Je ne sais pas comment faire … – La semaine politichienne de Smig

Une semaine… Il aura suffit d’une semaine après les élections pour que la comédie soit terminée ou commencée.

Le 26 mai donc, la moitié du corps électoral votait. Et un quart de cette moitié accordait ses suffrages à la majorité présidentielle.

Et depuis, le cap est maintenu.

L’effondrement de la droite, de la gauche, de l’extrême gauche ne laisse plus donc que l’extrême droite comme idéologie. Celle ci se scinde en deux camps aux nuances assez ténues.
Comme prévu par l’extrême centre d’extrême droite, le cap se maintient.

Depuis une semaine, les nouvelles se succèdent.

Les grèves aux urgences ne font que s’intensifier. Et Lemaire ne sait pas comment faire.

Balkany considère que son procès est un acte antisémite. Wauquiez démissionne d’un poste qui ne sert à rien depuis deux ans. Et le premier ministre, Claude Michel, Edgar François, Thomas Bernard fera un discours de politique générale que Macron ne veut pas faire parce qu’il ne sait pas quoi dire. La droite est morte et avec ses 2% aux primaires de la droite, Lemaire ne sait pas comment faire.

Renault veut fusionner avec Fiat, à moins que ce ne soit le contraire mais Bruxelles n’est pas sûre et Lemaire ne sait pas comment faire. General electric licencie 1500 personnes et Lemaire ne sait pas comment faire.

Macron et Angela se tapent dessus pour un président d’un truc qui n’a jamais fonctionné et qui ne fonctionnera jamais mais qui massacre les peuples et les économies et Lemaire ne sait pas comment faire.

Les djihadistes sont condamnés à mort en Irak mais on ne sait pas si on les rapatrie ou pas ou peut être ou non mais en fait si et Lemaire ne sait pas comment faire.

Le prix de l’électricité augmente mais il faut rouler électrique parce que le diesel et l’essence augmentent aussi et Lemaire ne sait pas comment faire.

Les députés de l’opposition ont désormais un temps de parole limité mais de toute façon les députés sont incapables d’évaluer l’impact réel des lois et, là aussi, Lemaire ne sait pas comment faire.

L’UE recommande l’adhésion de la Macédoine du Nord et de l’Albanie alors que Macron avait prétendu qu’il n’y aurait pas d’élargissement et Lemaire ne sait pas comment faire.

Le cap est maintenu, Lemaire ne sait pas comment faire.

Tina … – La semaine politichienne de Smig

Et certains se placent encore du côté de la morale.

Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les chiffres froids tombèrent.
Il y a davantage de non inscrits que de votants pour le parti majoritaire.
Seuls 10% des français en age de voter ont porté leur choix sur le parti arrivé en tête et 9% pour le parti qui dirige ce pays.
5 millions de personnes ont choisi de mettre un bulletin de Renaissance dans une enveloppe et de placer cette enveloppe dans l’urne alors qu’ils furent 8.5 millions à le faire au premier tour de l’érection présidentielle face à Brizitte.

Ces 5 millions de fidèles ont donc conforté une junte idéologique et incompétente à la tête de l’état. C’est un choix, il se respecte.

Personne ne vote. Très peu. Encore moins portent leur choix sur l’enfant qui voulait être roi et ses sbires. Et pourtant, la politique dirigeante garde le cap, continue la marche en avant pour les bénéficiaires de la mondialisation et en arrière pour les 40 millions qui restent. Marcel François l’a dit dès l’annonce des résultats. Etre second ce n’est pas gagner mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait changer quoique ce soit. Il ne manquerait plus que ça.

C’est sous ce prisme que se décline la démocratie. La démocratie du chiffre où ceux qui ne votent pas, qui votent blanc ou nuls n’existent pas. Il faut voter mais le vote ne compte pas. 10% des français décident pour les 90% qui restent mais c’est la démocratie.

