La semaine politichienne de Smig – Se non è vero e bene trovato – C’est pas vrai mais c’est bien trouvé

Le paradoxe des paradoxes après la cause des causes. Dans une assemblée quasi vide, comme à l’accoutumée, les représentants, non représentatifs, d’une république, non républicaine et encore moins démocratique, ont décidé d’introduire dans les classes, désormais, et donc, par la loi, le drapeau français, l’hymne national et le drapeau européen, en plus des cartes de France métropolitaine et outre marine. On passera sur le coût d’un drapeau autour de 10 euros pour le français, 4 euros pour celui avec des étoiles et une vingtaine d’euros pour la carte murale de France et donc de la dépense que cela suppose. On estime, après ristourne gouvernementale, le coût de l’opération à une vingtaine d’euros, par salle. Le pays n’étant pas en difficulté économique grave, ça n’a guère d’importance.
Déjà, les contestations se font autour d’un nationalisme qui reprendrait corps et force autour de cette proposition amendée par la droite et votée par la droite gouvernementale. Le retour à un chauvinisme visible autour des emblèmes de la France déplaît à certains. Les symboles de la République deviendraient ostentatoires et trop marqués, une offensive contre les valeurs républicaines.

Et tous les commentateurs de s’engouffrer dans cette brèche béante, ouverte comme pare feu, pour occulter l’essentiel de cette loi de l’école de la confiance. On va s’écharper sur ce drapeau de la nation, sur les paroles de la marseillaise et on néglige le torchon. On va se plaindre du symbole de la nation et ne pas se pencher sur les deux gros problèmes.
Le premier d’entre eux et le plus important, c’est le contenu même de cette loi. Elle contient plusieurs points dont chacun aurait mérité un vrai débat mais pour débattre, il aurait fallu que l’école concerne les élèves, les parents, les enseignants or l’avis des premiers concernés, osef un peu beaucoup. Pour débattre, il aurait fallu que nous soyons en démocratie mais ça aussi osef pour beaucoup. (Parenthèse utile: dire que nous ne sommes pas en démocratie, ne signifie pas nécessairement que nous sommes en dictature, seuls les bas du front de la pensée politique construisent le monde en binaire et de manière manichéenne. Il y a des dizaines de régimes ou systèmes politiques et la France est actuellement dans une oligarchie ploutocrate représentative, c’est comme ça et ça ne signifie pas nécessairement dictature mais ça ne signifie pas démocratie. Je ferme la parenthèse).

L’école obligatoire dès 3 ans (mesure symbolique qui concerne finalement un nombre réduit d’enfants, environ 25000 mais ça fait croire que ça bosse là haut), des instituts de formation des enseignants (afin de bien construire une formation uniforme et unique partout sur le territoire pour que le formatage et l’homogénéité des enseignants soient bien légaux et répondent aux critères de propagande attendus), des missions d’enseignement pour les surveillants (en gros, les gamins auront des cours dispensés par des personnes n’ayant ni la formation, ni les connaissances pour le faire mais tout ça, à un tarif réduit, le salaire max étant de 980 euros. A chacun de déterminer si c’est l’instruction qu’il envisage pour lui-même ou ses enfants ou plus largement la jeunesse de ce pays… économies quand tu nous tiens.), un conseil créé pour évaluer les établissements (composé de personnes choisies exclusivement par le ministère.. ça laisse rêveur…), des écoles ouvertes à l’expérimentation, avec l’autorisation de déroger au code de l’éducation selon les expériences, (je laisse chacun imaginer les dérives possibles communautaires, religieuses, idéologiques), un devoir d’exemplarité (parce que jusqu’à maintenant les enseignants n’étaient qu’une bande de gros cons affichant un amateurisme et une propension à l’open bar assez incroyable mais il s’agit surtout, en réalité, de rappeler l’obligation d’obéissance et de loyauté…Silence dans les rangs, surtout silence dans les rangs), des écoles internationales (avec un mélange public privé assez étrange visant à construire des écoles élitistes réservées aux familles favorisées mais dans le cadre du public, en gros, les petits vont payer pour les aisés des services auxquels ils n’ont pas droit), regrouper des cours du primaire et du collège pour faciliter l’acclimatation et l’inclusion des élèves de primaire au collège (et donc à terme la disparition des écoles primaires fondues dans un terme générique d’école avant le lycée, moins de lieux, moins d’enseignants, moins d’heures… économies quand tu nous tiens), et enfin, le dernier point, sur lequel je vais pouvoir revenir maintenant, les drapeaux. Evidemment, aucune de ces mesures n’a été faite après concertation avec qui que ce soit autre que le ministre et ses conseillers.

Ces mesures visent clairement à continuer le démantèlement de l’école publique telle que nous l’entendions, la vivions, la rêvions afin d’entretenir et d’alimenter les fameuses doctrines libérales qui, en réalité, ne sont que les doctrines capitalistes. Il n’y a rien de libéral à exiger le silence dans les rangs.
Alors, l’histoire du drapeau choque certains parce que les relents de l’identitarisme, du chauvinisme, du nationalisme, et d’autres ismes des soeurs zombres, souffleraient sur cette mesure. Cette histoire ferait encore le jeu des sœurs zombres déjà citées et qui décidément sont absolument partout en ce moment mais qu’on ne voit que si on veut absolument les voir, parce qu’il faut les voir, mais qu’on ne fera rien, comme d’habitude (oh oui, je sais qu’il y a eu des tags indignes et des actes de fils de puterie un peu partout, je sais) puisqu’on a fait barrage au mal!

Alors, on va mettre des drapeaux dans la classe et tout le monde s’inquiète parce que le drapeau français et son hymne sont les représentants du nationalisme et de la barbarie. J’ai beau chercher, il y a peu de réponses valables à une telle connerie. L’article 2 de notre constitution, dont tout le monde se fout, stipule que le drapeau, la langue et l’hymne sont les emblèmes de la France.
On peut trouver dérangeant qu’un pays arbore ses emblèmes à l’intérieur d’un lieu tel qu’une salle de classe mais considérer que les emblèmes du pays sont une problématique relève quand même d’une schizophrénie assez étrange.
Alors certains s’émeuvent qu’un chant violent et guerrier soit l’étendard de notre nation historiquement guerrière et donc violente soit…
D’autres s’offusquent qu’un drapeau associant les couleurs du roi et de la ville de Paris, en négligeant le reste du pays, représente notre identité, soit… mais il en est ainsi.

En démocratie, on pourrait revenir sur ces principes et proposer d’autres sons (je revendique personnellement La Fièvre de NTM comme hymne) d’autres bannières (les couleurs du PSG avec la tête du maure corse, les 11 hermines bretonnes et les couleurs de l’Ikurrina) mais nous ne sommes pas dans ce contexte et nous devons donc, faire avec ce que nous avons. Ces emblèmes sont l’histoire de ce pays et se veulent donc une partie commune de notre identité à tous. On peut le regretter mais il en est ainsi. Je regrette bien moi, que certains osent mettre des raisins secs dans le couscous mais ce n’est pas pour autant que j’arrête le couscous.
Alors, l’hymne, le drapeau français, ça pose problème, par contre, le drapeau européen semble n’en poser aucun, à personne, comme si l’acceptation du passage à cette techno structure aveugle était rédhibitoire, ingérée, digérée et même déjà évacuée. Personnellement, c’est bien cela qui me choque le plus. L’utilisation sans consultation d’un emblème qui n’est pas le notre, puisque non inscrit dans notre constitution.
Bien sûr, on objectera que la constitution européenne est supra nationale et que donc, le drapeau ue devient un emblème, sauf que nous avons voté non à cela, justement. La constitution de l’union européenne a été rejetée par le peuple français en 2005. On nous impose dans les classes, quelque chose que nous avons rejeté mais nous nous déchirons sur la pertinence de nos emblèmes historiques. On ne nous prend plus pour des cons, on est très très loin au delà puisque nous prouvons que nous sommes au delà de la connerie.
Les parents se montrent eurosceptiques, pour le moins, alors propagande auprès des enfants avec endoctrinement obligatoire mais ça passe crème. Et surtout, surtout, nous sommes en démocratie. L’endoctrinement continue, après les ppms où l’on apprend à fuir, se cacher, à avoir peur, à se cacher sous les tables et à être bien disciplinés, à scotcher les fenêtres et devenir le bon petit mouton qu’on a décidé que chacun serait.
Si d’aventure on se questionnait encore sur les raisons d’une démission ou du manque d’enseignants, peut être que la façon dont cette affaire a été réglée par nos « représentants » donnera un début de réponses aux questionneurs. De plus en plus, il s’agit d’appliquer benoîtement des consignes venues d’un autre monde hors sol, sans concertation, sans réflexion, dans l’urgence et si le prix humain est élevé, il n’est guère important si l’économie financière est manifeste.

