La semaine politichienne de Smig – Des nazes, des branquignols, des pagliacci…

Oh bien sûr, l’idée du « tous pourris » est une idée courte aux cheveux longs. Bien sûr, elle ne saurait représenter l’intégralité des responsables publics. Toutefois, comme le décrit depuis des années Philipe Pascot, le pp, l’impunité dont les élus et autres édiles ont bénéficiée depuis tant d’années, arrive à la croisée des chemins. Je ne vais pas refaire la liste ici des diverses malversations d’élus de tous bords. Toutes ces affaires, des plus emblématiques comme Guéant, Ferrand ou Cahuzac, comme les plus insignifiantes, de passe droits affligeants sont autant de mauvaises herbes semées dans un jardin déjà bien en jachère, depuis si longtemps.

Certes, les malheurs collectifs ne sont pas seulement dus aux responsables publics. Toutefois, tout est affaire de symboles et ceux-ci sont meurtriers. L’ambivalence des discours et des actes commence à véritablement se voir et à peser lourd sur les échines déjà meurtries de la plupart des habitants de ce pays. Exiger les efforts quand on s’octroie des privilèges alors que ceux-ci étaient, parait-il, abolis, devient inaudible et je dirais même, enfin cela devient inaudible!!!

Oh bien sûr, la gabegie Jouanno n’est qu’un épiphénomène. Elle est énarque et a donc fait le nécessaire pour bénéficier de tels salaires. Certes. Néanmoins, personne ne peut cautionner une telle rémunération, et ce, pour plusieurs raisons. D’abord il s’agit d’argent public et donc, de notre argent. Ce type de rémunération ne peut plus être légitime dans un pays en faillite pour reprendre les termes d’un autre escroc notoire qui échappe à tout, pour l’instant. Ensuite, la teneur même de l’emploi semble particulièrement discutable. Un comité théodule dont personne ne voit jamais les résultats. Une sorte de commission occulte. Enfin, il s’agit d’une personne fonctionnaire qui se permet de refuser une mission d’état. Dans une entreprise privée ceci serait considéré comme une faute grave. Les conséquences pourraient varier mais elles ne seraient être absentes comme c’est le cas actuellement.

En résumé, elle touche dix fois environ le salaire d’un professeur des écoles pour diriger une commission dont personne ne sait à quoi elle sert et qui se permet de refuser des missions d’état. Indéfendable.

C’est le grand bénéfice qu’on peut déjà tirer de ces 9 semaines de colère jaune. Les comportements, les avantages, les magouilles, les crapuleries sont désormais épiés, dévoilés et commentés. Beaucoup ne laissent plus rien passer et il se trouve que cette mandature est du pain béni pour constater tous les jours les dérives.

Chaque député, chaque ministre semble être entré dans un cercle ou jeu qui consiste à sortir le plus inique que son collègue. Il y avait la promesse d’exemplarité et le constat final est affligeant. Il fallait marcher pour être dans le coup et finalement, ça court dans tous les sens comme des oies sans têtes.

Alors évidemment, on peut s’interroger sur ce soudain mécontentement au sujet de ces comportements inadmissibles mais la facilité des réseaux et de l’envoi de sources permet de tout savoir, le vrai comme le faux, le bon comme le mauvais, le propre comme le sale et finalement, on sait ce qu’on ne voulait pas voir auparavant.

Cette soudaine lucidité touchant un grand nombre ne remet pas en cause le privé. On peut même s’interroger sur l’absence, si marquée de contestations autour du privé alors qu’il représente la majorité des emplois. La raison essentielle tient dans le fait que le système libéral et capitaliste fait que le quidam n’a aucun pouvoir ni aucune prise sur les enjeux du privé. Les modes d’action pour contraindre le privé sont marginaux et complexes: dénonciation et boycott éventuellement, mais qui gênent peu finalement. Tout le monde sait ce que Nike, Coca ou autres font et pourtant, les méthodes de contestation restent valeur négligeable sur les chiffres d’affaire.

Les contestations, contrairement au siècle dernier, se portent désormais sur la sphère publique parce que, enfin, le grand nombre a compris que c’est là que son action pouvait avoir un poids. Les méthodes de lutte contre le privé ne permettent rien parce qu’il est incontrôlable ou alors il s’agit de remettre en cause la propriété privée pour que ne subsiste que la propriété d’usage, mais ça, il semblerait, que peu soient prêts à ce changement philosophique.

Les patrons étaient vus comme le mal et comme de vils profiteurs mais l’accès à une plus grande connaissance des effets économiques a permis de comprendre que rien ne changera, si on ne change pas totalement de système.

Alors on peut faire valoir la haine, le dégoût, le mépris, le dédain, l’indifférence ou même la violence contre les patrons mais on sait déjà que ça sera inutile. Par contre, il est à craindre que maintenant que les enjeux sont entendus, la haine et peut être même la violence, se retournent contre la puissance publique et chaque jour davantage.

Nous avons collectivement un pouvoir sur nos employés, nous n’avons aucun pouvoir sur le privé. Pour obtenir une once de pouvoir sur le privé, il faudrait avoir le contrôle du public pour rédiger des lois contraignantes puisque, aujourd’hui, nous n’avons même pas ce pouvoir.

De fait, les mouvements sociaux ne tournent plus sur une occupation d’usines ou même une rétention de managers. Les événements connus dans le passé ne reviendront plus et l’on se dirigera plutôt davantage sur du coercitif vis à vis des élus ou représentants, c’est à dire là où nous pouvons avoir un poids. Un peu.

Le capitalisme est devenu une valeur et une philosophie refuge par manque d’ambition politique. Sans doute manque de rêve politique plutôt. Il a fallu glorifier les réussites capitalistes parce qu’elles permettaient aussi de couvrir les exactions des politiciens et qu’elles faisaient semblant de donner un rêve bleu aux gueux.

Aujourd’hui, ces représentants qui ne représentent plus, affichent des désirs de starlettes, des comportements d’enfants pourris gâtés, des actions totalement déconnectées et allant majoritairement à l’encontre du plus grand nombre. Ces représentants s’affichent dans les magazines people pour étaler une réussite capitaliste qui n’en est pas une. Gagner une élection ne doit pas garantir la réussite financière parce que ça n’est pas l’enjeu et lorsque les gilets jaunes prétendent monter une liste sans programme, sans visée, sans consensus, l’arnaque au poste bien rémunéré et sans contraintes se fait jour. Député européen est devenu le bullshit job le plus rémunérateur et le plus peinard du monde. Forcément, le plus grand nombre veut en croquer. Aucun pouvoir, aucun contrôle, gros salaire et moults avantages.

Oui, les écarts de salaire ont atteint des proportions hallucinantes mais, sans remettre en cause le capitalisme, on ne peut rien y changer et remettre en cause le capitalisme, ne peut passer que par des actes politiques forts.

Ainsi, donc, de remettre en cause le pouvoir électif. Les émoluments indus ont explosé dans l’artistique pour certains cachets et dans le sport pour certains. Toutefois, ces rémunérations sont de l’ordre du privé mais, comme je l’ai dit ailleurs, il me semble que l’industrie artistique va bientôt devoir revoir son modèle parce que les subventions d’état vont, elles aussi, être remises sérieusement en cause par le vent nouveau.

Aujourd’hui, si certains footeux bénéficient de telles rémunérations, si certains artistes bénéficient de tels cachets, c’est parce que les sociétés privées acceptent de donner de telles rémunérations. Pour les hauts fonctionnaires, les actionnaires de l’entreprise état n’ont jamais donné leur accord pour de tels avantages. En tout cas, on ne m’a rien demandé.

Une des premières mesures facilement applicable serait de faire sauter le verrou de Bercy et de taxer justement comme la loi l’indique les bénéficiaires. Plus il y a d’argent, plus il y a d’entre soi et d’entre gent et moins la possibilité de taxer ou de lutter contre l’évasion fiscale est possible. Il est difficile de faire cracher ses amis, sa famille, ceux qui vous ont placé à de tels postes.

Les funérailles nationales et même ultra planétaires de certains évadés fiscaux notoires sont choquantes mais c’est du pouvoir politique que doit venir la décision de ne pas cautionner de tels agissements or comment refuser de telles faveurs à des gens que vous aviez à table ou qui, bénévolement, ont participé à votre mariage, circoncision, bar mitsva?

