La semaine politichienne de Smig – Devenir aveugle au royaume des sourds

Troisième expression de ce qui caractérise l’extrême droite, le favoritisme vis-à-vis des personnes possédant la nationalité. Alors bien sûr, la bien pensance fait que certains croient encore avoir empêché l’arrivée des heures les moins claires et des sœurs zombres en renvoyant la blonde bretonne à ses chères études. Et pourtant… Oh certes, on peut imputer au gouvernement gélatineux précédent la fermeture des frontières terrestres, Calais ou Vintimille. On peut. N’oublions pas que l’économie était tenue par un Jupiter prépubère à cet instant, mais déjà dans la place pour la loi travail. Et puis, arrive l’aquarius et ses cours de géographie improbable. Ou comment depuis les rives de la Corse, le port le plus proche devient Valence en Espagne. Peut être même que Valence, dans la Drôme, qui n’est pas en bord de mer, aurait été moins ridicule pour ce gouvernement. Et puis, des « lâchers » de migrants en Italie et des lois Collomb. Mais, comme ça n’est pas la peste brune, le choléra bleu marine, tout va bien. Les faits, seulement les faits. La magie. Le champion déclassé de MMA en rêvait, le showman camerounais l’espérait, Jupiter le fit. La troisième expression de l’extrême droite est remplie au-delà de toutes les espérances munichoises ou berlinoises ou autres.

Quatrième expression, la défense de la tradition, l’anti parlementarisme, l’autoritarisme, la doctrine basée sur la race et les idées réac. On fait un combo. La défense de la tradition est bien un des éléments que les dieux de l’olympe du faubourg Saint-honoré n’honore pas. Il faut le reconnaitre, et pourtant, cependant, par exemple, on parle de l’uniforme à l’école pour rétablir une tradition anglaise ou usitée dans les départements d’outre mer mais jamais, en France métropolitaine. Sous des aspects de modernité qui, finalement, n’existent pas vraiment, on voit des comportements extrêmement réac de la part de la sous classe indigente non dirigeante. Il y a une défense de la tradition purement aléatoire qui, en réalité, ne fait pas une politique, ni un mouvement d’extrême droite mais n’empêche pas de le penser. Pour l’antiparlementarisme, les velléités permanentes venues de l’olympe visant à modifier la constitution pour réduire les prérogatives du parlement n’ont pas besoin d’être développées. Quant à l’autoritarisme, que dire. Entre les lois de celui qui n’a même pas réussi à s’appeler Christophe et les discours de celui qui s’appelle Christophe mais qu’on surnomme plutôt Kéké, les menaces du dieu des dieux, lui-même, contre les gens qui manifestent et le couvre feu qui devient la loi commune, il y a suffisamment d’exemples de ce que la déclinaison autoritaire peut donner. Et tout cela, dans le but de protéger le peuple contre lui-même. C’est beau le self défense, le MMA. Pour l’instant, il semblerait qu’on échappe encore aux doctrines basées sur la race. Il semblerait que ce soit trop visible. Quoique, tout de même, il ne fait pas bon être juif, black, asiatique, beur ou blanc. Enfin, blanc, ça passe, si t’as du pognon et que tu t’appelles Richard, Bruno ou Gérald,  sinon, rien ne passe et ne t’avise surtout pas d’être une femme ! La quatrième expression est partiellement remplie mais avec quelques petits efforts, la promotion d’une secte sur le reste de la société devrait pouvoir se faire assez vite.

Toutefois, la vraie distinction, l’élément définitif qui fait que, non ! Grand dieu ! Non ! Jupiteux n’est pas l’extrême droite, c’est que lui, jamais ! Oh grand jamais !, il ne critiquera le capitalisme ou le libéralisme. Jamais ! Jupiteux, c’est le général chilien, sans armée, mais avec des courtisans tout le tour du ventre qui n’ont comme autre obsession, que leur poids. Eux, ils sont au pain et à la brioche. La classe à Dallas. Et cette comparaison avec la république de Valparaiso n’est pas fortuite. L’homme-enfant, fils de sa femme, est en réalité le petit fils de Milton. La libéralisation totale de l’économie, des échanges et de la concurrence. L’open bar du miracle des guides de windy town. C’est en cela que les perspectives réac sont mises en place. Utiliser des méthodes qui furent un échec sanglant pendant une quinzaine d’années et les appliquer avec l’assentiment d’aveugles qui s’efforcent d’être sourds. Alors, nous ne sommes pas encore tombés dans une dictature de droite parce que les aveugles veulent absolument nous rassurer à coup de : « Puisque tu peux le dire, c’est que nous sommes en démocratie ! ». Comme si la démocratie se limitait à une liberté d’expression beaucoup moins libre que la liberté de baisser la tête et d’accepter que des roquets incompétents et méprisants méprisent ceux qui n’ont pas d’autres choix que d’accepter les choix qui furent faits pour eux, par d’autres. Ce qui va devenir notre choix, c’est : accepter ou accepter et, à notre tour, devenir sourds au royaume des aveugles. Il ne faut pas se débattre avec les partisans du haineux toujours au dessus des yeux, c’est mal, il vaut mieux ne rien faire et critiquer les poissons qui se débattent en dehors des eaux et devenir aveugle au royaume des sourds.