De toute façon, un amendement posé par Ciotti et soutenu par Aurore et le frisotté, y avait caillou sous le mérou, (et oui, c’est un procès d’intention mais comme on ne me demande pas mon avis, ni à moi, ni à un autre, je suis dans l’obligation de me contenter des intentions et, depuis quelques temps, les intentions semblent particulièrement nauséabondes, pour ne pas dire fétides). Se non è vero e bene trovato

La semaine politichienne de Smig – Jusqu’ici tout va bien …

 

Jusqu’ici, tout va presque bien pour lui,

Usées jusqu’à la corde, les arguties

Pour expliquer l’inexplicable.

Il fait de longs discours imbitables,

Tout est apparats, or et fatuités

Entre le mensonge et le détaché.

Rien n’est jamais plus creux que l’Aurore

Loin des sublimes décors et des trésors,

Envoyés par courrier présidentiel.

Nul n’y croit plus, ne reste que les séquelles

Faites aux flash ball, aux insultes répétées

Avec une diabolique précision d’horloger,

Ni excuses, ni repentis, ni pitié

Tant qu’il y a de la haine, y a du plaisir

Que les pauvres souffrent à en mourir,

Une marche forcée unioniste.

Il fallait du sang, il fallait des larmes

Versées sous le feu et le bruit des armes.

Oubliées les promesses utopistes,

Utilisés tous les artifices,

Le mensonge d’état et la lâcheté

Avec cette pointe de mépris

Issue des représentativités.

Tout est bien calculé et bien fini,

Entre le bas peuple et l’oligarchie,

Tu as déjà choisi d’aider tes amis. 

Rien ne saurait te faire changer d’avis

Et tout va  donc continuer ainsi,

Routine classique conservatrice

Ordre de laisser l’instigatrice

Imposer sa loi dévastatrice.

La semaine politichienne de Smig – Lettre d’un californien du 93 à ceux qui croient encore que le printemps arrivera… un jour…

 

A la manière de certains désagrégés qui font le tour des studios promos pour montrer le revirement idéologique de la bobosphère afin de rester dans le in, pour ne pas être out, il appartient à tous, désormais, d’envoyer sa missive à l’autre, à l’ami que nous n’avons plus, à celui qui continue de suivre aveuglément quand tout indique, objectivement, qu’il ne reste que le demi tour comme échappatoire viable. Cet être étrange qui tient du croisement du pigeon, de la marmotte, du mouton et du castor, cet être fabuleux et qui n’existe plus que dans les programmes des medias autorisés, le marcheur.

Tu vas donc crier ta haine de l’opposition qui n’est que de la fachosphère, qui n’est que l’arrivée par hordes canines de rouges bruns. On t’a dit que c’était eux. Rantanplan, Kéké, joueur de cartes avec la chaîne en or qui brille, ne cesse de prévenir face à cette menace colorée alors, tu fonces dedans parce que le camp du bien l’annonce. Il ne saurait y avoir d’opposition autre qu’une voie en couleur, qu’elle soit phosphorescente, fluorescente ou venue des soeurs zombres. Et la couleur dans le monde binaire du noir et du blanc, c’est forcément le noir, le sombre, l’obscur, les ténèbres. Le mal est celui qui s’oppose et tu conchies le mal devant ton bol de quinoa ou sur ta trottinette électrique. Tu trouves qu’il était temps d’agir et qu’il fallait sévir, et durement, pour ne pas laisser ces factieux poursuivre leur déstabilisation de l’état de droit. Parce que l’état de droit, c’est important. Alors, tu votes des deux mains, la loi anti casseurs qui permet de donner un cadre législatif à la police de la pensée. Désormais, tu approuves qu’on empêche de manifester des gens simplement parce que Rantanplan pense que ces gens sont dangereux. Ils pouvaient l’être, c’est sûr, mais en les empêchant de s’exprimer, ils le seront, c’est sûr aussi. Celui qui n’a rien à perdre, n’a rien à perdre, tout comme une femme qui rit est juste une femme qui rit. C’est parce que tu crois que tu as raison, que tu te convaincs que tu as raison, alors, tu as raison.
Le préfet obéit, comme toujours aux ordres du ministre de l’intérieur, et le ministre de l’intérieur n’aime pas les séditieux alors, il se donne les moyens de les éviscérer, de les éborgner, de les gazer (qui signifie littéralement et dans le dictionnaire: intoxiquer (affecter de troubles plus ou moins graves par l’effet de substances toxiques) avec un gaz de combat(https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_lacrymogène) parce que l’ordre est essentiel et l’Europe, c’est la paix.
Il ne faut jamais oublier que c’est l’Europe que promeut Jupiter, que nous voulons, la main sur le cœur et que ce que veut Jupiter est parole divine, l’évangile selon Jupiter, et que puisqu’il le dit, l’Europe, c’est le bien.
Alors, ce ne sont pas les quelques députés parvenus qui s’abstiennent de voter cette loi vitale et essentielle et qui démissionnent qui vont changer quoique ce soit. De toute façon, le seul qui démissionne donne enfin du sens à son nom, alors c’est logique. D’ailleurs, ils démissionnent de leur appartenance au parti royal pour montrer qu’ils sont des rebelles mais ils ne remettent pas leur poste en jeu. Faudrait voir à pas déconner non plus, ils prouvent juste qu’ils étaient des marmottes. Enfin ils… Juste lui… Juste la marmotte orpheline qui ne mérite pas que tu t’apitoies sur son sort.

Ce sera la faute de la russosphère, la faute de ce chasseur d’ours sur patins à glace et bouffeur d’huile de foie de morue frelatée, accompagnée d’un verre de ce qu’ils appellent vodka et que nous appellerons débouche chiottes.
C’est la faute de ce bouffeur de pâtes et pizza, grossier, vulgaire, facho, raciste, homophobe, sexiste, mangeur d’enfants et supporter du Milan AC, véritable monstre anti migrants puisqu’il applique les lois que la France applique depuis des années mais la France, c’est pas pareil, c’est différent… La France, c’est l’Europe et l’Europe, c’est bien, c’est la paix. (https://youtu.be/2bKPF9DRJzo).
C’est la faute des hongrois, encore eux, des polonais, toujours eux, du Venezuela, et de ces sacrés gauchos bolivariens qui ne comprennent jamais rien à la politique et à l’économie capitaliste, les cons, et de la Syrie, parce que la Syrie et pis, c’est tout. C’est la faute du monde, des tempêtes, de la lune, de la conquête de Mars, d’Aurore Bergé et de la saison de merde de l’OM. C’est la faute de tout le monde mais surement pas, surtout pas, celle du dieu jovien. Lui, il est au dessus, il est le bien, il est le sauveur, il est l’Europe et l’Europe, c’est bien, c’est la paix. Ce sont les autres qui sont le mal et il serait temps que les pigeons de mai 17 redeviennent ce qu’ils étaient alors… des pigeons. Le bon temps où les pigeons ne voulaient pas se prendre pour des politologues ou des gens dotés d’un cerveau. Le temps du printemps où les pigeons n’étaient que dans le ciel et mettaient le bulletin qui va bien , le bulletin divin dans l’urne de la déchéance.

Ce sera la faute de tous ces imbéciles qui se prennent pour des lanceurs d’alerte parce qu’ils écrivent des billevesées dans des feuilles de choux surannées (je sais que tu aimes les mots d’une autre époque et qui sortent des livres pleins de poussière, même si le livre, c’est du papier et que le papier, ça n’est pas écologique… D’ailleurs, l’écologie, c’est important, c’est pour ça que tu as acheté une voiture électrique, avec la prime jovienne, parce que l’électrique, c’est écologique et que c’est l’avenir et que comme l’Europe dit que c’est bien, c’est que c’est bien et que ceux qui doutent sont le mal et qu’ils portent des chemises brunes qu’ils n’ont même pas retroussées parce qu’ils n’ont pas la classe vestimentaire de ton idole déifiée et postérisée dans ton salon et sur les plateaux télé).
Ces torchons numérisés qui ne servent qu’à entretenir le fascisme rampant, le nazisme naissant, l’antisémitisme galopant, le retour des petits moustachus bruns hargneux qui suintent la haine de la beauté christique de ton sauveur. Parce que rien d’autre ne saurait expliquer à tes yeux grands ouverts devant le génie élyséen, cette haine, ces mensonges publiés, ces inepties prononcées, ces aigreurs diffusées. C’est bien parce que les journalistes ne sont que des écrivains ratés, des comédiens déchus, des réalisateurs ignorés et des penseurs sans pensées, qu’ils se permettent de chercher dans les poubelles de l’histoire les erreurs de jeunesse d’un homme bien sous tous rapports.
Le conquérant de l’impossible, l’Alexandre des missions obscures ne peut être qu’un être supérieur et de qualité, puisque ton rédempteur l’a intronisé, à défaut d’autres intrusions, dans son cercle restreint et intime et que Dieu, bien que miséricordieux, ne se trompe jamais.
Il est loin le temps béni où les rédactions agissaient en bon ordre de marche, où suivre la voix de son maître était la norme et la condition à promotion, où bêler aussi fort que possible contre les oppositions qui n’avaient pas lieu d’être, était un acte inexistant parce que le monde est juvien et que aller à l’encontre du monde, c’est devenir le mouton noir alors qu’être un mouton, c’est bien, mais noir, ça craint velu ou frisotté pour un mouton dans une salle de rédaction.