Pour établir une justice sociale, il ne faut pas seulement la demander, il faut qu’elle soit promulguée en haut lieu et c’est très loin d’être le cas. Il est possible de considérer que les politiciens n’ont qu’un pouvoir tout à fait relatif. C’est possible mais personne ne leur a demandé de se présenter à ces postes. Macron démission, Jouanno et fillon, rendez l’argent et les autres aussi sont, certes, des revendications maladroites mais elles sont légitimes parce qu’il s’agit de l’argent de tous et que le service rendu pour de telles sommes est loin d’être acceptable.

Alors, on peut considérer qu’il est simple et même simpliste de réclamer de nos représentants qu’ils nous représentent et qu’ils fassent enfin le job pour lequel ils ont tué père et mère.

Les pseudos représentants, de ceux qui ne veulent plus être représentés, montrent effectivement, chaque jour, davantage leur médiocrité pour ne pas dire plus. A force d’être nuls et consanguins, ça va finir par se voir.

Alors le poujadisme perpétuel anachronique s’explique de lui même puisque le simple citoyen n’a aucun pouvoir pour remettre en question un système totalement aberrant. Les missions dévolues aux serviteurs de l’état deviennent de plus en plus, totalement incompréhensibles, totalement absconses et pourtant rémunératrices.

Il y a de multiples mesures qui peuvent être prises pour constituer et garder un corps de fonctionnaires performants et pertinents: l’interdiction du pantouflage et donc du conflit d’intérêt, par exemple.

Il faut forcément distinguer le fonctionnaire, infirmiers, profs, pompiers, docteurs ou flics et ceux qui commandent et représentent tous ces personnels très souvent admirables. On va dire dans un monde presque parfait.

L’un des problèmes perçu est certes une critique du fonctionnement de la fonction publique mais aussi la gabegie de toute cette haute fonction publique, en grande majorité très nombreuse, inefficace, déficiente et extrêmement coûteuse.

De fait, les deux problèmes sont conjoints et n’en font en réalité plus qu’un. Les hauts fonctionnaires, les politiciens ne nous représentent pas ou plus, ne nous défendent pas ou plus, bénéficient de privilèges indus et indignes. Ils sont discrédités.

Les grands patrons et les entreprises du cac ou équivalent qui profitent des faiblesses d’un système pour ne pas payer les impôts, pour ne pas pratiquer de véritable RSE contraignante, peuvent se le permettre uniquement parce que le pouvoir politique est devenu faiblesse.

Il y a des demandes de justice et d’amender le capitalisme mais ces demandes sont celles du petit peuple, des petites gens et pas des nantis ni même de la plupart des intellectuels ou affiliés qui souhaitent, eux, que le capitalisme perdurent.

Le problème n’est même pas le libéralisme, il est cette tendance à ne jamais envisager d’autres paradigmes économiques que celui dans lequel le monde se débat actuellement.

J’ai fait long alors je fais une synthèse rapide mais une telle réponse ne pouvait se faire en quelques lignes et je conserve des arguments dans la besace.
Oui, les rémunérations et privilèges accordés aux hauts fonctionnaires et autres représentants non représentatifs sont incompréhensibles parce qu’il s’agit de l’argent public.
Oui, les politiciens ont de moins en moins de pouvoirs puisqu’ils se déchargent au profit d’autres institutions plus opaques encore, de ce pouvoir.
Oui, il faudrait s’attaquer aux véritables marqueurs du capitalisme mais ceux-ci sont trop ancrés dans les mœurs et dans les esprits des politiciens, les plus opaques, comme les plus visibles, que rien ne changera à ce niveau là.

La seule idée qui soit devenue consensus est que le but, pour tous, est de profiter au maximum de la bête et que, pour les autres, cette bête devienne immonde.

Il y a ce monde à deux vitesses où ceux d’en haut feront tout pour rester en haut et conserver cette position privilégiée grâce à l’entre gent et la possibilité d’écrire eux mêmes les lois censées protéger les petits qui sont la deuxième vitesse et qui n’ont pas d’autres horizons que d’espérer, un jour, toucher le premier étage de la fusée. D’un côté ceux qui étouffent par tous les moyens, de l’autre ceux qui cherchent les moyens légaux de respirer et quand la légalité devient inutile pour réaliser ses rêves alors, il ne reste plus que la haine et parfois, les pires des extrémités deviennent violence.

A force de rester sourds, d’écraser, d’humilier, de fustiger, la cocotte explose et nul ne peut plus la contrôler et là, ça sera pire que tout. Et surtout, surtout, contrairement aux époques de jadis et même d’avant, les représentations qui ne représentent plus qu’eux mêmes sont devenus des crétins, arrogants, profiteurs et même pas discrets.

Des nazes, des branquignols, des pagliacci… le pagliacisme bruxellois à toutes les sauces et surtout les plus mauvaises.