La semaine politichienne de Smig – L’assentiment d’aveugles qui s’efforcent d’être sourds

 

Il fait 5 degrés le jour, et les températures sont négatives la nuit. Pourtant, certains, parmi nous, se rassemblent sur les ronds-points. Selon les autorités (mais pouvons-nous considérer qu’un joueur de poker représente une quelconque autorité ?) et les commentateurs des salons d’excellence, qu’ils soient parisiens ou provinciaux, il ne s’agit que de gens d’extrême droite avec des revendications uniquement liées au prix du gasoil. Il ne semble pas nécessaire de développer davantage pour mesurer le mépris, la méconnaissance et le décalage qui existent dans la vision donnée de cet agglomérat disparate nommé peuple. Il y a aussi certains intellectuels, ou considérés comme tels, par d’autres intellectuels, qui les considèrent comme tels, parce que, eux-mêmes, considérés comme tels, par les mêmes, qui les considèrent comme tels, qui préfèrent s’interroger sur la notion même de peuple. Il y a donc des gens qui cherchent à définir ce qu’est le peuple et de mettre une définition dans le dictionnaire pendant que des vrais gens se rassemblent et ne représentent qu’eux-mêmes, c’est-à-dire une frange négligeable et détestable de la population parce que, supposée d’extrême droite et qui, finalement, ne représente rien, si ce n’est qu’eux-mêmes. Cette frange s’appelle le gouvernement. En effet, il ne fait que s’auto représenter, représente une minorité, est d’extrême droite et la majorité des gens n’a pas envie de le suivre.

Pour des raisons qui échapperaient à la conscience de n’importe quel individu doté d’un minimum de recul cognitif, il est interdit de considérer ce rassemblement de promeneurs endimanchés et goguenards comme le versant le plus violent de ce que la politique peut réserver. Or, la marche devient un sport violent et même extrême et seuls ceux, qui ont réussi à s’acheter, au préalable, un canapé pour rester assis, ne le voient pas. Il y a donc ceux qui restent dans leur standard cosy de vie propre et établie, qui appartiennent à ce que les élections ont déterminé comme représentants. Il y a ceux qui marchent en réclamant l’instauration d’un régime totalitaire incarné par un bellâtre juvien et une équipe de 30 suiveurs dont 32 sont des incompétents et des escrocs notoires et qu’on nomme gouvernement et qui symbolise ce que l’on peut imaginer de l’extrême.

L’extrême droite se caractérise par la mise en avant d’un nationalisme exacerbé. Certains flâneurs primesautiers considèrent que l’UE est une nation et que cette nation doit être forte. Ils envisagent de la doter d’une armée, d’un budget, d’un gouvernement. Une sorte d’empire de Star Wars avec Moscovici ou Barnier en Darth Vador d’opérettes mais aux brushings impeccables, et un empereur Palpatine, en lien avec Jack Daniel’s et le clan Campbell, qui gèreraient les affaires de l’empire sans rendre de compte à personne. C’est ce que nous avons et dans chaque région de cet empire napoléonien, un représentant de l’empire marche vers le contrôle toujours plus absolu. Les chefs de section sont nombreux et travaillent à l’unisson vers un monde meilleur, qu’ils se nomment Jupiteux ou Flamby, Tsipras ou Renzi, Merkel ou Rajoy, les missions sont claires et simples. Instaurer le pouvoir d’une oligarchie consanguine et non élue, et ça marche avec le soutien de ceux qui se considèrent comme des révolutionnaires parce qu’ils ont empêché la peste brune d’envahir les contreforts de la nation et qu’ils crachent vertueusement sur ce « peuple » qui exprime juste la difficulté de souffrir en silence.  La première expression de ce qu’est l’extrême droite est remplie à son paroxysme. La nation européenne.

