Tu sais…

Tu sens monter en toi une fièvre incontrôlable. Quelque chose qui te brûle de l’intérieur et que tu ne saurais même pas expliquer, tant cette douleur annihile tes moindres envies ou désirs. Tu voudrais te libérer de cette souffrance impalpable mais, encore une fois, tu échoues. Tu sais qu’il faut se battre, se tenir droit et la tête haute, et pourtant, le poids du monde sur tes épaules t’assaille et te paralyse, alors tu stagnes, tu restes sur place. Tu regardes les nuages voiler, encore une fois, le jour et tu laisses les larmes du ciel couler le long de tes joues. Tu regardes les pins qui cherchent à toucher les étoiles et tu te dis que peu de choses ont réellement de l’importance. Tu écoutes les vagues taper les galets et tu revois encore les mêmes images de ce qui semble être une autre vie. Tu n’es déjà plus le même mais tu ne seras jamais vraiment un autre. Trop de choses ont changé, trop de temps est passé pour te dire que ce qui est passé n’est pas mort. Alors, tu comptes les cadavres. Tu revoies les conquérants et les fleuves italiens trahir le peu de confiance que tu accordais encore aux humains et tu restes seul mais, au moins, tu ne te sens plus vulnérable et manipulable. Tu as vu l’importance que les autres t’accordaient, tu as compris à quel point tu ne pouvais qu’être une monnaie d’échange et tu vois que tu ne seras jamais celui vers qui on se dirige. Tu sais maintenant que tu fais peur et tu sais aussi que tu ne sauras jamais pourquoi. Tu espérais autre chose de toi mais, aussi, des autres et pourtant, tu finis par te contenter de ce qu’ils veulent bien t’offrir mais tu sais aussi, désormais, que c’est très peu. Alors tu regardes impassible la nuit tomber sur l’océan et tu sais.

 

Au loin, il reste elle – Da lontano, rimane lei

 

Derrière les songes éphémères et les rêves détruits par trop de poussière, sur les volcans lunaires des plaines du monde, se cachaient les vertes prairies des histoires féeriques contées par les elfes des mémoires obscurcies.

Au fond des bars à professionnelles avachies sur des tabourets trop hauts et inconfortables pour laisser paraître l’envie d’une conversation stérile, se tenaient les marins avinés des récits guerriers racontés par les bardes burinés.

Au dessus des volcans asséchés par les pluies torrentielles d’un autre âge et les orages violents d’un monde utopique détruit par les marées montantes des larmes enfantines se dressaient les sombres corbeaux des images glauques et infernales des châteaux gothiques en ruine.

Au fronton des édifices religieux en ruine et majestueux, attaqués par les vents brûlants et humides d’un autre temps et les tornades venues des souvenirs embrumés se plaçaient les bibliothèques mémorielles des existences lunatiques.

Sous les songes des princesses endormies et blessées par de trop longues nuits sans sommeil et trop de jours de pluie se faisaient les univers ensoleillés des folles nuits d’été et des mauvais jours d’automne.

En dehors de ces mondes enfiévrés, énervés et démembrés par des controverses futiles et des attaques laminaires d’envahisseurs pensifs de la nature mourante se pâmaient les serviteurs avides et sûrs de leurs certitudes ancestrales sur des barbus décharnés depuis des millénaires non vécus.

Et par dessus les sentiments qui reviennent et restent autour d’autres histoires, d’autres mouvances, d’autres feux qui s’éteignent et s’étreignent sur les marches des palais orientaux se redressaient les luttes ancestrales et les wagons de conflits désarmés aux multiples histoires ensanglantées et fiévreuses.

Et au loin , le cheveu collé et gras de nuits de labeur sous les assauts malhabiles et fébriles de larges marins suants la mer et les contrées lointaines se regardaient dans les yeux vides ces femmes de faibles vertus et de petites vies gigantesques.

