Fonctionnaires (partie 4) – La semaine politichienne de Smig

 

Elle avait vécu, avant, il y a longtemps, dans une autre vie, une vraie belle histoire de cul, peut être même d’amour; elle ne le saura jamais en fait. C’était il y a sept ans maintenant ou peut être même davantage, le temps passe si vite quand tous les jours sont les mêmes. Un de ces suppléants envoyés à l’abattoir par un rectorat incompétent, encore empli de fougue et de naïveté quant à ce métier, lui avait montré une autre face de la pièce de sa vie. A jouer à pile ou face, puisqu’il n’avait rien à perdre, puisqu’il n’existait pas pour l’éducation nationale, il avait réussi à lui faire croire qu’elle était belle et désirable. Il avait même réussi à obtenir d’elle des faveurs inconnues et des actes inédits.

Sa situation professionnelle, son incertitude professionnelle, avait fait qu’elle avait exigé de lui des sacrifices, qu’elle avait réclamé, ordonné, imposé, obligé et, à force qu’il réponde à ses ordres en faisant toujours tout pour que ce soit pour le mieux, elle s’était lassée. Elle s’était comportée comme une vraie connasse mais elle ne l’avait compris qu’une fois qu’elle l’eut largué, comme une merde comme on dit, pour retourner dans les bras de son ex alors qu’elle savait déjà pertinemment qu’il n’en avait cure de ce qu’elle était. Elle était le symbole ultime du paradigme de la femme insupportable.

Son ex était réapparu de nulle part, grâce aux réseaux sociaux. Ils étaient, elle et lui, restés sur un non dit, sur une histoire finie sans l’être. Il était parti pour une autre. A l’époque, elle avait cru que c’était en raison de la pression familiale, de l’argent, de la situation sociale, alors, il fallait qu’elle soit sûre, qu’elle connaisse la hauteur de ses sentiments, quitte à se séparer avec pertes et fracas d’un homme qui l’aimait sincèrement mais il fallait qu’elle sache.

Alors, elle avait tenté l’aventure du retour de l’enfant prodige, de celui qui l’avait fait chavirer adolescente et jeune femme. Elle voulait être sûre, elle le fut. Comme la première fois, il prit ce qu’il avait à prendre et qui ne nécessitait pas d’investissements trop forts et partit une nouvelle fois, ailleurs, avec une plus jeune, plus belle, plus fraîche et sans doute même, plus riche. Son hybris l’avait perdu et désormais, il était trop tard pour construire autre chose.

Elle avait bien des aventures mais avec des hommes sans intérêt, rencontrés au hasard du net ou de vagues soirées désuètes et provinciales. Ce type de soirées où tous les gens se persuadent, eux mêmes, qu’ils ont de l’importance, qu’ils ont de la valeur. Ce type de soirée où l’impression de faire avancer le monde est la valeur la mieux partagée entre tous, mais où, finalement, le soir même, chacun dans son lit, seul, s’aperçoit qu’il ne se passe rien et que les jours tristes succèdent aux jours gris et que la révolution n’est pas pour demain parce que demain, d’abord, il faudra dessaouler et supporter la présence de la personne qui dort à côté et qu’on a déjà oublié.

Elle avait laissé passer sa chance et la litanie de sa vie se résumait à cela, une succession de passages à côté pour ne conserver finalement que le médiocre. Elle était devenue, malgré elle, tout ce qu’elle refusait de devenir quand elle entra dans la profession. La prof aigrie à cause de ses élèves, de son quotidien, de sa vie de célibattante mais davantage comme une porte que comme les féministes, ou appelées comme tel, qui écumaient les plateaux de télé des chaines d’info en continu, à côté des vegan qui saccageaient les boucheries, des barbus qui défilaient avec les antifas et des politiciens qui promettaient l’avenir en rose avant de s’apercevoir qu’ils avaient un nombre de procédures aux fesses équivalent à la moyenne générale de ses classes, depuis la énième réforme de l’éducation nationale que, comme les anciennes, elle n’avait pas comprise.

Elle enseignait une discipline dont tout le monde se foutait finalement. Il suffisait de partir en immersion quelques mois pour se persuader qu’on maîtrisait la chose. Après sept ans d’enseignement subis par les élèves, à raison d’au moins trois heures par semaine, ils étaient toujours incapables de demander l’heure ou de ne pas pleurer s’ils se perdaient dans le métro. Bien sûr, c’était la faute des élèves qui trichaient aux contrôles ou examens en se refilant les réponses, comme si elle allait prévoir une interro différente pour chaque classe. La faute d’un système qui exigeait qu’il y ait des évaluations de tout, tout le temps, sur tout, même sur le rien. La faute aux collègues qui se plaignent en permanence, qui font sauter des heures, qui ne font rien, qui en font trop, qui sont absents, qui dénoncent, qui sont juste des humains avec tous les travers exacerbés dans un huis clos irrespirable de jalousie. Jalousie parce qu’elle était mieux payée qu’eux grâce à l’ancienneté, jalousie parce que les élèves l’aimaient bien ou ne la supportaient pas, jalousie parce que son thé est meilleur que celui de la machine, jalousie pour ci, jalousie pour ça, pour être une prof et que les autres le sont aussi mais différents. Se détester entre soi mais ne jamais oublier de se sourire. En tout cas, la faute de l’univers s’il le fallait mais surement pas la sienne.