ça fait toujours mieux que de ne pas être seul à être con …

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. P.Valéry
Et on en est là. Des flics qui utilisent des armes et des violences, sur des gens qu’ils ne connaissent pas, au profit de maîtres qui leur versent, généreusement, une aumône afin qu’ils continuent de protéger les intérêts de ces maîtres qui ripaillent entre eux, en jetant un œil empli de dédain et de mépris sur les canaris perdus.
Et on en est là. Un boxeur qui perd son sang froid pour protéger sa femme et ses amis, et accessoirement lui-même, et qui use de son art pour massacrer un pauvre flic qui ne fait qu’appliquer les ordres de maîtres qui se versent benoîtement des rémunérations de 17000 balles pour organiser un débat dont les résultats sont déjà connus et qui, de toute façon, n’influenceront en rien les politiques menées par ces maîtres à l’avenir comme la hyène sournoise l’a encore rappelé récemment.
Alors, il aurait fallu que les asservis, d’où qu’ils soient, s’unissent pour déboulonner les statues de sel et de glace des maîtres voltigeurs. Mais voilà, le conditionnement, l’éducation, l’habitude, l’absence de sens critique font qu’il est encore préférable pour certains, afin de préserver les maigres avantages tombés du haut de la montagne, de faire perdurer le statut des maîtres.
Pour une porte cassée, on invente le ouinouinisme de base. Le porte parole d’un gouvernement, que personne ne veut plus écouter à l’exception de quelques courtisans ou supporters d’un système insupportable, s’épanche en mine affligée sur les médias complaisants pour réclamer justice au nom de la république et, accessoirement, de la porte parce que, quand même, il y a souffrance mobilière.
Pour un mur de parpaings non scellés disposés devant une entrée de domicile, et rangés par la gendarmerie, donc avec des deniers publics, un dimanche matin, on cultive le ouinouinisme. Et puisque certains ont voulu faire une cagnotte pour aider le boxeur qui a perdu son sang froid, on installe définitivement le ouinouinisme. Oh bien sûr, ça n’est pas malin, ça n’est pas noble ni glorieux, bien sûr. Bien sûr, ça ne respecte pas les codes du noble art et ça ne respecte pas les forces de l’ordre ni les marques de bonne conduite de la haute société. Bien sûr. Mais le ouinouinisme réussit à culpabiliser les victimes avec une aisance qui, elle, respecte l’art et la dignité.
Le ouinouinisme est devenu une vertu politique. Il s’agit de se comporter en victime dès lors que l’on est le bourreau et de culpabiliser les victimes en utilisant les effets de la fameuse catharsis inversée.
Le ouinouinisme est l’élément central du pagliacisme qui est le modèle politique dominant. Concept crée par un amoureux fou de l’ue, ça existe, et qui consiste à mener une politique de clowns. Dans son esprit, cette politique s’apparentait d’abord à la coalition italienne. Evidemment quand on est pro eu, on est pro renzi et un attelage populiste, c’est ce qu’il y a de pire au monde. La politique de la coalition en Italie est, selon lui, menée par des clowns qui courent les plateaux télé, les éditions et abreuvent les comptes FB de petites vidéos pour diffuser des messages. Toute ressemblance avec le système mit en place par le monde carcéral juvien ne saurait être qu’une coïncidence. Je ne crois pas.
Nous avons donc une politique de clowns qui se répand honteusement sur les médias et qui vise à instaurer le ouinouinisme, politique de la victimisation à outrance qu’on retrouve dans les milieux vegan, lgbt, printemps républicain, musulman, antifa, indigène, lrem, anti antisémite, swj, anti raciste, modem, féministe et autres supporters de l’OM ou de fan de la tarte aux quetsches et qui pourrait se définir simplement par: je fais chier le monde, j’insulte tout le monde, j’ai toujours raison même quand j’ai manifestement tort mais ce sont les autres les méchants. Parce que les autres, ils font rien qu’à pas être d’accord avec moi, ouin ouin.
Tout cela n’existe que parce que l’utilisation de la catharsis inversée fonctionne à plein régime et tournent les vents de la déraison. Phénomène vieux comme les lois de la rhétorique et qui consiste juste à envoyer le message à l’autre qu’il devrait simplement, physiquement, fermer sa gueule parce que les autres souffrent davantage que lui, et comme il y a toujours pire, c’est un processus sans fin et tellement pratique qu’il en devient pitoyable. Cela fonctionne d’autant mieux que chaque contestation est noyée sous un flot d’affaires inutiles et de messages insignifiants et insipides. On se fout de savoir avec qui couche un ancien chronique qui a écrit des livres parait il. On se fout de savoir ce que des incompétents notoires qui écrivent des livres de cul mal ficelés pensent de la cagnotte leetchee. On se fout du grand débat national entre gens du même parti et dont les résultats sont déjà publiés et on se fout même que Kéké 1er appelle à davantage de fermeté, on s’en fout parce qu’ils n’ont aucun intérêt mais il faut noyer le poisson, cacher la poussière sous le tapis, éplucher la courgette (ça ne veut rien dire mais je fais ce que je veux!).
Ainsi, le régime politique français actuel est parfait puisque on peut manifester (bon Raoul Auguste a dit hier que ça allait changer), on peut dire ce qu’on veut (bon sauf dans tous les médias et sur FB mais on peut si on respecte la loi sur les médias) on peut contester le régime (bon sauf dans les médias, sur FB, au travail, dans la rue et dans le respect de la loi de l’état d’urgence qui est devenue la loi commune depuis un an) on peut même pratiquer la religion qu’on veut (bon sauf que là, ils vont modifier la loi de 1905 sans nous demander notre avis, parce que les ouin ouin barbus ont envoyé suffisamment de pleureuses sur les plateaux pour que finalement on passe aux choses sérieuses)… mais on peut parce que, d’abord, ailleurs, on ne peut pas !
Alors oui, il y a des dictatures plus horribles et sanglantes et répressives que la France, oui, évidemment et donc, fort de ce constat évident, il devient interdit et indigne de manifester sa désapprobation du régime actuel. Les français sont des enfants gâtés mais cet accès à la gâterie (Non je ne fais pas de demandes particulières à Aurore, quoique), les français le doivent à leurs ancêtres. Et tous les ancêtres. Ceux qui sont morts en France, et dans les territoires qui étaient jadis français, pour cette liberté et ceux qui sont venus d’ailleurs pour accéder à cette liberté. C’est au nom de tous ces sacrifiés là que, aujourd’hui, une partie du peuple, des gens, des citoyens, réclame davantage d’égalité, de liberté et de fraternité. Ces trois mots sont sur le fronton de tous les édifices publics mais ils ne sont plus que des mots qui concourent à former le ouinouinisme pour les politiciens.
Notre dieu juvien et ses affidés ou canidés sont des clowns pleureurs, victimes d’être coupables et qui considèrent que puisque nous ne vivons pas en Corée du Nord, on devrait savoir fermer sa gueule, et celle des autres aussi en passant, ça fait toujours mieux de ne pas être seul à être con.

La semaine politichienne de Smig – Demander un peu de lumière c’est mal

Evidemment ce n’est pas la même chose, évidemment c’est différent, évidemment ce sont d’autres époques, d’autres mœurs mais qu’un futur condamné assis sur son perchoir puisse se permettre d’exiger des génuflexions de la part d’un journal soi disant indépendant et que cette feuille de chou s’acquitte avec déférence de cette tache, invite à s’interroger sur la pertinence de cette une. Finalement, en s’indignant de manière si marquée, les courtisans ne prêtent ils pas définitivement le flan à ce que de plus en plus de victimes pensent à savoir que les dérives d’Hayek et d’Augusto deviennent un véritable modèle de gouvernance pour le panthéon juvien. A force de crier au loup pour pouvoir contrôler toute forme de presse, il semble évident que les préceptes de Bernays soient le modèle. alors oui, il sera toujours facile d’user de cette catharsis inversée qui vise à inviter le suspicieux à vivre dans une véritable dictature pour comprendre, enfin, ce que signifie ce mot. Evidemment, c’est pire ailleurs, évidemment il y a des représailles, des violences, des actes indignes bien plus immondes qu’en France. Et? Est-ce que cela doit nécessairement faire taire toute forme de contestations parce que le reste du monde souffre? Puisque les « autres » souffrent plus que nous, il serait de bon ton de se taire. Cette pensée marcheuse ne mérite que le mépris de ce qu’est la politique. Sous des appellations honteuses de démocratie, les extrémistes du centre veulent interdire la moindre contestation. Cela semble être factuellement l’inverse même de ce qui est prôné. Sous des exigences démocratiques on interdit certaines couvertures, on réprime certaines revendications, on tait certaines personnes, on en calomnie d’autres et on privilégie un système qui ne vise qu’à accentuer les avantages des bons soldats. Les mauvais soldats recevant eux les 300 miettes mensuelles généreusement accordées par ceux qui sont protégés. Une sorte de compensation que le seigneur médiéval accorde aux serfs qui se sacrifient pour contrôler la révolte de leurs frères. Il est des temps où l’indignité ne se mesure plus à l’aune des paroles mais bien uniquement sur la valeur des actes. Alors un futur condamné se permet de reprocher au journal du soir la une maladroite mais pourtant, à travers cette attitude stupide du perroquet breton et maréchal, il apparaît de plus en plus clairement une forme de réalité. Une idée qui se diffuse et qui ramasse des partisans, une idée qu’il faudrait une dictature pour remettre les choses en ordre ou peut être même plus encore que nous sommes déjà en dictature et que ce que le libéralisme ou le capitalisme devaient empêcher, à savoir le totalitarisme, n’est en fait que promu par cette économie. soudain, apparaît l’évidence que le capitalisme échevelé et marcheur ne peut entraîner que des dérives totalitaires et que malgré tout je conserve quelques nuances sur le libéralisme. Certains s’indignent de cette une qui rapproche un national socialiste à un social démocrate par une sorte de juxtaposition subliminale. Aucun marcheur ne semble pourtant s’interroger sur les événements qui ont fait que cette association d’idées ne soit même plus quelque chose de choquant, maladroit, stupide mais qu’elle deviennent plausible et même logique. Les lois de contrôle de l’expression ou encore les lois faisant de l’état d’urgence, la loi commune ou bien encore les lois sur le contrôle et le parcage des migrants et l’accélération des privilèges du type mort de l’isf ou augmentation du cice au détriment d’une justice, (prison ou amendes pour les manifestants) et d’une équité humaine (destruction active de la sécurité sociale) ne font que rendre crédibles cette association d’idées. Certes, ce n’est pas la dictature mais ça n’est pas non plus la démocratie. Certes ça n’est pas l’enfer mais c’est loin d’être le paradis. Tous les événements, toutes les marques, toutes les paroles, tous les actes de ceux qui devaient nous représenter montrent davantage chaque jour que si nous ne montrons pas un minimum d’opposition, le totalitarisme sera factuel et il semble que celui-ci se veuille clairement répressif et violent. A force d’acceptations de l’immonde, on marche toujours plus loin. On s’enfonce vers des ténèbres juviens et il est déjà, apparemment interdit de le dire.

Demander un peu de lumière c’est mal. Certes, nous ne sommes pas en dictature mais nous sommes plus proches de ça que de la démocratie et seuls ceux qui veulent instaurer ce type de régime se plaisent à croire encore autre chose.

