Nu sur le pas de la porte

L’image passa comme un mirage. Elle restait diffuse, confuse. Il y avait dans le galbe de ce corps quelque chose de magnétique, d’indicible. Quelque chose qui finalement n’existait pas dans le monde réel et que je m’évertuais à construire dans des rêveries de plus en plus profondes. La pénombre, évidemment, accentuait la part de mystères et de sublime que, finalement, chaque corps pouvait receler. La découverte de cette symbolique volante grossièrement dessinée sur le bas d’un dos cambré, provoquait une attirance visuelle. Il devenait impossible de décrocher le regard de cette forme qu’on pourrait comparer à l’envol d’un papillon. Drôle d’endroit pour qu’un tel insecte ne s’incruste.

Evidemment, mon regard s’était posé sur cette partie de ce corps nu dans le but de faire valoir et de justifier mon statut de gros dégueulasse libidineux et, même si mon intérêt pour la personne était quasi nul et à peine exclusivement professionnel, le fait d’être en contact visuel avec une nudité, suffisait à me transformer en prédateur redoutable alors que le reste du temps, je ne suis qu’un prédateur en hibernation. Je n’avais pas prévu de laisser mes yeux sur la partie charnue de ce corps. De toute façon, la visite même de cette personne n’était pas prévue, alors la nudité, jamais envisagée. Je n’espérais pas voir, un jour, cette femme dans ma chambre et, sans même parler d’espoir, l’imaginer nue ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Ce qui pour un gros libidineux comme moi était assez paradoxal. Je n’éprouvais pas la moindre attirance vis à vis d’Aline. Elle était une collègue et la distinction se faisait d’elle même parce que les règles ancestrales du no zob in job m’empêchaient depuis toujours d’envisager une autre sorte de rapport.

La nuit avait été compliquée. Je la partageais entre les effluves du parfum de Sofia et les lumières nocturnes de la ville à travers la fenêtre devant laquelle j’avais installé le fauteuil en rotin généreusement mis à disposition par la direction de l’hôtel. Un petit hôtel sans fard que les carabinieri avaient mis à notre disposition ou plutôt nous avaient indiqué au regard de nos moyens financiers. J’avais passé la nuit entre la contemplation de la lune se cachant derrière quelques nuées nuageuses et le corps dénudé de Sofia lové dans les draps humides du lit. J’avais consommé l’intégralité d’un paquet de cigarettes face à l’image de la Salute éclairée par la lune et le cul rebondi de cette pute venue de Mestre que j’avais ramassée aux hasards de mes errances dans les dédales de la ville. Le contraste entre les fesses joliment dessinées de Sofia et ce sublime lieu de culte méritait que je passe la nuit à les contempler. Il y avait du sacré dans les deux visions et quelque chose de divin qui faisait que les images de la journée s’adoucirent malgré tout. Après tant d’années, après tant de choses vues, et en dépit de tous mes efforts, je n’arrivais pas à m’habituer. Peut être même qu’on ne s’habitue jamais finalement et que, chaque fois, chaque image définitive et sanglante renvoie et charrie toutes celles que j’avais déjà obstinément essayées d’évacuer de ma mémoire.

Elle avait frappé à la porte, tambouriné même, jusqu’à ce que je me décide à ouvrir. Ayant, depuis longtemps, abandonné l’idée de conserver pudeur et décence, je n’enfilai que mes chaussures. Plus exactement, je mis les pieds dans mes chaussures et, finalement, je perdais davantage de temps à me diriger vers la porte pour l’ouvrir que si j’étais pieds nus. Dans mon incommensurable fainéantise, je n’avais pas rentré les talons et je pliais le cuir à l’arrière de la godasse sous le poids de mon pied et plus largement de mon corps. J’accordais toujours un soin tout particulier à mes vêtements. J’avais donc ouvert la porte, nu, avec seulement des pompes nazes aux pieds.

J’avais en réalité à peine eu le temps de comprendre. Je n’avais pas réellement vu la tornade entrer. Le cheveu collé. Une nappe de parfum diffus envahit la pièce et se mélange à celui de Sofia. Tant de parfums féminins qui tournaient dans ma tête. Je savais vaguement qui entrait en furie et se précipitait dans la salle de bain, après un bonjour lancé à la cantonade. Je restai sur le pas de la porte, à poil, les pieds dans les godasses, la porte ouverte. Je sentis un petit courant d’air frais me chatouiller les parties les plus sensibles. C’est ce courant d’air qui me ramena à la réalité. A poil, sur le pas d’une porte, dans un couloir d’un hôtel sans cachet, d’une ville sérénissime, dans un pays dont je ne connaissais pas la langue, la poignée de la porte à la main, je m’aperçus que j’avais deux femmes dans ma chambre et que je n’avais toujours pas dormi. Ce qui était un fantasme enfoui depuis toujours dans les méandres de mes délires de gros pervers libidineux devenait un des pires moments de ma vie. Nu, deux femmes dans ma chambre et pourtant, confusément, une gêne indicible.

4 événements et demi

J’avoue entretenir à grands renforts de plongées dans les tréfonds de ce qu’il y a de pire, une sorte de masochisme bien ancré qui me pousse à errer sur divers profils totalement hallucinants et hallucinés, entre marcheurs endoctrinés alors que n’importe quel esprit sain comprend que la politique de ce gouvernement est une horreur absolue ou europhiles indécrottablement béats devant la beauté angélique merkelienne alors que tout le monde voit bien que c’est une catastrophe.

Il se trouve que j’essaie désespérément de cerner les enjeux de l’âme humaine et qu’être confronté à certains extrêmes permet de comprendre que le moment où le monde ira mieux est loin d’être venu.

En 24 heures, quatre événements sont venus me montrer que, si ce n’était pas encore perdu, c’était quasiment impossible de gagner.

Je ne suis plus dans l’enseignement et chaque jour qui passe me conforte dans ce choix et me rappelle à quel point le corporatisme et l’entre soi sont dangereux.