Ce sera la faute des français, oh pas tous, quand même, seuls quelques illuminés qui ne représentent que 70% de la totalité, qui sont mécontents de tout et tout le temps et qui n’ont pas eu la décence première, vitale, essentielle, primordiale, l’intelligence, la connaissance, la pertinence, la lucidité de voter pour la survie, pour le sursaut démocratique, pour la lutte contre l’invasion brune, qui n’ont pas eu le minimum de respect pour l’histoire de notre pays, de faire barrage à l’ignominie, l’innommable, l’indicible, l’abject et qui donc ne soutiennent pas, par bêtise, la politique gouvernementale actuelle faite de taxes supplémentaires et augmentées, de répressions supplémentaires, quotidiennes et augmentées, de mépris quotidien, répété, supplémentaire et augmenté et de miettes multiples jetées négligemment à la face de la plèbe. Ces gens, ce peuple, qui ne méritent que condescendance, tant il est crasse dans son désir de s’exprimer pour dire tout et n’importe quoi et surtout n’importe quoi et qui réclame, en plus, le désir de s’exprimer encore davantage, comme si vous, l’élite, la raison, le savoir, les éduqués, les lettrés, vous vouliez entendre cette masse difforme et pourquoi ne pas écouter aussi, ce ramassis grouillant et nauséabond qui empeste la clope et le gazole?
Dieu est grand et miséricordieux mais il ne fait pas dans le social, dans l’humanitaire, il n’est pas là pour s’apitoyer sur les souffrances des petits, de ceux qui n’ont pas voulu être castor comme il se devait, comme il fallait l’être, parce qu’il fallait faire barrage aux atteintes à la liberté de manifester, d’exprimer ses opinions, de rédiger des brûlots, de s’opposer à la parole d’en haut. Il fallait empêcher de fermer les ports et les frontières et accueillir les migrants. Il fallait renforcer la loi de 1905 et ne surtout pas envisager de la modifier. Il fallait empêcher la peste brune, rouge, jaune de débouler dans nos rues et de tuer nos fils et nos compagnes dans nos campagnes oubliées des salons parisiens rénovés du faubourg Saint-Honoré. Il fallait empêcher la fuite de tout ce pognon de dingue vers des contrées inconnues. Il fallait pousser les gens à traverser les rues pour s’acheter des costards sur l’île de Guyane. Il fallait que Jupiteux passe pour que le monde bruxellois subsiste même si la peste blonde et non plus brune n’aurait pas gênée Bruxelles et Berlin non plus mais lui, le bellâtre bélître, il présentait mieux tant il est beau et tant il sait son madame de Staël, dans le texte, comme d’autres connaissent Coluche et Churchill en même temps. Parce que, en même temps…
Chaque jour qui passe ne fait que rappeler la déliquescence de la classe politique et l’incurie du système éducatif et social. Heureusement pour nous, cela ne s’applique que pour l’opposition médiocre, brune, fasciste, rouge, nazie, jaune, populiste, lamentable ainsi qu’à ceux qui suivent cette cohorte d’abstentionnistes ignares, illettrés et ivrognes. Tous ceux qui ne savent pas reconnaître le génie d’une équipe, d’une cour représentant la caste la plus haute. Cette cour qui, en plus de sauver ce peuple pitoyable, trouve le temps de rédiger des textes bientôt en pléiade, des romans pour la collections blanches et des pensées multiples et exceptionnelles que le cahier de l’Herne ne sauraient ignorer trop longtemps.
Il y a les animaux nobles: le pigeon, la marmotte, le castor, le mouton. Ces animaux qui marchent, qui sauvent parce qu’ils comprennent et puis il y a les animaux bouseux, les porcs dans leurs occupations de basse cour, les dindons parce qu’ils sont dupes et dupés par les opposants et les ânes parce que leur bêtise et leur intolérance vis à vis de l’élite est à l’image de leur médiocrité. Ce pays est devenu la ferme des animaux et Napoléon finit très mal même s’il est un cochon. La fin justifie les moyens mais la fin risque de faire perdre ses moyens à beaucoup.

Alors puisque je ne suis qu’un californien du 93, je t’envoie à toi, l’ami que je n’ai plus, cette simple lettre pour te rappeler que tu as raison puisque tous les autres ont tort et que, même s’il ne me manque que la mer, je continue à naviguer à vue sur les vagues que provoquent les tempêtes jupitériennes quotidiennes. Tu peux m’appeler Jojo, ça me rappellera des souvenirs.

La semaine politichienne de Smig – Mais je ne suis pas psy …

 

N’ayant aucune compétence en la matière, ni la moindre velléité d’en acquérir une quelconque, je ne me risquerais pas à une analyse psychiatrique, ni même psychologique des personnages.
Il serait quelque part incongru, qu’un individu comme moi, se permette le moindre avis ou jugement approfondi sur la superficialité cognitive d’une équipe dirigeante en décomposition mentale.
Toutefois, il ne semble pas nécessaire de disposer d’une faculté particulière d’analyse pour constater avec stupeur, ou au minimum avec surprise, la déliquescence, désormais quotidienne, d’un panthéon divin déjà passablement brinquebalant.
Les derniers feux d’une civilisation paraissent s’éteindre à la vitesse des interventions joviennes dans le royaume dont le prince est un enfant.
A chaque jour, les frasques d’un sérénissime prebubere s’accompagnent de révélations sur quelques mignons parvenus et désormais intouchables.
Fustiger les fautes de goût vestimentaires fluorescentes ou les utilisateurs permanents de caravanes, après avoir juré, tous ses grands dieux, puisque certains semblent encore au dessus des lois des hommes, qu’on ne l’y reprendrait plus dans l’usage des petites phrases, n’était qu’un état quotidien, banal, normal, classique, sain des premiers de cordée institutionnels.
Certains se sont essayés, de manière ignominieuse, à convoquer les sœurs zombres et les frères exterminateurs pour défendre ce qu’il était encore possible, mais illusoire de défendre. L’usage d’un point g, qui ne se fait plus dans les soupirs de jouissance mais plutôt dans les hurlements hystériques d’une passionaria télévisuelle ou d’un frisotte bruxellois sans cheveux, devient le nouveau sport médiatique d’une cour obsolète et totalement dépassée par les évènements et les enjeux.
À la violence physique des regards, maintenant, à moitié expressifs, des membres qui ne fonctionnent plus par paire, s’ajoutait déjà une violence verbale, les deux s’accompagnent, ainsi, dorénavant, d’une violence idéologique définitivement ancrée et encrée.
L’opposition, la rébellion, la contestation ou même, plus simplement, le juste doute posé sur une politique divine inégalitaire, injuste, liberticide, mortifere, inepte, inefficace, intolérante et mal traitante, s’accompagne, non plus en procès d’intention, mais bien en condamnation de crimes contre l’humanité et en assimilation au camp de la haine, du mal, du pire, des ténèbres.
Être sceptique sera officiellement, aujourd’hui, considéré comme la marque évidente d’appartenance à l’idéologie aryenne et même bonne aryenne. Alors même que cette pensée n’est en rien, jamais, à aucun moment, ni même de très loin, le propos.
En accusant, condamnant, stigmatisant l’opposition dans une case antisémite afin d’éviter l’usage de l’argumentation qui, désormais, est définitivement impossible pour défendre l’indefendable, les partisans de l’incompétence unioniste jovienne finissent de se discréditer alors même qu’ils étaient déjà passablement conchies.
A vouloir ériger en dogme, une politique désastreuse, les premiers de cordée bas de plafond en viennent à utiliser un certain godwin, qui ne demandait rien à personne et qui se retrouve convoqué, plusieurs fois par jour, pour légitimer l’abject.
De plus, s’appuyer sur de telles méthodes, alors qu’elles ne sont en rien le propos, met véritablement en danger, ceux qui n’étaient pas concernés et qui ne voulaient pas l’être pour ces raisons religieuses, culturelles, cultuelles ou gastronomiques. À force de crier au loup, quand cela n’a pas lieu d’être, on sait comment fini le berger, qui n’était ni Pierre, ni Laurent et encore moins aurore, ah aurore, et que ce que l’absence d’arguments politiques, économiques, pertinents entraîne les dérives que l’on prétend combattre.
Utiliser l’horreur, pour justifier l’horrible, est le symptôme des perdus idéologiques et des démunis cérébraux mais je ne suis pas psy.