Et plus loin encore, le pas maladroit, le talon cassé dans une main blafarde, le chaînon d’un sac vide, bon marché, qui pendouille dans l’autre, à l’orée d’une lisière fumeuse, se déhanchent toutes les femmes croisant les destinées et les souvenirs des déshérités de l’identité lacunaire.

Et tout au bout du chemin, derrière ce que j’aurais voulu garder et que j’ai perdu à force de ne plus savoir ce que je cherchais vraiment se tenait les formes lascives et mémorables de ses envies contrariées parce que, finalement, au loin, il reste elle.

 

 

 

 

Inoltre, ho perso di nuovo (et puis, j’ai encore perdu)

J’ai regardé dans mon passé pour voir si je trouvais des traces de bonheur auxquelles me rattacher. Ravaler les larmes et les sanglots qui brûlent la gorge. J’ai vu aux coins des forêts obscures, les danses de toutes ces nuits déjà oubliées puisque trop furtives, trop vite passées, trop vite oubliées. J’ai aperçu les rires de séduction, les yeux pétillants de satisfaction, les moments complices et les silences emplis de joie et d’espoir. Et puis, j’ai encore oublié.

J’ai touché dans mon futur du bout des doigts pour sentir un monde meilleur dans lequel me projeter. Avaler des couleuvres et les énergies venues d’ailleurs qui brûlent la peau . J’ai caressé dans le creux des nuages, les strip tease déjà disparus puisque jamais vécus, jamais réalisés, jamais contemplés. J’ai effleuré les regards amères, les cris d’indignation, les jours de pluie et les tintamarres bouffis d’orgueil et de honte. Et puis, j’ai encore effacé.

J’ai marché à travers mon histoire en regardant tout autour si je voyais encore des fleurs ouvertes et des parfums d’amour. Courir à perdre haleine et les jambes qui deviennent si lourdes. J’ai traversé les océans déchaînés, enchaînés par mes propres haines, les mers mortes de faim, de soif, de peur. J’ai parcouru les fleuves sombres et volontaires, les lacs sages et délétères, les rivières folles et les torrents incontrôlables. Et puis, j’ai encore rêvé.

J’ai ressenti dans mon présent, le moment de tourner les pages jaunies par trop de détours, dans lesquelles se noyer. Plonger au fond des ravins et voir les poumons qui se consument. J’ai éprouvé les chutes en apnée , les bousculades effrénées, les glissades non maîtrisées, non contrôlées, non désirées. J’ai subi les attaques des herbes folles et vigoureuses, des ombres blanches et lumineuses, des soleils ternes et des arbres agressifs. Et puis, j’ai encore failli.

J’ai entendu dans un autre monde pour comprendre des idiomes qui n’existent pas dans lesquels perdre la raison et retrouver la tête. Acquiescer à la moindre alerte et les oreilles qui saignent de trop de maux. J’ai écouté les murmures hurlés par des femmes muettes, les chants d’enfants, les plaintes psalmodiées, pleurées, injustifiées. J’ai compris les messes déraisonnables des nonnes acariâtres et fourbes, des prêches sombres et meurtriers, des oraisons funèbres et des communions violentes. Et puis, j’ai encore juré.

Altrove, altrimenti, una volta

 

J’ai balayé les projets, j’ai refusé les longs discours. J’ai cherché si c’était vrai et j’ai passé mon tour. J’ai attendu que tout soit parfait et finalement, j’ai compris que ce ne serait pas pour cette fois. Alors, j’ai regardé autour et je me suis dit, après tant d’hésitations, allons au bout de l’histoire, on verra bien où nous mènera le compte à rebours. Tout est déjà décompté puisque tout tourne plus vite que nous. Que même si je le voulais, je n’arrêterais pas la machine qui tape comme un tambour. Après tout, je ne suis que ce que je suis et ce que j’aurais pu être, restera dans l’ombre des suppositions les plus imaginaires.