Bien sûr, elle avait entendu les récits des gens qui disaient que c’était pareil dans tous les métiers et pourtant… Des nuits entières, elle avait rêvé à ce qu’elle pourrait faire d’autre, ailleurs. Des nuits entières, elle s’était battue avec elle même pour changer de tout mais des journées entières, elle manquait de courage pour ça. Il fallait payer les traites de l’appartement, remplir le frigo et nourrir le chat, alors, tout plaquer, pour chercher mieux, pour vivre mieux dans la tête, ça n’était pas possible et puis, maintenant, elle était trop vieille pour passer à autre chose alors, elle ferait encore quelques rencontres parents profs, jusqu’à tard le soir, en sachant que c’est totalement inutile.
Alors, elle enquillerait encore des conseils de classe pour se croire importante, alors que, fondamentalement, il y a peu de choses qui soient plus inutiles que ça. Alors, elle ferait encore quelques voyages en espérant qu’elle pourrait même obtenir d’aller plus loin, comme aux USA ou en Chine, parce que c’est très loin, parce que c’est bien et parce que c’est au moins deux semaines sans le quotidien. Des sortes de vacances de soi plus que d’autre chose.

Tout cela était devenu son quotidien circulaire, les cercles dantesques. Se dire, j’aurais dû ou j’aurais pu et faire payer aux élèves, le fait de ne pas l’avoir fait. Faire passer toutes les douleurs physiques inventées par le psychique comme des raisons de se plaindre, de se faire plaindre et de se lamenter. Avoir comme excuse définitive, les douleurs cervicales inexistantes pour ne pas bosser, ne pas baiser, ne pas partir, ne pas innover mais faire pleurer dans les chaumières ou au moins, espérer attendrir suffisamment pour en faire encore moins la prochaine fois et recommencer le lendemain… Passer l’année à se reposer sur l’empathie des élèves, des collègues, des parents et prier pour que ça tienne longtemps et, dès que le mur de l’indigne se fissure, demander et obtenir sa mutation, parce que les points, ça rapporte et recommencer la même chose dans un ailleurs et tant que ça tient, tout va bien… Bientôt la fin, bientôt la retraite et les séries nulles en milieu de journée et attendre la fin puisque finalement, tout cela n’a pas vraiment de sens.

La semaine politichienne de Smig – Deux poids deux mesures et plus encore

D’un côté, des manifestations réprimées violemment afin de se féliciter que le nombre de manifestants diminue. Comme si le fait de perdre un œil ou un membre, d’être continuellement contrôlé, fouillé, palpé, gazé n’était pas suffisamment dissuasif pour vider les rangs. A force de violences et de maltraitances administratives, il devient facile d’ergoter sur une démobilisation visible alors qu’elle n’est pas réelle.
Bien sûr, la probable victoire aux prochaines élections ne fera que conforter ce sentiment d’impunité et de toute puissance et il sera légitime puisque les quelques fous qui continueront à mettre un bulletin de vote frappé du sigle gouvernemental seront majoritaires à hauteur de 15%… La décrépitude de l’opposition, qui n’en est pas une, permet de maintenir les revendications populaires légitimes sous le joug du silence autoritaire. En résumé, on empêche l’expression en la matraquant et comme il n’y a aucune solution élective, cela donne quitus au pouvoir en place. On ne peut élire personne de valable alors vos gueules les mouettes, on continue le massacre.

De l’autre côté, une des plus grosses villes de France, plongée dans le chaos, sans que les forces de l’ordre ne parviennent à maîtriser le flux et la violence, parce que la banlieue et les cités s’embrasent pour « venger » la mort de deux jeunes. Il ne faudrait pas davantage réprimer les opprimés de la mondialisation et du capitalisme. Et puis, ça serait vu comme raciste ou phobe un truc…
Du même côté, un gouvernement qui s’empresse d’appeler l’Algérie et le Venezuela à laisser l’expression populaire défiler dans la rue, sans représailles, ni contrôles tandis que l’assemblée vote une loi limitant le droit de manifester en France.
Alors, évidemment, certains vont continuer à croire le juvénile qui assène des vérités du type qu’il n’y a ni répressions ni violences policières et on recommencera pour un tour en constatant que, effectivement, il n’y aura pas de répressions policières à Grenoble ou à Saint Denis où l’on peut balancer, tranquillement, des affiches associant la France et Hitler pour définir un pays raciste, xénophobe, antisémite, homophobe et tout ce que phobe peut nourrir comme substantif parce que taper la masse silencieuse fluorescente sera toujours plus facile que de critiquer les foules bruyantes et destructrices. Accuser les plus faibles de violence pour des vitrines brisées sera toujours plus confortable que de montrer du doigt les voitures en feu, les quartiers interdits aux services de l’état, la construction du communautarisme et du rejet de l’autre. C’est du deux poids, deux mesures et c’est juvien comme procédé mais ça fonctionne pour diviser dans tous les sens et continuer à régner comme si de rien n’était parce que rien n’est plus, ça tombe bien mais ça tombe longtemps et dans la chute, ce n’est pas la chute qui…

