Le monde entier est un cactus…

Plusieurs événements que d’aucun pourrait considérer comme insignifiants ont attiré mon attention ces derniers temps. Plusieurs petites choses qui, mises bout à bout, construisent une réflexion ou un sentiment de doute sur ma personne. Depuis quelques semaines, on entretient un certain fantasme sur le Venezuela et, rassurez vous, je ne donnerai aucune réponse ici. Ce qui m’interroge, c’est la promptitude avec laquelle les médias ont considéré que Mélenchon soutenait le régime de Maduro mais, sans jamais accorder la moindre seconde à une véritable pédagogie des événements dans ce pays. Si l’on ne cherche pas les informations sur différents supports qui échappent au mainstream, on ne sait rien. De la même façon, quelle confiance pouvons nous accorder aux médias indépendants? Il est entendu, de manière évidente, pour le plus grand nombre d’entre nous, et depuis les dernières présidentielles de manière définitive, que les médias, télé et journaux à large diffusion, ne sont plus crédibles en France. Alors où trouver l’info réelle? Et cette info sera t’elle réelle? Il faut donc désormais un bac +24 en décrytage d’infos moisies cachées pour déceler une info crédible. Le monde (le journal) s’était essayé à l’exercice périlleux de classer les sources selon la véracité des infos à travers son décodex. Il est apparu, avant même son lancement, que ce média était truqué et partisan. Résultat: on ne sait rien de fiable sur la situation au Venezuela et la presse d’état cherche à nous faire croire que Maduro est un dictateur sanguinaire qui massacre son peuple. Je ne dis pas que c’est faux, je dis qu’en réalité, on n’en sait rien et que deux camps s’opposent.

Dans la même idée, depuis tellement longtemps que j’ai oublié quand, on nous dit que la famille Assad est une famille de fous furieux, dictateurs sanguinaires qui massacrent son peuple. Mais, on leur vend des armes et d’autres choses évidemment depuis des décennies. Soudain, apparaît DAESH, et là il faut discuter avec Bachar qui est un salaud mais, en fait, moins salaud que Daesh parce que lui il gaze son peuple, et seulement la partie qu’il n’aime pas alors que Daesh bah ils envoient des Kamikazes dans les rues de Barcelone, Paris, Londres ou Nice. Tuer les syriens sera toujours moins grave que tuer des occidentaux. Bon étant moi même occidental, j’avoue que forcément ça m’arrange.

Cet article va être la base de plusieurs autre opus à venir je le crains. On a vu que la presse nous cachait le Venezuela et les véritables enjeux politiques syriens mais c’est le cas pour plusieurs autres parties du monde. Un événement inexplicable se déroule actuellement en Birmanie. Voilà des années que la minorité musulmane vivait dans ce pays majoritairement bouddhiste. Evidemment, le monde ne se souciait pas de cette partie du monde et les informations que nous recevions tendaient à nous faire croire que la situation était presque correcte. Soudain, les musulmans sont massacrés sans qu’aucun média ne soit en mesure de donner une raison. Quand même, les peuples vivent ensemble depuis des décennies et soudain ils se massacrent mais c’est normal et on ne sait pas. Bien sûr, comme pour la Palestine (autre dossier) les musulmans du monde entier s’indignent. Et forcément les forces islamiques se mettent en place immédiatement pour évacuer au plus vite cette population opprimée. Ah euh bah non. On reçoit par internet des vidéos de massacres et les musulmans nous expliquent à juste titre que c’est une horreur. Mais personne ne fera rien parce que honnêtement tout le monde s’en fout. L’Arabie saoudite préfère acheter et financer un club de foot anglais capable de gagner la ligue des champions et le Qatar fait pareil en France parce qu’il est là l’enjeu. Les émirats arabes unis fondent une équipe cycliste pour gagner le tour de France, d’Italie et d’Espagne à terme, parce qu’il est là l’enjeu. Les Rohingyas franchement, on s’en tamponne sévèrement le coquillard sur l’escalier en marbre.

Dans le même ordre d’idée, qui se souvient que la Libye est à feu et à sang et que rien n’est fait pour arranger la situation? Pareil pour l’Irak. Non ce qui est intéressant pour l’opinion publique mondiale, dans la région, c’est l’armement nucléaire iranien. Là, il y a enjeu. Parce que forcément, ça fait peur. On risquerait d’être atteint. Il en va de même pour la Corée du Nord. Nous avons, quand je dis nous, je parle de l’occident, construit toute notre hégémonie mondiale sur la dissuasion nucléaire, entre autre. Alors partager cette arme avec le reste du monde pffffff c’est pas drôle. Et en plus, c’est tous des dictateurs. Mouais. et on va lourdement insister sans donner de véritables réponses aux vraies questions sur la Corée, la Syrie ou la Birmanie parce que cela permet de camoufler Saint -Martin et la Martinique. Saint martin a subi vous le savez tous, une catastrophe naturelle très sévère il y a 2 semaines. A la suite de ce phénomène, notre gouvernement, président en tête (main sur le cœur), et ministre de l’intérieur (le descendant lyonnais de Christophe), ont affirmé maîtriser la situation et contrôler les lieux alors que la population sur place criait son sentiment d’abandon. Ils sont français, on ne fait rien pour eux alors on va parler des fous de dieu intégristes syriens, c’est mieux… ça met moins en cause le gouvernement. (En fait, non, parce que les intégristes se battent avec des armes que les français ont vendues contre des soldats de l’armée dite régulière qui, elle même, a des armes françaises… plouf plouf). De la même façon, la Martinique, territoire bien français non? parfois je ne sais plus moi quand je vois le traitement qui est fait, connait des troubles sociaux depuis 15 jours et on l’ignore en métropole parce que ça n’est pas macron compatible.

Sinon le Mexique a été frappé par 2 tremblements de terre avec pour l’instant un bilan autour de 300 morts, pas grand chose quoi, une paille… Des inondations en Italie aussi….

Il est plus important de signaler que Angela va être réélue parce que ça c’est valable pour Macron pour affermir le joug bruxellois sur les peuples alors que nous avions voté non au référendum, mais bon en démocratie, le vote du peuple sur un référendum on s’en fout. Là est la grande nouvelle! Angela! Et l’Union européenne va repartir de plus belle puisque l’Espagne connait une volonté indépendantiste de la Catalogne qu’elle va encore manipuler à sa sauce, que l’Italie connait une crise politique grave, que l’Ecosse réclame un nouveau référendum puisqu’ils n’acceptent pas le Brexit eux, que la Grèce s’enfonce un peu plus chaque jour dans la crise malgré les politiques d’austérité menées contre ce peuple… Bizarrement le seul pays européen qui aujourd’hui fonctionne réellement bien c’est le Portugal parce qu’il a refusé les politiques d’austérité de Bruxelles. Je ne sais pas si cela veut dire quelque chose de particulier en fait…

SOURCES:

http://www.20minutes.fr/monde/2125247-20170901-rohingyas-birmanie-situation-minorite-plus-persecutee-monde-aggrave-encore

https://fr.wikipedia.org/wiki/Manchester_City_Football_Club

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/le-qatar-rachete-le-psg_1449731.html

http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/l-article-a-lire-pour-comprendre-la-crise-qui-dechire-le-venezuela_2152465.html

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/09/24/97001-20170924FILWWW00010-coree-du-nord-trump-surencherit-dans-l-escalade-verbale.php

https://francais.rt.com/international/43670-amis-syrie-ont-verse-sang-milliers-syriens-ministre-affaires-etrangeres-discours-onu

http://www.jeuneafrique.com/476633/politique/libye-les-kadhafistes-peuvent-etre-inclus-dans-le-processus-politique/

https://www.ouest-france.fr/monde/ouragan/irma/saint-martin-30-procedures-judiciaires-pour-vol-ou-possession-d-armes-5268479

http://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/contrats-aides-grave-crise-frappe-education-martinique-512031.html

http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/23/mexico-frappee-par-un-nouveau-seisme-de-magnitude-6-4_a_23220303/

http://www.leparisien.fr/faits-divers/italie-les-orages-et-les-inondations-font-au-moins-six-morts-en-toscane-10-09-2017-7249173.php

http://www.20minutes.fr/dossier/angela_merkel

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/09/22/la-bataille-sur-l-independance-de-la-catalogne-se-joue-aussi-a-bruxelles_5189337_3214.html

http://www.liberation.fr/debats/2017/07/13/italie-apres-l-echec-du-parti-democrate-aux-municipales-la-politique-en-chantier_1583606

http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2017/03/31/l-ecosse-a-demande-formellement-a-londres-un-referendum-sur-l-independance_5103922_4872498.html

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/18/en-grece-un-paysage-politique-bouleverse-par-la-crise_4762632_3214.html

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/01/27/au-portugal-les-succes-de-la-gauche-plurielle_5070049_3214.html

De l’art de supprimer le Luxembourg parce qu’il est totalement inutile….