J’ai regardé les nuages s’envoler, j’ai passé le temps à compter les jours. Attendre que tout devienne de l’amour, c’était insupportable. Fallait plutôt reprendre la route, et marcher vers l’horizon. Ailleurs, y aura des chances d’être un autre, autrement et de ne plus attendre que tout soit en place. Alors, je suis parti dans les chemins de traverse, dans les murs du son et mes faiblesses et j’ai cherché la paix jusqu’à ce que le soleil tombe. Que même si je pouvais, je n’aurais pas su arrêter le cours . Après tout, à force de vouloir être ailleurs, je suis resté dans l’ombre de moi même puisque tout est imaginaire.

J’ai touché du bout des doigts, j’ai caressé des peaux de velours. J’ai regardé de loin des mondes s’effondrer à force de ne pas y aller. J’ai passé les hivers, les uns après les autres, et j’ai recommencé en été. J’ai partagé des souvenirs de vies que je n’avais pas vécues. Autrefois, j’aurais eu les chances d’être ailleurs, avant que tout ne me retienne dans un monde que j’ai laissé se construire autour de moi sans participer à sa chute. Que même si je fus bâtisseur, je ne pouvais repartir de rien. J’avais gardé les fonds baptismaux et les murs porteurs. Après tout, je ne reste que le même qui repart vers un nouvel imaginaire.

J’ai partagé des regrets, j’ai contemplé des mondes lourds. J’ai passé les nuits à espérer un miracle qui n’était que l’espoir d’un ailleurs moins sombre. J’ai passé mes futurs, les uns après les autres, et j’ai recommencé en hiver. Autrement, j’ai voulu faire autrement, ailleurs, autrefois et après. J’ai regardé dans le miroir liquide si j’étais sur la bonne route poussiéreuse. Que même si je suis seul, je le suis avec moi même. Accompagné par moi, comme mon Sancho sur les routes temporaires, à construire ce nouvel univers pour être face aux restes de moi sur Rossinante, à la conquête de moulins imaginaires.

E a volte (et parfois…)

Et parfois, nous ne pouvons être que nous autre chose que nous mêmes. En tout cas, je ne peux être que moi même si l’idée d’être un autre peut être plaisante. Il y a toujours ce moment où se mentir ne peut plus être une alternative. Ce moment où la vérité de ce que l’on est, au plus profond de soi, rejaillit avec force par tous les pores de la peu. Ce moment où il faut s’avouer ne pas être si bien qu’on le voudrait, qu’on l’espérait. Entendre et comprendre enfin que je ne suis rien d’autre qu’un petit bonhomme qui essaie de se débattre avec lui-même et qui échoue et qui continue d’échouer mais qui continue de se débattre. Il n’y a pas à se haïr ou à se mépriser. Tout est dans la même logique mortifère, autodestructrice, la mienne, mais programmée ou pour le moins prévisible, sans surprise. A force d’être jugé, méprisé, rabaissé, critiqué, il ne peut y avoir d’autres issues. Il ne reste plus qu’à subir les cris des bébés qui cuisent sous le soleil de plomb sérénissime, les élans émotifs autour d’un pont qui s’effondre entraînant un pays entier dans l’incompréhension triste. Ma propre histoire n’a que peu d’importance en réalité. il y a les messes dans tous les lieux possibles, les prières entre deux portes et les bruits lointains de voix étranglées et nerveuses à raconter encore et toujours l’indicible sans jamais oublier de pleurer ces disparus et puis, le respect qui lui aussi décède de sa belle mort en laissant dans la mémoire commune ce qu’est la voix de la soul et le vibrato de l’âme. Alors, au beau milieu de ces nuits pleines de la tristesse universelle, les méandres de mes propres souffrances n’ont que l’écho limité d’un réseau téléphonique capricieux au milieu des allées sombres d’un ailleurs improbable et imprévu. Les larmes qui ne coulent plus à force d’être trop sèches sur des joues trop burinées par le soleil transalpin ne racontent qu’un malheur banal d’une vie futile et solitaire au milieu d’une foule innombrable, sauvage, austère. Même si cela apparaît malsain, déséquilibré, violent, c’est la solitude, la confrontation seul avec soi qui fait que la tête se redresse peu à peu parce que l’oubli que l’autre te renvoie devient une présence continuelle, permanente, ancrée. C’est parce que tu pars que l’autre t’oublie et c’est parce que l’autre t’oublie que finalement tu ne pars comme tu le devrais. C’est parce que le choix n’est plus, que tu deviens ce que tu te devais d’être, celui que tu n’aimes pas mais qui est le véritable moi.