Afin de lutter contre la réforme Blanquer, au demeurant qui peut être discutée, combattue ou rejetée, certains enseignants correcteurs du bac refusent de communiquer les notes des élèves et bloquent ainsi la procédure. On peut discuter des heures durant sur l’utilité de cet acte mais, en me plaçant dans une perspective plus large, il m’est venu à l’esprit l’accident suicide récent de l’homme qui jouait à la roulette russe et qui gagna la partie de manière définitive.

Les velléités et les volontés de ce gouvernement sont connues depuis des mois, sauf pour ceux qui réussissent encore à croire que l’idée même d’une politique sociale existe dans le royaume de Jupiter. Les profs empêchent donc la bonne marche du bac et profitent de leur statut de fonctionnaire pour échapper aux sanctions qu’entraîneraient un tel comportement pour les employés du privé. Si Darmanin a une once de jugeote, on sait quelle sera sa proposition de loi sur la réforme de la fonction publique, deuxième époque.

Ce qui sauve les fonctionnaires, c’est que la notion de réflexion n’est pas actée dans le logiciel marcheur mais sinon, à la place de ce gouvernement qui ne supporte pas le statut de fonctionnaires, une réforme en profondeur permettant de simplifier le licenciement des fonctionnaires pris en faute serait d’une logique implacable. Après les cheminots et leurs grèves qui furent montrées comme des paralysies de l’économie et une volonté délibérée de gêner le pauvre travailleur honnête, après les flics qui, surmenés, se permettent de tirer sur tout ce qui bouge et même sur ce qui ne bouge pas, après les soignants qui se permettent de se plaindre plutôt que de sauver des vies, c’est au tour des enseignants de se plaindre et d’empêcher la jeunesse de France d’accéder au savoir et au marché du travail.

Il me semble que c’est du pain béni pour ce gouvernement et sa politique de casse du service public. On donne le bâton pour se faire battre, la raclée risque d’être bien violente. Alors je ne suis pas fonctionnaire et je ne l’ai jamais été mais il me semble que cette stratégie ne fait que renforcer Blanquer auprès de l’opinion publique. L’éducation nationale n’est pas réformable à cause des profs est une litanie qui va revenir encore plus bruyante. Alors dans ce cas, virons les profs récalcitrants. Le système ne fonctionne pas ainsi? Changeons le système, théorème de Chomski.

Je ne serais donc absolument pas surpris que la sécurité de l’emploi des fonctionnaires soit remise en cause dans les semaines qui viennent. Ce n’est que mon avis.

Autre moment de joie de ses dernières 24 heures, les nominations relatives à l’Union Européenne. En boucle passe l’information que, enfin, la parité est respectée. Les marcheurs célèbrent la victoire de Macron d’avoir su imposer la parité au reste des membres. Il s’est battu de toutes ses forces pour ne pas avoir un allemand (Weber), il aura finalement une allemande que personne ne supporte plus dans son pays en raison de son incompétence avérée.

Et l’enfant qui supportait le monde ne trouve rien de mieux à proposer comme femme, que de recycler une ancienne ministre incompétente, condamnée pour négligence sur les deniers de l’état, et chantre de l’austérité inefficace mondiale. Difficile de trouver plus mauvaise candidature mais il fallait bien s’attendre à ce que Lagarde vienne à toi puisque nous ne voulions pas venir à elle.

Toutefois, les deux sont des femmes et donc, c’est super vachement bien. La moindre critique te fait immédiatement passer pour un salaud de misogyne, blanc, hétéro, anthropophage, chasseur de mulots. Alors, une femme dont personne ne veut dans son pays et une autre dont plus personne ne veut dans le monde sont proposées et on doit se réjouir parce que ce sont des femmes.

Ne nous y trompons pas, le casting n’est pas meilleur chez les hommes où, là aussi, on recycle les has been dont plus personne ne veut (et même si la Belgique est un petit pays, être dégagé d’un pays, c’est quand même violent surtout quand c’est le sien). Il est d’ailleurs très étrange de remarquer que Moscovici et Barnier n’ont pas encore trouvé de poste à hauteur de leurs mérites. Personne ne veut d’eux en France, pour des raisons assez évidentes, mais il semblerait que l’UE non plus n’en veulent plus. Impossible pour moi de déterminer si c’est en raison d’une trop grande nullité ou si, finalement, une qualité fut trouvée chez ces deux personnages. (Faire le café, passer la serpillière, ramasser les bugnes)

En gros, si tu es femme, nulle, incompétente, avec des casseroles (je parle au figuré ici), détestée par la plupart des gens qui ont entendu parler de toi, postule dans l’UE, il y a des postes vacants, la soupe est bonne et, si on pense à toi, c’est que le job ne doit pas être trop compliqué, finalement.

Troisième événement étonnant, l’arrestation puis libération de la capitaine du Sea watch, Carola Rackete. Interrogée par les autorités italiennes pour être entrée dans les eaux territoriales du côté de Lampedusa afin de permettre aux migrants qu’elle avait recueillis au large de la Libye, d’être en sécurité. Si tu trouves que le comportement de cette femme est discutable, pour plein de raisons, tu es un putain de facho qui soutient Salvini qui, lui même, est le fils caché de Hitler et de Mussolini et dont l’oncle Pinochet et la tante Lénine (on ne juge pas ici les mœurs des gens, s’il vous plait) vous saluent bien. Si, au contraire, tu trouves que c’est une héroïne alors tu es l’abbé Pierre adopté par Soeur Teresa et élevé par Mandela.

Encore une fois, aucune mesure n’est possible. Tu es pour ou tu es contre et, selon ta réponse, tu seras fusillé ou on construira des temples à ta gloire. A partir de ce postulat, évidemment, le choix est vite fait. Vous connaissez donc ma position mais par contre, pour l’autel, dans mon temple, je préfère la pierre au bois, merci.

Ultime événement de ces dernières heures, l’éternelle affaire Chouard. Encore et toujours l’affaire Chouard. On eut pu croire que les deux dernières prestations du sieur régleraient définitivement l’histoire. Que nenni.

