La semaine politichienne de Smig – Enfumage, paravents et pare-feux sont les trois mamelles du pouvoir actuel

 

Enfumage, paravents et pare-feux sont les trois mamelles du pouvoir actuel.

Le préalable du propos repose, évidemment, sur la condamnation sans fards, ni maquillages, ni zones d’ombre, de tout acte raciste ou antisémite ou homophobe ou sexiste ou tarte aux poiristes. Il ne s’agit, en aucune manière, de défendre qui que ce soit. Je n’en ai pas la compétence, et encore moins l’envie et surtout pas la folie de défendre ces individus là.

Dans un premier temps, et concomitamment à la naissance du mouvement gilet jaune, la foule sentimentale médiatique s’est empressée de mettre au devant des éléments de langage, la couleur brune.
Les spécialistes belliqueux et défenseurs du bien ont envahi les plateaux pour prévenir de l’invasion de la peste colorée. Il fallait absolument que le mouvement populaire devienne populiste et, de là, devienne nationaliste et forcément xénophobe, raciste, antisémite et j’en passe et des meilleurs. Un sursaut de gens qui, soudain, se réveillent face à un pouvoir aveugle et sourd, il fallait bien en faire des crasseux pour éviter la contagion. Parce que la peste, c’est contagieux et ça fait peur et ça rappelle Camus, alors forcément, c’est le mal. Tout a été fait pour décrédibiliser cette action.
Ils sont illettrés, ils s’habillent mal, ils sont confus, ils sont stupides, ils sont fachos, ils sont sales, ils parlent mal, ils sentent le tabac froid et le gasoil, ils noient leurs enfants dans la tamise, ils mangent des tartines au pain et des pâtes au beurre sans beurre, ils pensent mal, ils votent mal.
Et ça ne suffisait pas, ça ne suffisait plus pour continuer à laisser ce pouvoir exercer son ouvrage.

On continuait, tous les jours, à dresser des rideaux de fumée, à ériger en porte-paroles des gens qui ne l’étaient pas et qui étaient incapables d’assumer cette fonction. Des pensées courtes aux cheveux longs ou pas, mais vainqueurs d’un concours de circonstances auquel personne n’avait joué en réalité. Des Maxime, Éric, Ingrid, Priscilla, Christophe, Hayk, Jacqueline, Benjamin sont apparus de nulle part et ont profité de ce besoin d’humilier les petits pour apparaître partout, tout le temps et pour, à coups de phrases et de pensées simplistes, réduire, face au reste de l’opinion publique, ce mouvement à un ramassis de blaireaux.
Ensuite, il fut aisé et même simpliste de prendre les propos maladroits de gens non rompus à l’art médiatique et d’analyser le passé et les liens troubles de chacun, pour voir que ces gens n’étaient représentants de rien mais il fallait que ça continue pour permettre aux minables gouvernementaux de cacher, de mettre sous le boisseau, de taire les revendications et de faire taire ces gens. Il fallait un nouveau pare feu pour masquer la vraie horreur.
Mais ça ne suffisait pas.

Les lois les plus ridicules et les plus stupides continuaient à être votées par quelques pagliacci qui ne représentent même plus eux mêmes et les augmentations se poursuivaient tranquillement mais avec ces cons fluorescents, ça commençait à se voir alors il fallait taper dur, il fallait taper fort. Les antifas ne suffisaient plus. Ils avaient joué leur rôle pendant 3 mois mais ça commençait vraiment à faire chier l’intelligentsia bobo, bourgeoise, parisienne, féministe, islamo gauchiste, vegan, lgbt. Et puis, on ne peut pas non plus crever tous les yeux ou arracher tous les membres. Il va bien falloir qu’ils aillent bosser ces cons, un jour.
Mais ça ne suffisait pas.

Alors, on a fait d’un petit prof, un idéologue. Celui qui, derrière, en sourdine, commandait les actions jaunes, ne pouvait, en réalité, n’être qu’un facho de la pire engeance et donc, toute personne reprenant son discours ou ses idées ne pouvaient être, elle même, qu’un facho. Il le fallait mais ça ne suffisait pas. A force de lui refuser le droit de réponse mais malgré tout, de voir que certains continuaient à écouter son message et à le propager, ça commençait à se voir que tout n’était pas en règle. Si le message est nul, il s’autodétruit or il est désormais imprimé dans l’esprit de chacun, qu’on soit pour ou contre. Sa défense est maladroite dans la forme mais assez pertinente dans le fond alors, ça ne tient plus de le considérer uniquement comme un facho, il faut autre chose, il fallait plus encore parce que ça ne suffisait toujours pas.