La semaine politichienne de Smig – Si c’était le cas, ça se saurait, ça se verra, ça se vivrait

Ainsi donc la représentativité non critiquable est le système politique adéquat et parfait pour certains. Le conservatisme de droite, l’immobilisme de gauche et le totalitarisme central se retrouvent dans l’acceptation muette de ce système. Il est préférable d’élire ce qui nous sert de représentation nationale plutôt que de se saisir soi-même de ce qu’est la politique. Surfant sur cette faisabilité qui prétend que n’importe quel abruti peut être élu, certains n’importe qui envisagent de se présenter aux futures élections inutiles concernant un truc non moins inutile. Le mouvement des gilets jaunes n’étaient valables qu’à partir du moment où il se plaçait en dehors de cette démarche élective. c’est ce qui en faisait sa force et son pouvoir. Chacun devenant apte à prendre la parole et à s’exprimer dans un autre rapport que celui du cadre de la politique politicienne. Forcément, les sirènes de la notoriété, d’un job pas trop contraignant et très bien rémunéré et la sensation fausse de se rendre utile incitent certains à constituer une liste pour se présenter et être élu. De passages télé en plateaux médiatiques, certains auront comblé des lacunes narcissiques en se donnant une existence. Ils ont bien compris que les convictions, que les compétences, que l’intérêt général n’étaient que des leurres pour être élu et que ce qui compte réellement c’est d’obtenir une voix de plus que le quidam en face. Je n’ai rien personnellement contre la voyante bretonne, le courtier en assurances du sud ou le kebabiste de région parisienne. Ils profitent de la bêtise du plus grand nombre pour dévoyer un mouvement et devenir un député européen. Charge honorifique inutile et particulièrement bien rémunérée s’il en est. Alors avec les 5% ou même les 10% soyons fous, obtenus lors d’élections auxquelles quasiment personne ne participera, ils auront le job de leurs rêves d’enfance qu’une situation sociale trop classique ne permettait pas d’envisager. Grâce à toutes ces personnes parmi lesquelles ils ne sont pas et qui arpentent les ronds points, ils vont réussir enfin à devenir des gens respectables et respectés. Ils auront réussi à faire l’inverse des convictions qu’ils voulaient faussement défendre. Il ne faut pas de représentants pour ne pas tomber dans le piège de la politique et ils s’empressent de vouloir en devenir. Il faut instaurer le RIC, tout en sachant que, évidemment, le premier ric révocatoire serait pour eux comme une sorte d’évidence et de logique établie et désormais obligatoire. Etre élu d’un mouvement qui ne veut plus de partis, ni être représenté, c’est s’exposer à des situations totalement évitables. Evidemment que toutes les violences sont condamnables et doivent être condamnées. Bla bla bla…. ils se battent pour tenir ce discours compassé sur les plateaux tout en profitant allègrement des violences pour recevoir de nouvelles invitations pour renforcer et instiller dans l’esprit de chacun qu’ils représentent quelque chose et qu’une fois ça va changer. Ce qui va changer c’est que effectivement la défiance sera définitive concernant les politiciens. désormais entre LREM et les GJ, il est évident que n’importe quoi peut se présenter et gagner des élections et que dès lors, les politiciens n’ont plus aucune utilité. En ce sens, les comiques jaunes pâles tendances sans gilets en fait, finissent d’achever la crédibilité du système représentatif. Si le chanteur du fort peut se présenter sous bannière jaunarde, si le fils putatif physique du présentateur du journal de groland peut acheter le nom d’un mouvement qui ne veut pas de lui, si des députés adeptes du twitt facile et nocturne peuvent s’insulter et insulter leurs prochains de manière apaisée et sans redouter les moindres représailles alors n’importe qui peut être élu. Et si n’importe qui peut être élu, pourquoi ceux-là davantage que ceux-ci? Puisque tout le monde peut désormais se présenter et avoir des chances d’être élu, alors autant que nous participions tous à la même hauteur plutôt que de laisser des n’importe qui défendre nos intérêts comme si véritablement, ils se souciaient de nos intérêts. Si c’était le cas, ça se saurait, ça se verra, ça se vivrait.

La semaine politichienne de Smig – Enfin je croyais et finalement …

Etant sans doute trop impliqué personnellement je vois quotidiennement fleurir de nouvelles attaques concernant Etienne Chouard. Je ne chercherais pas ici à le défendre parce que je n’aurais pas cette prétention. Il est accusé d’avoir discuté avec Soral et d’avoir relayé certains articles ou propos de cette personne. Il s’en est expliqué, s’en est excusé, s’en est détaché très largement pour se concentrer sur son cheval de bataille. (Toujours mieux d’être concentré quand on est sur le cheval ou en parapente).
Il faut donc trouver des éléments à charge pour démonter le personnage puisque le propos est, lui, difficilement attaquable. De manière sans doute maladroite, il prône pour la mise en place d’une démocratie. Cette idée provoque chez beaucoup une peur panique. Le fait que les électeurs puissent enfin se prononcer sur la destinée du pays apparaît comme le pire démon de ceux qui revendiquent la démocratie. Cette idée est devenue par truchement syntaxique, le fait de donner à des personnes le pouvoir de décider pour tous, de ce que chacun va vivre et subir, sans qu’il soit possible de remettre en cause quoi que ce soit. Et tout va bien. Ainsi, les Bergé, Griveaux, Schiappa, O’Petit, Son-Forget, Ferrand, De Rugy décident pour nous de ce que nous allons vivre. Comme ils ont, en plus, obtenu la majorité des 40% de votants du pays, c’est open bar. A partir de ce constat est ce qu’on peut encore considérer efficace et même efficient ce système?
Bien sûr, ils furent élus mais une minorité seulement vota pour eux. Bien sûr, ils sont légitimes dans un système contrefait mais à quel moment est ce que cela est apparu normal, légitime, cohérent que plus personne ne puisse dire quoique ce soit jusqu’à la fin du mandat?
Il semble aussi qu’il soit normal et cohérent de trouver sur les bancs de l’assemblée des personnes déjà condamnées et plusieurs fois pour qu’elles décident du budget et des lois. Il est normal que des repris de justesse décident des lois que nous allons devoir adopter. Il n’y a que dans le monde parallèle des licornes et des bisounours qu’on peut encore croire que ces individus vont voter des lois qui pourraient les desservir et être au profit de la cause commune. Bien sûr, cela n’est pas propre à ce gouvernement, c’est le système qui est ainsi depuis bientôt 60 ans et sans doute même avant. Demander à des personnes engluées dans des intérêts personnels de défendre l’intérêt général, ce qu’on appelle une antiphrase.