Nous avons appris, aujourd’hui, avec une joie suprême et la larme au coin de l’œil, que les grands électeurs étaient convoqués pour renouveler une partie du sénat. L insulte anti démocratique se poursuit avec notre assentiment et notre inertie. Nous ne savons toujours pas à quoi sert le sénat et certains prétendent qu’il permettrait d’atténuer ou de corriger certaines mesures parfois maladroites de l’assemblée nationale. Premier point: ce sont les grands électeurs qui désignent les sénateurs. On reste donc dans un entre soi et le vote censitaire n a jamais représenté la moindre forme de démocratie. Nous sommes bien prompts à comparer le système américain alors que le notre n’est vraiment pas meilleur. Donc des élus qui votent pour des élus. Premier point assez incroyable.

Ces élus n’ont donc qu’une valeur consultative étant donné qu’ils sont dans l’incapacité d’abroger une nouvelle loi et même d’en proposer une, éventuellement un amendement de si de là et encore. Puisqu’il s’agit de consulter, je propose qu’on consulte le peuple plutôt que des intérimaires de la présence grassement payés.

La suppression des sénateurs et du sénat devient réellement une urgence démocratique, si tant est qu’on puisse parler de démocratie concernant des personnes élues par une cinquantaine d’élus eux mêmes élus par un pourcentage très faible du peuple. Certains députés l’ont été avec moins d’un électeur sur dix, il est toujours bon de le rappeler Elle est là, la pyramide lamentable qui nous broie.

On pourrait récupérer ce superbe bâtiment (on ne va pas le détruire) pour en faire un musée et vider ainsi les caves du Louvre et donner à voir au peuple des œuvres d’art qu il a payées et dont il ne profite jamais et qui pourrissent. Évidemment ce musée serait gratuit et financé par les économies faites par les salaires et frais récupérés et occasionnés par la fin des sénateurs et de leurs avantages.

Dans le même ordre d’idée, il est inconcevable que ces personnes qui n’ont servi à rien, bénéficient d’avantages inadmissibles. La charge de sénateur entraîne les cotisations normales d’un emploi comme un autre, exercé pendant une période donnée et rien de plus. Des économies encore des économies. celles-ci pourraient se chiffrer autour de 350 millions d’euros environ et seulement pour le sénat sur un an. Un musée qui aurait ce budget de fonctionnement serait… je n’ai pas les mots. Le budget du Louvre, plus grand musée du monde de part la notoriété et la renommée des œuvres exposées est de 200 millions d’euros maximum en élargissant l’assiette. Les sénateurs, à aucun moment, ne méritent le train de vie, le salaire et les indemnités dont ils bénéficient et qui sont une sorte d’exception française, d’autant qu’il existe en plus les ministres et les députés. L’assemblée nationale coûte 524 millions d’euros par an. L’ardoise atteint entre les deux chambres 875 millions, ce chiffre est supérieur à la fraude sociale en France estimée aux alentours de 800 millions d’euros. L’un et l’autre sont tout aussi condamnables mais l’un des deux s’explique et se comprend davantage que l’autre.

Sources:

https://www.senat.fr/role/fiche/comptes_budget.html

The Golden Gode

Nous avons eu la tristesse d’apprendre récemment la perte de Liliane Bettencourt et, dans une moindre mesure, de Pierre Berge…. Une émotion a saisi une partie de la population face à ces nouvelles… La perte de ces deux inutiles revêt plus d’importance que l’oppression que nous subissons chaque jour… pauvres nous… Certains commentaires signalent que lili participait activement à certaines fondations et qu’elle avait offert des emplois… Je ne peux retenir, dès lors, un cri de révolte. Il a été calculé que lili gagnait l’équivalent d’une année de salaire en moins d’une heure… Sommes nous dans ce cas dans un système équitable? Je veux bien admettre, non d’ailleurs je ne le veux pas, je peux, non d’ailleurs je ne le peux pas sinon ce billet n’existerait pas, disons euh j’enrage sur le fait que de telles rémunérations existent mais puisque c’est ce que les français acceptent, que, depuis sa mort, sa fortune personnelle a augmenté d’un milliard.  Mais alors on est bien d’accord que les revenus de cette dame ne sont pas liés à son travail puisqu’elle gagne encore des fortunes en étant morte! qu’on ne vienne pas me dire que sa fortune correspond au travail ou aux risques qu’elle prend ou je ne sais qu’elle autre raison bidon que les médias seraient capables d’inventer et nous de gober. Elle est morte!

Dans un premier temps, lili n’a jamais travaillé de sa vie. Elle a récupéré l’entreprise de son père par héritage donc aucun mérite puisqu’elle a tiré les fruits d un produit déjà fini. Ensuite, elle n’a offert aucun travail à qui que ce soit, elle s est enrichie sur le travail de ses salariés et dans des conditions qui s’avèrent plutôt néfastes sur des domaines tels que l’écologie, la santé ou l’égalité. On a donc, clairement, à faire à un parasite qui se nourrit de la force des autres et qui généreusement distribue des oboles pour nous faire pleurer. Désolé mais je n’ai aucune compassion pour ce type de parasites. J’estime même cela indécent et révélateur de notre part de soumission ces hommages posthumes déplacés. On pourra me le montrer dans tous les sens, je ne vois pas en quoi ces deux personnages représentent la moindre avancée pour l’humanité. Il s’agit plutôt clairement pour moi d’un recul et d’une nouvelle illustration de l’acceptation massive de la population et la résignation face à l’instauration de maîtres ou de décideurs qui gèrent à distance notre vie sans réellement se soucier des véritables conséquences de ce traitement. A la limite, est ce bien important puisque nous acceptons tête basse ce traitement.

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Berg%C3%A9 (Pierre Bergé et son CV de travailleur forcené)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liliane_Bettencourt (CV de Liliane Bettencourt)

http://www.lci.fr/societe/la-fortune-laissee-par-liliane-bettencourt-a-augmente-d-un-milliard-de-dollars-depuis-son-deces-2065299.html

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120430trib000696226/en-combien-de-temps-liliane-bettencourt-gagne-t-elle-l-equivalent-de-votre-salaire.html

Le falafel entre t’il dans la composition du couscous?

Je risque d’entrer dans les sujets polémiques qui fâchent. Plusieurs événements ces derniers temps suscitent indignation, réflexions et émois. Et ces sentiments sont tout à fait légitimes et ne sont pas à hiérarchiser. Toutefois, nombre d’entre eux, entraîne, chez moi, une suite d’interrogations. Depuis toujours, en ce qui me concerne ainsi que beaucoup d’entre vous, je vis avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête de la crise palestienne. Enfin, du conflit israelo-palestien ou palestino-israélien. Les fameux siounistes! Encore eux! Toujours eux!

On pourrait signifier plusieurs éléments troublants et ne me jetez pas dans une case ou dans l’autre camp parce que tout est plus compliqué. J’ai surtout deux interrogations qui me viennent, au delà de toutes les réflexions subordonnées qu’on pourrait trouver.

Si véritablement, le but d’Israël est la destruction massive de tous les palestiniens et considérant la puissance de feu de l’armée israélienne, comment se fait-il qu’il existe encore des palestiniens? C’est une vraie question… Les pros palestiniens aiment rappeler que Israël a une armée sur puissante face aux lance pierres palestiniens. Alors, je me demande comment ce génocide (puisque là on aurait droit à ce genre d’élément de langage) n’a pas encore eu lieu. A un moment, il faut bien considérer que David contre Goliath, c’est une légende et que ça n’arrive pas tous les jours depuis 60 ans. Donc pourquoi Israël n’a pas encore raillé de la carte la Palestine?

Deuxième interrogation, tout aussi interrogative dedans ma tête à moi que j’ai, tous les peuples idéologiquement, philosophiquement ou religieusement concernés font des manifs, des pétitions, des récoltes de dons pour sauver la Palestine. Très bien. Pourtant, tous les pays arabes qui se plaignent du traitement de la Palestine, que font-ils pour les palestiniens? Concrètement? Vraiment? Et je ne parle pas d’entrer en guerre mais ils refusent les réfugies, ils envoient une aide extrêmement limitée, ils se comportent avec Israël et ses alliés comme si tout allait bien et ce ne sont pas les quelques pseudo rebellions qui me feront changer d’avis.

Au final, on est en droit de se demander si toute cette situation n’arrange pas les pays arabes et Israël… on se demande…

ah oui au fait, l’armée de l’air d’Arabie Saoudite vient de recevoir l’appui de formateurs de l’armée israélienne Tsahal pour piloter les nouveaux mirage français et autres fabrications de Boeing…. je laisse en suspens parce que je n’ai pas les réponses. A méditer.