La semaine politichienne de Smig – Ce n’est pas du courage …

 

Ce n’est pas du courage de renier toutes les valeurs affichées depuis le début d’un mouvement et qui tournaient autour de la non représentativité et du refus du système clivant des partis, où seule une élite homogène, dans sa quête du pouvoir, vise à contrôler une population hétérogène.
Ce n’est pas du courage d’entrer dans le jeu qu’on a dénoncé pendant 3 mois en constituant une liste et un parti alors que les « pauvres » « abrutis » en jaune, sur les ronds points et dans les rues, n’ont eu de cesse de réclamer la fin de cette verticalité mortifère.
Ce n’est pas du courage de se mettre en avant, au nom d’un certain nombre, sans consultation de ce nombre certain.
Ce n’est pas du courage de prendre les noms symboliques de Gilets Jaunes ou de RIC, sans jamais poser les revendications qu’imposent ces deux entités symboliques comme cheval de bataille du combat. Repousser toutes idées de tirage au sort, d’horizontalité, de débats, d’échanges, refuser tout dialogue avec la masse, la plèbe, à l’image de tout parti politique ancestral qui se respecte et donc, qu’on ne respecte plus.
Ce n’est pas du courage de se présenter sans convictions, et en l’affichant sur les plateaux de télé, comme un étendard du bien, au nom de centaines de personnes qui elles, ont des convictions et se battent pour celles-ci depuis 12 semaines.
Ce n’est pas du courage de se présenter au suffrage universel, devant les électeurs, sans projet, et ce n’est pas parce que cela a fonctionné une fois, avec les dégats qu’on voit tous les jours, qu’il faut considérer cela comme un fait établi et que la politique, désormais, se résume à un sourire télégénique et des postures, au milieu de punchlines buzzatoires.
Ce n’est pas du courage de revendiquer ne pas avoir de lignes directrices, sur le sujet même des élections auxquelles on se présente, et ne pas savoir si on soutient ou si on combat l’entité pour laquelle on se présente.
Ce n’est pas du courage de ridiculiser davantage des gens qui sont sortis de chez eux et qui cherchent à se faire entendre justement parce qu’ils en ont assez d’être ridiculisés par une classe politique toujours plus méprisante, privilégiée, arrogante et incompétente à traiter les vrais problèmes humains.
Ce n’est pas du courage de se prostituer sur les plateaux télé en quête de notoriété et de lumière pour croire, enfin, qu’on existe.
Ce n’est pas du courage de quémander un poste, grassement rémunéré et sans véritable fonction opérationnelle, pour améliorer un ordinaire difficile, en voulant faire croire qu’il s’agira de défendre la veuve et l’orphelin, alors qu’il s’agira, seulement, de faire comme le syndicaliste des hauts fourneaux lorrains qui a trahi tous ses frères d’arme pour un chèque à 5 chiffres devant la virgule.
Ce n’est pas du courage de mentir aux gens honnêtes, de trahir ses frères de lutte, de profiter d’un système qu’on dénonce, d’être égoïste dans une démarche collective, égocentré dans une quête de notoriété, ridicule dans l’analyse politique, au nom des gens qui le sont moins, dépourvu de convictions au nom de gens qui ne sont que convictions.
Ce n’est pas du courage de devenir tout ce qu’on a fait semblant d’exécrer pour un peu de lumière, de notoriété et d’euros.

La semaine polititichienne de Smig – Le grenelle du pouvoir de vivre

Bien, maintenant que ça fait deux fois qu’il fait le clown devant 700 maires, on attend qu’il se produise devant 700 profs, 700 infirmiers, 700 chômeurs en fin de droit, 700 ouvriers, 700 avocats, 700 routiers, 700 chauffeurs de taxi, 700 cheminots, 700 agriculteurs, 700 retraités, 700 employés .. liste non exhaustive.
Il faudrait un permis à points aux politiciens avec un capital de départ assez réduit et chaque fois qu’ils sont ridicules, bim, on enlève un point jusqu’à suppression du permis avec un coefficient d’accélération et quand c’est perdu, c’est perdu…
Parler des assurances et des extincteurs, des voitures à la casse et des places en crèche… Heureusement qu’il n’y a plus de premier ministre, ni de ministres ou de secrétaires d’état dans ce pays parce que sinon, on se demanderait à quoi ils servent.
La Macron show bientôt dans votre ville sécurisée par une cohorte de robocop protégeant la destinée de l’ado en bras de chemise en fermant les rues, contrôlant les papiers, scannant les cni, relevant les plaques. Tu habitais cette ville mais ça c’était avant.
On sait quand il commence, on ne sait pas quand il finit mais, au moins, on sait que le but, c’est de nous expliquer ce qu’il a fait depuis qu’il est là et que, bizarrement, un grand nombre ne veut plus subir.
Au moins, la campagne pour les européennes financée par l’argent des contribuables, après la campagne présidentielle, démarre sur les chapeaux de roue. Deux jours entiers non stop, sur toutes les chaines, et tous les commentateurs dits politiques qui ne relèvent que la performance physique cocaïnée mais qui ne relèvent pas le propos et s’extasient devant cet acte nouveau.
Mais les gars, si c’est nouveau, c’est peut être aussi seulement parce que c’est con!!!
Un président qui explique qu’il a fait plein de trucs mais que si les gens n’en veulent pas, c’est parce qu’on leur a pas expliqué et parce qu’ils sont trop cons aussi accessoirement, parce que merde, quand même, on a baissé les charges! et ça c’est bien! (phrase texto de sa sainteté).
Et devant cette phrase pleine de conneries, les maires d’approuver benoîtement qu’on leur dise, les yeux dans les yeux, qu’ils se plaignent de ne plus avoir de services publics dans leur commune mais que c’est le résultat d’une politique qu’elle est trop bien.
Si on baisse les cotisations sociales (et non les charges, crétin!) c’est autant d’écoles, d’hôpitaux, de tribunaux, de flics, de pompiers, de postes, de gares etc. qu’on supprime. C’est juste la base. Alors les représentants non représentatifs, plutôt que de parader avec vos écharpes, en parlant du temps qu’il fait et de la couleur du crottin, il serait temps de mettre sur la table, les vrais sujets.
Vous avez la chance de parler au président, puisque la fonction le fait chier, alors profitez en pour remplir votre fonction et non vous comporter comme des vrp d’une petite pme qui peine à survivre, même si c’est ce qu’est devenue la France.
Je suis fatigué du pagliacisme de la politique française.

Ça sera ma contribution à ce débat qui n’en est pas un

 

Bon finalement…
D’abord, rappeler les conditions, comme le fait brillamment Ernest Porras. Le débat s’articule autour de toutes les questions possibles sauf tout ce qui déplaît à sa majesté ou qui pourrait pousser à de vraies réformes. Rien sur l’UE ou sur la fiscalité juste, puisqu’il est hors de question de revenir sur ce que le gouvernement a fait depuis son arrivée, sachant que c’est justement ce qui pose problème.
Les sujets seront possibles uniquement dans le cadre des 4 thèmes délimités par Jupiteux. A l’intérieur de ces 4 thèmes qui ne sont pas les thèmes prioritaires, on retrouve une trentaine de questions sur lesquelles nous allons devoir apporter des réponses alors qu’il s’agit, pour plusieurs, de questions uniquement techniques.
Alors oui, bien sûr, il parait que le cadre est entrouvert pour, éventuellement, suggérer de possibles autres interrogations mais comme toute la communication va tourner autour de cette trentaine de blagues, l’issue est déjà connue.
De plus, ce sont deux ministres qui vont s’occuper de l’organisation générale. Une DRH de Danone, enarque et HEC, lobbyiste et un professionnel de la politique venu de la droite. En gros, des spécialistes du dialogue, représentatifs du plus grand nombre. Tout cela supervisé par 5 garants de l’ordre nommés par Dieu lui-même… c’est moi ou?
Et des référents départementaux choisis parmi les hauts fonctionnaires de l’état qui feront la première synthèse… c’est moi ou?
Il semblerait aussi que les doléances seront mises en forme et rassemblées par les assemblées parlementaires, à l’image de la commission Benalla à l’assemblée nationale, c’est moi ou?
Enfin, le gouvernement décidera ou non de l’utilisation de ces compte-rendus puisqu’ils ne sont en rien législatifs, référendaires, constituants ou impératif. Juste, on écoute les avis de ceux qui participent et puis voilà… c’est moi ou?

Ensuite, les 32 questions délimitées par le monarquetype sont assez, au mieux surprenantes, au pire loufoques. Je reprends alors le travail de Loïc Steffan en apportant mes propres réponses, comme on nous invite à le faire et afin de régler cette question. Je déposerai cette bafouille en mairie sur les cahiers de doléance puisque c’est ce à quoi nous avons droit.

1. Comment faire pour rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace?
Tout remettre à plat et cesser d’inventer ou de nourrir des niches fiscales dans tous les sens. Taxer le capital et non le travail. En tout cas proposer une vraie progressivité plus étagée et plus conforme. Et puis la TVA. L’idée de détaxer les produits de première nécessité est intéressante, de supprimer toutes les niches, d’élargir des deux côtés la fameuse assiette fiscale mais, voilà, pour tout ça, il faut que Bruxelles donne son aval et comme il est interdit de parler de l’UE, il parait compliqué d’envisager une justice et une efficacité fiscale dans un court délai.

2. Quels impôts faut-il baisser en priorité?
Je viens de parler de la TVA et des niches. Il me semble que c’est un bon début. Les divers impôts sur les sociétés mais au niveau des tpe ou pme seraient sans doute à rééquilibrer et à auditer en contrepartie de l’optimisation fiscale des grosses entreprises.

