, bah euh, on a déjà pas de plan A alors le B…Et le mec veut y croire.

Soudain, le piment d’Espelette reprend la parole et là, le Brexit est une catastrophe et la pire des choses parce qu’il faut protéger les français, d’ailleurs pendant que j’étais ministre pendant deux ans…. (inutile de poursuivre, on s’est senti protégé comme jamais pendant deux ans).

Ouais, le brexit, c’est les salauds de parents qui ont tué l’avenir de leurs gamins… Et les brexiters, ils mangent des bébés, ils plantent des moutent et élèvent des choux, ou l’inverse… Donc, on va transformer l’UE.. Bah le géant vert, on te regarde, ça va être drôle.

Alors, donc, les français votent non au traité EU de la constitution de Lisbonne mais il passe quand même, donc logiquement, nous, on dit, on reste dedans hein, merci Manon… next…

Oh bah! les deux qui sont d’accord font semblant de ne pas être d’accord, c’est mignon… Ils vont faire de l’écologie avec l’UE. Le Géant vert et Blanche Neige qui se rentrent dedans mais c’est pas sexuel. C’est plutôt consanguin, finalement.
Au fait, aujourd’hui, l’UE a voté pour rétablir les subventions pour les bateaux de sur pêche, mais l’ue c’est écolo hein….
Vous savez qu’on vous voit quand même?

Ouais!!!! c’est vrai ça, pourquoi on veut l’EU? ouais Raphi, ça c’est une vraie putain de bonne question… Ah merde… réponse de merde… Protectionnisme et Europe de la défense et politique étrangère commune… Bon, bah toi aussi, on te regarde… Mais ça sent quand même que la Léa va bientôt revenir à la télé… ça c’est un vrai coup dur…

Oh Merde, Hamon est bon là… Ah non merde… il veut réviser les traités et démocratiser la zone euro. Bon… Il m’a fait peur…

Oups Dupont qui dit un truc intelligent. Merde, j’étais pas prêt!!!! On ne peut pas faire confiance aux gens qui ont signé et rédigé les traités pour modifier, éventuellement, ces traités. Même mon fils a compris. Bon , il ne regarde pas, faut pas déconner mais je suis sûr qu’il aurait compris..; Faut être électeur français pour ne pas comprendre ça…

Schengen est une belle invention parce que nous sommes un pays de tourisme. Avant la France, c’était le pays du fromage. On change de statut en fait. Y a vraiment des gens qui vont voter pour le piment d’Espelette? Cette nana se réjouit que la France deviennen un musée sans industries ni agricultures ni productions et on la laisse parler? Sérieusement?

Le grand coup maintenant des larmes sur les migrants. Le droit d’asile, ce n’est pas l’immigration économique. Comme on est des Konnards, on l’ignorait. Mais oui, Porte de la Chapelle, ils sont super bien à l’aise les droits d’asile mais bon…On accueille les gens comme des chiens mais comme on les accueille, on dans le camp du bien… Mais Raphi a honte alors ça va mieux.

De toute façon, si ça ne finit pas par un combat de boue, j’exige d’être remboursé!

Oh Dupont, il parle d’Orban… Il est foutu. Il va être brulé en place publique. Oups, merde, on ne plus dire ça sinon le PS ne va pas être content. Pas grave, ils sont 12 au PS et je cours plus vite que le Foll et Remsamen…

Ah! Jadot fait du Raphi et veut faire pleurer dans les chaumières en demandant à l’ue de faire de l’écologie pour l’Afrique… Le géant vert, ça fait deux fois qu’on te regarde là…. Mais tu fais bien de rappeler que tu soutiens Macron, on aurait presque failli te croire.