Finalement, j’ai médité et je ne trouve pas de réponses véritablement satisfaites. Peut être que l’état d’Israël ne souhaite pas faire connaitre à un peuple ce qu’il a lui même connu (désolé je ne suis pas négationniste). C’est tout à fait possible toutefois les coupures d’eau ou d’électricité, les difficultés d’approvisionnement en Palestine et toutes les exactions et autres difficultés connues par le peuple palestinien s’apparente davantage à de la torture qu’à une véritable volonté pacifique.

Alors, il s’agirait d’un plaisir sadique d’entretenir la souffrance chez l’autre durant quasiment 70 ans désormais. Cependant, même dans le sadisme il existe une lassitude qui intervient quand les effets durent. Enfin je crois.

De fait je n’ai pas de véritables réponses satisfaisantes pour la non éradication du peuple palestinien par l’état d’Israël. Et encore une fois, je ne souhaite pas cette éradication, loin de là, je m’interroge seulement.

D’autre part, l’attitude des pays arabes avoisinants demeurent un mystère intégral. Ce comportement m’oblige en réalité à penser que les palestiniens, en fait, dérangent tout le monde. Je ne sais pas pourquoi, peut être que leur bouffe est mauvaise, qu’ils ont une hygiène suspecte ou que sais-je mais par exemple le Qatar préfère massacrer des népalais pour construire des stades plutôt que d’accueillir les palestiniens et de les traiter dignement. C’est un choix mais qu’on ne vienne plus parler de solidarité arabe ou de fraternité musulmane. Ces principes ne fonctionnent que lorsque les intérêts du plus forts ne sont pas menacés. On se doute bien que sauver les palestiniens de leur condition ne ferait pas bonne presse aux pays qui s’y risqueraient auprès d’Israël d’abord mais aussi de son allié traditionnel et naturel, les USA. On peut ajouter de plus en plus la Russie avec le nombre croissant chaque jour de ressortissants russes s’installant en territoire israélien. Cette situation est juste l’exemple pour moi que les intérêts géostratégiques et géopolitiques seront toujours plus puissants que la vie des hommes si l’on continue à laisser une poignée de personnes décider pour nous du sort de notre vie.

Manger du caviar est-il politiquement correct alors que Poutine n’aime pas l’UE et que même le Qatar ne veut pas des jeux?

Plus les élucubrations sportives avancent et plus mon incompréhension de ces phénomènes augmentent de manière exponentielle et majorée. Jusqu’à maintenant, j’avais compris que Poutine était le mal et qu’il ne fallait pas même discuter avec lui. J’avais compris… en fait, non… Depuis les Jeux Olympiques de Moscou et le boycott occidental, et son corollaire, 4 ans plus tard, à Los Angeles, sans les athlètes du pacte de Varsovie, j’avais cru, aussi bête que cela puisse paraître, que cette gueguerre est-ouest était plus ou moins digérée… Que nenni! Diantre non… Fichtre que diable! Aux derniers jeux olympiques de Rio, les athlètes russes furent interdits, sous prétexte de dopage. Seuls, quelques privilégiés réussirent à participer aux épreuves, et sous maillot neutre et sans hymne. Même chose lors des derniers championnats du monde d’athlétisme. La Russie semblait ainsi disparaître de la carte mondiale du sport. Evidemment, nous ne sommes pas totalement dupes et nous nous doutons bien que ces mesures coercitives s’appliquent en raison des relations particulièrement fraîches entre le Kremlin et la Maison Blanche, à l’époque. Mais, comme pour le Qatar, état soupçonné de terrorisme aggravé, l’organisation d’événements sportifs, elle, n’est pas interdite. On peut empêcher les athlètes d’un pays de participer à des épreuves, sauf si ce pays organise les épreuves. Là moi je dis Mossieu… Les athlètes russes n’ont pas le droit de participer aux épreuves des jeux mais la prochaine coupe du monde de foot aura lieu… Tatatatata!!! En Russie!!! Poutine a promis la plus belle coupe du monde de l’histoire, donc il a obtenu l’organisation. D’un autre côté, ça n’est pas nouveau. Sur le même modèle, et dans les mêmes conditions, le « dictateur » russe (ah bah, le gars, est forcément un dictateur puisque tout le monde le dit à la télé), avait obtenu les jeux olympiques d’hiver, au milieu de nulle part. Lorsque Poutine promet de construire, au mépris de toute cohérence écologique, économique et même humaine, les infrastructures nécessaires et coûteuses à l’organisation des jeux, même si ce ne sont que ceux d’hiver (je vais y revenir, vous me voyez venir…), il est le meilleur ami des pays de l’ouest. Cependant, pour l’été prochain, je me pose cette question vitale, les athlètes russes sont interdits de maillots distinctifs et d’hymne à Rio mais, pendant cette coupe du monde, chez eux, et puisqu’ils seront dopés, si j’ai bien tout compris, auront-ils le droit d’avoir leur hymne avant le match? Parce que sinon, je veux voir ça, l’équipe russe, au milieu de la pelouse du stade Loujni, devant Poutine, sans son hymne parce que la FIFA s’aligne sur le CIO. Non… mais je me fais rire moi même… plouf plouf…

La lâcheté et le retournement de veste sont de toute façon, monnaie courante avec ce genre d’institutions. Souvenons nous des jeux olympiques de Pékin et de cette menace, ultra angoissante, de boycott, à cause du Tibet. Free Tibet! Résultat? bah des jeux super bien organisés, avec toutes les nations, et le Tibet bah euh… le Tibet quoi! Donc, encore une fois, les animaux malades de la peste frappent. La Russie est l’ennemie sauf quand ils paient pour des événements sportifs planétaires. Les chinois sont méchants sauf quand ils construisent le nid d’oiseaux, à grands coups de milliards de dollars. La Qatar est soupçonné de tous les possibles mais comme ils construisent des stades, sans doute sublimes, pour la coupe du monde de foot, on oublie tout. Je conseille donc à la Corée du nord de vite se proposer pour organiser un truc, n’importe quoi.

La France n’est l’ennemi de personne. Si l’on occulte la Libye, la Syrie, la Côte d’Ivoire, le Tchad, Israël, la Palestine, la Turquie, la Centrafrique, le Cameroun, le Sénégal, la Guinée, le Congo, la Roumanie, la Pologne, la Hongrie, la Suisse, l’Irlande, le Venezuela, le Brésil… j’en ai oublié, je crois… c’est compliqué… Enfin, en tout cas, on est super content… On a les jeux olympiques de 2024! ça tombe bien, on n’en avait pas besoin…

Nous sommes en crise grave, il parait. On demande au peuple de faire des efforts, à tous les niveaux, mais… on a les JO, donc, tout va bien… Encore une fois, je suis un fan de sport et je serai devant ma télé et peut être même, dans les stades, mais juste, à un moment, il faut de la cohérence.

Il y a eu des directs à la télé et des émissions spéciales pour la désignation, les larmes d’Hidalgo, le message de Macron, une délégation de 100 personnes à Lima, au Pérou, (en gros, la banlieue, certes un peu lointaine, mais la banlieue), parce que, quand même, la désignation, c’est pas de la rigolade. Il fallait du monde pour être sûr de les obtenir ces jeux, parce que, les jeux, quand même, c’est top prestige pour la ville et pour le pays et pour le continent et pour le monde et pour l’univers…

Nous avions des opposants extrêmement motivés, volontaires, équipés et qui représentaient un véritable danger pour notre candidature. Il fallait être en nombre, en force pour lutter contre euh… eux là… ces gens super forts… qui avaient un super dossier… mais si… eux!… pfffff… Nous étions les seuls candidats. 100 personnes, des directs télé, des larmes, des concerts au Trocadéro… Nous étions seuls candidats… (si vous pouviez voir en cet instant ma mine déconfite et déformée par la grimace de souffrance…). Un faux suspens qui coûte déjà 7 milliards. Le prix de départ de la validité du dossier de candidature, on sait qu’on va déjà, par principe, dépenser 7 milliards et il parait que c’est pas cher. C’est cool, alors.

Ensuite, vous connaissez Paris. Ville salle, avec des transports inadaptés, une circulation impossible… mais on a les JO… Et on les a parce que personne d’autre ne les voulait. Il faut dire la vérité. Et pourquoi personne n’en veut? Même pas le Qatar! Le Qatar achète tout, même le slip français, mais ne veut pas des JO! Désolé… mais c’est quoi l’embrouille? Le Qatar qui a organisé les championnats du monde de Hand Ball et qui a, de fait, les gymnases; le Qatar qui va organiser la coupe du monde de foot et qui donc, aura les stades, le Qatar qui aura les routes, qui aura les infrastructures et toussa et toussa, le Qatar n’est même pas candidat pour avoir les jeux! Je me répète: c’est quoi l’embrouille???