J’ai longtemps soutenu Chouard et je le dis et le reconnais sans honte. Les déclarations sur Soral, même si elles grattaient sévèrement le fondement, s’accommodaient de mes réticences. J’acceptais la maladresse. La cause de la démocratie via le tas, plus participative, plus horizontale, plus « populaire » (oh le vilain mot!!!) valait bien d’avaler quelques couleuvres.

Les dernières sorties médiatiques font que je ne peux plus suivre. Mon histoire personnelle, ma vie, mes convictions font que je ne défendrais plus ses positions parce que je ne peux pas le faire. Je suis toujours attaché aux idées qu’il défend mais je le ferais par le prisme des auteurs et des penseurs qu’il a contribué à me faire découvrir mais plus par son entremise. Pour moi, il a franchi une ligne dans sa posture du dubitativisme scientifique. Je respecte sa position, il dit et fait ce qu’il veut et il n’a pas besoin de mon accord mais je ne suis plus (du verbe suivre).

Que n’ai je fait en exprimant clairement cette position. On me parle de trahison, de mépris, d’ingratitude. Que je lui serais redevable parce qu’il a eu l’idée des ateliers constituants. Je ne réponds plus tant c’est navrant, finalement. Un individu, quel qu’il soit, est toujours beaucoup plus complexe qu’une idée aussi bonne soit elle. Pétain a sauvé la France avant de la détruire et de l’humilier. Chouard a eu l’idée des ateliers constituants apparemment et d’autres propos et réflexions extrêmement pertinents mais, pour moi, ses derniers propos ne sont pas défendables et je n’ai pas envie de les défendre. Il est autorisé de douter de certaines choses mais pas d’autres selon que ça arrange ou pas les sceptiques.

C’est un crime de lèse majesté de ne plus vouloir cautionner les maladresses, j’en accepte l’augure mais lorsqu’on est en désaccord avec une position, il faut savoir en tirer les conséquences (Théorème de Chevènement) sauf quand on est marcheur, là, on peut retourner sa veste autant que possible pour faire ventilateur et, en ce moment, ça pourrait faire du bien. C’est en hiver que cela est problématique et malheureusement, le pays connait un hiver qui dure depuis très longtemps (on se croirait dans GOT).

Tout cela finalement serait totalement et complètement insignifiant si la remise en cause d’une certaine idée de la conception du monde n’était pas gravement en danger. Les gens sont nommés, non plus sur des compétences, mais sur des genres (il ne faut pas dire sexe pffff), l’idée de défendre des droits ou d’en obtenir de nouveaux ne s’envisage qu’au détriment d’autres personnes plus faibles, il est interdit de ne pas avoir d’avis et de ne pas vouloir juger ou critiquer la politique ou la justice d’un autre pays soi disant souverain, et il est impossible de ne pas cautionner les prises de position lorsqu’on est un fan (qui vient de fanatiques parce que ça tourne à ça).

Forcément je suis de moins en moins en adéquation avec ce monde. J’avais des conceptions de méritocratie, de non ingérence, de respect des institutions, de libre arbitre, de sens critique, d’équité davantage que d’égalité et il m’est quelque part douloureux de comprendre, enfin, que tout cela n’existe pas finalement.

La semaine politichienne de Smig – Deux poids deux mesures et plus encore

D’un côté, des manifestations réprimées violemment afin de se féliciter que le nombre de manifestants diminue. Comme si le fait de perdre un œil ou un membre, d’être continuellement contrôlé, fouillé, palpé, gazé n’était pas suffisamment dissuasif pour vider les rangs. A force de violences et de maltraitances administratives, il devient facile d’ergoter sur une démobilisation visible alors qu’elle n’est pas réelle.
Bien sûr, la probable victoire aux prochaines élections ne fera que conforter ce sentiment d’impunité et de toute puissance et il sera légitime puisque les quelques fous qui continueront à mettre un bulletin de vote frappé du sigle gouvernemental seront majoritaires à hauteur de 15%… La décrépitude de l’opposition, qui n’en est pas une, permet de maintenir les revendications populaires légitimes sous le joug du silence autoritaire. En résumé, on empêche l’expression en la matraquant et comme il n’y a aucune solution élective, cela donne quitus au pouvoir en place. On ne peut élire personne de valable alors vos gueules les mouettes, on continue le massacre.

De l’autre côté, une des plus grosses villes de France, plongée dans le chaos, sans que les forces de l’ordre ne parviennent à maîtriser le flux et la violence, parce que la banlieue et les cités s’embrasent pour « venger » la mort de deux jeunes. Il ne faudrait pas davantage réprimer les opprimés de la mondialisation et du capitalisme. Et puis, ça serait vu comme raciste ou phobe un truc…
Du même côté, un gouvernement qui s’empresse d’appeler l’Algérie et le Venezuela à laisser l’expression populaire défiler dans la rue, sans représailles, ni contrôles tandis que l’assemblée vote une loi limitant le droit de manifester en France.
Alors, évidemment, certains vont continuer à croire le juvénile qui assène des vérités du type qu’il n’y a ni répressions ni violences policières et on recommencera pour un tour en constatant que, effectivement, il n’y aura pas de répressions policières à Grenoble ou à Saint Denis où l’on peut balancer, tranquillement, des affiches associant la France et Hitler pour définir un pays raciste, xénophobe, antisémite, homophobe et tout ce que phobe peut nourrir comme substantif parce que taper la masse silencieuse fluorescente sera toujours plus facile que de critiquer les foules bruyantes et destructrices. Accuser les plus faibles de violence pour des vitrines brisées sera toujours plus confortable que de montrer du doigt les voitures en feu, les quartiers interdits aux services de l’état, la construction du communautarisme et du rejet de l’autre. C’est du deux poids, deux mesures et c’est juvien comme procédé mais ça fonctionne pour diviser dans tous les sens et continuer à régner comme si de rien n’était parce que rien n’est plus, ça tombe bien mais ça tombe longtemps et dans la chute, ce n’est pas la chute qui…