Oh merde!!!! Le fils de Moustique serait presque convainquant. Et Manon, elle vise Miss France elle aussi? La guerre c’est mal et il faut sauver les gens. C’est très gentil de le rappeler, non parce que là, avant de reprendre des moules, j’ai failli oublier…

Ouf!!!!! Dupont sort une énorme connerie… J’ai cru qu’il était devenu bon moi, l’espace d’un instant…. 18 millions d’immigrés en 5 ans… ça fait peut être un peu beaucoup Nico… Je veux bien que tu essaies de faire peur mais un peu de tenue quand même…

Mais Lagarde, y a un lien avec Lagardère? Non, je sais, c’est nul, mais ce mec est tellement insipide que je n’ai rien à en dire. Si ce n’est que je ne comprends pas qu’il ne soit pas En Marche. Ah si!! Il préfère des clients à des migrants. L’économie libérale quand même, ça vous fait dire de ces choses parfois… L’envolée lyrique, le débordement, le lâcher prise!!! Et vive le marché!!!! Vas y Jeannot Totophe, on est tous avec toi pour chanter en chœur!!!!

Quand même, Hamon serait presque convainquant, s’il ne défendait pas l’UE, en fait. Vraiment, plus ça va et plus il me fait de la peine. Il a de bons constats sur plein de trucs mais élevé au biberon rocardien, deloriste et toute la clique des socio dem qui ont pondu cette saloperie d’UE.

Et voilà, y a un mec qui remet l’église au milieu du village. On aide des pays qui n’en ont pas besoin et avec qui nous n’avons pas d’histoire à coups de milliards (Lituanie, Lettonie, Estonie etc) mais les candidats disent qu’il faut aider les pays africains. Heureusement que la France est ruinée. ça permet d’aider l’humanité toute entière puisqu’il faut faire encore plus. Alors construire des ponts avec ceux qui sont nos partenaires historiques plutôt que de les massacrer, ça peut être une idée quand même.

Effectivement, la moitié des candidats va soutenir le PE ou le pse qui votent toutes ces lois de Bruxelles et ils prétendent réformer le truc qu’ils votent. C’est joli.

Élargir les droits du parlement, oui Raphi, un RIC européen…. C’est beau la naïveté dressée en étendard. Une haute autorité de la transparence mais qu’il est mignon, le bobo… Il veut demander à des gens de mettre en place des trucs qui vont décider que désormais, ils vont se priver eux mêmes de droits et de pouvoirs. Mais ouais!!!!! En gros, les gars vont accepter de se couper eux mêmes une jambe, parce que c’est joli.

Ah mais il est là le PC, j’avais pas vu… Et donc le piment d’Espelette avoue qu’elle ne sait pas avec quel parti européen elle va siéger… Mais elle veut moraliser le financement. Et soudain, c’est la cacophonie devant tant de conneries.

Oh le piment d’Espelette qui fait fermer sa gueule au géant vert!!!!! Le truc improbable!!!! Géant vert, il est dead le mec… End of the game….

Il faut réformer l’UE!!!! Tous disent ça…. Et tous savent qu’ils ne le feront pas… Ils sont épuisants à se mentir et à nous mentir comme ça.
Elle est énorme la Manon dans la récup des revendications des gilets jaunes en disant qu’elles sont impossibles à mettre en place. En tout cas, c’est drôle.Elle veut des référendums et des pétitions en disant que la commission s’en fout.

Hamon qui réussit à être condescendant avec ses 3% auprès du fils de Moustique, moi, j’adore… et le piment d’Espelette qui noie le poisson… Pour un oiseau, c’est ballot.

Oh bah!!! Lagarde qui maintenant veut faire une Europe à 26 vitesses….Chacun se démerde et les derniers de la classe n’empêchent pas les autres d’avancer… Bah dis donc, c’était ça l’UE solidaire, des peuples, des frères, toussa, toussa! Mais on n’accepte pas la Serbie… ça devient incompréhensible ce qu’ils veulent. Contre l’élargissement mais on veut plus d’ue mais sans la Serbie mais avec la Croatie. Le n’importe quoi de ces gens est insultant.

Oh! le siège européen de l’ONU à la place de la France… Bon Hamon vient de se griller… Ah mince, c’était déjà fait. Bon… il croit que le projet européen est sérieux aussi faut dire. Mais quand même le simple fait que la question se pose est étrange. On essaierait pas de nous vendre cette idée par petits bouts?

Oh merde, y a un deuxième thème???? 160 milliards d’euros de budget….20 milliards de versés et 14 de reçus…
Le petit piment d’Espelette qui continue toujours dans sa ligne de défense d’un truc indéfendable et Bardella qui détruit le budget de l’UE mais en restant dedans.