Ou comment tenter l’improbable normalité dans un monde décousu et décoiffé… (ou comment le sérieux devient long et lourd…)

Article non drôle…

 

Le système politique actuel montre clairement ses limites avec un président illégitime et discrédité davantage chaque jour. Illégitime de part une élection et une position extrêmement discutable et discrédité puisque dès sa prise de fonction et la mise en place de l’hymne européen, il a clairement signifié que les intérêts nationaux passaient après les intérêts européens faisant de lui un traître à la patrie. Certes, les termes sont violents et forts mais il n’y en a pas d’autres puisque l’hymne européen n’est pas constitutionnellement reconnu par le peuple français. De même que les drapeaux européens sur les frontons de nos bâtiments n’ont aucune légalité mais comme le peuple français a décidé pour d’obscures raisons de fermer les yeux, il n’y a pas de raisons que les pro européens, qui ont perdu le dernier référendum, rappelons le, n’en profitent pas. Nous acceptons des choses que nous ne voulons pas, simplement, parce qu’elles sont promues par les politiques. Le fait que l’actuel président (main sur le cœur) promette un renouvellement du personnel politique s’accompagne, en réalité, d’une chute vertigineuse de la connaissance du fait politique et cette représentativité qui fut, en fait, jusqu’alors, assez peu mise en doute, devient, aux yeux de beaucoup, assez illégitime. Je ne referai pas le procès en incompétence des actuels députés, chaque jour apporte son lot de preuves. Je ne ferai pas, non plus, le procès en incompétence d’un gouvernement où, chaque semaine, apporte son lot de malversations, triches, mensonges et autres magouilles.

Je suis beaucoup plus dubitatif et circonspect concernant les français. Pas une journée ne se passe sans qu’on n’entende maugréer l’un ou l’autre sur la révolution à venir aussi bien sur les raisons sociaux qu’au bistrot, au boulot ou en famille. Il semblerait que chacun d’entre nous attende que le premier lance les hostilités. Le premier qui bougera aura raison (s’il s’agit d’un reptilien illuminati sioniste etc, on fait quoi ?). Le temps semble suspendu en France, comme si tout le monde savait que ça allait péter, mais que ça ne pète pas sans véritablement savoir pourquoi, mais on attend. On ne sait pas vraiment ce qu’on attend, mais on attend. On sait que ce système est à bout de souffle mais tout le monde semble hésiter parce qu’incapable de considérer clairement la suite. Chacun semble avoir sa propre vision de ce que le futur devrait être. Le consensus parait impossible à obtenir. Certains envisagent même la dictature comme solution au marasme politique actuel, ou même la monarchie. Sans aller vers un comique profond, il semble, en effet, urgent de se diriger vers un nouveau modèle de gouvernance qui tende davantage vers une prise en compte de chacun. La solution ne semble pouvoir exister qu’à travers l’engagement et la participation de tous. Un des maux et des fléaux de la représentativité actuelle tient dans le fait que chacun d’entre nous, d’une manière ou d’une autre, se sent exclu des organes décisionnels. Les décisions se prennent sans notre consentement. Elles se prennent, même, sans notre avis. Les rares fois où nous sommes consultés, cet avis n’est pas pris en compte. Alors, à quoi bon se sentir concerné ? Et pourtant, notre salut ne peut passer que par la prise en main de notre destinée. On peut se sentir exclu ou rejeté de ce système et, dès lors, ne plus souhaiter s’investir dans sa mutation, et ce raisonnement se comprend. Toutefois, l’égoïsme que l’on reproche à ses pseudo élites gouvernantes ne peut être critiqué dès lors qu’on participe activement à sa poursuite en évitant d’intervenir dans sa mutation.

En construisant un monde dans lequel on évite de s’indigner et même de se poser les questions qui pourraient déranger et amener à s’interroger, on nourrit cette propension à suivre un monde et une méthode qui ne permet pas le bonheur. Nous devenons par notre fainéantise, les acteurs principaux de notre propre malheur. L’école ne favorise plus la mise en place, chez chaque individu, du libre arbitre et du sens critique. On étouffe dans l’œuf les mécanismes qui construisent la pensée subversive et, heureusement, il existe des résistants, et nombreux, mais qui se retrouvent en opposition avec le système qu’ils défendent et qu’ils doivent déontologiquement défendre tous les jours. Le système économique capitaliste actuel oblige, chacun d’entre nous, à travailler pour vivre et en pousse certains, à même vivre pour travailler parce qu’il faut bien bouffer, parce qu’il faut bien donner un toit à ses proches etc… et tout cela se fait au mépris, et même à l’encontre, de nos propres convictions. Certains enseignants, évidemment pas tous, faut pas déconner non plus, vivent quotidiennement, et en permanence, cette contradiction, entre ce qu’il faut enseigner, la pensée unique et politiquement correcte, et les convictions personnelles, le plus souvent beaucoup plus révolutionnaires et iconoclastes. Cette pensée alternative ne consiste pas à appliquer les théories du complot à tous les éléments de la société. Non… désolé… les reptiliens ne vont pas détruire le monde tout de suite, et ils ne se réfugient pas tous, actuellement, en Corée du nord pour détruire le monde. Mais les mécanismes de pensée qu’on nous enseigne à longueur d’année scolaire, nous permettent-ils réellement d’être armés pour lutter contre les propagandes ou les propos politiquement corrects ? Ce qui en fait n’est pas essentiel, quelque part, ce qui compte, c’est d’être équipé pour mettre en doute, pour interroger, tout, et même, ce qui semble évident et incontestable et surtout, au niveau politique et économique. Il n’existe pas, dans ces domaines, de vérités, jamais. Tout doit être discuté, contesté, remis sur l’ouvrage. C’est parce que nous n’avons pas les outils culturels nécessaires pour remettre l’idée même du capitalisme en jeu, en doute, que tout est possible, que tout ce système est, par essence, bon. Peut être pas tout le monde, ne généralisons pas, mais la majorité n’a pas ‘air intéressé ou impliqué dans cette démarche de pédagogie populaire.

Notre système politique doit être remis en cause et le sera, notre système économique aussi, mais cette remise en cause ne vient pas de la mise sur le trône des illuminatis, ni par le fait de laisser le Qatar acheter tout et n’importe quoi jusqu’aux hommes ou aux compétitions sportives. Il ne le sera que si chacun d’entre nous, et moi le premier, acquiert les outils et références nécessaires pour se défendre et interroger ce qui apparait comme évident. C’est le but ici, non pas de se substituer à l’éducation, mais d’interroger tout ce qui semble évident pour savoir si cela tient l’épreuve de ma pauvre culture sans tomber dans les facilités complotistes et même, en laissant des questionnements en suspens, sans réponse. Le but n’est pas de donner la lumière aux aveugles mais plutôt de se pencher sur tout ce qui me semble étrange. Voilà donc la synthèse qui fonctionne comme une sorte de manifeste de ce que j’envisage de faire. Le moindre sujet, même le plus insignifiant, va être interrogé et alimenté sous mon œil de comique troupier, parce que je ne peux pas faire autrement. A méditer.

De l’art d’acheter des esclaves pour masquer le fait qu’on soit une crapule mais on s’en fout parce que Harry Potter joue au foot et on a le pognon… (Synthèse et bilan)

 

Après une semaine de travail ardu dont j’avais perdu l’habitude… il est temps de faire un premier bilan, non exhaustif, de cette démarche expérimentale. Plusieurs points restent à éclaircir ou à développer mais il est entendu que tout va être fait à travers les jours à venir. Nous, enfin je, reviendrai sur les éléments de démocratie, afin de compléter la collection démocratie 2.0, parce qu’il y a là, un véritable enjeu, non pas que j’envisage avec mes petits poings musclés de changer le monde, mais parce que c’est le but de jeter le peu d’idées et de réflexions que je pourrais avoir sur n’importe quel sujet. La preuve de ce n’importe quoi que je vais attaquer aujourd’hui, est, quand même, la seule grande nouvelle de cet été. La seule qui vaille véritablement la peine qu’on y réfléchisse. 220.

En fait, je n’ai que deux choses à dire et j’ai déjà oublié la seconde. Cette somme est indécente bla bla bla… Mais, soyons clairs, il s’agit de fonds privés. C’est une entreprise qui paie cette somme, donc ça regarde les actionnaires et les investisseurs. Toutefois, il se trouve que cette entreprise n’est pas une entreprise comme les autres. Il s’agit même d’un état et, pas n’importe lequel. C’est le premier point qui me pose problème. Personnellement, que des malades dépensent leur fric, je m’en fous, mais là, il s’agit du Qatar. On sait, depuis pas mal de temps, que ce pays entretient des rapports pour le moins particuliers avec certaines organisations pas très claires. Déjà, cela pose problème quant à la déontologie (mais tout s’achète). Apparemment, tous les politiques trouvent ça normal, et notre président (main sur le cœur toussa toussa) s’empresse d’aller claquer la bise à l’émir du désert. D’un autre côté, ça se comprend, c’est lui qui a le pognon.  Donc, un pays qui devrait depuis longtemps subir des embargos etc etc… toussa toussa… qui se permet, sans scrupules, d’acheter tout. Bon, à la limite, que le Qatar finance le terrorisme et le foot, ça se tient. Surtout, comme ils financent le foot, ils ont tous les droits et ils t’emm… des questions?