#FreeAli même s’il est déjà libre le Ali

La semaine polititichienne de Smig – Le grenelle du pouvoir de vivre

Bien, maintenant que ça fait deux fois qu’il fait le clown devant 700 maires, on attend qu’il se produise devant 700 profs, 700 infirmiers, 700 chômeurs en fin de droit, 700 ouvriers, 700 avocats, 700 routiers, 700 chauffeurs de taxi, 700 cheminots, 700 agriculteurs, 700 retraités, 700 employés .. liste non exhaustive.
Il faudrait un permis à points aux politiciens avec un capital de départ assez réduit et chaque fois qu’ils sont ridicules, bim, on enlève un point jusqu’à suppression du permis avec un coefficient d’accélération et quand c’est perdu, c’est perdu…
Parler des assurances et des extincteurs, des voitures à la casse et des places en crèche… Heureusement qu’il n’y a plus de premier ministre, ni de ministres ou de secrétaires d’état dans ce pays parce que sinon, on se demanderait à quoi ils servent.
La Macron show bientôt dans votre ville sécurisée par une cohorte de robocop protégeant la destinée de l’ado en bras de chemise en fermant les rues, contrôlant les papiers, scannant les cni, relevant les plaques. Tu habitais cette ville mais ça c’était avant.
On sait quand il commence, on ne sait pas quand il finit mais, au moins, on sait que le but, c’est de nous expliquer ce qu’il a fait depuis qu’il est là et que, bizarrement, un grand nombre ne veut plus subir.
Au moins, la campagne pour les européennes financée par l’argent des contribuables, après la campagne présidentielle, démarre sur les chapeaux de roue. Deux jours entiers non stop, sur toutes les chaines, et tous les commentateurs dits politiques qui ne relèvent que la performance physique cocaïnée mais qui ne relèvent pas le propos et s’extasient devant cet acte nouveau.
Mais les gars, si c’est nouveau, c’est peut être aussi seulement parce que c’est con!!!
Un président qui explique qu’il a fait plein de trucs mais que si les gens n’en veulent pas, c’est parce qu’on leur a pas expliqué et parce qu’ils sont trop cons aussi accessoirement, parce que merde, quand même, on a baissé les charges! et ça c’est bien! (phrase texto de sa sainteté).
Et devant cette phrase pleine de conneries, les maires d’approuver benoîtement qu’on leur dise, les yeux dans les yeux, qu’ils se plaignent de ne plus avoir de services publics dans leur commune mais que c’est le résultat d’une politique qu’elle est trop bien.
Si on baisse les cotisations sociales (et non les charges, crétin!) c’est autant d’écoles, d’hôpitaux, de tribunaux, de flics, de pompiers, de postes, de gares etc. qu’on supprime. C’est juste la base. Alors les représentants non représentatifs, plutôt que de parader avec vos écharpes, en parlant du temps qu’il fait et de la couleur du crottin, il serait temps de mettre sur la table, les vrais sujets.
Vous avez la chance de parler au président, puisque la fonction le fait chier, alors profitez en pour remplir votre fonction et non vous comporter comme des vrp d’une petite pme qui peine à survivre, même si c’est ce qu’est devenue la France.
Je suis fatigué du pagliacisme de la politique française.

Juste parce que c’est la nuit

 

Et tout recommence et tout continue et ça revient encore et encore. Ce sentiment qu’il n’y ait pas dans ce monde de place pour le superflu et l’inutile et que tout doit être productif, monnayable et lucratif. Dès lors, comprendre que ce qui fut construit ne correspond plus à ce que nous sommes, que ce qui fut détruit n’était pas ce que nous sommes, et que ce que le monde construit ne ressemble en rien à ce que le monde est. Une fois toutes ces vérités avalées, digérées, déféquées et même pour certaines ré-ingérées, que reste t’il comme possibilités de joie? L’espoir que les choses changent ne subsiste que parce que, au final, il n’y a pas d’autres alternatives. Chaque jour qui passe entretient ce vernis autour de nos actions. Certes, on peut toujours faire et devenir ce que le monde se propose d’offrir comme opportunités, certes… et pourtant….

Alors, il n’est plus temps ni lieu de se morfondre et d’attendre. Puisqu’il est admis qu’il en est ainsi et que demain sera aujourd’hui qui était déjà hier alors que se débattent les autres mondes au milieu de celui-ci. Faire ce que l’on peut parce que davantage serait trop et est de toute façon trop. Les règles sont posées et rien ne bousculera ce grand ajustement. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas une faute. Le factuel l’emporte sur le rêve et le réveil est toujours de plus en plus lourd, difficile, pesant.

Ainsi, l’errance, les mains dans les poches, et la fumée des respirations dans le froid des matins blafards d’hiver s’accompagnent d’une forme de résignation. Le véritable combat, le véritable enjeu n’est plus dans la lutte acharnée contre le mal mais bien davantage le réveil des envies endormies. Avoir juste envie, et de là, mettre en boucle et en résonance ce qui fait rêver, ce qui démange, ce qui existe… Donner et trouver du sens et savoir pourquoi on se lève le matin parce que c’est la nuit.

Comment faut-il être né.e pour s’exprimer en français.e?