3.Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire?
Il ne s’agit pas tant d’économie que de rentabilité et d’optimisation des coûts. Hors de question de toucher aux budgets de l’éducation, de la justice, de la santé, de la sécurité mais plutôt de rentabiliser les coûts et les personnels. Rentabilité ne veut pas dire économie mais efficacité. Outre la suppression de l’inutile CICE mais qui est déjà prévue, les économies doivent être symbolique dans un premier temps. Le train de vie de l’état doit être divisé. Peut être même par un nombre à deux chiffres. Les chauffeurs, les cuisiniers, les défraiements sans justificatifs, les privilèges accordés aux élus ou hauts fonctionnaires à remettre à plat. Economies qui seraient symboliques en valeur mais qui me semblent indispensables pour renouer un brin de confiance. Non la première classe n’est pas une obligation et oui la plupart des villes ont un réseau de transports en commun efficient. Faut essayer, j’assure que ce n’est pas une horreur. Alors auditer tous les services d’état pour supprimer les doublons et les corps inutiles ou inertes (ce ne sont pas les profs qu’il faut supprimer dans l’en mais plutôt les inspections et rectorats qui multiplient la complexité administrative et bureaucrate et s’avère au final assez inutile, par exemple). Donc renvoyer des fonctionnaires ou les affecter à d’autres taches en bonne gestion du personnel mais du coup, les inspecteurs dans des classes ou des recteurs en direction d’établissements, il va falloir surveiller ça pour ne pas voir de catastrophes.

4. Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leurs utilités?
Sans doute mais cela doit faire l’objet d’un audit et pas d’un coup de rabot au hasard ou au doigt mouillé (dans les rectorats et inspections, certains services demeurent indispensables, mais pas tous). Par contre le nombre de commission Théodule doit être très largement et très efficacement auditer dans toutes les composantes (cf l’affaire Jouanno).

5. A l’inverse, voyez vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer?
Si déjà les besoins de sécurité, d’éducation, de santé et de justice sont assurés de manière efficace. Aujourd’hui, aucun de ces 4 pans essentiels ne fonctionnent correctement. (Mouvements sociaux actuels des profs, des infirmiers, des avocats et celui récent des forces de l’ordre). La priorité est de redonner du crédit et de la légitimité à ces corps. Un enseignant agressé, un docteur menacé ou frappé, un avocat humilié, l’état ne doit pas laisser passer et doit intervenir fermement et sans restriction. Déjà ça avec les budgets nécessaires et les besoins nouveaux me sembleraient être anecdotiques. Si le droit d’être en sécurité, soigné et instruit est efficient, en plus des besoins primaires, alors on sera déjà bien.

6. Comment mieux organiser notre pacte social? Quels objectifs définir en priorité?
Kamouloxx… c’est quoi notre pacte social? La construction de ghettos et bidonvilles? des gens qui crèvent de faim ou oubliés aux urgences? des gens qui se tapent dessus? Ce qu’il faut définir en priorité, c’est ce qu’on appelle pacte social et ce qu’on met dedans pour pouvoir répondre à cette question.

7. Y a t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales? Oui… (juste ça serait bien qu’il y ait un échelon local mais avec de vrais pouvoirs et pas 50 officines et on ne sait pas qui gère quoi).

8. Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoirs de décision et d’actions au plus près des citoyens?
formuler ainsi, on a le prototype de la question débile. Est ce que tu préfères que les services dont tu as besoin tous les jours soient près de chez toi ou à l’autre bout de la France???? Par contre, cette idée introduit la notion de continuité de l’état et là il serait temps de s’y mettre.

9. Comment voudriez vous que l’état soit organisé et comment peut il améliorer son action?
Contrôle des institutions par les inscrits. Fin de la représentativité qui a montré toutes ses limites. Recourt au référendum et aux votes législatifs populaires. C’est désormais aux individus de décider de leur destinée et non plus à des pseudos élites. Proposition de lois par commune et remontée régionale puis nationale et vote par référendum. Dissolution définitive des deux chambres. Pour le régalien, des commissions d’experts qui gèrent les urgences militaires ou climatiques.

10. Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment?
Je prends le salaire de Jouanno et je travaille sur la question.

11. Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?
je reprends le salaire de Jouanno et je retravaille la question. Il y a des dizaines d’économistes, de commissions, d’analystes jugés compétents qui ont traité cette question dans tous les sens, il serait peut être temps de se pencher sur les travaux existants sans oublier un aspect fondamental, tout ce qui pourrait être proposé doit recevoir l’assentiment de Bruxelles et là…

12. Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?
Pousser à la décroissance. Privilégier les circuits courts, les productions locales. Cesser l’importation massive d’objets de consommation courante productibles sur place. Oups, l’UE interdit ça…. Favoriser la production locale de proximité en la subventionnant au détriment des exploitations inhumaines par la taille et irrespectueuse de l’animal. Oups, l’UE interdit ça… Démantèlement progressif des grosses structures commerciales au profit des petits commerce de proximité et de qualité. Oups, l’UE interdit ça… Bon bah seule solution, sortir de l’UE

13. Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ?
Il faut valoriser et favoriser les travaux d’isolation et d’aménagement des foyers. La seule incitation lointaine fiscale ne suffit pas. Prise en charge totale ou partielle?
Pour les transports, interdire les voitures en ville en construisant les parking nécessaires à la place des centres commerciaux inutilisables puisque précédemment interdits et constitution de navettes gratuites dans la ville avec moteur le plus écolo possible donc pas électriques du coup. Mais de toute façon avant de punir les consommateurs, il faut proposer une vraie alternative crédible, de qualité et en nombre suffisant.

14. Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?
En tout cas pas une taxe ou un impôt nouveau.

15. Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ?
Toutes dans un premier temps pour se loger, se nourrir, se chauffer et pour le national à l’échelon national, renationalisation des autoroutes, des aéroports et de la sncf… Forcément.

16. Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?
Locavore et décroissant. Incitation fiscale. Subventions aux producteurs écolo et bio. Taxes dissuasives sur les produits d’import. En tout cas pénalisantes. Oups l’UE interdit ça

17. Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à l’égard de la biodiversité ?
Il y a en France parmi les plus grands généticiens, biologistes, chirurgiens du monde. Qu’est ce qu’un blaireau comme moi va apporter comme nouvelle idée dans ce domaine??? c’est sérieux là? Consulter les professionnels et donner enfin de vrais moyens à la recherche.

18. Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?
En sortant en urgence de l’UE et en dénonçant les traités type CETA qui pénalisent le pays au détriment d’autres nations. Sinon se mettre à faire de la vraie politique en instaurant de vrais rapports de force et pas de simples promesses de fermeté. Ce qui passe par un vrai contrôle des élus par le ric Révocatoire. (Je le dis puisque ça n’existe pas sur les questions posées).

19. Faut-il reconnaître le vote blanc ?
Si on reste dans le système électif, c’est impératif mais il faut que le vote blanc permette l’annulation de l’élection. s’il s’agit juste de dire y a 60% de votes blancs, c’est inutile. Le vote blanc est majoritaire? alors pas d’élus. Et on recommence.

20. Faut-il rendre le vote obligatoire ?
ça peut être une solution si le vote blanc est pris en compte et plus encore si on sort du système électif.

21. Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?
Si on reste dans l’électif, 100% ou rien. Donc par des conseils de circonscription à la place des mairies qui élisent le député, tout comme le maire aujourd’hui, à la majorité des élus. Le député est donc le représentant de sa circonscription en fonction des résultats proportionnels de sa circonscription. Et l’assemblée est donc à 100% proportionnelle.

22. Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?
Oui..; 0 élu. Puisqu’on me demande mon avis. Sinon plus que le nombre, ce sont les avantages induits, implicites et réels qu’il faut limiter voir annuler.

23. Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil économique, social et environnemental (Cese), doivent-ils jouer pour représenter nos territoires et la société civile ?
aucun puisqu’ils doivent disparaître selon moi. Sinon, donner au sénat de vrais pouvoirs de contrôle par le veto sur des lois par exemple ou des amendements non retouchés par le gouvernement ou l’assemblée nationale ensuite. Le Cese, comme la cour des comptes, n’a qu’un avis consultatif. Éventuellement, réunir en une seule commission ces deux pôles et obligation de travaux disponibles à tous et à intervalles fréquents (hebdomadaire? mensuel?). Une vraie diffusion dans les médias. (Obligation par exemple d’un prime time sur les chaines publiques tous les mois par exemple pour présenter les résultats des travaux de cette nouvelle commission cese, cour des comptes)

24. Faut-il les transformer et comment ?
cf 23

25. Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?
Mise en place immédiate du RIC CARL (constituant pour amender la constitution actuelle en attendant et en supprimant et ajoutant les articles de bon sens, Abrogatoire pour supprimer une loi qui s’avérerait contre productive (suppression de l’isf ou cice), Révocatoire pour destituer le cas échéant un représentant parjure, condamné ou illégitime (et pas juste parce que sa tête ne nous revient pas, il faut avoir de la matière juridique, légale, éthique ou morale pour ça) et législatif pour avoir la possibilité de mettre en place des lois telles que la légalisation du cannabis, l’euthanasie, la gpa, la pma (soumettre les sujets qui touchent les gens au référendum) écrit par les inscrits (afin d’amender immédiatement les urgences) et mise en place d’une assemblée constituante au tas (pour rédiger une nouvelle constitution de démocratie réelle).

26. Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?
C’est un impératif et une urgence. Les élus actuels ne sont ni formés, ni prêts mais ils prouvent bien que n’importe qui peut occuper ces postes. (OU alors les mandats doivent être uniques, non reconductibles sauf plébiscite, révocatoires, et à durée limitée) J’hésite personnellement sur le mandat impératif.

27. Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?
Ce n’est pas accroître. Il doit être permanent. A l’initiative des inscrits, des élus, des ministres, du gouvernement et du président si adhésion d’un certain nombre de personnes pour porter cette question au débat national. (chiffre à déterminer collectivement).

28. Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ?
L’obligation de la maitrise de la langue française à un niveau courant. Et des cours d’instruction civique, de culture générale sur une durée à déterminer.

29. En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ?
Pas de quotas!!!! On ne parle pas de camemberts mais de personnes!

30. Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?
Accueillir dignement les arrivants. Traitement efficace des situations avec coopération des pays d’origine. Possibilité de renvois dans des conditions dignes et sécures. Fin du franc CFA, de la politique Françafrique (Benalla au Tchad c’est une insulte) Coopération accrue mais dans un échange d’égal à égal. Aucune tractation avec des régimes jugés unanimement indignes (Arabie saoudite, Qatar etc)

31. Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ?
En évitant de la remettre en cause tous les deux mois. La loi de 1905 est claire. Il suffit de la respecter.

32. Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?
Exemplarité des élus et des représentants de l’état. Egalité effective et directe. (je peux expliquer). Remise en place d’un service national pas militaire mais vraiment encadré et au service de l’état avec de vrais contrôles. Peines de prison effectives avec encadrement et cours d’instruction civique si le condamné est reconnu apte.

En gros, pour pouvoir donner des réponses à ces questions qui ne sont pas les questions prioritaires, il faut déjà sortir de l’UE. (les plus optimistes vont répondre que changer d’EU suffit, ouais, ouais, ouais..). C’est bien le problème de ce questionnaire. Aucune référence à l’UE, au capitalise, au libéralisme, à la mondialisation, au protectionnisme, au pouvoir du pr, à sa légitimité et encore moins à celle du gouvernement (les ministres ne sont pas élus). Rien sur le pouvoir d’achat aujourd’hui. Qu’en est-il du smic, des retraites, du salaire à vie, des pensions, des indemnités? Mais voilà, ça sera ma contribution à ce débat qui n’en est pas un.

La semaine politichienne de Smig – Des nazes, des branquignols, des pagliacci…

Oh bien sûr, l’idée du « tous pourris » est une idée courte aux cheveux longs. Bien sûr, elle ne saurait représenter l’intégralité des responsables publics. Toutefois, comme le décrit depuis des années Philipe Pascot, le pp, l’impunité dont les élus et autres édiles ont bénéficiée depuis tant d’années, arrive à la croisée des chemins. Je ne vais pas refaire la liste ici des diverses malversations d’élus de tous bords. Toutes ces affaires, des plus emblématiques comme Guéant, Ferrand ou Cahuzac, comme les plus insignifiantes, de passe droits affligeants sont autant de mauvaises herbes semées dans un jardin déjà bien en jachère, depuis si longtemps.

Certes, les malheurs collectifs ne sont pas seulement dus aux responsables publics. Toutefois, tout est affaire de symboles et ceux-ci sont meurtriers. L’ambivalence des discours et des actes commence à véritablement se voir et à peser lourd sur les échines déjà meurtries de la plupart des habitants de ce pays. Exiger les efforts quand on s’octroie des privilèges alors que ceux-ci étaient, parait-il, abolis, devient inaudible et je dirais même, enfin cela devient inaudible!!!

Oh bien sûr, la gabegie Jouanno n’est qu’un épiphénomène. Elle est énarque et a donc fait le nécessaire pour bénéficier de tels salaires. Certes. Néanmoins, personne ne peut cautionner une telle rémunération, et ce, pour plusieurs raisons. D’abord il s’agit d’argent public et donc, de notre argent. Ce type de rémunération ne peut plus être légitime dans un pays en faillite pour reprendre les termes d’un autre escroc notoire qui échappe à tout, pour l’instant. Ensuite, la teneur même de l’emploi semble particulièrement discutable. Un comité théodule dont personne ne voit jamais les résultats. Une sorte de commission occulte. Enfin, il s’agit d’une personne fonctionnaire qui se permet de refuser une mission d’état. Dans une entreprise privée ceci serait considéré comme une faute grave. Les conséquences pourraient varier mais elles ne seraient être absentes comme c’est le cas actuellement.

En résumé, elle touche dix fois environ le salaire d’un professeur des écoles pour diriger une commission dont personne ne sait à quoi elle sert et qui se permet de refuser des missions d’état. Indéfendable.

C’est le grand bénéfice qu’on peut déjà tirer de ces 9 semaines de colère jaune. Les comportements, les avantages, les magouilles, les crapuleries sont désormais épiés, dévoilés et commentés. Beaucoup ne laissent plus rien passer et il se trouve que cette mandature est du pain béni pour constater tous les jours les dérives.

Chaque député, chaque ministre semble être entré dans un cercle ou jeu qui consiste à sortir le plus inique que son collègue. Il y avait la promesse d’exemplarité et le constat final est affligeant. Il fallait marcher pour être dans le coup et finalement, ça court dans tous les sens comme des oies sans têtes.

Alors évidemment, on peut s’interroger sur ce soudain mécontentement au sujet de ces comportements inadmissibles mais la facilité des réseaux et de l’envoi de sources permet de tout savoir, le vrai comme le faux, le bon comme le mauvais, le propre comme le sale et finalement, on sait ce qu’on ne voulait pas voir auparavant.

Cette soudaine lucidité touchant un grand nombre ne remet pas en cause le privé. On peut même s’interroger sur l’absence, si marquée de contestations autour du privé alors qu’il représente la majorité des emplois. La raison essentielle tient dans le fait que le système libéral et capitaliste fait que le quidam n’a aucun pouvoir ni aucune prise sur les enjeux du privé. Les modes d’action pour contraindre le privé sont marginaux et complexes: dénonciation et boycott éventuellement, mais qui gênent peu finalement. Tout le monde sait ce que Nike, Coca ou autres font et pourtant, les méthodes de contestation restent valeur négligeable sur les chiffres d’affaire.

Les contestations, contrairement au siècle dernier, se portent désormais sur la sphère publique parce que, enfin, le grand nombre a compris que c’est là que son action pouvait avoir un poids. Les méthodes de lutte contre le privé ne permettent rien parce qu’il est incontrôlable ou alors il s’agit de remettre en cause la propriété privée pour que ne subsiste que la propriété d’usage, mais ça, il semblerait, que peu soient prêts à ce changement philosophique.

Les patrons étaient vus comme le mal et comme de vils profiteurs mais l’accès à une plus grande connaissance des effets économiques a permis de comprendre que rien ne changera, si on ne change pas totalement de système.

Alors on peut faire valoir la haine, le dégoût, le mépris, le dédain, l’indifférence ou même la violence contre les patrons mais on sait déjà que ça sera inutile. Par contre, il est à craindre que maintenant que les enjeux sont entendus, la haine et peut être même la violence, se retournent contre la puissance publique et chaque jour davantage.

Nous avons collectivement un pouvoir sur nos employés, nous n’avons aucun pouvoir sur le privé. Pour obtenir une once de pouvoir sur le privé, il faudrait avoir le contrôle du public pour rédiger des lois contraignantes puisque, aujourd’hui, nous n’avons même pas ce pouvoir.

De fait, les mouvements sociaux ne tournent plus sur une occupation d’usines ou même une rétention de managers. Les événements connus dans le passé ne reviendront plus et l’on se dirigera plutôt davantage sur du coercitif vis à vis des élus ou représentants, c’est à dire là où nous pouvons avoir un poids. Un peu.

Le capitalisme est devenu une valeur et une philosophie refuge par manque d’ambition politique. Sans doute manque de rêve politique plutôt. Il a fallu glorifier les réussites capitalistes parce qu’elles permettaient aussi de couvrir les exactions des politiciens et qu’elles faisaient semblant de donner un rêve bleu aux gueux.

Aujourd’hui, ces représentants qui ne représentent plus, affichent des désirs de starlettes, des comportements d’enfants pourris gâtés, des actions totalement déconnectées et allant majoritairement à l’encontre du plus grand nombre. Ces représentants s’affichent dans les magazines people pour étaler une réussite capitaliste qui n’en est pas une. Gagner une élection ne doit pas garantir la réussite financière parce que ça n’est pas l’enjeu et lorsque les gilets jaunes prétendent monter une liste sans programme, sans visée, sans consensus, l’arnaque au poste bien rémunéré et sans contraintes se fait jour. Député européen est devenu le bullshit job le plus rémunérateur et le plus peinard du monde. Forcément, le plus grand nombre veut en croquer. Aucun pouvoir, aucun contrôle, gros salaire et moults avantages.