Amalgame et moi…

Sur les fonds baptismaux des brumes éparses que mes souvenirs devraient construire et que mes réalités avaient détruits, j’ai cherché longtemps et ailleurs le sens giratoire d’un accomplissement particulier et parcellaire dans lequel j’aurais pu ou dû trouver la clé de ce que j’envisageais être moi ou au moins ce qu’il aurait dû être sans toutes les choses que j’avais ratées. Ce soleil éblouissant, écrasant, brûlant jusque sous la peau, ce léger vent qui chauffait encore davantage les ruelles et les passages interlopes et où même l’ombre pesait des tonnes sur les épaules dénudées. Toutes ces épaules sur lesquelles, on s’empresse de peinturlurer des horreurs tribales sans la moindre considération pour le pauvre quidam qui passe nonchalamment au milieu des merveilles et se retrouve nez à nez avec ces dessins baveux et décatis, laids et vides de sens. Certains prétextent un sens personnel, une signification supérieure, quasi mystique même, en tout cas hautement symbolique qui fait que seuls les intéressés peuvent comprendre le sens profond de toutes ces lettres ou signes ou dessins qui tombent en ruine sous les affres du temps, du soleil et du mauvais gout. Puisqu’il s’agit de symboles incompréhensibles pour le perdu que je suis, en ce cas, pourquoi m’imposer ce que je ne peux comprendre, pourquoi m’imposer une telle profondeur d’esprit indicible et de toute façon indéchiffrable. Il s’agit d’une sorte de conflit, de guerres entre ceux qui imposent et ceux qui subissent cette viande saoule au hasard d’une route ou d’un chemin, d’une allée ou d’une ruelle. Le soleil se rappelle à notre souvenir et c’est une collection de graffitis cutanés qui explose aux yeux de la victime innocente que je croyais être. La rue n’est pas un musée et les œuvres d’art que je considère comme ratées, ne sont pas celles devant lesquelles je m’évertue à stagner, dans le désir de comprendre, enfin, le sens caché de la formule baveuse inscrite en lettres gothiques, sous l’avant bras pendouillant d’une mère de famille grasse, en débardeur rose délavé du plus mauvais gout. Une constante qui semble s’inscrire dans le paysage sérénissime, la mère promenant son landau avec un bébé rougi et boursouflé par la chaleur, et un autre, ou même deux autres enfants, courants autour de l’équipage, en criant, comme de bien entendu, avec cette volonté manifeste que tout le monde repère qu’il ne s’agit pas là d’autochtones. Une langue incompréhensible, hurlée à travers les ruelles, un landau inapproprié à la visite d’un lieu construit autour d’escaliers, de ponts et de pavés et lorsque le regard trouve enfin la provenance de cette ignominie, un tee shirt rose… Et là, tu te surprends, toi, à comprendre la langue proférée par ce groupe… et tu repenses à ce couple de braves retraités qui se baignent allègrement dans le canal à la vue du monde entier et tu te dis que là encore, tu comprends la langue… et comme par hasard, comme s’il fallait un signe en plus pour qu’on reconnaisse véritablement l’origine, des tatouages.. Parce que la reconnaissance tribale, c’est important… que tout le monde sache enfin , le hasard n’existe pas et le tatouage réunit ceux qui ont compris… au détriment de ceux qui ne veulent que profiter de la beauté du monde…