#FreeAli même s’il est déjà libre le Ali

La semaine polititichienne de Smig – Le grenelle du pouvoir de vivre

Bien, maintenant que ça fait deux fois qu’il fait le clown devant 700 maires, on attend qu’il se produise devant 700 profs, 700 infirmiers, 700 chômeurs en fin de droit, 700 ouvriers, 700 avocats, 700 routiers, 700 chauffeurs de taxi, 700 cheminots, 700 agriculteurs, 700 retraités, 700 employés .. liste non exhaustive.
Il faudrait un permis à points aux politiciens avec un capital de départ assez réduit et chaque fois qu’ils sont ridicules, bim, on enlève un point jusqu’à suppression du permis avec un coefficient d’accélération et quand c’est perdu, c’est perdu…
Parler des assurances et des extincteurs, des voitures à la casse et des places en crèche… Heureusement qu’il n’y a plus de premier ministre, ni de ministres ou de secrétaires d’état dans ce pays parce que sinon, on se demanderait à quoi ils servent.
La Macron show bientôt dans votre ville sécurisée par une cohorte de robocop protégeant la destinée de l’ado en bras de chemise en fermant les rues, contrôlant les papiers, scannant les cni, relevant les plaques. Tu habitais cette ville mais ça c’était avant.
On sait quand il commence, on ne sait pas quand il finit mais, au moins, on sait que le but, c’est de nous expliquer ce qu’il a fait depuis qu’il est là et que, bizarrement, un grand nombre ne veut plus subir.
Au moins, la campagne pour les européennes financée par l’argent des contribuables, après la campagne présidentielle, démarre sur les chapeaux de roue. Deux jours entiers non stop, sur toutes les chaines, et tous les commentateurs dits politiques qui ne relèvent que la performance physique cocaïnée mais qui ne relèvent pas le propos et s’extasient devant cet acte nouveau.
Mais les gars, si c’est nouveau, c’est peut être aussi seulement parce que c’est con!!!
Un président qui explique qu’il a fait plein de trucs mais que si les gens n’en veulent pas, c’est parce qu’on leur a pas expliqué et parce qu’ils sont trop cons aussi accessoirement, parce que merde, quand même, on a baissé les charges! et ça c’est bien! (phrase texto de sa sainteté).
Et devant cette phrase pleine de conneries, les maires d’approuver benoîtement qu’on leur dise, les yeux dans les yeux, qu’ils se plaignent de ne plus avoir de services publics dans leur commune mais que c’est le résultat d’une politique qu’elle est trop bien.
Si on baisse les cotisations sociales (et non les charges, crétin!) c’est autant d’écoles, d’hôpitaux, de tribunaux, de flics, de pompiers, de postes, de gares etc. qu’on supprime. C’est juste la base. Alors les représentants non représentatifs, plutôt que de parader avec vos écharpes, en parlant du temps qu’il fait et de la couleur du crottin, il serait temps de mettre sur la table, les vrais sujets.
Vous avez la chance de parler au président, puisque la fonction le fait chier, alors profitez en pour remplir votre fonction et non vous comporter comme des vrp d’une petite pme qui peine à survivre, même si c’est ce qu’est devenue la France.
Je suis fatigué du pagliacisme de la politique française.

Juste parce que c’est la nuit

 

Et tout recommence et tout continue et ça revient encore et encore. Ce sentiment qu’il n’y ait pas dans ce monde de place pour le superflu et l’inutile et que tout doit être productif, monnayable et lucratif. Dès lors, comprendre que ce qui fut construit ne correspond plus à ce que nous sommes, que ce qui fut détruit n’était pas ce que nous sommes, et que ce que le monde construit ne ressemble en rien à ce que le monde est. Une fois toutes ces vérités avalées, digérées, déféquées et même pour certaines ré-ingérées, que reste t’il comme possibilités de joie? L’espoir que les choses changent ne subsiste que parce que, au final, il n’y a pas d’autres alternatives. Chaque jour qui passe entretient ce vernis autour de nos actions. Certes, on peut toujours faire et devenir ce que le monde se propose d’offrir comme opportunités, certes… et pourtant….

Alors, il n’est plus temps ni lieu de se morfondre et d’attendre. Puisqu’il est admis qu’il en est ainsi et que demain sera aujourd’hui qui était déjà hier alors que se débattent les autres mondes au milieu de celui-ci. Faire ce que l’on peut parce que davantage serait trop et est de toute façon trop. Les règles sont posées et rien ne bousculera ce grand ajustement. Ce n’est pas grave. Ce n’est pas une faute. Le factuel l’emporte sur le rêve et le réveil est toujours de plus en plus lourd, difficile, pesant.

Ainsi, l’errance, les mains dans les poches, et la fumée des respirations dans le froid des matins blafards d’hiver s’accompagnent d’une forme de résignation. Le véritable combat, le véritable enjeu n’est plus dans la lutte acharnée contre le mal mais bien davantage le réveil des envies endormies. Avoir juste envie, et de là, mettre en boucle et en résonance ce qui fait rêver, ce qui démange, ce qui existe… Donner et trouver du sens et savoir pourquoi on se lève le matin parce que c’est la nuit.

Comment faut-il être né.e pour s’exprimer en français.e?

J’aurais beau tenter d’inventer le réel qui deviendrait, ainsi, une utopie utopique d’un monde improbable et irréel, je ne me sens pas capable d’inventer un tel principe langagier qui me rappelle dangereusement, sous couvert d’une égalité illusoire et utopique, là encore, la novlangue orwelienne. Il y a moins d’une semaine, une maison d’édition, d’ouvrages scolaires, a tenté, et tente encore, je pense, de s’enrichir grâce à la parution d’ouvrages rédigés entièrement en écriture inclusive. S’ouvre alors devant nous la pente savonneuse de la dérive verbale ou scripturale qui peut, très vite, nous cataloguer dans une catégorie islamo facho nazi siouniste etc etc… je ne sais… Nous ne sommes pas dupes au point de considérer qu’il s’agisse ici du moindre enrichissement de la culture ou de l’intellect. Si enrichissement il devait y avoir, il se situe bien évidemment dans les revenus de la maison d’édition sus non nommée. On peut se demander quel est l’intérêt de cette démarche, l’enrichissement de cette maison ne doit pas camoufler le véritable sujet qu’inspire cette parution. Evidemment, on fait du business sous couvert d’égalité… mais quelle égalité? Cette méthode apparaît à mes yeux plutôt comme un pare feu qu’autre chose, et si l’égalité passe par la destruction du sens, alors l’égalité est bien peu de chose, mon amie la rose. Il est de notoriété publique, parait il, que notre langue est l’une des plus difficile à apprendre et à maîtriser. C’est possible. Comme ce niveau de difficulté ne suffit pas, on ajoute une complexité complexe et surtout complexante, créatrice de complexes, en mélangeant tout, pour le plaisir de quelques uns. Bien évidemment, à l’exception de quelques décérébrés mentaux d’un acabit humanoïde aléatoire, tout à chacun est partisan de l’égalité, mais être partisan d’un concept ne signifie pas pour autant tomber dans le ridicule et là, on y est. Les français ont du mal avec leur langue et bien, on s’en fout, on multiplie les difficultés.