Oui, les écarts de salaire ont atteint des proportions hallucinantes mais, sans remettre en cause le capitalisme, on ne peut rien y changer et remettre en cause le capitalisme, ne peut passer que par des actes politiques forts.

Ainsi, donc, de remettre en cause le pouvoir électif. Les émoluments indus ont explosé dans l’artistique pour certains cachets et dans le sport pour certains. Toutefois, ces rémunérations sont de l’ordre du privé mais, comme je l’ai dit ailleurs, il me semble que l’industrie artistique va bientôt devoir revoir son modèle parce que les subventions d’état vont, elles aussi, être remises sérieusement en cause par le vent nouveau.

Aujourd’hui, si certains footeux bénéficient de telles rémunérations, si certains artistes bénéficient de tels cachets, c’est parce que les sociétés privées acceptent de donner de telles rémunérations. Pour les hauts fonctionnaires, les actionnaires de l’entreprise état n’ont jamais donné leur accord pour de tels avantages. En tout cas, on ne m’a rien demandé.

Une des premières mesures facilement applicable serait de faire sauter le verrou de Bercy et de taxer justement comme la loi l’indique les bénéficiaires. Plus il y a d’argent, plus il y a d’entre soi et d’entre gent et moins la possibilité de taxer ou de lutter contre l’évasion fiscale est possible. Il est difficile de faire cracher ses amis, sa famille, ceux qui vous ont placé à de tels postes.

Les funérailles nationales et même ultra planétaires de certains évadés fiscaux notoires sont choquantes mais c’est du pouvoir politique que doit venir la décision de ne pas cautionner de tels agissements or comment refuser de telles faveurs à des gens que vous aviez à table ou qui, bénévolement, ont participé à votre mariage, circoncision, bar mitsva?

Pour établir une justice sociale, il ne faut pas seulement la demander, il faut qu’elle soit promulguée en haut lieu et c’est très loin d’être le cas. Il est possible de considérer que les politiciens n’ont qu’un pouvoir tout à fait relatif. C’est possible mais personne ne leur a demandé de se présenter à ces postes. Macron démission, Jouanno et fillon, rendez l’argent et les autres aussi sont, certes, des revendications maladroites mais elles sont légitimes parce qu’il s’agit de l’argent de tous et que le service rendu pour de telles sommes est loin d’être acceptable.

Alors, on peut considérer qu’il est simple et même simpliste de réclamer de nos représentants qu’ils nous représentent et qu’ils fassent enfin le job pour lequel ils ont tué père et mère.

Les pseudos représentants, de ceux qui ne veulent plus être représentés, montrent effectivement, chaque jour, davantage leur médiocrité pour ne pas dire plus. A force d’être nuls et consanguins, ça va finir par se voir.

Alors le poujadisme perpétuel anachronique s’explique de lui même puisque le simple citoyen n’a aucun pouvoir pour remettre en question un système totalement aberrant. Les missions dévolues aux serviteurs de l’état deviennent de plus en plus, totalement incompréhensibles, totalement absconses et pourtant rémunératrices.

Il y a de multiples mesures qui peuvent être prises pour constituer et garder un corps de fonctionnaires performants et pertinents: l’interdiction du pantouflage et donc du conflit d’intérêt, par exemple.

Il faut forcément distinguer le fonctionnaire, infirmiers, profs, pompiers, docteurs ou flics et ceux qui commandent et représentent tous ces personnels très souvent admirables. On va dire dans un monde presque parfait.

L’un des problèmes perçu est certes une critique du fonctionnement de la fonction publique mais aussi la gabegie de toute cette haute fonction publique, en grande majorité très nombreuse, inefficace, déficiente et extrêmement coûteuse.

De fait, les deux problèmes sont conjoints et n’en font en réalité plus qu’un. Les hauts fonctionnaires, les politiciens ne nous représentent pas ou plus, ne nous défendent pas ou plus, bénéficient de privilèges indus et indignes. Ils sont discrédités.

Les grands patrons et les entreprises du cac ou équivalent qui profitent des faiblesses d’un système pour ne pas payer les impôts, pour ne pas pratiquer de véritable RSE contraignante, peuvent se le permettre uniquement parce que le pouvoir politique est devenu faiblesse.

Il y a des demandes de justice et d’amender le capitalisme mais ces demandes sont celles du petit peuple, des petites gens et pas des nantis ni même de la plupart des intellectuels ou affiliés qui souhaitent, eux, que le capitalisme perdurent.

Le problème n’est même pas le libéralisme, il est cette tendance à ne jamais envisager d’autres paradigmes économiques que celui dans lequel le monde se débat actuellement.

J’ai fait long alors je fais une synthèse rapide mais une telle réponse ne pouvait se faire en quelques lignes et je conserve des arguments dans la besace.
Oui, les rémunérations et privilèges accordés aux hauts fonctionnaires et autres représentants non représentatifs sont incompréhensibles parce qu’il s’agit de l’argent public.
Oui, les politiciens ont de moins en moins de pouvoirs puisqu’ils se déchargent au profit d’autres institutions plus opaques encore, de ce pouvoir.
Oui, il faudrait s’attaquer aux véritables marqueurs du capitalisme mais ceux-ci sont trop ancrés dans les mœurs et dans les esprits des politiciens, les plus opaques, comme les plus visibles, que rien ne changera à ce niveau là.

La seule idée qui soit devenue consensus est que le but, pour tous, est de profiter au maximum de la bête et que, pour les autres, cette bête devienne immonde.

Il y a ce monde à deux vitesses où ceux d’en haut feront tout pour rester en haut et conserver cette position privilégiée grâce à l’entre gent et la possibilité d’écrire eux mêmes les lois censées protéger les petits qui sont la deuxième vitesse et qui n’ont pas d’autres horizons que d’espérer, un jour, toucher le premier étage de la fusée. D’un côté ceux qui étouffent par tous les moyens, de l’autre ceux qui cherchent les moyens légaux de respirer et quand la légalité devient inutile pour réaliser ses rêves alors, il ne reste plus que la haine et parfois, les pires des extrémités deviennent violence.

A force de rester sourds, d’écraser, d’humilier, de fustiger, la cocotte explose et nul ne peut plus la contrôler et là, ça sera pire que tout. Et surtout, surtout, contrairement aux époques de jadis et même d’avant, les représentations qui ne représentent plus qu’eux mêmes sont devenus des crétins, arrogants, profiteurs et même pas discrets.

Des nazes, des branquignols, des pagliacci… le pagliacisme bruxellois à toutes les sauces et surtout les plus mauvaises.