La seconde expression est la manière radicale avec laquelle ce nationalisme est formulé. Prenons une petite partie de cet immense empire, une partie contrôlée par un subordonné juvien. Afin de maitriser l’expression, on gère ce qui est de l’ordre du médiatique dans un premier temps. On place à la tête des institutions d’état des collaborateurs zélés et missionnés pour appliquer les consignes divines. Afin d’être certain que la dissidence n’ait pas voix au chapitre, on rédige un pan législatif donnant la possibilité de déclarer certaines sources comme illégitimes et on donne un nom latin, ça fait plus empire (Decodex), mais aussi de dénigrer les vecteurs d’infos avec des principes apparaissant bienveillants et sécurisants dit de loi faiqueniouse. Désormais, il faudra dire, écrire et montrer, ce que le gouvernement impérial considèrera comme recevable par la population d’abrutis, si facilement gouvernables, finalement. C’est mon ami, mon frère, mon valet, qui diffuse les informations, qui surveille les informations diffusées par les autres et qui interdit les informations diffusées par les autres si elles ne respectent pas la doxa que j’ai fondée. La manière radicale est, pour le coup, radicale, d’autant que les différents médias survivent grâce aux subventions impériales et que, la sortie de route, s’accompagnerait, fort logiquement, d’une fin de non recevoir quant aux paiements de ces dites subventions. La seconde expression de ce qu’est l’extrême droite est remplie à son paroxysme. Les medias sous contrôle.

A suivre…

La semaine politichienne de Smig – Le sommeil des dieux est non négociable 2

Le reste est silence sauf que, parfois, il faut aussi savoir dire les choses et, comme c’est moi, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la situation de l’UE qui devient, chaque jour, un peu plus insupportable. L’Italie ne refera pas un autre budget et Mosco se fait des cheveux parce qu’il va être bien emmêlé dans ses mèches brunes à expliquer ça à l’alcoolique défiscalisé du grand duché. La Hongrie est définitivement un état facho mais démocratique. Ils sont forts les magyars, ils inventent des concepts politiques sans en parler à personne et pis c’est tout. La Pologne aussi est facho mais autrement, tout comme la République Tchèque, la Bulgarie la Roumanie mais ce sont les électeurs qui sont des cons. C’est différent, c’est pas pareil.

Dans le même temps, les mois de novembre sont meurtriers pour les derniers jours de May, mais pourquoi les électeurs anglais qui auraient choisi le Brexit seraient forcément des gens non informés, crédules, indifférents et non impliqués? Pourquoi les politiques qui veulent sortir de l’UE seraient forcément des irresponsables démagogues? Pourquoi, à aucun moment, il n’y a de remise en cause par les européistes des errements de l’UE qui amènent à ce type de vote? Pourquoi est-ce toujours la faute des électeurs et jamais la faute des politiciens? Si les anglais ont voté pour le brexit (et même s’ils sont stupides et inconscients) c’est peut être aussi parce que l’UE ne remplit pas les promesses que les européistes passent leur temps à proférer sans jamais les tenir ni rendre de compte. Donc, on (les gens qui ont tout compris, qui sont supérieurement intelligents, qui eux, votent bien et devraient avoir le droit de vote exclusif parce que hein) considère que les électeurs sont dénués de libre arbitre. Les anglais qui ont voté pour le brexit sont donc des décérébrés qui suivent bojo ou farage sans la moindre once de réflexion. En gros, il vaut mieux supprimer le droit de vote puisque les imbéciles sont majoritaires. Au moins, ainsi, on sera tranquille. Il y a eu des mensonges, c’est avéré mais quelle campagne électorale n’en comporte pas? Macron n’a t-il dit que la vérité? Salvini ou Di Maio n’ont-ils dit que la vérité? Et en face, Renzi n’a dit que la vérité ou Le Pen? C’est le propre de la campagne électorale de donner à entendre ce que les gens veulent entendre. Les brexiters ont profité d’une faille, c’est immoral mais c’est le jeu politique depuis des décennies. Et s’il y a faille, peut être qu’il serait intéressant de s’intéresser à celle-ci, plutôt qu’à reprocher aux électeurs d’avoir exprimé une opinion. Il est trop simple de considérer les électeurs comme des fachos stupides, c’est tout. Que les élites ou les politiciens ou ceux qui détiennent le pouvoir continuent à le croire et ce type de vote sera de plus en plus fréquent. Lors d’une défaite, il y a deux attitudes possibles, soit dire que c’est la faute de l’autre qui a triché, soit se dire qu’on a commis des erreurs. Pour l’instant, ça n’est que la faute de l’autre apparemment. L’UE a cette fâcheuse capacité à montrer à l’univers entier que les gens votent mal, que les gens pensent mal, qu’ils ne sont pas dignes de voter. Petit à petit, on fait comprendre, insidieusement, que le vote ne devrait être confié qu’à des personnes aptes à commettre cet acte. La peine de vote. Finalement, le vote n’apparait plus que comme l’enregistrement d’une décision déjà actée. Ce ne sont que les votes qui ne conviennent pas qui sont remis en cause ou occultés. Voter Brexit, c’est mal, il faut refaire un référendum. Voter pour le dieu déchu, c’est bien, il ne faut même pas envisager contester le résultat. Voter dans un référendum à l’encontre de l’opinion bruxelloise, c’est mal alors on fait comme si le vote n’avait jamais existé parce que, après tout, il y a eu tout plein de changements de ponctuation dans l’accord et que les électeurs, en vrai, y z’ont pas compris. Le sommeil des dieux est non négociable.