J’aurais beau tenter d’inventer le réel qui deviendrait, ainsi, une utopie utopique d’un monde improbable et irréel, je ne me sens pas capable d’inventer un tel principe langagier qui me rappelle dangereusement, sous couvert d’une égalité illusoire et utopique, là encore, la novlangue orwelienne. Il y a moins d’une semaine, une maison d’édition, d’ouvrages scolaires, a tenté, et tente encore, je pense, de s’enrichir grâce à la parution d’ouvrages rédigés entièrement en écriture inclusive. S’ouvre alors devant nous la pente savonneuse de la dérive verbale ou scripturale qui peut, très vite, nous cataloguer dans une catégorie islamo facho nazi siouniste etc etc… je ne sais… Nous ne sommes pas dupes au point de considérer qu’il s’agisse ici du moindre enrichissement de la culture ou de l’intellect. Si enrichissement il devait y avoir, il se situe bien évidemment dans les revenus de la maison d’édition sus non nommée. On peut se demander quel est l’intérêt de cette démarche, l’enrichissement de cette maison ne doit pas camoufler le véritable sujet qu’inspire cette parution. Evidemment, on fait du business sous couvert d’égalité… mais quelle égalité? Cette méthode apparaît à mes yeux plutôt comme un pare feu qu’autre chose, et si l’égalité passe par la destruction du sens, alors l’égalité est bien peu de chose, mon amie la rose. Il est de notoriété publique, parait il, que notre langue est l’une des plus difficile à apprendre et à maîtriser. C’est possible. Comme ce niveau de difficulté ne suffit pas, on ajoute une complexité complexe et surtout complexante, créatrice de complexes, en mélangeant tout, pour le plaisir de quelques uns. Bien évidemment, à l’exception de quelques décérébrés mentaux d’un acabit humanoïde aléatoire, tout à chacun est partisan de l’égalité, mais être partisan d’un concept ne signifie pas pour autant tomber dans le ridicule et là, on y est. Les français ont du mal avec leur langue et bien, on s’en fout, on multiplie les difficultés.

La langue française a été construite sur la supériorité du masculin sur le féminin. Je n’y suis pour rien, c’est un fait. Il faut alors critiquer Clément Marot et ses goûts pour la langue italienne (et par essence, pour le latin antérieur vulgaire). Je ne sais si cette idée stupide provient d’un quelconque lobby trans genre fémino sexiste, polythéiste, polygame, polychrome, mais là, on est au delà des réseaux de bonne tenue. Il est des combats qui sont nobles par les phénomènes qu’ils dénoncent. Il en est d’autres qui deviennent ridicules de part les extrémismes qu’ils installent. Cette dérive du tout égalitaire doit elle se retrouver dans les pages de la littérature? en effet, pourquoi Hugo, Proust ou Balzac ne récriraient pas l’intégralité de leurs œuvres en accordant à tous les genres disponibles? Pourquoi Molière, La Fontaine ou Dumas n’accepteraient-ils pas de considérer enfin la femme comme l’égale de l’homme dans la langue? Alors on pourrait me répondre: « Ducon, parce qu’ils sont morts! »… cette réponse suffit à elle-même pour souligner l’absurdité de ce combat. Ce combat, on le retrouve également dans les œuvres choisies pour le bac. Il faut impérativement, selon certains, mettre, de manière paritaire, des textes rédigés par des femmes. Très bien. Super idée de merde. L’histoire de la littérature française est patriarcale et ça compte dans son enseignement. Je ne dis pas que c’est bien, je dis que c’est ainsi. Que pendant très longtemps, il fut interdit aux femmes d’écrire, sauf si elles appartenaient à la noblesse, et certaines, bien sûr, le faisaient en cachette. Ainsi, nous avons peu de femmes de lettres en proportion et comparaison aux hommes. Cela ne signifie pas que nous ne devons pas enseigner les textes rédigés par des femmes mais dans la construction d’un cours, il y a déjà suffisamment de contraintes à respecter pour ne pas s’ajouter celle du genre. Un texte est choisi à l’étude pour la pertinence de son propos et non pour les préférences de l’auteur, ou son sexe, ou sa couleur, ou son origine, ou sur sa coupe de cheveux ou sur ses résultats au 100 mètres brasse. Ou alors, cette préférence devient la thématique ou la problématique du cours, séance, séquence et devient dès lors un autre support d’étude.

En cherchant à égaliser tous azimuts, on en oublie les combats essentiels (les violences faites aux femmes, les salaires, les injustices…) et on focalise l’attention sur les différentes terminaisons possibles du participe passé selon le genre qui doit être le genre de tous, en même temps. On est bien dans cette culture du en même temps. Objectivement, si la priorité est de publier un livre totalement illisible sous couvert d’égalité des genres alors, définitivement, la France va super bien.

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Le monde entier est un cactus…

Plusieurs événements que d’aucun pourrait considérer comme insignifiants ont attiré mon attention ces derniers temps. Plusieurs petites choses qui, mises bout à bout, construisent une réflexion ou un sentiment de doute sur ma personne. Depuis quelques semaines, on entretient un certain fantasme sur le Venezuela et, rassurez vous, je ne donnerai aucune réponse ici. Ce qui m’interroge, c’est la promptitude avec laquelle les médias ont considéré que Mélenchon soutenait le régime de Maduro mais, sans jamais accorder la moindre seconde à une véritable pédagogie des événements dans ce pays. Si l’on ne cherche pas les informations sur différents supports qui échappent au mainstream, on ne sait rien. De la même façon, quelle confiance pouvons nous accorder aux médias indépendants? Il est entendu, de manière évidente, pour le plus grand nombre d’entre nous, et depuis les dernières présidentielles de manière définitive, que les médias, télé et journaux à large diffusion, ne sont plus crédibles en France. Alors où trouver l’info réelle? Et cette info sera t’elle réelle? Il faut donc désormais un bac +24 en décrytage d’infos moisies cachées pour déceler une info crédible. Le monde (le journal) s’était essayé à l’exercice périlleux de classer les sources selon la véracité des infos à travers son décodex. Il est apparu, avant même son lancement, que ce média était truqué et partisan. Résultat: on ne sait rien de fiable sur la situation au Venezuela et la presse d’état cherche à nous faire croire que Maduro est un dictateur sanguinaire qui massacre son peuple. Je ne dis pas que c’est faux, je dis qu’en réalité, on n’en sait rien et que deux camps s’opposent.