ça fait toujours mieux que de ne pas être seul à être con …

La guerre, un massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent mais ne se massacrent pas. P.Valéry
Et on en est là. Des flics qui utilisent des armes et des violences, sur des gens qu’ils ne connaissent pas, au profit de maîtres qui leur versent, généreusement, une aumône afin qu’ils continuent de protéger les intérêts de ces maîtres qui ripaillent entre eux, en jetant un œil empli de dédain et de mépris sur les canaris perdus.
Et on en est là. Un boxeur qui perd son sang froid pour protéger sa femme et ses amis, et accessoirement lui-même, et qui use de son art pour massacrer un pauvre flic qui ne fait qu’appliquer les ordres de maîtres qui se versent benoîtement des rémunérations de 17000 balles pour organiser un débat dont les résultats sont déjà connus et qui, de toute façon, n’influenceront en rien les politiques menées par ces maîtres à l’avenir comme la hyène sournoise l’a encore rappelé récemment.
Alors, il aurait fallu que les asservis, d’où qu’ils soient, s’unissent pour déboulonner les statues de sel et de glace des maîtres voltigeurs. Mais voilà, le conditionnement, l’éducation, l’habitude, l’absence de sens critique font qu’il est encore préférable pour certains, afin de préserver les maigres avantages tombés du haut de la montagne, de faire perdurer le statut des maîtres.
Pour une porte cassée, on invente le ouinouinisme de base. Le porte parole d’un gouvernement, que personne ne veut plus écouter à l’exception de quelques courtisans ou supporters d’un système insupportable, s’épanche en mine affligée sur les médias complaisants pour réclamer justice au nom de la république et, accessoirement, de la porte parce que, quand même, il y a souffrance mobilière.
Pour un mur de parpaings non scellés disposés devant une entrée de domicile, et rangés par la gendarmerie, donc avec des deniers publics, un dimanche matin, on cultive le ouinouinisme. Et puisque certains ont voulu faire une cagnotte pour aider le boxeur qui a perdu son sang froid, on installe définitivement le ouinouinisme. Oh bien sûr, ça n’est pas malin, ça n’est pas noble ni glorieux, bien sûr. Bien sûr, ça ne respecte pas les codes du noble art et ça ne respecte pas les forces de l’ordre ni les marques de bonne conduite de la haute société. Bien sûr. Mais le ouinouinisme réussit à culpabiliser les victimes avec une aisance qui, elle, respecte l’art et la dignité.
Le ouinouinisme est devenu une vertu politique. Il s’agit de se comporter en victime dès lors que l’on est le bourreau et de culpabiliser les victimes en utilisant les effets de la fameuse catharsis inversée.
Le ouinouinisme est l’élément central du pagliacisme qui est le modèle politique dominant. Concept crée par un amoureux fou de l’ue, ça existe, et qui consiste à mener une politique de clowns. Dans son esprit, cette politique s’apparentait d’abord à la coalition italienne. Evidemment quand on est pro eu, on est pro renzi et un attelage populiste, c’est ce qu’il y a de pire au monde. La politique de la coalition en Italie est, selon lui, menée par des clowns qui courent les plateaux télé, les éditions et abreuvent les comptes FB de petites vidéos pour diffuser des messages. Toute ressemblance avec le système mit en place par le monde carcéral juvien ne saurait être qu’une coïncidence. Je ne crois pas.
Nous avons donc une politique de clowns qui se répand honteusement sur les médias et qui vise à instaurer le ouinouinisme, politique de la victimisation à outrance qu’on retrouve dans les milieux vegan, lgbt, printemps républicain, musulman, antifa, indigène, lrem, anti antisémite, swj, anti raciste, modem, féministe et autres supporters de l’OM ou de fan de la tarte aux quetsches et qui pourrait se définir simplement par: je fais chier le monde, j’insulte tout le monde, j’ai toujours raison même quand j’ai manifestement tort mais ce sont les autres les méchants. Parce que les autres, ils font rien qu’à pas être d’accord avec moi, ouin ouin.
Tout cela n’existe que parce que l’utilisation de la catharsis inversée fonctionne à plein régime et tournent les vents de la déraison. Phénomène vieux comme les lois de la rhétorique et qui consiste juste à envoyer le message à l’autre qu’il devrait simplement, physiquement, fermer sa gueule parce que les autres souffrent davantage que lui, et comme il y a toujours pire, c’est un processus sans fin et tellement pratique qu’il en devient pitoyable. Cela fonctionne d’autant mieux que chaque contestation est noyée sous un flot d’affaires inutiles et de messages insignifiants et insipides. On se fout de savoir avec qui couche un ancien chronique qui a écrit des livres parait il. On se fout de savoir ce que des incompétents notoires qui écrivent des livres de cul mal ficelés pensent de la cagnotte leetchee. On se fout du grand débat national entre gens du même parti et dont les résultats sont déjà publiés et on se fout même que Kéké 1er appelle à davantage de fermeté, on s’en fout parce qu’ils n’ont aucun intérêt mais il faut noyer le poisson, cacher la poussière sous le tapis, éplucher la courgette (ça ne veut rien dire mais je fais ce que je veux!).
Ainsi, le régime politique français actuel est parfait puisque on peut manifester (bon Raoul Auguste a dit hier que ça allait changer), on peut dire ce qu’on veut (bon sauf dans tous les médias et sur FB mais on peut si on respecte la loi sur les médias) on peut contester le régime (bon sauf dans les médias, sur FB, au travail, dans la rue et dans le respect de la loi de l’état d’urgence qui est devenue la loi commune depuis un an) on peut même pratiquer la religion qu’on veut (bon sauf que là, ils vont modifier la loi de 1905 sans nous demander notre avis, parce que les ouin ouin barbus ont envoyé suffisamment de pleureuses sur les plateaux pour que finalement on passe aux choses sérieuses)… mais on peut parce que, d’abord, ailleurs, on ne peut pas !
Alors oui, il y a des dictatures plus horribles et sanglantes et répressives que la France, oui, évidemment et donc, fort de ce constat évident, il devient interdit et indigne de manifester sa désapprobation du régime actuel. Les français sont des enfants gâtés mais cet accès à la gâterie (Non je ne fais pas de demandes particulières à Aurore, quoique), les français le doivent à leurs ancêtres. Et tous les ancêtres. Ceux qui sont morts en France, et dans les territoires qui étaient jadis français, pour cette liberté et ceux qui sont venus d’ailleurs pour accéder à cette liberté. C’est au nom de tous ces sacrifiés là que, aujourd’hui, une partie du peuple, des gens, des citoyens, réclame davantage d’égalité, de liberté et de fraternité. Ces trois mots sont sur le fronton de tous les édifices publics mais ils ne sont plus que des mots qui concourent à former le ouinouinisme pour les politiciens.
Notre dieu juvien et ses affidés ou canidés sont des clowns pleureurs, victimes d’être coupables et qui considèrent que puisque nous ne vivons pas en Corée du Nord, on devrait savoir fermer sa gueule, et celle des autres aussi en passant, ça fait toujours mieux de ne pas être seul à être con.

La semaine politichienne de Smig – Demander un peu de lumière c’est mal

Evidemment ce n’est pas la même chose, évidemment c’est différent, évidemment ce sont d’autres époques, d’autres mœurs mais qu’un futur condamné assis sur son perchoir puisse se permettre d’exiger des génuflexions de la part d’un journal soi disant indépendant et que cette feuille de chou s’acquitte avec déférence de cette tache, invite à s’interroger sur la pertinence de cette une. Finalement, en s’indignant de manière si marquée, les courtisans ne prêtent ils pas définitivement le flan à ce que de plus en plus de victimes pensent à savoir que les dérives d’Hayek et d’Augusto deviennent un véritable modèle de gouvernance pour le panthéon juvien. A force de crier au loup pour pouvoir contrôler toute forme de presse, il semble évident que les préceptes de Bernays soient le modèle. alors oui, il sera toujours facile d’user de cette catharsis inversée qui vise à inviter le suspicieux à vivre dans une véritable dictature pour comprendre, enfin, ce que signifie ce mot. Evidemment, c’est pire ailleurs, évidemment il y a des représailles, des violences, des actes indignes bien plus immondes qu’en France. Et? Est-ce que cela doit nécessairement faire taire toute forme de contestations parce que le reste du monde souffre? Puisque les « autres » souffrent plus que nous, il serait de bon ton de se taire. Cette pensée marcheuse ne mérite que le mépris de ce qu’est la politique. Sous des appellations honteuses de démocratie, les extrémistes du centre veulent interdire la moindre contestation. Cela semble être factuellement l’inverse même de ce qui est prôné. Sous des exigences démocratiques on interdit certaines couvertures, on réprime certaines revendications, on tait certaines personnes, on en calomnie d’autres et on privilégie un système qui ne vise qu’à accentuer les avantages des bons soldats. Les mauvais soldats recevant eux les 300 miettes mensuelles généreusement accordées par ceux qui sont protégés. Une sorte de compensation que le seigneur médiéval accorde aux serfs qui se sacrifient pour contrôler la révolte de leurs frères. Il est des temps où l’indignité ne se mesure plus à l’aune des paroles mais bien uniquement sur la valeur des actes. Alors un futur condamné se permet de reprocher au journal du soir la une maladroite mais pourtant, à travers cette attitude stupide du perroquet breton et maréchal, il apparaît de plus en plus clairement une forme de réalité. Une idée qui se diffuse et qui ramasse des partisans, une idée qu’il faudrait une dictature pour remettre les choses en ordre ou peut être même plus encore que nous sommes déjà en dictature et que ce que le libéralisme ou le capitalisme devaient empêcher, à savoir le totalitarisme, n’est en fait que promu par cette économie. soudain, apparaît l’évidence que le capitalisme échevelé et marcheur ne peut entraîner que des dérives totalitaires et que malgré tout je conserve quelques nuances sur le libéralisme. Certains s’indignent de cette une qui rapproche un national socialiste à un social démocrate par une sorte de juxtaposition subliminale. Aucun marcheur ne semble pourtant s’interroger sur les événements qui ont fait que cette association d’idées ne soit même plus quelque chose de choquant, maladroit, stupide mais qu’elle deviennent plausible et même logique. Les lois de contrôle de l’expression ou encore les lois faisant de l’état d’urgence, la loi commune ou bien encore les lois sur le contrôle et le parcage des migrants et l’accélération des privilèges du type mort de l’isf ou augmentation du cice au détriment d’une justice, (prison ou amendes pour les manifestants) et d’une équité humaine (destruction active de la sécurité sociale) ne font que rendre crédibles cette association d’idées. Certes, ce n’est pas la dictature mais ça n’est pas non plus la démocratie. Certes ça n’est pas l’enfer mais c’est loin d’être le paradis. Tous les événements, toutes les marques, toutes les paroles, tous les actes de ceux qui devaient nous représenter montrent davantage chaque jour que si nous ne montrons pas un minimum d’opposition, le totalitarisme sera factuel et il semble que celui-ci se veuille clairement répressif et violent. A force d’acceptations de l’immonde, on marche toujours plus loin. On s’enfonce vers des ténèbres juviens et il est déjà, apparemment interdit de le dire.

Demander un peu de lumière c’est mal. Certes, nous ne sommes pas en dictature mais nous sommes plus proches de ça que de la démocratie et seuls ceux qui veulent instaurer ce type de régime se plaisent à croire encore autre chose.