Etienne Chouard dans toute sa maladresse d’homme qui n’est ni un politicien ni un homme formé aux médias, y va de sa candeur pour défendre ce qu’il croit juste, à savoir que le peuple doit se saisir de son propre destin et donc construire sa propre constitution qui est le point de départ de la démocratie.
Aujourd’hui, il est mis en position de défenseur numéro 1 du RIC, pourquoi pas… mais comme il aime lui même à le rappeler, ça n’est pas l’essentiel de son combat et c’est même davantage le combat d’Yvan Bachaud ou de Pat Au Logis . Toutefois, pour lui, le RIC est une bulle démocratique dans un système qui ne l’est pas. De fait, il est taxé de facho et de membre de l’extrême droite. Peut être l’est-il après tout. Ce que le cœur d’un homme recèle n’est connu que de lui-même. Néanmoins, s’il est d’extrême droite comme les partisans du statu quo institutionnel le crient partout, ces idées sur la démocratie sont -elles pour autant périmées, fausses, mensongères? Ce qui est intéressant, malgré tout, ce sont les idées et d’où qu’elles viennent. Oui je sais, c’est difficile à admettre et on va encore me rétorquer comme ce fut le cas il y a deux jours que, comme je suis un maghrébin qui profite allègrement des pensions et aides, il est normal que je soutienne un facho notoire. Tout cela est véridique et je cherche encore le lien de causalité entre les deux faits mais apparemment, pour ces apparatchiks d’un parti décédé, il y a une logique. Un antisémite critiqué par des racistes, c’est croquignolet.
D’autre part, il est surprenant de reprocher à un homme des accointances à un système politique dès lors que toute l’oeuvre, la vie et le travail du dit sieur consiste justement à ne plus avoir de système politique. En gros, le gars il dit qu’il ne veut plus de représentant et on lui reproche de trouver tel ou tel parti intéressant. Il veut sortir de l’UE mais comme il n’a pas voté Asselineau, il est méchant, comme si le fait qu’il dise de vote untel ou untel aurait changé quoique ce soit à l’issue du vote national, il a voté JLM et quand on voit comment certaines furies deux soumises le considèrent aujourd’hui, il y a de quoi regretter son vote. Donc si Etienne Chouard est d’extrême droite, grand bien lui fasse, et je m’en fous, parce que certains qui s’enorgueillissent d’avoir des amours politiques valables ont favorisé, promu, élevé ce système au rang de dogme et nous ont mis dans cette situation. Les différentes amours vis à vis du socialisme ou de la droite gaulienne qui ne connait pas de Gaulle ont fait que le refus de politique est croissant et ont mis au pouvoir une bande, une cohorte, une équipe de branquignoles, tous plus nuls les uns que les autres et qui, chaque jour, prouvent que nous avons eu tort de leur faire confiance, en tout cas ceux qui ont voté pour ça. On ne peut appeler autrement que sous ce terme de « ça », ce groupuscule totalitaire, dictatorial, méprisant et méprisable qu’est la dictature en marche arrière.
Alors, certains vont encore ergoter sur le fait que le « peuple » n’est pas compétent pour décider, qu’il faut des compétences reconnues pour décider de la destinée du pays. C’est vrai, et ça l’est tellement que, justement, les incompétents actuels qui décident de cette destinée ne sont plus aptes. Bizarrement, on avance aussi comme argument que le « peuple » peut se tromper et voter ainsi le retour de la peine de mort, la fin du mariage pour tous, l’interdiction de l’avortement, mais quand il se trompe et vote pour des personnes qui ne méritent pas ce mandat, ça n’est pas grave, tout va bien. Oh je sais que je ne suis pas très intelligent mais il y a là quand même quelque chose de particulier. Le « peuple » n’est pas valide et apte pour voter les lois mais il l’est pour désigner des maîtres ou des représentants qui ne connaissent qu’une acception de ce mot. Logique.
Il doit y avoir une logique qui m’échappe à refuser que le « peuple » puisse proposer des lois, en refuser certaines et renvoyer des représentants qui auraient manqué à leur devoir. Personnellement je suis contre toute forme de représentation mais étant déjà un maghrébin profiteur d’extrême droite, je ne vais pas aggraver davantage mon cas. Le RIC n’est pas la panacée, c’est évident. Il n’est qu’un préalable, une obligation et ne ferait que réparer un déni manifeste de démocratie mais le chemin est encore long pour désintoxiquer certains de la représentativité qu’ils en arrivent à trouver légitime alors que l’esclavage est aboli. Enfin je croyais et finalement…
Et puis, finalement d’où viennent ces attaques bien pensantes? D’un certain monsieur Mouchard qui accuse donc le sieur Chouard de bienveillance avec l’ennemi d’extrême droite en partant allégrement en croisière avec le borgne breton et qui dirige aujourd’hui un fascicule qui nous enjoignait de faire ce que nous voulions du moment qu’on se comportait enfin comme de bons castors juniors. Il est des temps où l’identité de celui qui attaque revèle la véracité et l’accuité des attaques et nous sommes dans des temps troublés où le premier antifa peu crédible ou fachos dérébrés qui attaque, sera celui qui aura raison.
Comme le disait Beaumarchais: » j’ai vu les plus honnêtes gens prêts d’en être accablés. Croyez qu’il n’y a pas de plate méchanceté, pas d’horreurs, pas de conte absurde, qu’on ne fasse adopter aux oisifs d’une grande ville, en s’y prenant bien : et nous avons ici des gens d’une adresse ! … D’abord un bruit léger, rasant le sol comme hirondelle avant l’orage, pianissimo murmure et file, et sème en courant le trait empoisonné. Telle bouche le recueille, et piano, piano vous le glisse en l’oreille adroitement. Le mal est fait, il germe, il rampe, il chemine, et rinforzando de bouche en bouche il va le diable ; puis tout à coup, on ne sait comment, vous voyez calomnie se dresser, siffler, s’enfler, grandir à vue d’œil ; elle s’élance, étend son vol, tourbillonne, enveloppe, arrache, entraîne, éclate et tonne, et devient, grâce au Ciel, un cri général, un crescendo public, un chorus universel de haine et de proscription. Qui diable y résisterait ? »

La semaine politichienne de Smig – Parce que rien ne sera plus jamais pareil …

 

 

Depuis quelques années déjà, j’ai le sentiment que les noëls et réveillons sont moins festifs. Chaque année, les sourires et les étoiles dans les regards me semblent moins joyeux, moins marqués. L’attente et l’arrivée du jour dit sont, elles mêmes, moins excitées et excitantes. Je dois sans doute vieillir. Comme je me suis interdit cette marque du temps, je pense que, finalement, il s’agit d’autres choses. Impalpables. Quelque chose dans l’air qui fait que pousser le bonheur au paroxysme n’est plus ce que c’était. Alors, je me dis qu’en fait, ce n’est pas moi qui change, c’est bien le monde autour qui n’est plus ce qu’il était. Les choses changent et elles nous changent. Il n’y a plus de neige, il n’y a même plus les grands froids d’antan. Il n’y a plus de père noël partout dans les rues et les magasins, plus de feux d’artifice, plus de klaxons et de rires.Comme si petit à petit, le monde prenait conscience qu’un tournant arrivait et que rien ne serait plus jamais pareil. De fait, personne ne sait réellement ce qui se passera mais il semble que rien ne sera plus jamais pareil.

Certes, certains croient encore à ce vieux monde alors que les derniers feux d’une civilisation brillent dans un ultime sursaut dévastateur. Plus rien ne sera comme avant. Le peu de confiance qui existait, encore, sur ce système est mort. Au delà même de l’aspect politique qui est déjà enterré, ce sont d’autres aspects de la société qui vont être touchés et qu’on ne soupçonne pas encore.
Si le système s’effondre vraiment, comme il en prend le chemin, il affectera tout. Les « artistes » qui se font bien discrets actuellement et qui attendent de savoir de quel côté va souffler le vent, pensent peut être sauver une pseudo carrière. Les sportifs pensent peut être qu’ils vont réussir à échapper à un rééquilibrage des richesses. Il n’y a pas que les capitaines d’industrie qui bénéficient des largesses du système. Les médias subventionnés, le cinéma et le théâtre subventionnés, les sports défiscalisés vont devoir changer de modèle. L’agriculture et la pêche vont devoir devenir vertueuses et c’est le bio et l’équitable qui auront évidemment les faveurs des subventions plutôt que les batteries productives hors sol. Chaque secteur d’activité va devoir s’interroger sur son rapport à la clientèle et au monde. Ce que le maintenant nous aura montré, quoiqu’il arrive, c’est que le nombre et la force des révoltes ont davantage de poids que la représentativité, et que, donc, les élus ou les syndicats ne portent plus les aspirations sociales des « vrais » gens. Tous les secteurs actuellement subventionnés sont dans l’obligation rapide de changer de modèles. Il va y avoir d’autres priorités que des comités théodule, des associations fantômes, des statuts mouvants. Le modèle sociétal va être modifié parce que désormais il va falloir rendre des comptes ou au moins, les demandes d’explications et de justifications vont fleurir et les dépenses publiques vont être contrôlées, mais par tout le monde.

Les Gilets Jaunes ne réclament pas moins d’impôts mais plutôt que les impôts aillent là où ils doivent aller et pas dans des dépenses qu’une économie malade et en souffrance ne peut plus supporter. Chacun a ses idées d’économies et de secteurs à modifier. Il appartiendra à chacun de se déterminer mais les dépenses fastueuses de certains, alors que d’autres vivent dans la rue, ne se nourrissent pas à leur faim, ont froid, n’accèdent pas à l’éducation, à la culture risquent de devenir condamnables, épiées, jugées et elles seront de plus en plus difficiles à justifier.

Les fameux rond points trouvent enfin une utilité mais pas sûr qu’il y ai, à l’avenir, de nouveaux budgets pour de telles constructions. Il faudra tout justifier parce que tout devra se justifier, puisque désormais, tout se sait. Beaucoup de choses ne seront plus les mêmes parce que rien ne sera plus jamais pareil.