 

La semaine politichienne de Smig – Le sommeil des dieux est non négociable

 

Tant va la cruche à l’eau…. Et à la fin, c’est toujours l’Allemagne qui gagne. Soudain, le grand empire juvien se fissure sous les coups des gilets de sauvetage. Jusqu’ici, rien n’impliquait que l’on se penchât sur ce phénomène. Certaines personnes n’étaient plus satisfaites d’une société qui est, pourtant, simplement dans la continuité de ce qui se fait depuis des décennies mais, soudain, la goutte d’eau, qui n’est en réalité que la énième versée, devenait imbuvable. A aucun moment, les pompiers pyromanes ne s’interrogèrent sur leur propre responsabilité. Toujours la faute des prédécesseurs, de ceux d’avant mais là, ceux d’avant, ce sont ceux qui sont toujours là alors, forcément, ce discours devient compliqué à défendre. Demain, des gens, de simples gens, vont manifester, bloquer, marcher (ironie quand tu nous tiens), pour signaler finalement, simplement qu’ils existent.

Ce gouvernement des nuages a réussi l’exploit, à travers des phrases ineptes et des comportements déplorables et répétés, à accentuer la contestation. Une gestion toute en contritions tardives, en mea culpa larmoyants et en passages médiatiques tous plus pathétiques les uns que les autres afin de continuer cette fameuse cristallisation qui intervient la nuit pour ceux qui savent et qui ramènent les jours les moins clairs à une vitesse non plus de marcheurs blancs mais plutôt d’hélicoptères de ministre de l’écologie se posant joyeusement dans un lieu sauvage pour serrer la pince à des ours réinstallés.

Il eut été tellement plus sage de prendre acte du mécontentement, de travailler, enfin, à satisfaire le peuple votant ou, au moins, encore une fois, à ne pas l’humilier davantage. Mais non. Il faut le menacer, d’une part. Lui dire que la moindre action pourra être réprimée et sera condamnée et il faut, d’autre part, insister lourdement sur la récupération politique inexistante d’un mouvement, pour le discréditer, avant même qu’il n’existe. Alors demain, enfin, les fachos seront identifiables. Tous les extrémistes de droite seront vêtus de gilets jaunes. C’est ce que le Hermès des temps modernes veut faire falloir, sans lui le 17, parce que Jupiter est en souffrance comme tout est incontrôlable mais si les choses échappent, c’est peut être qu’elles ne sont pas contrôlées et si tel est le cas, alors, à qui la faute ? Et qui est appelé à contrôler cette jacquerie puisque c’est le mot à la mode ? Le joueur de poker ou la flamme sur la place publique ? Il n’était pas prévu que demain un facho comme moi aille faire bronzette sur un quelconque piquet de blocage avec bbq et fumigènes mais les dernières menaces du joueur de poker inutile et du porte parole sournois futur ex maire utopique de la capitale ainsi que les différentes torches lancées par le « sans moi le 17 » m’incitent à reconsidérer ma position et à assumer définitivement ma position de rouge brun comme le nomment certains en faisant un tour nonchalant parmi les gilets moches de survie en milieu hostile.

Alors, on annonce l’argument écologique. La nécessité de supprimer le fioul, l’essence et le diesel et de passer au tout électrique. C’est Marcel François qui, en grande pompe, sur tous les médias qui veulent bien encore accueillir la voix éraillée des mensonges abscons, réclame, en urgence, qu’on fasse appel, massivement, à son futur ex employeur nucléaire pour nourrir cette masse électrique. Il faut, et c’est le message de l’écologiste druckerien, sortir au plus vite du nucléaire, en privilégiant l’électrique produit par la maison mère énergétique du gouvernement, AREVA. Le dieu des dieux avait annoncé qu’il n’était pas opposé aux lobbies, loin de là. On vérifie finalement, chaque jour, la véracité de cet adage mais surtout, surtout, il ne faut pas faire de vagues, ni jaunes ni d’une autre couleur. Le sommeil des dieux est non négociable.

La semaine politichienne de Smig – Jamais, nulle part …

Et puis, la peur des heures les moins claires et des lendemains qui déchantent amène la chute dans un gouffre sans fond. Et puis, malgré tout, on ne comprend pas comment le reste du monde bascule parce que se poser les vraies questions semble si douloureux et que, à l’exception notable de quelques personnes de bonne compagnie, personne n’aime vraiment se faire mal. Parfois se dire que finalement, les pires choix ne sont que les choix par défaut et que s’abstenir n’est pas forcément une catastrophe.