Là où ça pose problème, c’est que ce pays va organiser la coupe du monde. Déjà on ne sait pas quand, en été, en hiver,. Après tout, ils l’ont achetée, ils font ce qu’ils veulent non mais oh!… Mais, en plus, il faut construire des stades. On est dans un désert, au milieu de nulle part, mais y a du pognon, alors qu’est ce qu’on fait? bah, on achète des travailleurs! On prend les pays pauvres; là où ils boivent du thé dans du lait de yak… Le yak… Le lama de l’Inde! le truc plein de poils là!!!! Donc, les gars, ils vivent au milieu du rien, dans les hauteurs du trop haut, avec des lamas plein de poils, et forcément, ils crèvent de faim. Les gars arrivent et achètent du travailleur bon marché pour construire des stades qui vont être sur ventilés parce que le Qatar!!! L’hiver, il fait 40, alors l’été! Les mecs qui se baladent sur des lamas poilus travaillent 25 heures sur 24, 13 mois sur 12, 8 jours sur 7, pour un salaire négatif et, comme de toute façon, on leur a pris les passeports quand ils sont arrivés, ils ne peuvent pas repartir. Au final, si tout se passe bien, ils verront les stades terminés et profiteront de l’événement pour vendre des toupies ou une autre connerie made in China et des roses autour des stades. On ne va pas, en plus, leur filer des places! Esclavage moderne 1.

D’autre part, ce qui apparaît choquant c’est quand même d’acheter 2 êtres humains, 400 millions d’euros. On achète, aussi et surtout, une sorte de paix sociale. Du pain et des jeux. Les meilleurs pour divertir la plèbe. Esclavage moderne 2.

On nous fait de grandes cérémonies pour commémorer la fin de l’esclavage. Et c’est très bien, y a aucune critique là dessus. Juste, ça pourrait être pas mal de s’intéresser à l’esclavage, aujourd’hui, aussi. Acheter des êtres humains pour qu’ils nous divertissent ou pour qu’ils meurent à nous construire des stades, afin de mettre dedans les autres achetés pour nous divertir, j’ai beau chercher et me débattre, j’ai du mal à voir ça autrement que comme de l’esclavage. Que l’on ne se méprenne pas non plus, j’adore le foot. Pas assez bon pour être acheté par un émir en peignoir Harry Potter, je n’en suis pas moins le beauf absolu qui se tape les matches dans son canapé. Bon, je n’aime pas la bière mais sinon le cliché serait parfait. Il y a clairement une notion cathartique dans ce qu’est aujourd’hui le football et cet aspect est entretenu et même accentué par la main mise du Qatar sur l’économie sportive. Cette prise de contrôle du premier divertissement mondial permet de cacher ou de faire oublier les aspects les plus sombres de ce micro état. Il s’achète une sorte de virginité. Rien n’est jamais à regarder par le prisme du hasard. Le joueur le plus cher du monde est donc passé de Barcelone au Paris Saint Germain. Cela vous le savez. Le PSG appartient au Qatar. Le sponsor principal de Barcelone, qui a réussi le tour de force d’inscrire son nom sur le maillot du club, chose qui n’avait jamais été faite, sauf par l’UNICEF, donc ça ne fonctionne pas pareil, est: Qatar Airways… Voilà, voilà, voilà… plouf, plouf… Le club du PSG a, pour équipementier, la marque US à la virgule qui fabrique des chaussures en Chine, par des enfants de moins de dix ans. 220 a un contrat d’exclusivité d’équipement avec? La virgule… 220 est brésilien, et ça arrive à des gens très bien il parait, l’équipementier de l’équipe nationale du Brésil, qui est, quand même, une institution dans le monde du foot et même dans le monde tout court est?….

Evidemment, il s’agit là encore d’un coup des siounistes, (la faute est volontaire et résulte de mes visites sur différents sites complotistes ou nom dans lesquels on s’aperçoit que la majorité des attaques de sionisme grave proviennent de personne dont les pseudonymes fleurent bon le couscous (désolé Philipot), la fleur d’oranger et le chameau, le fameux lama du désert après le lama des montagnes. Il s’agit bien des sionistes illuminatis reptiliens encore une fois qui nous cachent la platitude la terre par l’achat de 220+180 histoire d’être bien sûr qu’on ne voit pas la mise en place du nouvel ordre mondial. Soyons honnêtes, il ne s’agit de rien d’autre que d’une dérive avérée du capitalisme où l’on érige en légende des personnes dont l’existence est vouée à nous divertir. Un peu comme Spartacus, demi dieu qui, en réalité, n’était qu’un esclave qui avait, pour seule et unique mission, de divertir le noble pour lui faire oublier que son pays était en guerre et qu’il fallait qu’il finance ou bien de faire oublier, l’espace d’un instant, aux pauvres, qu’ils allaient bientôt crever sous les armes des ennemis ou, plus prosaïquement, de faim parce que, quand même, c’est pas carnaval.

L’esclavage moderne a double facette, et sans doute d’autres, mais, comme je l’ai dit, je ne pense pas à tout, tout le temps. Il permet de nous divertir et d’entretenir un pan de l’économie capitaliste. Il permet, aussi, de maintenir ce phénomène particulier et bien pourri, utilisé aussi par les différents médias, mais à l’inverse. Je m’explique. 220: c’est la catharsis, c’est ce que nous aimerions tous être. Riche, adulé, talentueux dans son domaine (que ce soit pour de bonnes ou mauvaises raisons, on s’en fout). A contrario, le journal télévisé ou les chaines d’info en continu procèdent de la démarche inverse. On nous montre, à longueur de temps, les souffrances, les malheurs, les peines, afin que nous puissions, du fond de notre canapé, nous dire: « Merde, quand même, y a vraiment pire que moi! ». On étouffe ainsi toute velléité de révolte parce que, ça serait déplacé de se plaindre, et tout le monde ne peut pas être prince de Monaco pour faire rêver la ménagère en mal d’excitation. En permanence se construit autour de nous, cette ambivalence entre ce que nous voudrions être et ce que nous voulons éviter d’être. On sait qu’on ne peut pas être ce que l’on rêve d’être et on se bat, chaque jour, pour éviter d’être ce que l’on craint. Ainsi, on ne voit plus ce que l’on est réellement et on se satisfait de son quotidien parce que ça pourrait être pire et que je n’ai pas les moyens de faire mieux. Alors, je fais ce qu’on attend de moi. On détruit ainsi de manière inconsciente peut être, hum, le droit essentiel, élémentaire, fondamental, que nous avons tous, le droit au bonheur. A méditer.

Pour CL

Les siounistes sont-ils solubles dans les reptiliens illuminati vivant au bout de la terre plate? (On ne nous dit pas tout)

Certes, j’ai profité de mes premières véritables vacances depuis une décennie pour découvrir un monde parallèle ou annexe ou supérieur enfin un autre truc. J’ai découvert les joies des mondes interlopes du net et toute une faune improbable (ou bien serait-ce une flore?). Tout commença par une déambulation sur divers sites avec des vidéos. Entre les premiers pas de Neymar au PSG, et les délires de l’empereur (main sur le cœur), ma curiosité fut saisie et attirée par l’histoire toute particulière d’un homme. J’avoue avoir été, dans ma jeunesse, un spectateur assidu de la série X-files. Fan serait un bien grand mot mais je reconnais volontiers, un attrait pour ces histoires fantastiques, au delà même de mon attirance pour l’héroïne. Cet homme était marié et vivait dans une région reculée des USA. Je ne sais pas pourquoi, ça se passe toujours là bas, tout comme, en France, les spécimens rares se trouvent dans le nord ou bien sur la cote d’Azur. Il y a comme ça des endroits qui attirent ou appellent la fin du monde ou le début d’une connerie beaucoup plus profonde. Je ne sais pas si je retrouverais le lien et je ne suis pas convaincu d’avoir envie de le chercher mais cet homme sortait le soir son chien en robe de chambre. Et, cette sortie durait des heures et des heures. Evidemment, sa femme s’inquiétait et, à juste titre. A chaque fois, le sieur revenait avec des  blessures anales, ainsi qu’un liquide gluant coulant le long de ses orifice. Il en était de même pour le chien, et un jour, devant l’émoi et l’insistance de sa femme, il avoua son terrible secret, sa honte. Souvent, il était enlevé par des extra terrestres qui pratiquaient sur lui une série d’analyses et d’examens. La simple révélation de ce terrible fait mettait en danger toute la famille et des mesures devaient être prises pour la protection de tous. Il fallait qu’il se sacrifie et que rien ne change afin que les extra terrestres ne se doutent pas de la révélation, au grand monde, de leur existence. Plus encore que des extra terrestres, il s’agissait en fait de reptiliens. J’apprends tous les jours et j’ai donc découvert l’existence de cette « race ». Il existe de multiples traces « supposées » de l’existence des reptiliens qui, grâce à des pouvoirs supérieurs, détiennent la plupart des sphères influentes.