Un homme, ça s’oblige ou ça s’empêche

 

Un homme, ça s’empêche…

Alors que tout est confus en ce moment, les événements, eux-mêmes, font que rien ne devient manichéen et que, pourtant, beaucoup voudraient que tout soit blanc ou noir, or actuellement ce sont toutes les nuances de gris qui l’emportent. Préférer faire une pause dans le mouvement et se retrouver dans un anniversaire de gamins de 9 ans, au milieu d’un bowling provincial et entendre les enfants, à côté, chanter à tue tête, « Macron, démission » et esquisser un sourire et se dire que, finalement, ça ne changerait rien mais ça ferait quand même plaisir. Profiter des jeux proposés pour occuper l’enfance en manque d’actions pour sortir son téléphone et voir une bande de dégénérés entonner des chants antisémites, ou racistes ou, en tout cas nauséabonds, parce que tu n’as pas envie d’en savoir davantage, et se dire que non, définitivement non, tu ne peux en être.
Tu repenses au pouvoir d’achat et aux gens qui essaient de survivre, au point gelé, aux primes qui n’existent pas, aux pensions dont on ne prélèvent pas la csg mais en fait si, jusqu’en juillet, et puis après entre les vacances et Alzheimer, les vieux auront oublié, à moins qu’ils ne fassent plaisir à Barbier avant et ne quittent ce monde pendant la canicule à venir à force de ne rien faire pour le climat. On te dira que le climat c’était la taxe carbone et tu penseras que finalement la gratuité des transports et un réseau pertinent et écologique, ça serait bien aussi et puis finalement tu te dis, non laisse, t’es trop con.

Et puis, tu repenses au RIC, et tu te demandes comment objectivement des gens peuvent encore s’opposer à la démocratie. Tu lis, entends, vois encore des gens, respectables et tout à fait corrects en tous points et même appréciables et appréciés, soutenir que nous sommes en démocratie et que cette démocratie passe par la représentation et le vote. Alors tu t’interroges, tu cherches, tu réfléchis. Tu vois que le pays est dans le chaos, que rien ne fonctionne vraiment, que les élus qui devraient représenter le peuple, les gens, nous, ne savent rien de ce que nous vivons, ne comprennent plus rien de ce qui se passe. Tu vois qu’il faut éviter de dire peuple parce que ça déplaît à certains et souvent ceux qui, justement, préfèrent ignorer le peuple, la masse, la plèbe …

Peuple, ce mot qui soudain devient péjoratif. Alors ceux qui ne sont pas élus et qui ne vivent pas du malheur de l’autre, ceux là, voient cette représentation totalement perdue et sans solution. Et tu ne comprends toujours pas comment certains croient encore à la représentativité, à l’élection et se prétendent en démocratie. Ils votent pour des personnes qu’ils ne peuvent plus jamais contrôler et appellent cela la démocratie mais c’est toi qui es de mauvaise foi alors tu cherches encore à comprendre et tu doutes. Tu te dis que le RIC finalement, c’est quand même l’idée défendue par un mec qui, un jour, a accepté un débat avec un facho notoire. Et que les gens qui disent ça, sont ceux qui dirigent un journal subventionné par l’état et qui sont amis depuis l’enfance, avec le borgne échevelé, alors, si eux le disent, c’est que forcément c’est vrai puisque ce journal t’invitait, avec l’impératif qui va bien, à faire ce que tu veux du moment que tu votes Jupiteux. En gros, que tu acceptes de brouter dans les près verts arrosés grâce à l’eau retenue par les barrages construits par tes congénères. Forcément, c’est objectif, d’autant que le facho a le droit de se défendre sur le canal soviétique d’informations et seulement là, mais il a le droit, c’est ça la démocratie. Alors tu ne comprends pas et tu poses les choses:
Le RIC c’est mal parce que c’est un facho qui le défend. Un facho selon ceux qui se disent en démocratie et qui ne voient que par le vote alors qu’il est flagrant que ce système là ne fonctionne plus et qu’il n’a rien de démocrate puisqu’il faut en passer par des révoltes pour exister enfin, aux yeux de ces représentants.

Alors quelles solutions restent possibles dès lors qu’on ne peut continuer dans ce système et que le RIC, c’est le mal. On va recommencer et continuer à voter pour des représentants qui ne représentent plus. Cela semble fortement compromis désormais. Il faudrait pouvoir révoquer les élus qui commettent des erreurs (on va prétendre qu’ils sont seulement incompétents mais de bonne foi). Il faudrait pouvoir proposer des lois parce que les gens, le peuple, sont ceux qui vivent les situations qu’ils voudraient voir être discutées ou légiférées. Il faudrait pouvoir annuler une loi ou un acte qui semble en désaccord avec la majorité, (qui voulait bombarder la Syrie sans l’accord de l’ONU?) Il faudrait pouvoir donner davantage de pouvoirs aux électeurs, davantage de droits. En gros, il faudrait les 4 formes de RIC mais sans le RIC, parce que c’est facho et que les gens sont trop cons. Et ça, ça n’est pas possible de laisser des cons décider. Finalement, pour les croyants à l’annonce faite par juvien 1er, dieu des castors juniors que : la France est une démocratie, , il faudrait apparemment qu’on en revienne à un suffrage indirect, censitaire sans doute, évidemment. Alors, bien sûr, si les cons avaient le pouvoir ou possibilité d’exprimer un pouvoir, ils voudraient logiquement remettre en cause, sur l’instant, la peine de mort et l’avortement et l’huile de palme et la tarte aux quetsches et le mariage pour tous et je ne sais même plus quoi. Les gens sont tellement cons. Peut être qu’ils voudraient même légiférer sur la GPA, sur l’euthanasie, sur la gratuité des transports, sur l’UE, sur l’écologie, sur l’impôt, sur la tarte aux poireaux ou sur l’impératif fait sur l’égalité des salaires hommes femmes. Les gens sont tellement cons.

Et puis, finalement, tu penses à ces deux magnifiques jeunes filles du nord, en vacances dans un pays du sud et qui ne rentreront jamais chez elles, qui ne reverront jamais leurs parents, qui ne souriront plus jamais à la vie parce qu’elles ont eu la malchance de croiser 4 dégénérés absolus, des vrais et que la même semaine, un autre dégénéré, un vrai, a cru que le marché noël de Strasbourg était une compétition de biathlon et que, là aussi, des gens, des gars du peuple tant honnis, ne rentreront pas chez eux. Tu vois que parmi ces trois victimes, il y en a un qui reçut des obsèques nationales in sue paese mais que ton gouvernement ne daigne même pas envoyer un représentant parce que un représentant, ça ne représente pas en fait. Alors il ne faut padamalgam, alors il ne faut pas s’interroger sur la peine de mort, alors il faut se dire que c’est comme ça, parce que les gens sont trop cons mais tu ne peux t’empêcher de te dire et de retourner dans ta tête qu’un homme, ça s’oblige ou ça s’empêche.

 

 

 

un ensemble d’articles …

https://www.jeuneafrique.com/679626/economie/tchad-la-france-octroie-une-aide-de-40-millions-deuros-pour-payer-les-salaires-des-fonctionnaires/

https://www.lci.fr/social/quenelle-et-salut-nazi-a-montmartre-parmi-des-gilets-jaunes-l-uejf-reclame-des-sanctions-2108296.html?

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/12/05/quand-edouard-philippe-exagere-fortement-la-hausse-du-smic_5393142_4355770.html?

http://www.leparisien.fr/economie/fonctionnaires-le-gouvernement-confirme-qu-il-n-y-aura-pas-d-augmentation-du-point-d-indice-21-12-2018-7973964.php?

https://www.bfmtv.com/politique/ric-78percent-des-francais-plebiscitent-le-referendum-populaire-1593514.html?

http://www.leparisien.fr/societe/defenseur-du-ric-soutien-de-soral-qui-est-etienne-chouard-coqueluche-des-gilets-jaunes-19-12-2018-7972728.php?

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2018/12/19/25001-20181219ARTFIG00216-malaise-chez-les-insoumis-apres-l-hommage-de-francois-ruffin-a-etienne-chouard.php?