Dans la même idée, depuis tellement longtemps que j’ai oublié quand, on nous dit que la famille Assad est une famille de fous furieux, dictateurs sanguinaires qui massacrent son peuple. Mais, on leur vend des armes et d’autres choses évidemment depuis des décennies. Soudain, apparaît DAESH, et là il faut discuter avec Bachar qui est un salaud mais, en fait, moins salaud que Daesh parce que lui il gaze son peuple, et seulement la partie qu’il n’aime pas alors que Daesh bah ils envoient des Kamikazes dans les rues de Barcelone, Paris, Londres ou Nice. Tuer les syriens sera toujours moins grave que tuer des occidentaux. Bon étant moi même occidental, j’avoue que forcément ça m’arrange.

Cet article va être la base de plusieurs autre opus à venir je le crains. On a vu que la presse nous cachait le Venezuela et les véritables enjeux politiques syriens mais c’est le cas pour plusieurs autres parties du monde. Un événement inexplicable se déroule actuellement en Birmanie. Voilà des années que la minorité musulmane vivait dans ce pays majoritairement bouddhiste. Evidemment, le monde ne se souciait pas de cette partie du monde et les informations que nous recevions tendaient à nous faire croire que la situation était presque correcte. Soudain, les musulmans sont massacrés sans qu’aucun média ne soit en mesure de donner une raison. Quand même, les peuples vivent ensemble depuis des décennies et soudain ils se massacrent mais c’est normal et on ne sait pas. Bien sûr, comme pour la Palestine (autre dossier) les musulmans du monde entier s’indignent. Et forcément les forces islamiques se mettent en place immédiatement pour évacuer au plus vite cette population opprimée. Ah euh bah non. On reçoit par internet des vidéos de massacres et les musulmans nous expliquent à juste titre que c’est une horreur. Mais personne ne fera rien parce que honnêtement tout le monde s’en fout. L’Arabie saoudite préfère acheter et financer un club de foot anglais capable de gagner la ligue des champions et le Qatar fait pareil en France parce qu’il est là l’enjeu. Les émirats arabes unis fondent une équipe cycliste pour gagner le tour de France, d’Italie et d’Espagne à terme, parce qu’il est là l’enjeu. Les Rohingyas franchement, on s’en tamponne sévèrement le coquillard sur l’escalier en marbre.

Dans le même ordre d’idée, qui se souvient que la Libye est à feu et à sang et que rien n’est fait pour arranger la situation? Pareil pour l’Irak. Non ce qui est intéressant pour l’opinion publique mondiale, dans la région, c’est l’armement nucléaire iranien. Là, il y a enjeu. Parce que forcément, ça fait peur. On risquerait d’être atteint. Il en va de même pour la Corée du Nord. Nous avons, quand je dis nous, je parle de l’occident, construit toute notre hégémonie mondiale sur la dissuasion nucléaire, entre autre. Alors partager cette arme avec le reste du monde pffffff c’est pas drôle. Et en plus, c’est tous des dictateurs. Mouais. et on va lourdement insister sans donner de véritables réponses aux vraies questions sur la Corée, la Syrie ou la Birmanie parce que cela permet de camoufler Saint -Martin et la Martinique. Saint martin a subi vous le savez tous, une catastrophe naturelle très sévère il y a 2 semaines. A la suite de ce phénomène, notre gouvernement, président en tête (main sur le cœur), et ministre de l’intérieur (le descendant lyonnais de Christophe), ont affirmé maîtriser la situation et contrôler les lieux alors que la population sur place criait son sentiment d’abandon. Ils sont français, on ne fait rien pour eux alors on va parler des fous de dieu intégristes syriens, c’est mieux… ça met moins en cause le gouvernement. (En fait, non, parce que les intégristes se battent avec des armes que les français ont vendues contre des soldats de l’armée dite régulière qui, elle même, a des armes françaises… plouf plouf). De la même façon, la Martinique, territoire bien français non? parfois je ne sais plus moi quand je vois le traitement qui est fait, connait des troubles sociaux depuis 15 jours et on l’ignore en métropole parce que ça n’est pas macron compatible.

Sinon le Mexique a été frappé par 2 tremblements de terre avec pour l’instant un bilan autour de 300 morts, pas grand chose quoi, une paille… Des inondations en Italie aussi….

Il est plus important de signaler que Angela va être réélue parce que ça c’est valable pour Macron pour affermir le joug bruxellois sur les peuples alors que nous avions voté non au référendum, mais bon en démocratie, le vote du peuple sur un référendum on s’en fout. Là est la grande nouvelle! Angela! Et l’Union européenne va repartir de plus belle puisque l’Espagne connait une volonté indépendantiste de la Catalogne qu’elle va encore manipuler à sa sauce, que l’Italie connait une crise politique grave, que l’Ecosse réclame un nouveau référendum puisqu’ils n’acceptent pas le Brexit eux, que la Grèce s’enfonce un peu plus chaque jour dans la crise malgré les politiques d’austérité menées contre ce peuple… Bizarrement le seul pays européen qui aujourd’hui fonctionne réellement bien c’est le Portugal parce qu’il a refusé les politiques d’austérité de Bruxelles. Je ne sais pas si cela veut dire quelque chose de particulier en fait…

SOURCES:

http://www.20minutes.fr/monde/2125247-20170901-rohingyas-birmanie-situation-minorite-plus-persecutee-monde-aggrave-encore

https://fr.wikipedia.org/wiki/Manchester_City_Football_Club

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/le-qatar-rachete-le-psg_1449731.html

http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/l-article-a-lire-pour-comprendre-la-crise-qui-dechire-le-venezuela_2152465.html