Les reptiliens on plusieurs particularités, et elles manipulent la race humaine pour la mener vers un destin luciférien et même plutôt, satanique. La plupart des reptiliens sont des francs maçons. Puisque cette secte détient le pouvoir et qu’elle se réunit en secret pour décider des destinées du monde. On a là un premier élément déterminant pour reconnaître ces créatures, en plus de cette appétence marquée pour le pouvoir.  Les reptiliens sont des hybrides qui gouvernent en secret notre planète. La plupart d’entre eux vivraient dans des cavernes ou grottes et descendraient des premiers êtres terrestres bibliques ou babyloniens issus de l’invasion venue d’ailleurs. Ouf! ça calme et on fait moins le malin du coup. Donc ce pauvre type réussit à faire croire à sa femme que les reptiliens qui contrôlent l’univers, l’enlèvent régulièrement, lui, dans un projet d’hybridation totale et sans coït inter racial (je ne sais pas comment le nommer autrement).

A partir de là, toutes les suppositions perdurent et enchaînent d’autres possibilités. Evidemment tous les reptiliens, francs maçons sont également sionistes. Ce que communément dans un accès d’ironie nous nommerons siouniste. Le sioniste est celui qui envisage Israël comme une terre légitime et qui préconise l’expansion de ce pays. Alors eux, par contre, ils sont au top du top de la méchanceté mondiale universelle. Tous les méchants du monde sont sionistes. De Netanyaou, ce qui est quand même logique, à Obama. Mais là, on est dans le tout venant évident du sioniste. La quasi totalité des personnes d’influence est considérée comme sioniste et même les plus improbables. Evidemment Macron, Sarko, bizarrement pas Hollande, il doit être trop con, mais aussi Didier Deschamps, évidemment! Il ne sélectionne pas Benzema donc sioniste! Forcément, Soral, lui-même est un sioniste, puisqu’en dénonçant en permanence la main mise sur le monde des sionistes, il fait croire au monde qu’il n’est pas sioniste, pour mieux pouvoir nous avoir ensuite avec son sionisme sioniste. C’est clair? Evidemment, la famille Saoud est également sioniste puisqu’ils n’ont jamais rien fait pour véritablement détruire Israël. Voila, donc les reptiliens contrôlent la terre grâce à leur réseau francs maçon et sionistes.

D’autre part, tout bon reptilien est, de constitution, un pédophile, qui, le plus souvent, cache ce travers en étant, soit homosexuel, soit en réclamant à leur partenaire la disparition totale de tous poils pubiens. Outre le fait que cette épilation intégrale soit particulièrement moche et anti sexe, elle s’apparente très clairement à une approche pédophile de la préférence sexuelle. Le poil étant la marque de l’adulte et le reptilien étant exclusivement attiré par la pureté et donc l’enfance alors il devient nécessaire et même impératif de supprimer toute trace de marque adulte dans l’acte reproducteur. La vache!

Le bon reptilien est franc maçon, pour pouvoir se réunir de manière sectaire, sioniste, pour pouvoir créer les conditions de la disparition du monde, pédophile puisqu’il préfère l’acte sexué avec des mineurs mais aussi, un menteur. Le reptilien sait que la terre est plate et organise les reproductions du monde afin de nous faire croire que la terre est vaguement ronde. Alors qu’elle est plate! Bon, j’avoue que je n’ai pas très bien compris l’importance de cette platitude mais c’est un fait avéré scientifiquement et tout et tout….

Toutefois, les reptiliens sont, comme toute race, dans l’obligation de se reproduire. Ils se mélangent donc avec l’humain. Cela donne des enfants dits indigos, arc en ciel ou encore crystal. Forcément, le mélange est détonnant.

Alors me direz-vous, comment les reptiliens font-ils pour nous cacher toutes ces choses? Ils utilisent un moyen extrêmement efficaces. La science. De deux façons bien distinctes: les chemtrails et les vaccins. Les chemtrails se sont ses traînées nuageuses qui strient le ciel à la suite du passage d’un avion et qui ne sont, en réalité, ni plus ni moins, que des substances dispersées dans l’air qui nous droguent et nous empêchent de comprendre et de nous révolter. Les vaccins, eux, permettent de nous droguer de manière encore plus forte et plus radicale. C’est pour cela que les reptiliens ont prévu une nouvelle campagne de vaccination. En France, nous aurons 11 vaccins parce que la science reptilienne avance et qu’ils ont trouvé un nouveau moyen de nous contrôler. Et pas du tout parce que les laboratoires pharmaceutiques vont encore se gaver de pognon. Ah non!

Le reptilien vit sous terre et prend forme humaine afin de nous contrôler et de se reproduire. Sa reproduction entraîne des enfants indigo (ceux qui vont sauver le monde grâce à ce mélange), cristal (porteur de toutes les qualités nécessaires au changement du monde) ou arc en ciel (ceux qui sont le sommet de la perfection de l’intégralité de nos capacités). Il est franc maçon (en réalité, le vrai reptilien est illuminati, c’est à dire qu’il appartient à l’élite de l’élite des maîtres du monde, Rotschild, Soros etc…) et propose des lois de contrôle (couvre feu, loi travail…), sioniste (pour créer la division sous un prétexte religieux) et pédophile (parce que les poils, ça craint). Ils nous droguent à grands coups de chemtrails et de vaccins pour nous cacher que la terre est plate, ou que le 11 septembre n’est pas un attentat terroriste ou que JFK n’est pas mort comme on le croit, mais surtout, pour nous cacher Roswell, qui est la preuve irréfutable qu’il y a bien une autre forme de vie. Alors, on nous a fait croire que nous avions marché sur la lune, ou que le christ était célibataire, sans enfant et pur, que Diana était décédée alors qu’elle en savait trop puisque proche du pouvoir, qu’ Elvis et Michael sont morts ou que Shakespeare est un autre tout comme Molière, mais la vérité, c’est que l’eau du robinet est fluorée et que le fluor est un agent extrêmement puissant d’abrutissement des masses. Et tout cela, tout cela dans le but d’instaurer le Nouvel Ordre Mondial.

Tout est parti, dans mon périple, de la découverte d’un homme qui, ne voulant pas assumer son homosexualité, et peut être même sa zoophilie, a inventé un énorme coup de mytho à sa femme et qu’elle l’a cru ou, en tout cas, suffisamment, pour que cela vienne à ma connaissance et que je me retrouve à décliner ici, une partie infime de toutes les théories du complot existantes. Tout ça pour un coup en sortant le chien. Mais, cependant, il y a deux erreurs essentielles dans cette construction de la théorie du complot, la première est d’en construire partout et pour tout et la seconde, c’est de n’en voir aucune.

Comment pratiquer des activités buccales suivies en environnement hostile et considérer que tout est normal? (de l’Education Nationale ou de ce qu’il en reste -droit de réponse perso-)

Par la magie des réseaux sociaux et de l’impossibilité à rester camouflé, dans ce monde, où tout se partage, même le vide, mon récit sur mon rapport avec l’éducation nationale s’est retrouvé publié sur un groupe d’enseignants. Dans un premier temps, je vais rappeler cette lapalissade qui me semble essentielle, surtout en ces temps particuliers: je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que tu comprends.

A travers mon billet précédent, plusieurs reproches ou critiques m’ont été faits. Et j’en suis particulièrement satisfait. D’abord, parce que cela signifie que certains prennent le temps de lire ce que j’écris et donc, je les en remercie, et, d’autre part, parce que les critiques se doivent d’être constructives et elles ne peuvent me permettre que de m’améliorer, et évidemment, j’apprécie cette opportunité.