Sic Transit Gloria Mundi…

Afin d’éclairer les différentes polémiques passées et à venir, je concède avoir un problème majeur avec l’idée de religions… je considère que la foi est un domaine individuel et que je n’ai pas à connaitre les inclinaisons de chacun. Lorsqu’on m’impose une idéologie croyante, et d’où qu’elle vienne, le poil s’hérisse… Chacun fait ce qu’il veut, comme il veut… du moment qu’il me fout la paix. Je continue donc de critiquer les religions, ce qui est totalement différent de l’idée de critiquer la foi. L’idée même de croire en quelque chose, de la même façon que son voisin, me semble tellement déconnectée de la réalité spirituelle que cela implique et sous-entend, que je ne peux souscrire à cette idée. C’est sans doute le nombre, l’idée de foule, de communion vers une même transcendance qui m’apparaît totalement anachronique et désarmante. Je reste plutôt convaincu par les bienfaits de la méditation et donc d’une foi intérieure qui s’approche davantage d’une spiritualité personnelle que d’un combo massif en suivant des chants élégiaques comparables à un ‘Tous ensemble’ du plus mauvais atour. C’est bien la religion selon les dogmes extrémistes de certains et le prosélytisme accentué qui me posent problème et non la foi qui elle, est, et de loin, totalement respectueuse. de la même façon, la pratique d’une quelconque religion dans le respect de l’autre ne peut, pour personne, représenter le moindre inconvénient. Et je fais partie du tout le monde s’opposant au personne.

J’ai aussi définitivement un problème avec LREM, et plus largement avec la quasi intégralité de la classe politique française que je considère incompétente, égoïste, égocentrique, déconnectée et même assez obséquieuse. Ces défauts sont particulièrement rassemblés et condensés dans cette engeance maléfique que constitue LREM qui a la particularité de rassembler l’intégralité de ces défauts et tous les autres, en plus. Si vous êtes un soutien de Jupiteux, vous risquez d’être gêné ou dérangé par certains de mes propos et je ne vous reprocherais pas de quitter ce navire à la dérive que constitue ce profil FB. Je suis définitivement favorable à la démocratie et, même s’il s’agit d’une utopie, je préfère envisager une utopie plutôt que de considérer ces personnes comme représentants du peuple, et donc de moi. J’attends le jour où une véritable constituante populaire sera mise en place et qu’une tabula rasa sera appliquée pour croire que la politique n’est pas mue par de simples intérêts particuliers au détriment d’intérêts collectifs. Nous sommes aujourd’hui dans une oligarchie ploutocrate et absolument pas en démocratie. Il est de ma philosophie personnelle de m’opposer à ce régime qui ne correspond en rien aux attentes de bonheur de la majorité. CQFD.