Et puis se dire que de toute façon, on ne sait pas comment on réagirait dans la même situation. Après des années de gouvernements incompétents, corrompus et indignes, les choix s’avèrent limités. Basculer vers l’indigne pour éviter de recommencer à promouvoir le ridicule apparaît peut être comme une issue pour certains. La fameuse question de savoir ce que chacun de nous aurait fait en 40 ou ailleurs d’ailleurs. Et puis, on reçoit en plein visage les provocations d’un prince d’état qui n’est qu’un enfant spirituel et dont la maman part se reposer devant les excès maladroits de la puérilité visible du dieu des dieux. Alors oui, peut être que finalement, nous méritons les populismes et peut être que critiquer sans cesse le comportement de nos camarades de jeu mondiaux n’est pas le plus pertinent.

Les grands pays en superficie du monde (Russie, USA, Chine, Brésil ) sont désormais dirigés par la vague populiste. Le mal dans la maison monde. Hier, c’était donc, la chute annoncée, la fin du monopole du milliardaire blond. Hier, c’était les cariocas qui allaient montrer à la face du monde que le corcovado est bien celui qui ouvre les bras pour accueillir les plus faibles, hier c’était l’éveil de l’empire du levant couchant et déclinant dans un esclavage qui tait son nom, hier c’était le réveil de Dostoievski et Marx dans un monde égalitaire et pacifié, hier c’était le retour en grâce des deux plus belles civilisations de l’occident, de l’ouzo qui coule à flot sous les sourires des sirtaki et le gout des pizzas , des pâtes et des cappuccino (cappuccini) au caffé Florian à contempler l’aqua alta qui recouvre tout et laisse les femmes de l’est se promener, bottes à la main, pour sauver les sacs Vuitton en papier.

Mais ça c’était hier.
Aujourd’hui, on a une défaite qui, en réalité, n’en est pas une et dont le grand vainqueur est, encore une fois, l’abstention. Peu se sont sentis obligés de montrer une désapprobation aux deux ans de diktat nauséabond à ce que les échos qu’on veut bien nous transmettre nous donnent à entendre. Peut être, et seulement peut être, que les habitants ne sentent pas si désœuvrés ou si malheureux ou si indignes que cela. Peut être. Aujourd’hui, le ballon continue de rouler sur Copacabana parce que le fils spirituel des nuits conjointes de Delon et Belmondo sur le tournage des Borsalino ne sera en poste qu’en janvier et qu’à l’exception de quelques larmes, la majorité est large et indiscutable. Aujourd’hui, le chasseur d’ours à mains nues dans les toundras anciennement soviétiques n’a jamais été aussi populaire et ça n’est pas apparemment le régime alimentaire particulier de quelques cinéastes emprisonnés qui change quoique ce soit. Peut être. Aujourd’hui, les rives de la mer Egée sont loin d’être plus calmes qu’il y a un an simplement parce qu’un frisotté décrédibilisé depuis longtemps le soutient et les eaux se retirent lentement sur San Marco en laissant les larmes des victimes et des amoureux de ce qui n’a pas été fait. Et en même temps, on célèbre un dictateur musulman belliqueux et menaçant parce que l’amitié c’est sacré et que la menace sur les îles homériques ne pèse rien face à l’inflation que pourrait connaitre le kebab. Et en même temps, il ne faut pas vexer les producteurs automobiles avec qui nous avons en commun une boucherie inégalable puis une indignité humaine qui se résume à des choix funestes dans la bouche du mineur décomplexé et morveux.
Elle se trouve dans quel endroit, dès lors, la montée de la nuit qui perdure. Du mécontentement qui gronde et qui gronde et qui monte et qui ne peut que revêtir des gilets jaunes pour signifier un ras le bol que personne n’entend et qui peut être récupéré par qui voudra le récupérer, cela ne changera pas ce que ressentent les gens qui souffrent et que personne n’écoute. Parce que les enfants n’écoutent que lorsqu’ils sont punis. Ils n’entendent que lorsqu’ils sont au pied du mur. Alors, pour défendre l’enfant, on peut prétexter que la mèche blonde est le mal, que le pento sur les cheveux des brésiliens bodybuldés est le mal, que les joueurs de hockey sont le mal, que les bouffeurs de chiens au riz et petits pois sont le mal, que celui qui se fait larguer sur insta est le mal et que crever la gueule ouverte, faute de respect, est le mal mais le mépris, les lois anti sociales, le respect affiché aux lobbies à contrario, les phrases volontairement maladroites et les comportements indignes sont eux, le bien. Il vaut mieux mépriser son peuple et le réduire au silence et à l’indignité que d’être populaire et apprécié. Le peuple est le mal parce qu’il ne reconnait pas la grandeur des dieux juviens et qu’il préfère connement ceux qui lui disent ce qu’il a envie d’entendre et pour certains qui essaient même de faire ce qu’ils ont promis. Il faut préserver la démocratie. Empêcher le mal d’envahir les mondes libérés. Et pourtant, seuls quelques aveuglés volontaires considèrent encore ce monde comme démocratique. La démocratie n’est pas ce système où un enfant arrivé par hasard et par peur sur un trône bancal et vermoulu peut se permettre tout et n’importe quoi au nez et à la barbe de plusieurs millions de personnes qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. La démocratie n’est pas ce système où si les gens ne votent pas comme nous l’avons voulu alors que les électeurs vivent à l’autre bout du monde on peut critiquer, se moquer et juger. La démocratie qu’il faudrait préserver est encore à créer. Elle n’existe nulle part parce qu’il faut avoir peur des peuples. Parce que le peuple c’est le mal puisqu’il est capable de convoquer les heures les moins claires, et qu’en fait il est le bien quand il vote comme on lui a dit de le faire, même si ce vote va à l’encontre de ses intérêts, de ses besoins, de ses envies. Même si tout est fait pour nous montrer que ce choix devrait pouvoir être annulé. Ce choix là convient à ceux qui décident alors c’est le bon. Le choix de Trump, de Bolsonaro, de Poutine, de Salvini, de Orban, du brexit est le mal, il faudrait pouvoir revoter. Le choix de Macron, de Trudeau, de Juncker, de Tsipras, de Merkel est le bon, alors il ne faut surtout pas le discuter. Jamais, nulle part.