La langue française a été construite sur la supériorité du masculin sur le féminin. Je n’y suis pour rien, c’est un fait. Il faut alors critiquer Clément Marot et ses goûts pour la langue italienne (et par essence, pour le latin antérieur vulgaire). Je ne sais si cette idée stupide provient d’un quelconque lobby trans genre fémino sexiste, polythéiste, polygame, polychrome, mais là, on est au delà des réseaux de bonne tenue. Il est des combats qui sont nobles par les phénomènes qu’ils dénoncent. Il en est d’autres qui deviennent ridicules de part les extrémismes qu’ils installent. Cette dérive du tout égalitaire doit elle se retrouver dans les pages de la littérature? en effet, pourquoi Hugo, Proust ou Balzac ne récriraient pas l’intégralité de leurs œuvres en accordant à tous les genres disponibles? Pourquoi Molière, La Fontaine ou Dumas n’accepteraient-ils pas de considérer enfin la femme comme l’égale de l’homme dans la langue? Alors on pourrait me répondre: « Ducon, parce qu’ils sont morts! »… cette réponse suffit à elle-même pour souligner l’absurdité de ce combat. Ce combat, on le retrouve également dans les œuvres choisies pour le bac. Il faut impérativement, selon certains, mettre, de manière paritaire, des textes rédigés par des femmes. Très bien. Super idée de merde. L’histoire de la littérature française est patriarcale et ça compte dans son enseignement. Je ne dis pas que c’est bien, je dis que c’est ainsi. Que pendant très longtemps, il fut interdit aux femmes d’écrire, sauf si elles appartenaient à la noblesse, et certaines, bien sûr, le faisaient en cachette. Ainsi, nous avons peu de femmes de lettres en proportion et comparaison aux hommes. Cela ne signifie pas que nous ne devons pas enseigner les textes rédigés par des femmes mais dans la construction d’un cours, il y a déjà suffisamment de contraintes à respecter pour ne pas s’ajouter celle du genre. Un texte est choisi à l’étude pour la pertinence de son propos et non pour les préférences de l’auteur, ou son sexe, ou sa couleur, ou son origine, ou sur sa coupe de cheveux ou sur ses résultats au 100 mètres brasse. Ou alors, cette préférence devient la thématique ou la problématique du cours, séance, séquence et devient dès lors un autre support d’étude.

En cherchant à égaliser tous azimuts, on en oublie les combats essentiels (les violences faites aux femmes, les salaires, les injustices…) et on focalise l’attention sur les différentes terminaisons possibles du participe passé selon le genre qui doit être le genre de tous, en même temps. On est bien dans cette culture du en même temps. Objectivement, si la priorité est de publier un livre totalement illisible sous couvert d’égalité des genres alors, définitivement, la France va super bien.

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Le monde entier est un cactus…

Plusieurs événements que d’aucun pourrait considérer comme insignifiants ont attiré mon attention ces derniers temps. Plusieurs petites choses qui, mises bout à bout, construisent une réflexion ou un sentiment de doute sur ma personne. Depuis quelques semaines, on entretient un certain fantasme sur le Venezuela et, rassurez vous, je ne donnerai aucune réponse ici. Ce qui m’interroge, c’est la promptitude avec laquelle les médias ont considéré que Mélenchon soutenait le régime de Maduro mais, sans jamais accorder la moindre seconde à une véritable pédagogie des événements dans ce pays. Si l’on ne cherche pas les informations sur différents supports qui échappent au mainstream, on ne sait rien. De la même façon, quelle confiance pouvons nous accorder aux médias indépendants? Il est entendu, de manière évidente, pour le plus grand nombre d’entre nous, et depuis les dernières présidentielles de manière définitive, que les médias, télé et journaux à large diffusion, ne sont plus crédibles en France. Alors où trouver l’info réelle? Et cette info sera t’elle réelle? Il faut donc désormais un bac +24 en décrytage d’infos moisies cachées pour déceler une info crédible. Le monde (le journal) s’était essayé à l’exercice périlleux de classer les sources selon la véracité des infos à travers son décodex. Il est apparu, avant même son lancement, que ce média était truqué et partisan. Résultat: on ne sait rien de fiable sur la situation au Venezuela et la presse d’état cherche à nous faire croire que Maduro est un dictateur sanguinaire qui massacre son peuple. Je ne dis pas que c’est faux, je dis qu’en réalité, on n’en sait rien et que deux camps s’opposent.

Dans la même idée, depuis tellement longtemps que j’ai oublié quand, on nous dit que la famille Assad est une famille de fous furieux, dictateurs sanguinaires qui massacrent son peuple. Mais, on leur vend des armes et d’autres choses évidemment depuis des décennies. Soudain, apparaît DAESH, et là il faut discuter avec Bachar qui est un salaud mais, en fait, moins salaud que Daesh parce que lui il gaze son peuple, et seulement la partie qu’il n’aime pas alors que Daesh bah ils envoient des Kamikazes dans les rues de Barcelone, Paris, Londres ou Nice. Tuer les syriens sera toujours moins grave que tuer des occidentaux. Bon étant moi même occidental, j’avoue que forcément ça m’arrange.

Cet article va être la base de plusieurs autre opus à venir je le crains. On a vu que la presse nous cachait le Venezuela et les véritables enjeux politiques syriens mais c’est le cas pour plusieurs autres parties du monde. Un événement inexplicable se déroule actuellement en Birmanie. Voilà des années que la minorité musulmane vivait dans ce pays majoritairement bouddhiste. Evidemment, le monde ne se souciait pas de cette partie du monde et les informations que nous recevions tendaient à nous faire croire que la situation était presque correcte. Soudain, les musulmans sont massacrés sans qu’aucun média ne soit en mesure de donner une raison. Quand même, les peuples vivent ensemble depuis des décennies et soudain ils se massacrent mais c’est normal et on ne sait pas. Bien sûr, comme pour la Palestine (autre dossier) les musulmans du monde entier s’indignent. Et forcément les forces islamiques se mettent en place immédiatement pour évacuer au plus vite cette population opprimée. Ah euh bah non. On reçoit par internet des vidéos de massacres et les musulmans nous expliquent à juste titre que c’est une horreur. Mais personne ne fera rien parce que honnêtement tout le monde s’en fout. L’Arabie saoudite préfère acheter et financer un club de foot anglais capable de gagner la ligue des champions et le Qatar fait pareil en France parce qu’il est là l’enjeu. Les émirats arabes unis fondent une équipe cycliste pour gagner le tour de France, d’Italie et d’Espagne à terme, parce qu’il est là l’enjeu. Les Rohingyas franchement, on s’en tamponne sévèrement le coquillard sur l’escalier en marbre.