Les points qui semblent déplaire à certains, concernent principalement le traitement que j’aurais réservé aux titulaires. J’aurais volontairement, et de manière prononcée, attaqué les enseignants. Je rappelle qu’il s’agit de mon expérience personnelle, de mon histoire, alors, d’abord, je dis quand même ce que je veux… Il parait que nous sommes en démocratie (voir les billets précédents) et, ensuite, j’ai volontairement, justement, été particulièrement tendre avec les anciens collègues, contrairement à ce que j’ai vécu. Il s’agit de mon histoire, des profs que j’ai croisés, il ne s’agit pas de tous les enseignants de France, mais de ceux qui officient dans les établissements que j’ai fréquentés et bien évidemment, pas de tous. On m’accuse de généraliser alors je précise qu’il s’agit d’une poignée d’enseignants qui se pensent supérieurs aux suppléants, qui se cachent de toutes activités extra scolaires, qui surveillent le moindre de tes faits et gestes et rarement pour que tu t’améliores mais bien, le plus souvent, pour te dénoncer, le plus vite possible, à la direction. Si les enseignants titulaires se sont sentis visés par mes mots alors, en réalité, tant mieux… Peut être que cela permettra de jeter un autre regard sur les suppléants, stagiaires, contractuels… Je ne généralise pas et je parle clairement et définitivement des enseignants que j’ai rencontrés… Je ne vois pas comment le dire autrement… Dans le secondaire, dans mon département… Point… La majorité des enseignants, en France, je l’espère, en tout cas, adopte les valeurs qu’ils sont censés défendre et promouvoir.

Le fait d’être suppléant, contractuel, implique, de fait, que j’aurais eu besoin d’aides, de soutiens, de conseils or, il se trouve que je n’ai vécu que des coups fourrés, des attaques et, rarement sur la qualité de mon enseignement, mais bien sur ma personne, et c’est ce qui m’est reproché sur les rapports d’inspection. On ne me reproche rien au niveau didactique même si j’ai, évidemment, totalement, conscience que tout n’est pas parfait et même très loin de ça, mais on me reproche ma personne, ce que je suis. On me reproche sous couvert de cette histoire de bienveillance sur laquelle il faudra un jour que le corps éducatif pose une vraie définition, d’être trop proche des élèves. Je vous vois venir. Etre trop proche, dans le sens où je savais ce qu’ils vivaient, où je les chambrais et qu’ils avaient autorisation de me chambrer en retour, c’est ça l’égalité, mais évidemment, sans aucune insulte, ni d’un côté ni de l’autre. Les limites étaient claires pour tous mais la décontraction était de mise parce que ça n’est pas grave.

J’ai entendu ou plutôt lu aussi qu’il s’agissait d’un texte qui montrait un Moi face au reste du monde. Je vais considérer que je me suis mal exprimé plutôt que de considérer qu’il s’agit d’un commentaire de prof (je reviendrais sur cette notion qui m’inspire le titre de ce billet). Je ne suis, en rien, seul contre le reste du monde. Le monde est injuste au secours, sauvez moi! Premièrement parce que la très grande majorité des contractuels que j’ai croisés, dans mon parcours, vivaient exactement la même chose que moi (donc je ne suis pas seul) et que considérer que je me suis placé, seul, face au reste du monde, ça, c’est de la généralisation stupide que je n’ai pas faite. Il s’agit juste de moi face à quelques personnes. J’ai d’ailleurs clairement stipulé qu’il y avait les collègues, certes, et je réitère cette critique, mais aussi les directions, les inspecteurs et les formateurs ESPE. Comme je l’ai appris de ma banlieue, la personne qui se sent visée ne peut l’être que parce qu’elle n’a pas, elle même, le cul propre. Cela est certes familier mais reprend et annonce l’idée qui était sous jascente jusqu’alors, et qui devient visible, d’un corporatisme d’opportunisme. On a le droit de ne pas croire en mon témoignage, et à la limite, cela n’est même pas mon souci, je raconte et la foi est une donnée propre à chacun. On me croit, tant mieux, on ne me croit pas, tant mieux…  Et, encore une fois, je ne généralise pas! Je parle de mon expérience.

Le statut de contractuel n’est pas un choix, en tout cas pas, pour moi, et si cela avait été un choix, je n’aurais pas passé le concours. Je ne sais pas s’il s’agit d’un choix de toucher 1300 euros par mois avec un bac + 5 pour faire le même job qu’un titulaire, (on peut, peut être, se retrouver autour de cette idée qu’un titulaire et un suppléant exerce le même métier? En fait, je me demande quand je lis les témoignages des titulaires.). Il y a donc des titulaires qui vous considèrent comme équivalents à eux et d’autres, comme je le vois dans les témoignages, qui se considèrent supérieurs. Ils ont raison.

J’étais un mauvais prof, je l’ai dit mais je le redis puisque certains m’ont reproché d’être imbu de moi même. Je ne pensais vraiment pas qu’on me reprocherait cela à travers ces textes mais soit… je suis imbu de moi même mais j’étais, quand même, un mauvais prof. Alors, on peut me faire le reproche de la prétention même si je le trouve assez paradoxal avec les 3 textes qui composent finalement cette confession. Mais j’accepte le reproche et présente mes excuses sur le fait que je ne me considère pas encore totalement comme une sous merde.

On me reproche de taper beaucoup, sans doute trop, sur cette fabuleuse institution. Alors, je ne raconte que ce que j’ai vécu…. MOI, MOI, MOI (ça c’est de la suffisance mais si je ne fais pas ça, on va dire que je généralise, alors c’est MON histoire, est-ce clair? )

  1. Oui, un contractuel touche 1300 euros environ selon les heures sup et compléments divers type PP.
  2. Oui, on nous demande un bac + 5 pour exercer, ce qui correspond, dans le monde hors EN, à un statut de cadre. C’est la loi qui est comme ça et non, moi ni ma prétention.
  3. Oui, j’ai exercé ce métier pendant 6 ans dans un établissement qui se trouve à une heure de route de chez moi (et je suis très loin d’être le seul enseignant dans ce cas, mais j’imagine que ceux qui me critiquent trouvent cela normal aussi.)
  4. Oui, pour aller au travail, il faut un véhicule et oui un véhicule a besoin d’essence pour rouler (quel con! et ça aussi j’en parlerais un jour) et donc, oui, une partie du salaire part en fumée de pot d’échappement.
  5. J’ai même, à un moment, loué une chambre chez l’habitant, une collègue, pour éviter la route parce que, physiquement les routes de campagne, la nuit, je n’y arrivais plus, je ne suis plus tout jeune non plus, et, à mon âge, les facultés déclinent très rapidement. Donc 2 loyers. Pourquoi 2? parce que j’ai aussi une vie, aussi étrange que cela puisse paraître, et que j’avais, quand même, envie, parfois, de croiser mon fils, pardon.)
  6. Je parle uniquement que de ce que je connais donc je ne parle pas d’autres parcours parce que je ne suis pas le mieux placé pour en parler même si, évidemment, j’en connais, parce que, en tant que suppléant, j’ai été amené à parler avec les suppléants puisqu’on forme assez vite une caste, un entre soi (dans mon département et dans les établissements que j’ai fréquentés!)
  7. Je suis très très loin de taper autant que je le pourrais, je me retiens parce que je ne fais, en fait, que raconter mon vécu et que, désolé, mais je ne suis pas aigri même si ces lignes peuvent laisser entendre le contraire. Je comprends qu’on le pense puisque ça rejoint la critique que je formulerais plus tard sur les critiqueurs justement. Il est normal de répondre à ses détracteurs mais je le fais de manière courtoise et correcte parce que je n’ai pas de raisons d’être véhément contrairement aux critiques que j’ai reçues.
  8. Je le répète une dernière fois parce que, malgré tout, les critiques touchent: je ne parle que de mon histoire et de ce que j’ai vécu donc je ne généralise pas, je ne parle que de ce que je connais, c’est à dire ma situation, et je suis sans doute prétentieux et imbu de ma personne, très bien, mais j’étais un mauvais prof et c’est un soulagement, à la fois, pour l’éducation nationale et pour moi que nos chemins ne se croisent pas plus avant, et ça ne me dérange absolument pas de le dire: J’étais un mauvais prof.

Je constate simplement que le corporatisme pousse certains à défendre l’institution. Ce corporatisme est surprenant quand on entend le discours de certains en salle des profs, et encore, davantage, quand on voit la faculté incroyable de mobilisation des enseignants pour que ce genre de situations ne se reproduisent pas, et pas pour moi, à titre personnel, je n’ai plus rien à gagner et même ça ne m’intéresse plus, mais pour les suppléants, contractuels qui sont légions dans les établissements et dont désormais,la situation est connue puisque certains semblaient clairement l’ignorer. Je considère, que comme vous ne faites rien pour que cela change, que vous cautionnez ce traitement de l’EN. Alors, critiquez moi si cela vous chante mais clairement, vous ne faites que confirmer, à mes yeux, que l’EN est une grande famille bien particulière. Mais, c’est une famille. Et oui, je suis prétentieux bla bla bla et oui, je suis aigri bla bla bla et oui, je généralise si vous voulez….