Donc le géant vert veut encore nous taxer et plus de budget européen…. Il vise d’aller jusqu’où là? oh putain! il cite même Delors!!!! Il est magique dans le ridicule.

Utiliser Gênes pour dénoncer le budget, c’est osé mais… Effectivement, on sait que les routes françaises sont dans un sale état pour nombre d’entre elles et que nous n’avons pas le budget pour réparer tout ça.

Bon pour l’écologie, on repassera… Encore des pansements sur des jambes de bois. Alors des taxes carbone, des taxes machin, des trucs bidules de croissance verte, bla bla bla…. La planète n’est pas sauvée… loin de là… en tout cas, pas par eux.
Glucksman, il est vraiment candidat ou il est chez son orthophoniste?
Mais c’est cool, ils veulent tous sortir du glysophate. Même le piment d’Espelette…. Ouais bah la cohérence hein… et là, effectivement, la Manon elle a raison.

Les mecs veulent privilégier l’agriculture nationale en signant des traités de libre échange Tafta et conne de soeurs et en restant dans le marché commun… c’est moi ou?

Evidemment, le smic européen est un serpent de mer et une farce et attrape mais comme ces gens croient en l’UE, ils vont nous dire que c’est possible.

Evidemment le protectionnisme, c’est la plaie… Et tous ensemble, on est plus fort!!! Regardez la Grèce!!! Euh, non, bah euh, ailleurs hein… ça pourrait marcher!

Bon bah Jadot, non… Lagarde, non…. Philippot qui nous appelle à voter alors que personne ne nous représente, bah non… Raphi, il est sympa mais l’ue c’est le combat de sa vie alors bon…. Il veut encore rassembler la gauche, c’est beau.
Ah Dupont… il faut arrêter avec cette union mais nous sommes européens alors on la remplace par l’Europe des nations libres…. Je bugue…. Benji se bat pour ses enfants, c’est noble mais est ce que tu aimes tes enfants, Benji? Putain , on dirait du Sting. Le piment d’Espelette veut une Europe forte qui protège le modèle social qu’elle détruit avec son gouvernement… C’est drôle… Manon veut sanctionner Macron, (vous avez voter pour lui), envoyer des parlementaires de combat pour refuser les traités scélérats (pouvoir qu’ils n’ont pas), construire une alternative avec les européens (qui ne la suivent pas)… Bon bah…. Bellamy veut une alliance forte pour notre avenir même si l’ue a déçu mais il faut tenter de changer parce qu’elle a déçu mais on sait qu’on peut pas la changer mais comme je n’ai rien d’autres à vendre…. Encore un qui veut changer… Barbarella n’a pas connu l’Europe qui va bien donc? soit on continue avec en marche et ses potes soit on écoute les peuples qui disent qu’une autre voix c’est possible. Donc révolution du bon sens en restant dans l’UE. C’est rigolol. Asselineau veut sortir sereinement mais on ne sait pas comment parce que 10 minutes de temps de parole c’est de toute façon trop court pour tout le monde. Brossat est différent parce qu’il a toujours voté contre les traités européens et sa liste représente les ouvriers parce qu’il y en a même dedans et c’est pour ça qu’il faut voter communiste. Faut des ouvriers, ça sera historique. C’est court quand même comme programme.

Voilà, j’ai regardé le débat. Je n’aurais pas dû.

La semaine politichienne de Smig – Casser du vieux

Brune ô, ma Brune, il nous manquait ta dernière saillie et le fait que tu nous rappelles, avec emphase, qu’il est désormais nécessaire de s’investissationner à fond, me plonge dans une stupéfaction qui devient de plus en plus constante et profonde. Il n’y a plus un jour où le combat de phrases moisies et pourries de l’exécutif macronien et de ses suppôts médiatiques, n’invite à une longue méditation sur le sens de ce monde et ce qu’il en reste.