La semaine politichienne de Smig – L’important n’est pas la chute …

 

Et puis l’extrême droite envahit le monde et tout va mal.

Il ne s’agit pas de se dire que ces votes sont anodins, loin de là, ils sont juste le reflet d’une dérive mondiale. On met sous cette appellation d’extrême droite, toute sorte de choses qui ne sont pas forcément comparables. Le Brésil, les Philippines, la Hongrie, l’Italie ne répondent pas aux mêmes contraintes ou difficultés. Toutefois, le point commun qui réunit, selon moi, ces élus ne se trouvent pas dans le racisme, l’homophobie, la xénophobie, l’antisémitisme ou le machisme. Les mots en « isme » ou en « phobie » sont des variables d’ajustement évolutives selon les gouvernants. Il y a deux principes qui agissent indépendamment mais de manière convergente vers l’avènement de régimes considérés comme le mal par la bien-pensance sociale démocrate et plusieurs facteurs qui mis les uns avec les autres font que le chemin vers une idée de démocratie est quasiment mort en ce monde. Chacun d’entre nous sait désormais que la bien-pensance politique a construit l’avènement de partis qui n’ont en réalité d’extrême que le nom que certains veulent bien leur donner, j’y reviendrai.

La politique menée dans la plupart des pays à travers un consensus mou visant à privée les peuples de leur souveraineté s’essouffle enfin . Les cordes ont été tirées par des politiciens tous sortis du même moule idéologique et elles s’effilochent de plus en plus. A coup de pseudos-mesures inutiles et de coupes drastiques dans les budgets de maintien d’une illusoire cohésion sociale, finalement au service d’une élite médiatico-politico diplômée, s’est construit un sentiment de mal être pour les masses souffrantes. Les facteurs de l’arrivée au pouvoir de gens que nous ne voulions pas voir sont multiples et rejoignent tous les deux principes (qui en réalité n’est qu’un): l’incompétence crasse des politiciens, des journalistes et des économistes élevés au rang d’experts et qui ne voient que de façon dogmatique, l’ignorance dans laquelle, trop longtemps et trop profondément ont été maintenues les masses dites laborieuses mais qui sont le nombre, l’inertie provoquée par un corset à multiples facettes et devenu quasiment une seconde peau. L’incompétence crasse des politiciens n’est pas une incompétence, loin de là, elle est la volonté affichée de maintenir un système dans lequel la consanguinité est de mise.