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/12/21/les-deux-visages-d-etienne-chouard-chantre-du-referendum-d-initiative-citoyenne_5400957_4355770.html?

https://www.arretsurimages.net/chroniques/le-matinaute/ric-pourquoi-pas-chouard-non-merci?

https://www.marianne.net/politique/vrai-democrate-ou-complotiste-infrequentable-le-blogueur-etienne-chouard-divise-la-france?

https://www.liberation.fr/politiques/2018/12/21/chouard-dieudonne-ruffin_1699204?

https://droit-finances.commentcamarche.com/faq/33224-aide-a-la-presse-les-journaux-les-plus-aides-par-l-etat?

https://www.lexpress.fr/actualite/politique/marine-le-pen-joffrin-est-parti-en-croisiere-avec-mon-pere_1006750.html?

[RIC POUR LES GILETS JAUNES (et les autres)] Les mœurs des « journalistes » en France, en 2018, avec les vrais opposants, c’est 2 qui tiennent et 3 qui cognent… et un bâillon pour qu’il se taise… Je demande le droit de nous défendre loyalement : en direct et en face à face

Maroc : 9 nouvelles arrestations après l’assassinat des deux jeunes filles scandinaves

https://actu.orange.fr/monde/nouvelles-arrestations-dans-le-meurtre-des-deux-scandinaves-au-maroc-CNT000001bhBuF/photos/photo-distribuee-par-la-police-marocaine-montrant-les-trois-suspects-interpelles-le-20-decembre-2018-dans-le-cadre-de-l-enquete-sur-le-meurtre-de-deux-touristes-scandinaves-dans-le-sud-du-maroc-3391ba97538138b7b3ef42e4427c9baa.html

https://www.ouest-france.fr/monde/maroc/maroc-des-veillees-organisees-en-memoire-aux-scandinaves-tuees-dans-l-atlas-6146879?

https://www.europe1.fr/societe/attentat-de-strasbourg-la-video-dallegeance-a-letat-islamique-avait-ete-effacee-par-cherif-chekatt-3826370?

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2018/12/07/comprendre-la-taxe-carbone-en-huit-questions_5394292_4355770.html?

Les Gilets Jaunes, l’économie morale et le pouvoir

https://www.persee.fr/doc/xxs_0294-1759_1984_num_4_1_1719?

 

La semaine politichienne de Smig – Ce n’est pas un art martial c’est une technique gouvernementale de relaxation

Après avoir été taxé tour à tour de populiste, de nationaliste, de vecteur de la peste brune, de facho, de gaucho, de supporter de jupiteux, d’abstentionniste, et de je ne sais plus quelle autre joyeuseté langagière mais, en tout cas, de naïf, ignorant et illettré en raison de mon soutien à la couleur jaune, il est temps de m’écarter de cette couleur. Les raisons sont multiples et, en aucun cas, liées aux multiples rodomontades des idolâtres européistes aveuglés par une idéologie plus forte encore que tout dogme religieux.

Depuis hier soir, je ne suis plus jaune et je retourne à mes combats. La parution d’un programme ou de revendications jaunâtres (cf publication suivante) totalement stupides et incohérentes avait déjà, très largement, altérée mon enthousiasme. Il n’y avait, à mon sens, qu’une seule revendication valable et c’était la mise en place constitutionnelle du référendum d’initiative populaire, à un quorum de signataires cohérent. Les gilets ont préféré porter leur attention sur des choses périphériques. C’est leur choix. Je n’ai plus envie de braver les éléments pour obtenir le retrait d’une taxe qui n’est même pas illégitime. Cette taxe devait être la goutte d’essence, elle est devenue l’alpha et l’omega d’un mal aise bien plus profond et la solution que tous voient poindre pour sortir d’une crise bien plus prégnante. Les mots d’ordre et les solutions étant évolutives, l’appartenance ou non à ce mouvement l’est aussi. Alors, le retrait provisoire de cette taxe semble suffire pour le plus grand nombre, dès lors, je ne me sens plus trop concerné.

Et puis, ce mouvement n’avait d’intérêt que parce que, justement, personne ne le représentait. Mais c’est la nouvelle course à l’échalote. Beaucoup se réclament représentants et s’installent sur les plateaux de télé qui n’attendent d’ailleurs que ça. On se retrouve donc avec de gros nuls pour représenter des gens qui ne voulaient pas l’être. Il y a, aujourd’hui, davantage de représentants jaunes dans les médias que de jaunes dans les ronds points. On trouve de tout. On a même vu un employé LREM se revendiquer porte parole des jaunes, sur les plateaux. Les tenants de la politique à l’ancienne qui voulaient, par tous les moyens, rétablir les anciens codes, ont gagné. A force de besoin de notoriété, de soif d’exister, de respecter les usages éculés d’un autre temps, ce mouvement n’a plus de sens. Certains même envisagent de se présenter à des élections alors que ce mouvement voulait, justement, détruire ce schéma mortifère de l’élection de maîtres. Le vieux monde l’a emporté parce qu’on l’a laissé faire. Je ne suis plus jaune. Il y aura des représentants, qui vont même se présenter aux européennes ou ailleurs dans des élections, avec des revendications limitées à un ajustement fiscal régulier et proposer la même chose que les autres partis.

Des représentants illégitimes, auto proclamés et incompétents, des revendications limitées mais surtout stupides, des participants à des élections honnis par la majorité dans un système représentatif rejeté par un très grand nombre, une course effrénée à la notoriété, si je n’habitais pas ce pays et si je n’avais pas participé, dès le départ, au mouvement, je me dirais : « Tiens, le PS est revenu » et désolé, mais ça ne m’intéresse pas. Je peux me tromper, bien sûr, et je me dis que malgré tout, tout ce qui sera obtenu, même si, finalement, ça ne sera que très peu de choses, sera toujours ça de pris et que, au mieux, nous gagnerons tous un petit quelque chose, au pire nous ne perdrons rien puisque beaucoup déjà, n’ont plus rien à perdre mais il y aura juste davantage de déceptions et encore plus de rejets de la politique puisque, encore une fois, les promesses ne sont pas tenues et que les appareils ont gagné.

La semaine politichienne de Smig – Devenir aveugle au royaume des sourds

Troisième expression de ce qui caractérise l’extrême droite, le favoritisme vis-à-vis des personnes possédant la nationalité. Alors bien sûr, la bien pensance fait que certains croient encore avoir empêché l’arrivée des heures les moins claires et des sœurs zombres en renvoyant la blonde bretonne à ses chères études. Et pourtant… Oh certes, on peut imputer au gouvernement gélatineux précédent la fermeture des frontières terrestres, Calais ou Vintimille. On peut. N’oublions pas que l’économie était tenue par un Jupiter prépubère à cet instant, mais déjà dans la place pour la loi travail. Et puis, arrive l’aquarius et ses cours de géographie improbable. Ou comment depuis les rives de la Corse, le port le plus proche devient Valence en Espagne. Peut être même que Valence, dans la Drôme, qui n’est pas en bord de mer, aurait été moins ridicule pour ce gouvernement. Et puis, des « lâchers » de migrants en Italie et des lois Collomb. Mais, comme ça n’est pas la peste brune, le choléra bleu marine, tout va bien. Les faits, seulement les faits. La magie. Le champion déclassé de MMA en rêvait, le showman camerounais l’espérait, Jupiter le fit. La troisième expression de l’extrême droite est remplie au-delà de toutes les espérances munichoises ou berlinoises ou autres.