Dans cette lutte acharnée à la une du jour, tu as beau, Brune ô ma Brune, t’ingénier à tenter par tous les moyens légaux à te démarquer du reste de l’équipe branquignolesque, tu ne peux rivaliser avec le maître de ses lieux. Le noble combat que tu mènes avec l’Aurore du gardien de chèvres ou avec la Marlène Hanounesque et son destin à la Galilée, avec le Kéké à la chaîne en or et la moquette de boite de nuit sous vodka ou à Tullius Détritus Griveaux ne peut connaitre d’issue triomphante face à un tel adversaire.

Ce maître des lieux des phrases péremptoires et pitoyables, ce Jupiter de la morale et du don de leçons universelles, intervient ponctuellement pour raviver le souvenir de son génie disruptif. C’est bien parce qu’il est le plus lamentable dans la moralisation moralisante puante qu’il est en haut de la pyramide de l’ignominie qu’installe quotidiennement ce monde macronien. Chaque jour, le messie descendu des cieux juviens réussit la prouesse de justifier son rang de la manière la plus abjecte et la plus éclatante qui soit. Il avait promis de réserver ses saillies verbales à une caste réduite à lui-même et pourtant, toujours soucieux de se maintenir proche de ses sujets, il ne put s’empêcher, à intervalles réguliers, de montrer la puissance de son arrogance et de son indifférence envers le bas peuple qu’il dit représenter.

Avec mansuétude et fortes courbettes courbaturantes, la parole divine fut reçue par la plèbe avec gratitude et bienveillance. Il souhaitait à l’une des nôtres (les nôtres étant ici les petits, ceux d’en bas, les zôtres quoi) un prompt rétablissement. Cette dame à l’age plus proche de Brizitte que lui même et aux multiples fractures crâniennes recevait, ainsi, l’attention momentanée du grand guérisseur souverain. Il compatissait et en faisait part, dans un geste qui l’honore et le grandit encore, si tant est que cela ne fusse (puisque la mode est au subjonctif) possible.

Toutefois, cependant, néanmoins, il fallait, à l’avenant, rappeler également que tout n’est pas permis et que, bien qu’il s’agisse quand même d’une mamie, on n’est pas chez mémé! Un conseil venu des sphères élyséennes ne saurait être ignoré et donc, le guide spirituel de la destruction nationale se devait de poser un nouveau commandement, un nouveau dogme, une nouvelle parole céleste.

Inspiré par son illustre prédécesseur, fondateur du bouddhisme, il appela la comateuse à davantage de sagesse. L’âge de la souffrante ne lui permettant pas d’accéder naturellement à un état spirituel suffisant, il fallait l’extrême onction présidentielle.
Ainsi, donc, il fallait que, enfin, cette dame au parcours militant, s’enquiert, au plus vite, de toute la sagesse et de toute la quiétude que son nouveau statut légumineux lui permettrait, sans aucun doute, de toucher très bientôt du doigt racorni que lui octroie son grand age grabataire. Il en parle en connaissance de cause.

Ainsi, Geneviève, de son lit de douleur, apprendra la sagesse. Ainsi, sa famille, au milieu des larmes et de la haine, récupérera ce soupçon de quiétude qui lui manque et, en dépit des images qui tournent sur tous les réseaux, au mépris de la dignité humaine élémentaire et à l’indifférence générale et surtout exécutive, l’affaire sera classée et rangée au fond des tiroirs du coffre fort d’Alexandre le grand, fils d’Allah, le confrère de notre juvien présipape déjà associé plus haut à Bouddha. Que de belles compagnies pour notre mec à nous qu’on a comme dirait Patricia. Puisqu’il faut toujours l’accompagner pour lui tenir la main de peur qu’il ne fasse pire que ce qu’il fait déjà, autant l’accompagner des plus grands guides spirituels puisque, désormais, il est marchand de quiétude et de sagesse à défaut de faire comme Enrico, marchand de bonheur.