Je suis également opposé à l’UE sous la forme qu’elle prend. L’idée d’une coopération des états européens sur la base de l’égalité et de la réciprocité est une excellente idée et j’y souscris mais l’UE actuelle ne répond en rien à ce cahier des charges selon moi. (Merci Olivier Delorme Romancier)
Je suis également un pacifiste, je sais que c’est très con comme notion aujourd’hui, mais je l’aime bien et donc, je suis contre l’armée. Je sais aussi que cette posture est totalement utopiste mais passons… Quand je dis armée, je parle des groupes d’intervention militaire… les pompiers ou les gendarmes ainsi même que les crs, soyons fous, ne rentrent pas dans cette catégorie à mes yeux. On ne peut pas être contre l’ingérence et promouvoir en permanence les dérives militaires. Certes, on peut entendre les causes humanitaires mais le troisième budget de l’état et l’envoi massif de troupes et d’armes sur des théâtres de guerre, à l’autre bout du monde, n’ont jamais apporté le but escompté à savoir la paix. Je peux me tromper mais aucune intervention militaire n’a apporté le moindre soupçon d’amélioration pour les autochtones. Le plus souvent, ce qui est proposé comme une intervention pour sauver les peuples et amener la démocratie (avec toutes les formes de précaution à utiliser sur ce terme et sur ce que les politiques en ont fait), se transforme en colonisation silencieuse mais bien factuelle. Evidemment, et contrairement à ce que certains ont voulu penser faute d’arguments recevables pour me contredire, je ne suis en rien, factuellement, raciste. J’ai juste une profonde acrimonie et antipathie pour les cons. Ce n’est pas ma faute si cette catégorie se retrouve dans tous les corps de métiers, dans toutes les religions, dans toutes les strates de la population professionnelles, culturelles, intellectuelles, philosophiques, sportives, religieuses, spirituelles, pelles à tarte, économiques ou autre… Et que cette détermination de la connerie est évidemment complètement subjectif et individuelle. Elle n’a donc que peu de fondements et peu de cohérence. Elle ne dépend que de moi et de mes opinions. Ce n’est pas du racisme, ce n’est que de la protection et de l’hygiène mentale. On peut facilement considérer que cela serait du racisme ou de l’ostracisme afin de s’opposer à une opinion personnelle. Cela ne me dérange pas. Mais ce n’est pas le cas. Il s’agit juste que sur certains sujets, dans certains domaines, je ne parviens pas à être d’accord avec tout et tout le monde. Et principalement les domaines évoqués plus haut. De fait, j’accepte l’augure d »être le con de service ou de servitude. Je ne peux pas catégoriser certaines personnes et refuser de l’être moi-même. On est dimanche, c’est le matin, je viens de rentrer alors si le texte est décousu, j’ai des circonstances atténuantes. La synthèse est simple, au départ, j’aime tout le monde et je me fous totalement des orientations sexuelles, des origines, des croyances de chacun. A partir du moment où ces domaines deviennent la priorité de la discussion, oui, ça me fait chier. On peut discuter de politique, d’histoire, de géo, de géo politique, de sports, de littérature, de musique, d’arts plus largement et de milliards de choses incompréhensibles comme l’amour ou l’amitié ou la paternité mais chercher à m’imposer des idées, c’est peine perdue. Dès qu’on a voulu m’imposer quelque chose dans ma vie, je me suis évertué à faire l’inverse, l’esprit de contradiction, et ce, même si je savais que c’était mal ou autre. J’ai du mal avec ce qu’on m’impose, donc l’armée (et oui, je suis vieux, j’ai fait le service militaire), l’école en tant qu’élève ou enseignant, ont finalement été des tortures pour moi.

Ceci étant mon mur, j’y mets ce que je veux et j’y écris ce que je veux, même si je sais que ce texte extrêmement long ne sera, sans doute, pas lu et sera, de toute façon, assurément, modifié dans les heures et jours qui viennent. Toutefois si jamais vous avez eu le courage de lire cette prose décousue, je vous demanderais de le signaler, de la manière qui vous sied le plus afin que je constate de visu que tout le monde s’en fout. Mais je fais ce que je veux comme chacun d’entre nous.

Soldes avant fermeture estivale 5 (de la viande parce que c’est bon…)