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/09/24/97001-20170924FILWWW00010-coree-du-nord-trump-surencherit-dans-l-escalade-verbale.php

https://francais.rt.com/international/43670-amis-syrie-ont-verse-sang-milliers-syriens-ministre-affaires-etrangeres-discours-onu

http://www.jeuneafrique.com/476633/politique/libye-les-kadhafistes-peuvent-etre-inclus-dans-le-processus-politique/

https://www.ouest-france.fr/monde/ouragan/irma/saint-martin-30-procedures-judiciaires-pour-vol-ou-possession-d-armes-5268479

http://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/contrats-aides-grave-crise-frappe-education-martinique-512031.html

http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/23/mexico-frappee-par-un-nouveau-seisme-de-magnitude-6-4_a_23220303/

http://www.leparisien.fr/faits-divers/italie-les-orages-et-les-inondations-font-au-moins-six-morts-en-toscane-10-09-2017-7249173.php

http://www.20minutes.fr/dossier/angela_merkel

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/09/22/la-bataille-sur-l-independance-de-la-catalogne-se-joue-aussi-a-bruxelles_5189337_3214.html

http://www.liberation.fr/debats/2017/07/13/italie-apres-l-echec-du-parti-democrate-aux-municipales-la-politique-en-chantier_1583606

http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2017/03/31/l-ecosse-a-demande-formellement-a-londres-un-referendum-sur-l-independance_5103922_4872498.html

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/18/en-grece-un-paysage-politique-bouleverse-par-la-crise_4762632_3214.html

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/01/27/au-portugal-les-succes-de-la-gauche-plurielle_5070049_3214.html

De l’art de supprimer le Luxembourg parce qu’il est totalement inutile….

Nous avons appris, aujourd’hui, avec une joie suprême et la larme au coin de l’œil, que les grands électeurs étaient convoqués pour renouveler une partie du sénat. L insulte anti démocratique se poursuit avec notre assentiment et notre inertie. Nous ne savons toujours pas à quoi sert le sénat et certains prétendent qu’il permettrait d’atténuer ou de corriger certaines mesures parfois maladroites de l’assemblée nationale. Premier point: ce sont les grands électeurs qui désignent les sénateurs. On reste donc dans un entre soi et le vote censitaire n a jamais représenté la moindre forme de démocratie. Nous sommes bien prompts à comparer le système américain alors que le notre n’est vraiment pas meilleur. Donc des élus qui votent pour des élus. Premier point assez incroyable.

Ces élus n’ont donc qu’une valeur consultative étant donné qu’ils sont dans l’incapacité d’abroger une nouvelle loi et même d’en proposer une, éventuellement un amendement de si de là et encore. Puisqu’il s’agit de consulter, je propose qu’on consulte le peuple plutôt que des intérimaires de la présence grassement payés.

La suppression des sénateurs et du sénat devient réellement une urgence démocratique, si tant est qu’on puisse parler de démocratie concernant des personnes élues par une cinquantaine d’élus eux mêmes élus par un pourcentage très faible du peuple. Certains députés l’ont été avec moins d’un électeur sur dix, il est toujours bon de le rappeler Elle est là, la pyramide lamentable qui nous broie.

On pourrait récupérer ce superbe bâtiment (on ne va pas le détruire) pour en faire un musée et vider ainsi les caves du Louvre et donner à voir au peuple des œuvres d’art qu il a payées et dont il ne profite jamais et qui pourrissent. Évidemment ce musée serait gratuit et financé par les économies faites par les salaires et frais récupérés et occasionnés par la fin des sénateurs et de leurs avantages.

Dans le même ordre d’idée, il est inconcevable que ces personnes qui n’ont servi à rien, bénéficient d’avantages inadmissibles. La charge de sénateur entraîne les cotisations normales d’un emploi comme un autre, exercé pendant une période donnée et rien de plus. Des économies encore des économies. celles-ci pourraient se chiffrer autour de 350 millions d’euros environ et seulement pour le sénat sur un an. Un musée qui aurait ce budget de fonctionnement serait… je n’ai pas les mots. Le budget du Louvre, plus grand musée du monde de part la notoriété et la renommée des œuvres exposées est de 200 millions d’euros maximum en élargissant l’assiette. Les sénateurs, à aucun moment, ne méritent le train de vie, le salaire et les indemnités dont ils bénéficient et qui sont une sorte d’exception française, d’autant qu’il existe en plus les ministres et les députés. L’assemblée nationale coûte 524 millions d’euros par an. L’ardoise atteint entre les deux chambres 875 millions, ce chiffre est supérieur à la fraude sociale en France estimée aux alentours de 800 millions d’euros. L’un et l’autre sont tout aussi condamnables mais l’un des deux s’explique et se comprend davantage que l’autre.

Sources:

https://www.senat.fr/role/fiche/comptes_budget.html

The Golden Gode

Nous avons eu la tristesse d’apprendre récemment la perte de Liliane Bettencourt et, dans une moindre mesure, de Pierre Berge…. Une émotion a saisi une partie de la population face à ces nouvelles… La perte de ces deux inutiles revêt plus d’importance que l’oppression que nous subissons chaque jour… pauvres nous… Certains commentaires signalent que lili participait activement à certaines fondations et qu’elle avait offert des emplois… Je ne peux retenir, dès lors, un cri de révolte. Il a été calculé que lili gagnait l’équivalent d’une année de salaire en moins d’une heure… Sommes nous dans ce cas dans un système équitable? Je veux bien admettre, non d’ailleurs je ne le veux pas, je peux, non d’ailleurs je ne le peux pas sinon ce billet n’existerait pas, disons euh j’enrage sur le fait que de telles rémunérations existent mais puisque c’est ce que les français acceptent, que, depuis sa mort, sa fortune personnelle a augmenté d’un milliard.  Mais alors on est bien d’accord que les revenus de cette dame ne sont pas liés à son travail puisqu’elle gagne encore des fortunes en étant morte! qu’on ne vienne pas me dire que sa fortune correspond au travail ou aux risques qu’elle prend ou je ne sais qu’elle autre raison bidon que les médias seraient capables d’inventer et nous de gober. Elle est morte!