Les vieux, selon le théorème de son maître à penser attaliesque, sont faits pour mourir, sauf ceux qui servent la cause. On a toujours besoin de bulletins dans l’urne. Alors, une mère de famille en moins, si ça permet aux autres de gagner en sagesse, c’est un prix raisonnable à payer. Du moment que se poursuit la marche forcée en avant dans les profondeurs des abysses bruxelloises, les pertes sont acceptables et les laisser pour compte, de plus en plus nombreux, seront nécessaires pour la grandeur du grand timonier fossoyeur de Alsthom, de ADP, de la SNCF, d’ENGIE ou de la FDJ. La place dans l’histoire des destructions civilisationnelles s’achète à un certain prix et si cela se fait sur le corps des fluorescents jaunatres pastisés, hommes ou femmes, jeunes ou vieux, cela vaudra quand même la peine d’énucléer quelques gaulois réfractaires ou d’amputer quelques illettrés ivrognes. Il y a un pourcentage de pertes admises, autant en profiter pour réguler, de manière darwienne, la population sourde et bruyante surtout si elle vise à stagner sur les ronds points.

La semaine politichienne de Smig – Ils sont tellement cons que je n’arrive même pas à trouver un titre

Ça part dans tous les sens et c’est peut être à ça qu’on reconnaît les derniers feux d’une civilisation. La jolie brune, (et désolé pour tous les féministes qui pourraient tomber sur ces quelques mots mais je n’ai plus que ce qualificatif pour la définir désormais, en restant courtois, poli, correct), considère, avec son panache brun habituel, que le petit prince qui voulait être roi, n’avait pas nécessité d’être à Paris samedi parce qu’il n’aurait pas pu empêcher les événements parisiens. Les événements qui eurent lieu majoritairement sur les champs Elysées et Jupiter n’est pas sans savoir la signification et la destination des champs Elysées. Y aurait il là une prémonition? Le séjour des hommes vertueux après la mort et le parcours vers les havres de paix.

Evidemment, ce n’est pas avec ses petits bras musclés qu’il aurait pacifié une situation qu’il a construite et qu’il a volontairement rendue tendue, intenable, ingérable, insurrectionnelle et violente. Ce n’est pas, Brune ô ma brune, le problème qu’il sauve les champs de l’hallali fluo mais juste à un moment qu’il fasse semblant au moins. Tout comme le firent les anciens occupants de son siège doré, personne n’attend de lui des miracles, (il est à espérer que les derniers égarés qui croyaient encore que les politiciens avaient du pouvoir et la capacité de changer nos vies sont sortis du coma avec les frasques de cette législature) mais juste qu’il donne le change, qu’il mette la main au cul des vaches, qu’il nous dise de nous casser et qu’il nous traite de pauvre con, qu’il fasse des tours de periph en scooter les cheveux au vent, sous la pluie hollandaise. En gros, qu’il apparaisse comme un être humain et pas comme le pâle reflet de ce que l’intelligence artificielle nous réserve de pire.
L’adage de Desproges concernant la queue du chien et l’œil de Le Pen n’a jamais été aussi vrai que concernant le fils de sa femme. Outre ses résultats politiques déplorables et économiques au delà du catastrophique, ses effets en politique étrangère font de nous, encore, les bouffons du roi et les clowns hanounesques du monde. Certains penseurs ont beau s’égosiller et réclamer son départ, il ne partira pas. Sa mission n’est pas finie et trop de gens sont encore debout.

Alors, pendant que le reste du pays se demandait, comme durant le règne des sœurs zombres chères à Mathieu, si Paris brûlait, le poupon se déhanchait, avec grâce, sur les pistes enneigées des massifs alpins, qui, parallèlement, voient les migrants débouler d’Italie et être rejetés avec toute la délicatesse dont Casta sait faire preuve, vers leur point de départ, à savoir, ailleurs. Mais, à la limite, les migrants, on s’en fout un peu, ils ne sont pas comme nous et puis, on en a déjà tout le tour du ventre hein…Manquerait plus que le gouvernement fasse preuve d’humanité en plus… Alors, finalement c’était dans les Pyrénées que le couple mère fils uni par les liens sacrés du mariage est allé prendre les nouveaux clichés pour Gala et Paris Match. L’allusion aux migrants ne tient plus mais pour une fois que j’avais envie d’être sympa avec eux, je parle des migrants, je me dis que je ne vais rien retirer. Et puis, la Mongie étant si proche de Andorre et de son paradis fiscal, je trouve ici une autre façon d’esquisser un sourire entendu. C’était la montagne, le ski, la neige et Paris sous les flammes. Tenir un kiosque, même sur les champs, est plus risqué que les descentes tout shuss, c’est bien connu.
Donc, pendant que, hors vacances scolaires, l’enfant au bras de sa maîtresse allait parfaire son bronzage, l’auto proclamée, plus belle avenue du monde était en feu… C’est malheureux, on condamne, toussa, toussa….. faudrait voir à ne pas oublier de dénoncer la violence pour ne pas être, encore une fois, banni de fb quand même…
Et puis, le Fouquet’s brûle et là, quand même, faudrait voir à pas déconner… Alors les médias ont fait tout le week end des gorges chaudes de cet événement… Heureusement que ce n’est pas l’église Saint Sulpice qui a brûlé parce que sinon, nom de Jupiter, ça aurait gueulé sévère et dru…. Un lieu de culte, ça se respecte oh… enfin, ça dépend…