Aujourd’hui donc, pour être, à la mode et dans le sens de la marche, il faut être pro UE, pro Lgbt, non blanc, pro religions, anti France et contre le nationalisme et le patriotisme, c’est la même chose du coup. On peut ajouter, pour compléter le combo, l’obligation d’être vegan… Longtemps, le végétarien était une mode pour marginaux cérébraux, selon moi… Désormais, il est quasiment obligatoire, pour certains extrémistes du specisme à outrance, de considérer l’animal supérieur à l’homme et que le respect qui est dû à l’animal doit être sans commune mesure. On peut massacrer le peuple voisin, conchier les migrants qui viennent envahir nos villes, regarder négligemment les pays et les peuples se déchirer et se détruire à coups de bombes et de morts et de sang, mais il y a obligation de pleurer sur les abandons de chiens ou ces images d’abattoirs. Evidemment qu’il faut revoir le traitement animal et ne plus agir de la sorte. Evidemment. Mais il ne faut pas tout confondre. Désolé pour les spécistes qui courent plus vite que Mbappé mais non… Une vache dans un abattoir, aussi horrible fut cet événement ne vaut pas la mort d’innocents dans les campagnes ou les villes en flammes. Désolé. Et non, l’animal n’est pas l’équivalent d’un humain aussi imparfait soit il pour moi. Je sais c’est horrible de penser ça et de considérer ça mais il faut aussi avoir raison gardée parfois. Alors oui je rêve d’une chemise en soie, oui, j’aime les gâteaux au miel et oui les pulls en laine me font tripper. Oui mes godasses en cuir me plaisent mais par dessus tout, un steak est et restera un bonheur gustatif. Bien sûr, on peut être vegan et ça ne me pose à priori pas de problème mais qu’on me foute la paix. Je mange de la viande et j’aime ça.

On en arrive ainsi à la conclusion du jour. Je suis blanc, hétero, athée, bouffeur de viandes et même de la crue, eurosceptique, anti marche en rang le doigt sur la couture à côté d’un mouton tondu, il ne me reste donc, je crois, que le déménagement vers une autre planète. Vive Cheminade!

Soldes avant fermetures estivales 4 (de l’Europe puisqu’il en faut)

Encore un aspect de ce que le politiquement socialement correct impose. Après le respect obligatoire envers l’islam et autres fanatiques religieux, aux LGBT et surtout la communauté revendicatrice et intolérante, il y a l’obligation impérieuse d’être pro UE. Ne pas considérer le pouvoir de Bruxelles ou de Strasbourg comme indiscutable. Il faut soutenir la sciatique junkerienne et la course merkelienne ainsi que les délires jupiteusiens. Il est de très mauvais ton de ne pas être pour l’union européenne et d’ailleurs aucun politicien sérieux, en France, n’appelle à sortir de l’Europe (UE) à l’exception du marginal UPR. L’union européenne et l’euro sont donc les gages de la paix, du bonheur, de l’opulence et de la tolérance entre les peuples. Mouais…. Comment croire encore à ce type de propos? La paix en Europe géographique est quasiment, effectivement, factuelle depuis la création de l’UE, toutefois, il est étonnant de constater que les budgets militaires n’ont jamais été en proportion si importants et le nombre de conflits dans le monde avec des intervenants unionistes, jamais aussi haut. En gros, l’UE est en conflit permanent mais à l’extérieur de l’espace Schengen. Cela coûte encore plus cher qu’avant mais comme ça n’est pas chez nous, tout va bien madame la marquise.

Le bonheur unioniste se traduit, lui aussi, tous les jours factuellement. L’écart entre les plus riches et les classes moyennes ne fait que grandir en raison de la spoliation des richesses par le fameux 1% du très haut, qui en réalité sont encore moins que cela, mais ce capitalisme effréné est source de bonheur pour tous apparemment. Seuls, ceux qui refusent ce bonheur capitaliste souffrent dans l’UE et sont d’ailleurs considérés comme des punks à chiens. « T’es pas heureux? c’est que tu ne le veux pas… Tu te mets volontairement en marge de la société… C’est ta faute ».

L’opulente union européenne qui vit en récession depuis quelques temps déjà, qui est en crise depuis toujours en fait et qui entraîne les pays et les peuples vers un abîme toujours plus profond (Cf la Grèce). Certes, les pays du sud ne sont pas exempts de reproches mais la fameuse protection que devait apporter la fameuse union est tout de même très largement discutable.