L’incompétence des journalistes n’est pas une incompétence, loin de là, elle est le respect dû à la main qui te nourrit et ce ne sont plus, depuis longtemps, les auditeurs ou les lecteurs qui nourrissent les parasites mais bien les subventions publiques pour le mainstream. L’incompétence des experts auto-proclamés n’est pas une incompétence, loin de là, elle est la garantie de la reproduction d’un système qui se doit d’être inamovible pour conserver les privilèges de la caste. Il y a d’autres facteurs comme le maintien de l’ordre, de la sécurité, de la démographie, de la monnaie. Un équilibre artificiel et précaire dont, en fait, personne ne veut sortir. Ces facteurs ne font que répondre à la mise en place d’un principe double. Le principe qui régit le monde et qui fait que le pecunius vulgarus se sent délesté de lui-même tient du dogme. La foi en un dieu d’une part et la foi en une idéologie d’autre part. L’idéologie qui gouverne le monde et qui fait que, véritablement, il n’y a pas d’extrêmes, quoique ce soit politique, se résume en un acrostiche poétique: TINA. La seule chose qui vaille c’est de se conformer à l’idéologie capitaliste et à maintenir ce système. L’extrême droite n’envisage à aucun moment de sortir du capitalisme. L’extrême gauche ne l’envisage pas sérieusement non plus, rassurez-vous.

Il ne se passera rien. La politique menée partout dans le monde sera la même et ce quelque soit le dirigeant. Oh bien sûr, à la marge, ils tiendront des discours prompts à heurter la bien-pensance parce qu’il faut toujours savoir maintenir vivant un ennemi et encore plus quand celui-ci factuellement ne fait que servir vos intérêts. Les extrêmes ne sont que les chiffons rouges, les muletas agitées devant les taureaux castrés que sont devenus les peuples pour continuer à mettre en vitrine des pantins convenables et engoncés dans des costumes de luxe et qui donnent le change à la face du monde. Il vaut mieux un pantin juvien qu’une truie bretonne d’une quelconque race blonde parce que, au moins, le jupitérien ne s’en prendra pas aux minorités visibles ou invisibles ou inexistantes. Et puis, finalement, on s’aperçoit que si, il touche aux minorités et aux majorités et aux masses et beaucoup plus que l’autre ne l’aurait fait mais tout va bien puisque le capitalisme mondialisé continue sans problèmes. Et oui, en Italie, au Brésil, aux Philippines, en Hongrie, en Autriche, en Arabie Saoudite, en Algérie, au Cameroun, au Kenya, à Madagascar, il y a de nouveaux dirigeants qui inquiètent pour donner le change mais soyons tous rassurés. Le capitalisme se porte bien parce qu’il n’y a pas d’alternative.

Jupiteux fut l’un des premiers à féliciter le président brésilien nouvellement élu. C’est bien la preuve qu’il n’est pas si dangereux et que tout va bien puisque tout continue sans la moindre alternative. L’important n’est pas la chute …

 

 

La semaine politichienne de Smig – Tout ne va pas si mal finalement …

 

L’enfer se cache dans les détails, mais il est pavé de bonnes intentions. Depuis des mois, tout est détail mais, le tout est fait pour nous sauver des heures les moins claires que nous amènent les sœurs zombres. Et les frangines obscures, il faut impérativement s’en prémunir. Alors, il fallait que la chute soit glauque, crade, marquante mais surtout définitive. Les idées sont difficilement attaquables, à partir du moment où elles ne sont pas destructrices. Alors, il fallait qu’on trouve des histoires de coucheries et de galipettes pour que plus dure en soit la chute.

Ainsi, l’un des principaux opposants à la dictature dite molle, inspirée par l’incompétence juvienne, celle de ses disciples et condisciples, subit une perquisition policière. Alors, acte politique ou pas, agression ou pas, destruction de l’opposition ou pas, ce qui compte, finalement, c’est que le leader maximo, ou pas, soit en couple avec l’ancienne directrice d’un média éponyme et, elle même, bien que très jolie, soit en difficulté judiciaire sur des sur-facturations qui, soudain, seraient expliquées par le lien amoureux qui unirait les deux protagonistes. Cette affaire n’a, en réalité, encore une fois, aucun intérêt, elle accouchera, encore une fois, d’un vide stellaire similaire à une loi gouvernementale. Il ne se passera rien au niveau judiciaire mais il fallait, à l’approche des élections européennes, marquer le coup. Après avoir détruit le PS en utilisant Hollande et sa mollesse légendaire, après avoir détruit la droite, avec des histoires de costumes jamais réglées, après avoir détruit l’extrême droite, avec des histoires de parlementaires parlementeurs et conseillers par des déconseillés fiscaux, l’empereur juvien, pour faire oublier ses propres déboires, s’attaque à la personne sacrée républicaine. Le procédé est minable et la défense l’est tout autant et tout cela montre, encore une fois, la complète, totale et navrante déconnexion de cet univers infernal qu’est le dallas politique français actuel . Parallèlement à ces histoires consanguines, le pays, mais surtout les « vrais » gens, qui y vivent, ont vu les factures de gaz augmenter de 5 %. Une nouvelle augmentation, encore une, mais, attention!!! Comme le souligne ce gouvernement, ce n’est pas un impôt, donc, tout va bien. Le pare-feu constitué par les différentes phrases ou affaires envoyées par le gouvernement, les médias, la tarte aux quetsches de ma grand mère ou je ne sais qui, est si épais que, chacun d’entre nous, oublie tout ce qui se passe depuis quelques mois, déjà trop longs. Depuis 18 mois, l’augmentation des prix de l’essence, de la CSG, du forfait hospitalier, de l’électricité, du tabac, des tarifs des pv, des timbres, du contrôle technique, parce que celui-ci est renforcé dans le but de nous obliger à acheter de nouveaux véhicules hybrides ou électriques que, de toutes façons, nous ne pouvons plus ni payer, ni recharger, et toutes les autres, se succèdent à un rythme effréné. Le véritable but serait plutôt de supprimer définitivement l’automobile et que nous restions tous dans des zones de 500 mètres environ, autour de chez nous, puisque, de toutes les façons, il n’y a aucun effort sur les transports en commun. Soit nous serons 60 millions répartis dans une dizaine de villes mégalopoles, soit nous restons chez nous. Factuellement, l’adage qui consiste à dire que tout augmente n’a jamais été aussi vrai. Aujourd’hui, la fin du mois n’a jamais été aussi proche de son début.Habituellement, une perte est accompagnée d’une arrivée afin d’aciduler et d’adoucir la douleur de la première. Désormais, à une punition, s’en suit une seconde qui vient faire oublier la première et qui précède la prochaine encore plus violente. Et ainsi de suite, et ainsi soit-il.