Dans le même ordre d’idée, qui se souvient que la Libye est à feu et à sang et que rien n’est fait pour arranger la situation? Pareil pour l’Irak. Non ce qui est intéressant pour l’opinion publique mondiale, dans la région, c’est l’armement nucléaire iranien. Là, il y a enjeu. Parce que forcément, ça fait peur. On risquerait d’être atteint. Il en va de même pour la Corée du Nord. Nous avons, quand je dis nous, je parle de l’occident, construit toute notre hégémonie mondiale sur la dissuasion nucléaire, entre autre. Alors partager cette arme avec le reste du monde pffffff c’est pas drôle. Et en plus, c’est tous des dictateurs. Mouais. et on va lourdement insister sans donner de véritables réponses aux vraies questions sur la Corée, la Syrie ou la Birmanie parce que cela permet de camoufler Saint -Martin et la Martinique. Saint martin a subi vous le savez tous, une catastrophe naturelle très sévère il y a 2 semaines. A la suite de ce phénomène, notre gouvernement, président en tête (main sur le cœur), et ministre de l’intérieur (le descendant lyonnais de Christophe), ont affirmé maîtriser la situation et contrôler les lieux alors que la population sur place criait son sentiment d’abandon. Ils sont français, on ne fait rien pour eux alors on va parler des fous de dieu intégristes syriens, c’est mieux… ça met moins en cause le gouvernement. (En fait, non, parce que les intégristes se battent avec des armes que les français ont vendues contre des soldats de l’armée dite régulière qui, elle même, a des armes françaises… plouf plouf). De la même façon, la Martinique, territoire bien français non? parfois je ne sais plus moi quand je vois le traitement qui est fait, connait des troubles sociaux depuis 15 jours et on l’ignore en métropole parce que ça n’est pas macron compatible.

Sinon le Mexique a été frappé par 2 tremblements de terre avec pour l’instant un bilan autour de 300 morts, pas grand chose quoi, une paille… Des inondations en Italie aussi….

Il est plus important de signaler que Angela va être réélue parce que ça c’est valable pour Macron pour affermir le joug bruxellois sur les peuples alors que nous avions voté non au référendum, mais bon en démocratie, le vote du peuple sur un référendum on s’en fout. Là est la grande nouvelle! Angela! Et l’Union européenne va repartir de plus belle puisque l’Espagne connait une volonté indépendantiste de la Catalogne qu’elle va encore manipuler à sa sauce, que l’Italie connait une crise politique grave, que l’Ecosse réclame un nouveau référendum puisqu’ils n’acceptent pas le Brexit eux, que la Grèce s’enfonce un peu plus chaque jour dans la crise malgré les politiques d’austérité menées contre ce peuple… Bizarrement le seul pays européen qui aujourd’hui fonctionne réellement bien c’est le Portugal parce qu’il a refusé les politiques d’austérité de Bruxelles. Je ne sais pas si cela veut dire quelque chose de particulier en fait…

SOURCES:

http://www.20minutes.fr/monde/2125247-20170901-rohingyas-birmanie-situation-minorite-plus-persecutee-monde-aggrave-encore

https://fr.wikipedia.org/wiki/Manchester_City_Football_Club

http://lexpansion.lexpress.fr/entreprises/le-qatar-rachete-le-psg_1449731.html

http://www.francetvinfo.fr/monde/venezuela/l-article-a-lire-pour-comprendre-la-crise-qui-dechire-le-venezuela_2152465.html

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/09/24/97001-20170924FILWWW00010-coree-du-nord-trump-surencherit-dans-l-escalade-verbale.php

https://francais.rt.com/international/43670-amis-syrie-ont-verse-sang-milliers-syriens-ministre-affaires-etrangeres-discours-onu

http://www.jeuneafrique.com/476633/politique/libye-les-kadhafistes-peuvent-etre-inclus-dans-le-processus-politique/

https://www.ouest-france.fr/monde/ouragan/irma/saint-martin-30-procedures-judiciaires-pour-vol-ou-possession-d-armes-5268479

http://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/contrats-aides-grave-crise-frappe-education-martinique-512031.html

http://www.huffingtonpost.fr/2017/09/23/mexico-frappee-par-un-nouveau-seisme-de-magnitude-6-4_a_23220303/

http://www.leparisien.fr/faits-divers/italie-les-orages-et-les-inondations-font-au-moins-six-morts-en-toscane-10-09-2017-7249173.php

http://www.20minutes.fr/dossier/angela_merkel

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/09/22/la-bataille-sur-l-independance-de-la-catalogne-se-joue-aussi-a-bruxelles_5189337_3214.html

http://www.liberation.fr/debats/2017/07/13/italie-apres-l-echec-du-parti-democrate-aux-municipales-la-politique-en-chantier_1583606

http://www.lemonde.fr/referendum-sur-le-brexit/article/2017/03/31/l-ecosse-a-demande-formellement-a-londres-un-referendum-sur-l-independance_5103922_4872498.html

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/09/18/en-grece-un-paysage-politique-bouleverse-par-la-crise_4762632_3214.html

http://www.lemonde.fr/europe/article/2017/01/27/au-portugal-les-succes-de-la-gauche-plurielle_5070049_3214.html

De l’art de supprimer le Luxembourg parce qu’il est totalement inutile….