Enfin, la tolérance entre les peuples qui devait se forger autour de cette union et qui apparaît, chaque jour, de plus en plus, fragile avec la crise des migrants. Tout le monde constate la montée des « populismes » et des « nationalismes », le mal!!! les heures les moins claires!!! Mais d’où viennent ces sentiments? Les politiciens avaient promis que l’UE allait changer nos vies. Ce fut le cas. Malheureusement vers le bas et, en fait, il y a énormément de dépit amoureux dans ce désamour, parce que l’UE n’est plus qu’un système mafieux qui ne fonctionne que sur cooptation et pour ses membres. Les peuples n’existent plus, ils sont niés. Les cultures, les langues, les coutumes sont rejetées alors qu’elles sont les balises, les repères que tout humain réclame pour se construire et se sentir appartenant à une unité. C’est sur des valeurs communes respectées que de nombreux pays se sont construits et c’est sur ces valeurs que l’UE aurait dû se construire or ce ne fut que pour l’enrichissement de quelques uns et le mépris ou le sentiment de mépris ressenti par les autres.

Soldes avant fermeture estivale 3 (de la sexualité et autres trucs du même acabit… )

Le renoncement de l’état face à la religion se traduit également dans d’autres domaines comme par exemple, dans les mœurs. Sur le principe, tout le monde se fout de la sexualité de l’autre et, en tout cas, moi le premier, je me fous totalement de savoir ce qui se passe dans le lit de chacun. Toutefois, il semblerait que, pour certains, il y ait une nécessité absolue, impérieuse et même vitale à ce que tout le monde sache ce qu’ils vivent. Je peux entendre les revendications qui visent à ce que chacun soit considéré comme égal à d’autres mais… Lorsque cette revendication devient une obligation légale et factuelle, elle empiète sur la liberté d’autrui, surtout la mienne, et va à l’encontre de ce que je crois… parce que moi aussi je crois en des trucs. Ainsi, le fait que dernièrement, l’assemblée nationale, symbole de l’état français s’il en est, soit recouverte de drapeaux LGBT m’interroge, m’indispose, me dérange. Cette communauté reproche d’être traitée à part, d’être ostracisée. Je mets de côté les actes violents qui eux sont totalement et, sans ambiguïté, condamnables. Donc, une communauté qui se sent mise de côté pose des drapeaux communautaires sur un édifice public. Ces personnes veulent être traitées comme tout le monde mais en fait, différemment. Il faut donc créer un statut particulier pour des personnes qui revendiquent le droit d’être comme tout le monde. C’est moi ou…

En réalité, ce qui me dérange le plus, c’est la virulence avec laquelle les revendications de certains leaders autoproclamés se fait. Lorsque le non binaire a exprimé son choix, qui n’est pas critiquable, il a été moqué et par moi en premier lieu. Non pas parce qu’il ou elle aurait une sexualité ou une appartenance particulière mais bien parce que le foutage de gueule dressé en étendard de la différence est juste navrant. Tout dans son discours était ridicule et désolé mais le ridicule me fait rire. Ce n’est pas ce qu’il est et ce qu’il défend qui me gêne, c’est la manière dont il le fait que je trouve finalement hilarante. Avec de tels porte paroles je me demande comment il va être possible de faire entendre une volonté d’appartenance qui ne se construit pas sur du communautarisme.

D’autre part, il y a chez quelques personnes en vue de ce combat, une volonté de défendre tous et tout le monde qui peut s’avérer louable mais défendre l’islam en même temps que le droit à l’homosexualité ou à une sexualité autre que hétérosexuelle relève tout de même d’un sacré tour de magie. Non blanc et non hétéro. Pas de problème. Comment ça se vit sereinement et où? A force d’amalgamer tous les conflits et tous les combats à travers la fameuse convergence des luttes, on en vient à du n’importe quoi, n’importe comment, n’importe qui et plus encore… Forcément, la convergence des luttes si elle doit tourner au mépris des blancs hétéro non religieux, je ne peux pas y souscrire…