Face à de tels incidents regrettables, (larmes au coin de l’œil), Roger Pierre et Jean-Marc Thibaut annonce(nt) (alors je ne parviens pas à me souvenir du blaze de ce monsieur mais je sais que ce sont deux prénoms qui ne font pas un nom qu’on oubliera vite mais je sais que ce nom est croquignolet et so old world, donc hommage aux vrais comiques de profession pour remonter, si cela était possible, la cote de celui qui n’est qu’un sombre clown triste et indigent) qu’il va interdire les manifestations qu’il a fait interdire il y a deux ou trois mois. Je répète: le gars va interdire des manifestations interdites. Ce n’est plus dans l’absurde qu’il faut désormais chercher ces individus mais dans une case de pensée complexe dont le nom est inconnu mais synonyme de marche forcée vers le pire. C’est bien parce que le ridicule ne tue pas que nous sommes en surpopulation mondiale mais cette surpopulation n’avait pas pour but de mettre au sommet des pyramides du Louvre, la vulgarité, l’incompétence, l’indignité, le mépris, l’indigence et cette fabuleuse acuité à la leçon faite à tout ce qui n’est pas soi.

Il n’y a pas à juger les frasques du premier flic de France parce que chacun fait ce qu’il veut et ce qu’il peut. Il ne s’agit pas de porter un regard moralisateur sur l’adultère, ça serait déplacé. Il ne s’agit pas de se moquer du comportement de collégien acnéide de celui qui doit nous protéger. Il s’agit simplement de se demander à quel moment l’open bar et la vulgarité de cet individu vont prendre fin. S’il souhaite se taper toutes les nanas du monde, il a raison et je le félicite à titre personnel de cette initiative mais qu’il le fasse en tant que Kéké 1er, empereur de la vodka, de la canebière et du poker enfumé entre potes et non en tant que représentant de l’état parce que, pour toutes les personnes conscientes de ce qu’est la politique, l’état c’est nous et non pas eux… le eux n’étant qu’une partie du nous et pas son intégralité, métonymie élective quand tu nous tiens. Et c’est bien ce comportement qu’on pourrait qualifier de vulgaire.

Dans un pays qui, selon les chiffres officiels, compte 4 millions de chômeurs et selon les chiffres sérieux plutôt huit, on vote dans l’indifférence totale et avec une poignée de députés (sans accent mais avec une mère) la privatisation d’ADP, de la FDJ et la libéralisation des prix des énergies. Et on vous emmerde. Tout le monde sait qu’il s’agit là d’une hérésie économique, politique et intellectuelle mais que diable (qui est dans les détails) allait-il faire dans cette galère? Pousser l’incompétence économique à ce point ne peut être que qualifié d’inconséquence ou de déraison.