Nous avons appris, aujourd’hui, avec une joie suprême et la larme au coin de l’œil, que les grands électeurs étaient convoqués pour renouveler une partie du sénat. L insulte anti démocratique se poursuit avec notre assentiment et notre inertie. Nous ne savons toujours pas à quoi sert le sénat et certains prétendent qu’il permettrait d’atténuer ou de corriger certaines mesures parfois maladroites de l’assemblée nationale. Premier point: ce sont les grands électeurs qui désignent les sénateurs. On reste donc dans un entre soi et le vote censitaire n a jamais représenté la moindre forme de démocratie. Nous sommes bien prompts à comparer le système américain alors que le notre n’est vraiment pas meilleur. Donc des élus qui votent pour des élus. Premier point assez incroyable.

Ces élus n’ont donc qu’une valeur consultative étant donné qu’ils sont dans l’incapacité d’abroger une nouvelle loi et même d’en proposer une, éventuellement un amendement de si de là et encore. Puisqu’il s’agit de consulter, je propose qu’on consulte le peuple plutôt que des intérimaires de la présence grassement payés.

La suppression des sénateurs et du sénat devient réellement une urgence démocratique, si tant est qu’on puisse parler de démocratie concernant des personnes élues par une cinquantaine d’élus eux mêmes élus par un pourcentage très faible du peuple. Certains députés l’ont été avec moins d’un électeur sur dix, il est toujours bon de le rappeler Elle est là, la pyramide lamentable qui nous broie.

On pourrait récupérer ce superbe bâtiment (on ne va pas le détruire) pour en faire un musée et vider ainsi les caves du Louvre et donner à voir au peuple des œuvres d’art qu il a payées et dont il ne profite jamais et qui pourrissent. Évidemment ce musée serait gratuit et financé par les économies faites par les salaires et frais récupérés et occasionnés par la fin des sénateurs et de leurs avantages.

Dans le même ordre d’idée, il est inconcevable que ces personnes qui n’ont servi à rien, bénéficient d’avantages inadmissibles. La charge de sénateur entraîne les cotisations normales d’un emploi comme un autre, exercé pendant une période donnée et rien de plus. Des économies encore des économies. celles-ci pourraient se chiffrer autour de 350 millions d’euros environ et seulement pour le sénat sur un an. Un musée qui aurait ce budget de fonctionnement serait… je n’ai pas les mots. Le budget du Louvre, plus grand musée du monde de part la notoriété et la renommée des œuvres exposées est de 200 millions d’euros maximum en élargissant l’assiette. Les sénateurs, à aucun moment, ne méritent le train de vie, le salaire et les indemnités dont ils bénéficient et qui sont une sorte d’exception française, d’autant qu’il existe en plus les ministres et les députés. L’assemblée nationale coûte 524 millions d’euros par an. L’ardoise atteint entre les deux chambres 875 millions, ce chiffre est supérieur à la fraude sociale en France estimée aux alentours de 800 millions d’euros. L’un et l’autre sont tout aussi condamnables mais l’un des deux s’explique et se comprend davantage que l’autre.

Sources:

https://www.senat.fr/role/fiche/comptes_budget.html

The Golden Gode

Nous avons eu la tristesse d’apprendre récemment la perte de Liliane Bettencourt et, dans une moindre mesure, de Pierre Berge…. Une émotion a saisi une partie de la population face à ces nouvelles… La perte de ces deux inutiles revêt plus d’importance que l’oppression que nous subissons chaque jour… pauvres nous… Certains commentaires signalent que lili participait activement à certaines fondations et qu’elle avait offert des emplois… Je ne peux retenir, dès lors, un cri de révolte. Il a été calculé que lili gagnait l’équivalent d’une année de salaire en moins d’une heure… Sommes nous dans ce cas dans un système équitable? Je veux bien admettre, non d’ailleurs je ne le veux pas, je peux, non d’ailleurs je ne le peux pas sinon ce billet n’existerait pas, disons euh j’enrage sur le fait que de telles rémunérations existent mais puisque c’est ce que les français acceptent, que, depuis sa mort, sa fortune personnelle a augmenté d’un milliard.  Mais alors on est bien d’accord que les revenus de cette dame ne sont pas liés à son travail puisqu’elle gagne encore des fortunes en étant morte! qu’on ne vienne pas me dire que sa fortune correspond au travail ou aux risques qu’elle prend ou je ne sais qu’elle autre raison bidon que les médias seraient capables d’inventer et nous de gober. Elle est morte!

Dans un premier temps, lili n’a jamais travaillé de sa vie. Elle a récupéré l’entreprise de son père par héritage donc aucun mérite puisqu’elle a tiré les fruits d un produit déjà fini. Ensuite, elle n’a offert aucun travail à qui que ce soit, elle s est enrichie sur le travail de ses salariés et dans des conditions qui s’avèrent plutôt néfastes sur des domaines tels que l’écologie, la santé ou l’égalité. On a donc, clairement, à faire à un parasite qui se nourrit de la force des autres et qui généreusement distribue des oboles pour nous faire pleurer. Désolé mais je n’ai aucune compassion pour ce type de parasites. J’estime même cela indécent et révélateur de notre part de soumission ces hommages posthumes déplacés. On pourra me le montrer dans tous les sens, je ne vois pas en quoi ces deux personnages représentent la moindre avancée pour l’humanité. Il s’agit plutôt clairement pour moi d’un recul et d’une nouvelle illustration de l’acceptation massive de la population et la résignation face à l’instauration de maîtres ou de décideurs qui gèrent à distance notre vie sans réellement se soucier des véritables conséquences de ce traitement. A la limite, est ce bien important puisque nous acceptons tête basse ce traitement.