Donc, quand les titulaires se mettront en grève, ou bien feront de véritables actions, (il n’y a pas que la grève), pour défendre, et surtout améliorer le statut des suppléants, alors, je considérerais que vos critiques sur ma généralisation est recevable. Pour l’instant, la seule chose que je constate, c’est que, beaucoup ont oublié qu’ils ont un jour été suppléant et que, perdre une journée de salaire ou je ne sais quel avantage inconnu reste inenvisageable pour défendre les collègues. Vous traitez les suppléants comme des collègues. Prouvez le. Vous pourrez, ensuite, me critiquer. Pour l’instant, à mes yeux, et aux yeux de beaucoup de personnes dans la société hors EN, vous n’êtes qu’une corporation plaintive et égoïste qui oublie ce qu’est le monde réel qu’elle vise, pourtant, à enseigner aux jeunes. C’est un élément flagrant de ce que ma nouvelle position m’a appris. Vous vous plaignez que le reste du monde ne vous soutient pas quand vous êtes en action mais vous refusez de soutenir le reste du monde quand il est en action et pire, vous refusez de soutenir les membres de votre propre corporation pour conserver vos propres privilèges statutaires. De loin, désormais, je pense, modestement, que si l’école doit un jour s’améliorer, en France, cela ne passera que par les enseignants et, grâce aux enseignants, mais j’en viens, en toute prétention de ma part, à me demander, si cela est réellement la volonté de la majorité des enseignants. J’ai dit la majorité!!!! Il n’y a pas de généralisation!

L’art de la perforation anale dans les plaines du Caucase administratif (de l’Education Nationale ou de ce qu’il en reste – acte 2)

Alors, tu acceptes d’être prof principal de seconde parce que les titulaires ne veulent pas. Tu acceptes d’être coordinateur matière parce que les titulaires ne veulent pas et, comme toi, tu as besoin d’euros, tu acceptes, de toute façon, n’importe quoi et tout le monde le sait. En plus, tu as la malchance de parler quelques langues alors, tu pars en voyage, c’est toujours ça… parce que les titulaires ne veulent pas… alors toi qui habites loin de ton lieu de travail, toi qui ne gagnes pas lourd, toi qui, forcément, paies tes repas parce que tu ne rentres pas chez toi, toi qui se tapes, en plus, des pleins d’essence parce qu’il faut bien y aller, et bien, toi, tu fais des heures et des heures, parce que les titulaires ne le veulent pas.  Il y a donc ce que tu gagnes et ce que, en réalité, tu gagnes. Alors tu fumes, parce que la fatigue, les nerfs, l’injustice… d’autres boivent, se droguent, ou prennent des substances antidépressives… et à la limite, comment faire autrement? Voila comment l’éducation nationale construit des précaires qui s’enfoncent et qui doivent corriger des copies et donner le bac.

Toutefois, soyons honnêtes. Il y a une part de masochisme dans ce métier. Les points positifs sont quasiment absents et, en fait, au nombre de 1. Et pourtant, on y retourne tous les ans, dans les mêmes conditions pourries, et on donne satisfaction mais il n’y a pas d’évolution parce que toi, tu as un autre parcours, parce que toi, tu ne passes pas ta vie à te plaindre ou à médire sur tes collègues et pourtant, dieu sait qu’il y aurait matière et enfin parce que toi, tu es toi.

Tous les ans, tu veux y retourner parce que les élèves…. Il n’y a que des aspects négatifs et tu y laisses des plumes à tous les niveaux: financiers on l’a vu, moraux parce que l’estime de toi est au top (ironie), ceux de la santé forcément, familiaux parce que tu vois tes gamins entre deux copies et deux trajets de bagnole, sentimentaux parce que les dîners romantiques, de toute façon, t’as pas les moyens, sexuels parce que, de toute façon, t’es pas vraiment en état pour donner le meilleur de toi même. A petits feux, ce traitement te tue. Tu t’accroches parce que les élèves…

Et puis, tu croises l’individu qui, finalement, va finir d’achever ta motivation. Une combinaison d’individus, en réalité, qui te montre que, vraiment, ta place n’est pas dans ce milieu. Une direction qui déjeune tous les midis avec toi, à base de sourires, tapes dans le dos et confidences personnelles et qui, au final, recopie le bilan de l’IPR pour ne pas prendre de risques, des collègues qui se servent, toute l’année, allègrement de tes cours parce que tu es corporate et que tu partages et qui, au final, vont crier ton incompétence dans le bureau de la direction de peur de perdre des privilèges, une IPR qui t’annonce, les yeux dans les yeux, qu’elle n’a rien à te reprocher mais comme l’IPR 1 s’oppose à ta validation, elle ne va pas la contredire, des formateurs qui t’accusent, dans ton dos, de tous les maux, plagiats ou nonchalance, mais dont tu attends toujours un mot en face… alors ce monde là, finalement, tu es poussé à le quitter, malgré les élèves.

Alors tu es licencié ou renvoyé ou mis sur le côté parce qu’en réalité, on ne sait pas quoi faire de toi. Tu as signé, quand tu y croyais encore, un CDI, qui devait te protéger et qui, en fait, ne fait que t’obliger à aller voir les syndicats pour faire valoir le droit du travail. Et puis, tu vas à pôle emploi, tu vas dans un lieu où tu n’avais jamais mis les pieds et tu découvres. Tu fais des bilans de compétence où tu apprends que, avec tes diplômes, ton expérience et tes compétences, tu n’as pas le droit d’accepter des emplois à moins d’un salaire précis qui correspond au double de ta rémunération d’enseignant. Et puis, tu retournes, en fait, dans le vrai monde, avec les vrais gens et la vraie vie et, très vite, tout cela ne te manque plus.

Déjà, pour la première fois, depuis très longtemps, tu as eu de vraies vacances pendant lesquelles, tu as vraiment profité. Tu n’as pas pensé progression ou évaluation, compétences ou préparations. Tu as uniquement bronzé, fait du surf et tu as découvert un lieu fabuleux et même, tu as appris la langue, trois mois avant de partir, lorsque tu savais, parce que tu n’es pas totalement con, déjà, que, de toute façon, c’était fini pour toi, cette vie dans l’En et que, en guise de petite vengeance inutile, non, cette année tu n’irais pas corriger les épreuves d’examen, tout simplement parce que, maintenant, tu t’en fous.

Bien sûr, le rectorat te convoque pour justifier des salaires inutiles, il faut bien qu’on te convoque. Tu passes devant une commission où tu prends, enfin, plaisir à dire à ces gens, ce que tu penses d’eux, parce que, de toute façon, tu t’en fous. Alors des éminences grises, au niveau de la couleur des cheveux, pensent encore avoir une quelconque autorité sur toi et là ils comprennent vraiment pourquoi ils ne te valident pas, parce que tu n’es pas malléable, tu n’entres pas dans ce moule et même tu le fuis.

Comme le rectorat, l’état, considère qu’il doit faire les choses correctement, on te convoque encore pour définir une reconversion. C’est là que tu entres dans une dimension parallèle, un monde qui n’existe nulle part ailleurs. Un immeuble de 6 étages, avec une vingtaine de bureaux par étages, avec deux personnes par bureau qui ne font rien ou qui, en tout cas, tout comme certains détenteurs de l’autorité nationale suprême pendant une catastrophe naturelle, brassent de l’air. Il est là le mammouth, dans ces bureaux, où la seule machine qui semble branchée est la machine à café. Le reste semble être un décor de Cinecitta, une comédie italienne avec toute l’absurdité dont il sont capables. Dans cet univers improbable, le rendez-vous consiste à te proposer de revenir dans le giron des suppléants en oubliant ton ancienneté mais, quand même, revenir, parce qu’il y a les élèves…. Tu ne peux t’empêcher de rire de toutes tes dents, que tu as enfin eu le temps de refaire, et de voir, cette pauvre gratte-papiers chercher désespérément une solution pour toi comme si tu lui avais demandé quelque chose ou comme si tu avais besoin d’elle, et qui te propose: les concours administratifs. La seule issue pour elle, est d’entrer dans le giron des emplois de l’état. Il n’existe rien d’autre si l’on en croit ces gens mais, soudain, un éclair de génie illumine le regard terne et triste de cette pauvre femme, qui se rend bien compte que sa fonction, son travail, son salaire sont totalement inutiles, et qui te pose, enfin, une question personnelle, mais est-elle vraiment personnelle? : « Mais pourquoi n’êtes vous pas validé? ». Cette question, en réalité, tu ne te l’étais jamais réellement posée. Tu avais accepté l’idée que tu n’étais qu’un mauvais enseignant et que tout était logique. Alors, tu ne sais pas quoi répondre et la seule chose qui te vient, c’est de donner le nom de cette première IPR qui avait décidé que, de toute façon, tu ne serais pas prof. Et là, cette secrétaire, dans un bureau perdu, au fond d’un immeuble gris, qui n’a pour seul contact avec le corps enseignant que les personnes qui partent, lève enfin la tête et se décide à te regarder dans les yeux en te disant: « Ah oui, évidemment! ».

A méditer…. Peut être continuerai-je ce récit, peut être pas… parce que, en réalité, désormais, l’EN…