Alors que depuis Novembre, soit 18 semaines, bientôt 5 mois, des gens affublés de gilets fluos moches manifestent en se faisant shooter comme des palets de ball trap, on organise, à grands renforts de tambours et trompettes télévisés, un débat, avec des invités triés sur le volet des maisons closes et accueillis avec emphase et bonhomie, avec mission de poser la question qui leur est impartie et rien d’autre, et mieux vaut qu’elle ne sorte pas des clous de la sainte croix juvienne pour s’éviter les foudres des fourches caudines. Tu es choisi pour poser la question qu’on te dit de poser et pis c’est tout…
C’est bien à la faculté à adhérer sans réticence à un système qu’on note la force de ce système et l’indignité des castors juniors, moutons de Panurge, pigeons programmatiques, oies blanches mémorielles mais pas immaculées de conception, ânes têtus dans l’erreur, coqs paradant fièrement dans les bouses des cochons de pauvres ou des vaches sacrées pour les musulmans et chèvres politiques. Toute une basse cour qu’on ne peut qualifier autrement qu’indigne et qui ne vaut plus la peine qu’on n’attende d’elle un réveil ou même un sursaut de dignité et de compassion.

Comme 7% des français, celui qui prétend ne pas travailler pour les riches, s’offrent un petit week end de poudreuse mais, au moins, reste t-il dans son élément. C’est avec un petit sourire que je m’en vais le rassurer, il n’est pas le président des pauvres non plus et c’est bien là, ce que l’on pourrait qualifier de mépris.

Et puis cette façon accorte de naviguer sur tous les plateaux médiatiques accueillants pour ressasser les mêmes effets de langage pondus à la minute pas des commu-niquants qui ne le font peut être pas en commun mais qui nous …. allègrement. Cette récitation permanente et inchangée pour justifier l’inqualifiable et ainsi s’éviter la lourde tache de penser, de réfléchir et d’écouter ce que la plèbe pourrait avoir à dire. Cette faculté à refuser la contradiction en invitant pour des grands débats de l’intellectualitude des aghion et des pisani-ferry pour apporter une voix contradictoire.
C’est trop violent et ça montre bien la volonté de débattre et d’avancer. Tu invites les mecs qui ont écrit ton programme pour avoir une opposition et les gens devraient croire à la pertinence du truc parce que c’est la preuve que Jupiter ose tout, même le débat, avec ses potes. Tout ce que la vie politique devait avoir de beau, de riche et d’émancipateur est devenu, au gré de la marche dans le froid et l’hiver, l’indignité la plus violente et la plus crue.

Alors, pour continuer d’exister, il faut s’appuyer sur ce que le reste du monde a de plus sale. C’est parce que les autres sont pires en réalité qu’on peut se permettre autant d’horreurs. Alors, il devient possible de critiquer les régimes du reste du monde. La France n’est pas une démocratie mais le dire signifie pour les marcheurs que nous sommes en dictature. Puisqu’ils cherchent à rendre le monde binaire soit on marche tête baissée vers Metropolis, soit on résiste et l’on devient factieux et le représentant sur terre du mal.
Il est possible de donner la leçon, dès lors, au reste du monde parce que, ici, c’est un pays civilisé. Un pays qui est une démocratie qui n’interdit pas le droit de manifester, une démocratie qui a des valeurs sur lesquelles on peut s’asseoir joyeusement, une démocratie qui a une constitution qui n’existe pour personne ayant un petit pouvoir, une démocratie qui se permet de dire aux autres qu’ils ne sont pas démocratiques.

On pourra retourner le truc dans tous les sens, et c’est bien pour cela que je me retrouve avec un texte à kilomètres qui va vite me montrer qui l’a lu et qui ne l’a pas vu, le monde que les foudres de Jupiter réserve à ce qu’il nous reste de fierté, n’excite que ceux qui ne cèdent pas aux charmes de la brune de l’Aurore et du poirson du berger. Bizarrement, le sentiment diffus et infondé que les chants des sirènes marcheuses dans le noir ne séduisent plus que les aveugles, les sourds, les amnésiques et ceux qui aiment les enfilades intellectuelles récurrentes à base de verre pilé et de piment d’Espelette. Il est des temps où sortir en boite pour pécho de la meuf qu’on se tape depuis deux ans ou partir en vacances avec maman et pas seulement au bord de l’amer ne sont plus des actes suffisants pour faire oublier la déliquescence d’un état détruit en à peine dix huit mois et dont il ne restait déjà plus grand chose mais au moins un fond de dignité.