Sources:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Berg%C3%A9 (Pierre Bergé et son CV de travailleur forcené)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Liliane_Bettencourt (CV de Liliane Bettencourt)

http://www.lci.fr/societe/la-fortune-laissee-par-liliane-bettencourt-a-augmente-d-un-milliard-de-dollars-depuis-son-deces-2065299.html

http://www.latribune.fr/actualites/economie/france/20120430trib000696226/en-combien-de-temps-liliane-bettencourt-gagne-t-elle-l-equivalent-de-votre-salaire.html

Le falafel entre t’il dans la composition du couscous?

Je risque d’entrer dans les sujets polémiques qui fâchent. Plusieurs événements ces derniers temps suscitent indignation, réflexions et émois. Et ces sentiments sont tout à fait légitimes et ne sont pas à hiérarchiser. Toutefois, nombre d’entre eux, entraîne, chez moi, une suite d’interrogations. Depuis toujours, en ce qui me concerne ainsi que beaucoup d’entre vous, je vis avec cette épée de Damoclès au dessus de la tête de la crise palestienne. Enfin, du conflit israelo-palestien ou palestino-israélien. Les fameux siounistes! Encore eux! Toujours eux!

On pourrait signifier plusieurs éléments troublants et ne me jetez pas dans une case ou dans l’autre camp parce que tout est plus compliqué. J’ai surtout deux interrogations qui me viennent, au delà de toutes les réflexions subordonnées qu’on pourrait trouver.

Si véritablement, le but d’Israël est la destruction massive de tous les palestiniens et considérant la puissance de feu de l’armée israélienne, comment se fait-il qu’il existe encore des palestiniens? C’est une vraie question… Les pros palestiniens aiment rappeler que Israël a une armée sur puissante face aux lance pierres palestiniens. Alors, je me demande comment ce génocide (puisque là on aurait droit à ce genre d’élément de langage) n’a pas encore eu lieu. A un moment, il faut bien considérer que David contre Goliath, c’est une légende et que ça n’arrive pas tous les jours depuis 60 ans. Donc pourquoi Israël n’a pas encore raillé de la carte la Palestine?

Deuxième interrogation, tout aussi interrogative dedans ma tête à moi que j’ai, tous les peuples idéologiquement, philosophiquement ou religieusement concernés font des manifs, des pétitions, des récoltes de dons pour sauver la Palestine. Très bien. Pourtant, tous les pays arabes qui se plaignent du traitement de la Palestine, que font-ils pour les palestiniens? Concrètement? Vraiment? Et je ne parle pas d’entrer en guerre mais ils refusent les réfugies, ils envoient une aide extrêmement limitée, ils se comportent avec Israël et ses alliés comme si tout allait bien et ce ne sont pas les quelques pseudo rebellions qui me feront changer d’avis.

Au final, on est en droit de se demander si toute cette situation n’arrange pas les pays arabes et Israël… on se demande…

ah oui au fait, l’armée de l’air d’Arabie Saoudite vient de recevoir l’appui de formateurs de l’armée israélienne Tsahal pour piloter les nouveaux mirage français et autres fabrications de Boeing…. je laisse en suspens parce que je n’ai pas les réponses. A méditer.

Finalement, j’ai médité et je ne trouve pas de réponses véritablement satisfaites. Peut être que l’état d’Israël ne souhaite pas faire connaitre à un peuple ce qu’il a lui même connu (désolé je ne suis pas négationniste). C’est tout à fait possible toutefois les coupures d’eau ou d’électricité, les difficultés d’approvisionnement en Palestine et toutes les exactions et autres difficultés connues par le peuple palestinien s’apparente davantage à de la torture qu’à une véritable volonté pacifique.

Alors, il s’agirait d’un plaisir sadique d’entretenir la souffrance chez l’autre durant quasiment 70 ans désormais. Cependant, même dans le sadisme il existe une lassitude qui intervient quand les effets durent. Enfin je crois.

De fait je n’ai pas de véritables réponses satisfaisantes pour la non éradication du peuple palestinien par l’état d’Israël. Et encore une fois, je ne souhaite pas cette éradication, loin de là, je m’interroge seulement.

D’autre part, l’attitude des pays arabes avoisinants demeurent un mystère intégral. Ce comportement m’oblige en réalité à penser que les palestiniens, en fait, dérangent tout le monde. Je ne sais pas pourquoi, peut être que leur bouffe est mauvaise, qu’ils ont une hygiène suspecte ou que sais-je mais par exemple le Qatar préfère massacrer des népalais pour construire des stades plutôt que d’accueillir les palestiniens et de les traiter dignement. C’est un choix mais qu’on ne vienne plus parler de solidarité arabe ou de fraternité musulmane. Ces principes ne fonctionnent que lorsque les intérêts du plus forts ne sont pas menacés. On se doute bien que sauver les palestiniens de leur condition ne ferait pas bonne presse aux pays qui s’y risqueraient auprès d’Israël d’abord mais aussi de son allié traditionnel et naturel, les USA. On peut ajouter de plus en plus la Russie avec le nombre croissant chaque jour de ressortissants russes s’installant en territoire israélien. Cette situation est juste l’exemple pour moi que les intérêts géostratégiques et géopolitiques seront toujours plus puissants que la vie des hommes si l’on continue à laisser une poignée de personnes décider pour nous du sort de notre vie.

Manger du caviar est-il politiquement correct alors que Poutine n’aime pas l’UE et que même le Qatar ne veut pas des jeux?