Quatrième expression, la défense de la tradition, l’anti parlementarisme, l’autoritarisme, la doctrine basée sur la race et les idées réac. On fait un combo. La défense de la tradition est bien un des éléments que les dieux de l’olympe du faubourg Saint-honoré n’honore pas. Il faut le reconnaitre, et pourtant, cependant, par exemple, on parle de l’uniforme à l’école pour rétablir une tradition anglaise ou usitée dans les départements d’outre mer mais jamais, en France métropolitaine. Sous des aspects de modernité qui, finalement, n’existent pas vraiment, on voit des comportements extrêmement réac de la part de la sous classe indigente non dirigeante. Il y a une défense de la tradition purement aléatoire qui, en réalité, ne fait pas une politique, ni un mouvement d’extrême droite mais n’empêche pas de le penser. Pour l’antiparlementarisme, les velléités permanentes venues de l’olympe visant à modifier la constitution pour réduire les prérogatives du parlement n’ont pas besoin d’être développées. Quant à l’autoritarisme, que dire. Entre les lois de celui qui n’a même pas réussi à s’appeler Christophe et les discours de celui qui s’appelle Christophe mais qu’on surnomme plutôt Kéké, les menaces du dieu des dieux, lui-même, contre les gens qui manifestent et le couvre feu qui devient la loi commune, il y a suffisamment d’exemples de ce que la déclinaison autoritaire peut donner. Et tout cela, dans le but de protéger le peuple contre lui-même. C’est beau le self défense, le MMA. Pour l’instant, il semblerait qu’on échappe encore aux doctrines basées sur la race. Il semblerait que ce soit trop visible. Quoique, tout de même, il ne fait pas bon être juif, black, asiatique, beur ou blanc. Enfin, blanc, ça passe, si t’as du pognon et que tu t’appelles Richard, Bruno ou Gérald,  sinon, rien ne passe et ne t’avise surtout pas d’être une femme ! La quatrième expression est partiellement remplie mais avec quelques petits efforts, la promotion d’une secte sur le reste de la société devrait pouvoir se faire assez vite.

Toutefois, la vraie distinction, l’élément définitif qui fait que, non ! Grand dieu ! Non ! Jupiteux n’est pas l’extrême droite, c’est que lui, jamais ! Oh grand jamais !, il ne critiquera le capitalisme ou le libéralisme. Jamais ! Jupiteux, c’est le général chilien, sans armée, mais avec des courtisans tout le tour du ventre qui n’ont comme autre obsession, que leur poids. Eux, ils sont au pain et à la brioche. La classe à Dallas. Et cette comparaison avec la république de Valparaiso n’est pas fortuite. L’homme-enfant, fils de sa femme, est en réalité le petit fils de Milton. La libéralisation totale de l’économie, des échanges et de la concurrence. L’open bar du miracle des guides de windy town. C’est en cela que les perspectives réac sont mises en place. Utiliser des méthodes qui furent un échec sanglant pendant une quinzaine d’années et les appliquer avec l’assentiment d’aveugles qui s’efforcent d’être sourds. Alors, nous ne sommes pas encore tombés dans une dictature de droite parce que les aveugles veulent absolument nous rassurer à coup de : « Puisque tu peux le dire, c’est que nous sommes en démocratie ! ». Comme si la démocratie se limitait à une liberté d’expression beaucoup moins libre que la liberté de baisser la tête et d’accepter que des roquets incompétents et méprisants méprisent ceux qui n’ont pas d’autres choix que d’accepter les choix qui furent faits pour eux, par d’autres. Ce qui va devenir notre choix, c’est : accepter ou accepter et, à notre tour, devenir sourds au royaume des aveugles. Il ne faut pas se débattre avec les partisans du haineux toujours au dessus des yeux, c’est mal, il vaut mieux ne rien faire et critiquer les poissons qui se débattent en dehors des eaux et devenir aveugle au royaume des sourds.

La semaine politichienne de Smig – L’assentiment d’aveugles qui s’efforcent d’être sourds

 

Il fait 5 degrés le jour, et les températures sont négatives la nuit. Pourtant, certains, parmi nous, se rassemblent sur les ronds-points. Selon les autorités (mais pouvons-nous considérer qu’un joueur de poker représente une quelconque autorité ?) et les commentateurs des salons d’excellence, qu’ils soient parisiens ou provinciaux, il ne s’agit que de gens d’extrême droite avec des revendications uniquement liées au prix du gasoil. Il ne semble pas nécessaire de développer davantage pour mesurer le mépris, la méconnaissance et le décalage qui existent dans la vision donnée de cet agglomérat disparate nommé peuple. Il y a aussi certains intellectuels, ou considérés comme tels, par d’autres intellectuels, qui les considèrent comme tels, parce que, eux-mêmes, considérés comme tels, par les mêmes, qui les considèrent comme tels, qui préfèrent s’interroger sur la notion même de peuple. Il y a donc des gens qui cherchent à définir ce qu’est le peuple et de mettre une définition dans le dictionnaire pendant que des vrais gens se rassemblent et ne représentent qu’eux-mêmes, c’est-à-dire une frange négligeable et détestable de la population parce que, supposée d’extrême droite et qui, finalement, ne représente rien, si ce n’est qu’eux-mêmes. Cette frange s’appelle le gouvernement. En effet, il ne fait que s’auto représenter, représente une minorité, est d’extrême droite et la majorité des gens n’a pas envie de le suivre.

Pour des raisons qui échapperaient à la conscience de n’importe quel individu doté d’un minimum de recul cognitif, il est interdit de considérer ce rassemblement de promeneurs endimanchés et goguenards comme le versant le plus violent de ce que la politique peut réserver. Or, la marche devient un sport violent et même extrême et seuls ceux, qui ont réussi à s’acheter, au préalable, un canapé pour rester assis, ne le voient pas. Il y a donc ceux qui restent dans leur standard cosy de vie propre et établie, qui appartiennent à ce que les élections ont déterminé comme représentants. Il y a ceux qui marchent en réclamant l’instauration d’un régime totalitaire incarné par un bellâtre juvien et une équipe de 30 suiveurs dont 32 sont des incompétents et des escrocs notoires et qu’on nomme gouvernement et qui symbolise ce que l’on peut imaginer de l’extrême.

L’extrême droite se caractérise par la mise en avant d’un nationalisme exacerbé. Certains flâneurs primesautiers considèrent que l’UE est une nation et que cette nation doit être forte. Ils envisagent de la doter d’une armée, d’un budget, d’un gouvernement. Une sorte d’empire de Star Wars avec Moscovici ou Barnier en Darth Vador d’opérettes mais aux brushings impeccables, et un empereur Palpatine, en lien avec Jack Daniel’s et le clan Campbell, qui gèreraient les affaires de l’empire sans rendre de compte à personne. C’est ce que nous avons et dans chaque région de cet empire napoléonien, un représentant de l’empire marche vers le contrôle toujours plus absolu. Les chefs de section sont nombreux et travaillent à l’unisson vers un monde meilleur, qu’ils se nomment Jupiteux ou Flamby, Tsipras ou Renzi, Merkel ou Rajoy, les missions sont claires et simples. Instaurer le pouvoir d’une oligarchie consanguine et non élue, et ça marche avec le soutien de ceux qui se considèrent comme des révolutionnaires parce qu’ils ont empêché la peste brune d’envahir les contreforts de la nation et qu’ils crachent vertueusement sur ce « peuple » qui exprime juste la difficulté de souffrir en silence.  La première expression de ce qu’est l’extrême droite est remplie à son paroxysme. La nation européenne.

La seconde expression est la manière radicale avec laquelle ce nationalisme est formulé. Prenons une petite partie de cet immense empire, une partie contrôlée par un subordonné juvien. Afin de maitriser l’expression, on gère ce qui est de l’ordre du médiatique dans un premier temps. On place à la tête des institutions d’état des collaborateurs zélés et missionnés pour appliquer les consignes divines. Afin d’être certain que la dissidence n’ait pas voix au chapitre, on rédige un pan législatif donnant la possibilité de déclarer certaines sources comme illégitimes et on donne un nom latin, ça fait plus empire (Decodex), mais aussi de dénigrer les vecteurs d’infos avec des principes apparaissant bienveillants et sécurisants dit de loi faiqueniouse. Désormais, il faudra dire, écrire et montrer, ce que le gouvernement impérial considèrera comme recevable par la population d’abrutis, si facilement gouvernables, finalement. C’est mon ami, mon frère, mon valet, qui diffuse les informations, qui surveille les informations diffusées par les autres et qui interdit les informations diffusées par les autres si elles ne respectent pas la doxa que j’ai fondée. La manière radicale est, pour le coup, radicale, d’autant que les différents médias survivent grâce aux subventions impériales et que, la sortie de route, s’accompagnerait, fort logiquement, d’une fin de non recevoir quant aux paiements de ces dites subventions. La seconde expression de ce qu’est l’extrême droite est remplie à son paroxysme. Les medias sous contrôle.

A suivre…