Toutefois, l’avantage des différentes poursuites judiciaires qui ont lieu, est de finir de détruire toute opposition. Bien sûr, il se peut que toutes ces affaires soient vraies. Elles tombent cependant très bien pour permettre une victoire du camp du bien, faute de combattants. La droite est morte, la gauche est morte, l’extrême droite est morte, l’extrême gauche est morte, il ne reste plus, en lutte, que le seul parti du bien. L’ultra centre, plus à droite que la droite extrême de la droite. Et pendant ce temps, le monde ébahi découvre les cumEx. Certes, la France n’est pas touchée mais, me direz-vous, avec 80 milliards d’évasion fiscale (estimation basse), il reste peu à détourner. Alors, le gouvernement de l’hyper centre injuste tape ardemment, par la voix de son joueur de cartes mafieux de l’intérieur, sur ces salauds de chômeurs qui en profitent pour partir deux mois en vacances. Tout cela ne fait que se rajouter à la longue litanie de mépris affichés par les puissants vis à vis des petits. La seule question qui vaille désormais est de savoir combien de temps les ivrognes, réfractaires, analphabètes, cyniques, qui ne sont rien et qui détestent les réformes, incapables de traverser la rue sur les kwassa-kwassa, n’ayant pas le droit de se plaindre, qui coûtent un pognon de dingue, et qui devraient travailler pour se payer un costard vont attendre pour aller le chercher. Les 8,5 millions de marcheurs, aujourd’hui, décident, impunément, pour 65 millions d’habitants, en se prévalant d’une légitimité constitutionnelle, certes tout à fait valable, mais, en considérant que l’élection vaut plébiscite. Il est toujours étonnant de se dire que 15% des inscrits et 25% des votants puissent constituer une majorité inattaquable, inaltérable et indubitable. Cette majorité mineure peut se permettre de mettre en avant toutes les lois et même les plus iniques, sans que personne ne puisse s’y opposer. C’est le monde tel qu’il va. Il faut se dire que, du moment que nous n’attendons pas le train en Inde ou que nous ne vivons pas dans l’Aude, tout va bien. Les assurances et les mutuelles ont suffisamment augmenté, elles aussi, pour qu’on puisse se dire que nous sommes protégés. Protégés par Rantanplan qui vient de prendre ses fonctions à la suite de Droopy et qui annonce sa feuille de route. Autant dire qu’il ne présente rien de nouveau puisque 8 nouveaux ministres ou secrétaires d’état sont arrivés pour faire la même chose qu’avant.

En gros, rien, à l’exception de l’augmentation des problèmes. En fait, rien ne va dans ce pays et l’on pourrait se dire que, ailleurs, ça ne peut qu’aller mieux. Alors, on regarde ailleurs et on voit que, finalement non. Nulle part, le temps ne semble s’éclaircir. Il aurait été aisé de s’arrêter sur le reste du monde pour remonter un moral franco-français en berne, pour contourner la vague inflationniste nationale, la vague d’insécurité, d’imposition, de déni et de mépris. Froidement, ça ne va pas bien dans le pays mais, après tout, si le vénézuélien de l’opposition sort avec une jolie fille qui détournerait des factures alors, tout ne va pas si mal, finalement.