Dans un premier temps, lili n’a jamais travaillé de sa vie. Elle a récupéré l’entreprise de son père par héritage donc aucun mérite puisqu’elle a tiré les fruits d un produit déjà fini. Ensuite, elle n’a offert aucun travail à qui que ce soit, elle s est enrichie sur le travail de ses salariés et dans des conditions qui s’avèrent plutôt néfastes sur des domaines tels que l’écologie, la santé ou l’égalité. On a donc, clairement, à faire à un parasite qui se nourrit de la force des autres et qui généreusement distribue des oboles pour nous faire pleurer. Désolé mais je n’ai aucune compassion pour ce type de parasites. J’estime même cela indécent et révélateur de notre part de soumission ces hommages posthumes déplacés. On pourra me le montrer dans tous les sens, je ne vois pas en quoi ces deux personnages représentent la moindre avancée pour l’humanité. Il s’agit plutôt clairement pour moi d’un recul et d’une nouvelle illustration de l’acceptation massive de la population et la résignation face à l’instauration de maîtres ou de décideurs qui gèrent à distance notre vie sans réellement se soucier des véritables conséquences de ce traitement. A la limite, est ce bien important puisque nous acceptons tête basse ce traitement.

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Berg%C3%A9 (Pierre Bergé et son CV de travailleur forcené)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liliane_Bettencourt (CV de Liliane Bettencourt)

http://www.lci.fr/societe/la-fortune-laissee-par-liliane-bettencourt-a-augmente-d-un-milliard-de-dollars-depuis-son-deces-2065299.html

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120430trib000696226/en-combien-de-temps-liliane-bettencourt-gagne-t-elle-l-equivalent-de-votre-salaire.html

Le falafel entre t’il dans la composition du couscous?

Je risque d’entrer dans les sujets polémiques qui fâchent. Plusieurs événements ces derniers temps suscitent indignation, réflexions et émois. Et ces sentiments sont tout à fait légitimes et ne sont pas à hiérarchiser. Toutefois, nombre d’entre eux, entraîne, chez moi, une suite d’interrogations. Depuis toujours, en ce qui me concerne ainsi que beaucoup d’entre vous, je vis avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête de la crise palestienne. Enfin, du conflit israelo-palestien ou palestino-israélien. Les fameux siounistes! Encore eux! Toujours eux!

On pourrait signifier plusieurs éléments troublants et ne me jetez pas dans une case ou dans l’autre camp parce que tout est plus compliqué. J’ai surtout deux interrogations qui me viennent, au delà de toutes les réflexions subordonnées qu’on pourrait trouver.

Si véritablement, le but d’Israël est la destruction massive de tous les palestiniens et considérant la puissance de feu de l’armée israélienne, comment se fait-il qu’il existe encore des palestiniens? C’est une vraie question… Les pros palestiniens aiment rappeler que Israël a une armée sur puissante face aux lance pierres palestiniens. Alors, je me demande comment ce génocide (puisque là on aurait droit à ce genre d’élément de langage) n’a pas encore eu lieu. A un moment, il faut bien considérer que David contre Goliath, c’est une légende et que ça n’arrive pas tous les jours depuis 60 ans. Donc pourquoi Israël n’a pas encore raillé de la carte la Palestine?

Deuxième interrogation, tout aussi interrogative dedans ma tête à moi que j’ai, tous les peuples idéologiquement, philosophiquement ou religieusement concernés font des manifs, des pétitions, des récoltes de dons pour sauver la Palestine. Très bien. Pourtant, tous les pays arabes qui se plaignent du traitement de la Palestine, que font-ils pour les palestiniens? Concrètement? Vraiment? Et je ne parle pas d’entrer en guerre mais ils refusent les réfugies, ils envoient une aide extrêmement limitée, ils se comportent avec Israël et ses alliés comme si tout allait bien et ce ne sont pas les quelques pseudo rebellions qui me feront changer d’avis.

Au final, on est en droit de se demander si toute cette situation n’arrange pas les pays arabes et Israël… on se demande…

ah oui au fait, l’armée de l’air d’Arabie Saoudite vient de recevoir l’appui de formateurs de l’armée israélienne Tsahal pour piloter les nouveaux mirage français et autres fabrications de Boeing…. je laisse en suspens parce que je n’ai pas les réponses. A méditer.

Finalement, j’ai médité et je ne trouve pas de réponses véritablement satisfaites. Peut être que l’état d’Israël ne souhaite pas faire connaitre à un peuple ce qu’il a lui même connu (désolé je ne suis pas négationniste). C’est tout à fait possible toutefois les coupures d’eau ou d’électricité, les difficultés d’approvisionnement en Palestine et toutes les exactions et autres difficultés connues par le peuple palestinien s’apparente davantage à de la torture qu’à une véritable volonté pacifique.

Alors, il s’agirait d’un plaisir sadique d’entretenir la souffrance chez l’autre durant quasiment 70 ans désormais. Cependant, même dans le sadisme il existe une lassitude qui intervient quand les effets durent. Enfin je crois.

De fait je n’ai pas de véritables réponses satisfaisantes pour la non éradication du peuple palestinien par l’état d’Israël. Et encore une fois, je ne souhaite pas cette éradication, loin de là, je m’interroge seulement.

D’autre part, l’attitude des pays arabes avoisinants demeurent un mystère intégral. Ce comportement m’oblige en réalité à penser que les palestiniens, en fait, dérangent tout le monde. Je ne sais pas pourquoi, peut être que leur bouffe est mauvaise, qu’ils ont une hygiène suspecte ou que sais-je mais par exemple le Qatar préfère massacrer des népalais pour construire des stades plutôt que d’accueillir les palestiniens et de les traiter dignement. C’est un choix mais qu’on ne vienne plus parler de solidarité arabe ou de fraternité musulmane. Ces principes ne fonctionnent que lorsque les intérêts du plus forts ne sont pas menacés. On se doute bien que sauver les palestiniens de leur condition ne ferait pas bonne presse aux pays qui s’y risqueraient auprès d’Israël d’abord mais aussi de son allié traditionnel et naturel, les USA. On peut ajouter de plus en plus la Russie avec le nombre croissant chaque jour de ressortissants russes s’installant en territoire israélien. Cette situation est juste l’exemple pour moi que les intérêts géostratégiques et géopolitiques seront toujours plus puissants que la vie des hommes si l’on continue à laisser une poignée de personnes décider pour nous du sort de notre vie.