Plus les élucubrations sportives avancent et plus mon incompréhension de ces phénomènes augmentent de manière exponentielle et majorée. Jusqu’à maintenant, j’avais compris que Poutine était le mal et qu’il ne fallait pas même discuter avec lui. J’avais compris… en fait, non… Depuis les Jeux Olympiques de Moscou et le boycott occidental, et son corollaire, 4 ans plus tard, à Los Angeles, sans les athlètes du pacte de Varsovie, j’avais cru, aussi bête que cela puisse paraître, que cette gueguerre est-ouest était plus ou moins digérée… Que nenni! Diantre non… Fichtre que diable! Aux derniers jeux olympiques de Rio, les athlètes russes furent interdits, sous prétexte de dopage. Seuls, quelques privilégiés réussirent à participer aux épreuves, et sous maillot neutre et sans hymne. Même chose lors des derniers championnats du monde d’athlétisme. La Russie semblait ainsi disparaître de la carte mondiale du sport. Evidemment, nous ne sommes pas totalement dupes et nous nous doutons bien que ces mesures coercitives s’appliquent en raison des relations particulièrement fraîches entre le Kremlin et la Maison Blanche, à l’époque. Mais, comme pour le Qatar, état soupçonné de terrorisme aggravé, l’organisation d’événements sportifs, elle, n’est pas interdite. On peut empêcher les athlètes d’un pays de participer à des épreuves, sauf si ce pays organise les épreuves. Là moi je dis Mossieu… Les athlètes russes n’ont pas le droit de participer aux épreuves des jeux mais la prochaine coupe du monde de foot aura lieu… Tatatatata!!! En Russie!!! Poutine a promis la plus belle coupe du monde de l’histoire, donc il a obtenu l’organisation. D’un autre côté, ça n’est pas nouveau. Sur le même modèle, et dans les mêmes conditions, le « dictateur » russe (ah bah, le gars, est forcément un dictateur puisque tout le monde le dit à la télé), avait obtenu les jeux olympiques d’hiver, au milieu de nulle part. Lorsque Poutine promet de construire, au mépris de toute cohérence écologique, économique et même humaine, les infrastructures nécessaires et coûteuses à l’organisation des jeux, même si ce ne sont que ceux d’hiver (je vais y revenir, vous me voyez venir…), il est le meilleur ami des pays de l’ouest. Cependant, pour l’été prochain, je me pose cette question vitale, les athlètes russes sont interdits de maillots distinctifs et d’hymne à Rio mais, pendant cette coupe du monde, chez eux, et puisqu’ils seront dopés, si j’ai bien tout compris, auront-ils le droit d’avoir leur hymne avant le match? Parce que sinon, je veux voir ça, l’équipe russe, au milieu de la pelouse du stade Loujni, devant Poutine, sans son hymne parce que la FIFA s’aligne sur le CIO. Non… mais je me fais rire moi même… plouf plouf…

La lâcheté et le retournement de veste sont de toute façon, monnaie courante avec ce genre d’institutions. Souvenons nous des jeux olympiques de Pékin et de cette menace, ultra angoissante, de boycott, à cause du Tibet. Free Tibet! Résultat? bah des jeux super bien organisés, avec toutes les nations, et le Tibet bah euh… le Tibet quoi! Donc, encore une fois, les animaux malades de la peste frappent. La Russie est l’ennemie sauf quand ils paient pour des événements sportifs planétaires. Les chinois sont méchants sauf quand ils construisent le nid d’oiseaux, à grands coups de milliards de dollars. La Qatar est soupçonné de tous les possibles mais comme ils construisent des stades, sans doute sublimes, pour la coupe du monde de foot, on oublie tout. Je conseille donc à la Corée du nord de vite se proposer pour organiser un truc, n’importe quoi.

La France n’est l’ennemi de personne. Si l’on occulte la Libye, la Syrie, la Côte d’Ivoire, le Tchad, Israël, la Palestine, la Turquie, la Centrafrique, le Cameroun, le Sénégal, la Guinée, le Congo, la Roumanie, la Pologne, la Hongrie, la Suisse, l’Irlande, le Venezuela, le Brésil… j’en ai oublié, je crois… c’est compliqué… Enfin, en tout cas, on est super content… On a les jeux olympiques de 2024! ça tombe bien, on n’en avait pas besoin…

Nous sommes en crise grave, il parait. On demande au peuple de faire des efforts, à tous les niveaux, mais… on a les JO, donc, tout va bien… Encore une fois, je suis un fan de sport et je serai devant ma télé et peut être même, dans les stades, mais juste, à un moment, il faut de la cohérence.

Il y a eu des directs à la télé et des émissions spéciales pour la désignation, les larmes d’Hidalgo, le message de Macron, une délégation de 100 personnes à Lima, au Pérou, (en gros, la banlieue, certes un peu lointaine, mais la banlieue), parce que, quand même, la désignation, c’est pas de la rigolade. Il fallait du monde pour être sûr de les obtenir ces jeux, parce que, les jeux, quand même, c’est top prestige pour la ville et pour le pays et pour le continent et pour le monde et pour l’univers…

Nous avions des opposants extrêmement motivés, volontaires, équipés et qui représentaient un véritable danger pour notre candidature. Il fallait être en nombre, en force pour lutter contre euh… eux là… ces gens super forts… qui avaient un super dossier… mais si… eux!… pfffff… Nous étions les seuls candidats. 100 personnes, des directs télé, des larmes, des concerts au Trocadéro… Nous étions seuls candidats… (si vous pouviez voir en cet instant ma mine déconfite et déformée par la grimace de souffrance…). Un faux suspens qui coûte déjà 7 milliards. Le prix de départ de la validité du dossier de candidature, on sait qu’on va déjà, par principe, dépenser 7 milliards et il parait que c’est pas cher. C’est cool, alors.

Ensuite, vous connaissez Paris. Ville salle, avec des transports inadaptés, une circulation impossible… mais on a les JO… Et on les a parce que personne d’autre ne les voulait. Il faut dire la vérité. Et pourquoi personne n’en veut? Même pas le Qatar! Le Qatar achète tout, même le slip français, mais ne veut pas des JO! Désolé… mais c’est quoi l’embrouille? Le Qatar qui a organisé les championnats du monde de Hand Ball et qui a, de fait, les gymnases; le Qatar qui va organiser la coupe du monde de foot et qui donc, aura les stades, le Qatar qui aura les routes, qui aura les infrastructures et toussa et toussa, le Qatar n’est même pas candidat pour avoir les jeux! Je me répète: c’est quoi l’embrouille???