Dès lors, on peut nous rappeler que nous vivons en démocratie, que des gens que personne ne connait sont morts pour le droit de vote, que l’UE, c’est la paix…. et démerdez vous avec ça…

Sous couvert de démocratie et de liberté de la presse, on ne tient pas compte du vote, on refuse d’instaurer démocratiquement des choix, on privatise sans l’avis du peuple, on perquisitionne, on mutile, on dénigre, on frappe, on conchie, on insulte, on humilie et tout ça avec le plus grand sourire ultrabrite dont ne peuvent se parer les sans dents.

Il n’y a pas d’alternatives.

Oh! on peut nous faire croire que tous les impétrants avaient des visions différentes à proposer et que rien ne saurait rapprocher celui-ci de celui-là. Et quoi? Les programmes avaient de si grandes différences à proposer?

Il s’agissait de changer l’UE même si tout le monde sait, désormais, que cela est impossible.

Il s’agissait d’accueillir mieux les migrants en fermant les frontières ou, au moins, en disant que Schengen, c’est quand même compliqué, mais tant que ce sont les italiens, les maltais et les grecs qui reçoivent sur leurs côtes les nouveaux boat people, emplis à ras bord d’hommes, dans la force de l’age, alors, tout va bien. Les mangeurs d’huile d’olive quand ils ne la boivent pas, de toute façon, ça n’est pas pareil.
Il s’agissait de provoquer une révolution écologique sans toucher en quoique ce soit aux règles du libre échange et du capitalisme.

Il s’agissait de donner du boulot et du pouvoir d’achat aux français mais sans forcer sur le protectionnisme, juste en disant que ça serait pas mal, finalement, et qu’il faudra y songer un jour.

Il s’agissait de considérer que la religion n’était surtout pas un problème et que, dire le contraire, serait une infamie parce que, quand même, la laïcité, ça compte. Tout comme personne ne connait ces héros morts pour nous donner le droit de vote, plus personne ne sait ce qu’est la laïcité et chacun y va de son couplet.

Il n’y a pas d’alternatives.

Il s’agissait de faire tant de choses dont le moindre individu qui se penchait sérieusement sur le sujet savait que toutes n’étaient que fumisterie, illusion et promesses politiques. (celles qui n’engagent que ceux qui….).
Et toutes ces propositions se firent sur des déclinaisons qui ne furent que marginales.

Il n’y a pas d’alternatives.

Celui là se prétendait un peu plus vert que celui ci qui rédigeait en écriture inclusive ou que celui là qui mangeait des kebabs ou de l’autre qui serait plus dur avec les migrants même si toutes les lois l’en empêchent ou de celle ci qui sera plus libérale que les autres avec toujours davantage d’UE même si tout le monde a bien compris que cela ne fonctionnait pas. Cela ne fonctionne pas alors autant en mettre davantage. Le même programme unique pour tous avec, pour seule alternative, la couleur du maillot.

Mais voilà, ceux qui n’ont pas voté sont coupables d’avoir laissé la peste brune l’emporter au détriment de la peste bleue qui passe mieux dans les médias qu’elle contrôle et le bleu étant si proche du vert, les jonctions se font déjà sans que cela ne froisse personne, finalement, tant tout le monde s’y attendait en réalité.

Alors, les cocus seront toujours les mêmes. Les 50% qui ne sont représentés par personne. Ainsi que ceux qui ont une véritable fibre écologique et qui votent pour le parti du même nom alors que celui ci continuera à servir la soupe au parti libéral qui, par définition même de sa doctrine, ne peut laisser le vert dominer son chemin. Les anciens bleus étant déjà des nouveaux bleus et les roses ayant été avalé par le nouveau bleu, il ne reste que le bleu. Le choix sera donc désormais bleu clair ou bleu foncé. Moi, qui comme beaucoup, adore le bleu, je vais remettre en cause mes propres goûts.

Il n’y a pas d’alternatives.

Désormais le choix se portera sur le libéralisme capitalisme à tendance dictatoriale sévèrement marquée quoiqu’en disent les fanatisés marcheurs ou sur le libéralisme capitalisme à tendance dictatoriale sévèrement marquée quoiqu’en disent les fanatisés de la mémoire de Jeanne d’Arc qui n’avait rien demandé à personne.

De toute façon, tant qu’ils seront vegan et auront des hummers, ils seront autorisés à tout parce qu’il n’y aura pas d’autres alternatives.