Les tenants du statu quo, les inamovibles du non mouvement, les penseurs de l’immobilisme se sont réfugiés dans les dernières sources possibles d’indignation. Avant d’accuser, en ultime recours, de pédophilie et de crimes contre l’humanité, il restait l’épouvantail des points de la victoire de Dieu à franchir. Dieu gagne. On y est. Partout, les cris retentissent pour bien signifier que les fluorescents sont des représentants de ce que le genre humain a produit de pire.
Pendant des semaines, les gj ont été moqués parce qu’il n’y avait pas de blacks, de banlieusards, de muslims ou de je ne sais quelle minorité visible ou invisible dans leurs rangs. Pendant des semaines, il n’y avait que des bouseux qui ignoraient même que la Palestine existait, quelque part, sur la carte ou dans les imaginaires. Et soudain, parce que là, les bornes des limites étaient franchies, que ces cons ne lâchaient rien, soudain, le point de victoire de Dieu apparaît. Enfin!!! diront certains qui ont, depuis longtemps, cessé de voir plus loin que le bout du nez (j’ai peur que ça fasse godwin aussi cette expression), le gros con en jaune révèle enfin sa substance profonde, son moi profond, son surmoi, son ça, son ego, son putain d’atavisme de pureté de race ou de chômage pour tous les barbiers coiffeurs.
Il fallait en finir avec cette pseudo révolte, il fallait que ça cesse, il fallait enfin pouvoir retoucher la constitution pour esclavagiser définitivement ce qu’il reste de ce peuple. Il fallait que les doléances se taisent.
Merde, le banquier en bras de chemise avait fait des meetings de campagne castristes, la gourdasse sadienne de pacotilles avait même fait acte de prostitution chez le présentateur préféré des décérébrés, on avait mis des drapeaux dans les classes, on avait donné une augmentation, enfin non, on avait fait croire à une augmentation mais on avait augmenté les prix mais on avait fait ça dans le feutré, dans le non voyant, comme d’habitude, ça ne pouvait pas se voir, ça ne devait pas se voir. Et pourtant, pour la première fois depuis un siècle quasiment, les cons l’ont vu! Preuve que c’était toujours insuffisant.

Ils ne devaient pas voir les magouilles habituelles, les trahisons classiques, les humiliations quotidiennes et le mépris perpétuel. Ils ne devaient pas le savoir et pourtant, ils l’ont su alors, il fallait frapper. Mais les blessures, non plus, n’ont pas suffit, alors il fallait tuer. Et pas physiquement, mais symboliquement. On appela la mort en chemise blanche, cheveux gominés et mannequin à ses heures sur les plateaux télé du samedi soir. Celui qui n’a de cesse d’importer des conflits fabriqués de toutes pièces, partout où il passe. Celui qui brandit la muleta de la haine depuis 40 ans et qui maintient dans l’air cette odeur nauséabonde et putride. Relayée à foison, comme d’habitude, par les référents idéologues en vogue et en vue, l’idée que le jaune était toujours une couleur du mal revenait encore plus forte et vivace. Les indécrottables porteurs de roses organisèrent une marche en appelant à la rescousse, tous les responsables coupables, depuis un demi siècle de cette situation. Tous ceux qui ont joué à grands cris et à grands sauts sur la gueule, l’air vicié du padamalgame, se retrouvent pour marcher de concert afin de lutter contre la victoire de Dieu, même ceux qui n’étaient pas invités, pleuraient à chaudes larmes pour venir soutenir la marche contre le jaune. Décidément, on prête depuis deux ans à la marche, des vertus assez incroyables mais jamais celles d’arrêter de détruire le peu de dignité qu’il restait ou de nourrir les crève la faim. Mais ça ne suffisait toujours pas.

Et là dessus, là dessus, une bande de fanatiques du kebab hallal ne trouvent rien de mieux à faire, que de filmer et de balancer en boucle des insultes minables et indignes sur un mec sourd. Oui, ce mec a peut être des idées particulières, à combattre, mauvaises, erronées etc, etc, peut être… Mais, foncer à pieds joints dans le piège tendu grossièrement par les zélites, si ça n’est pas une preuve supérieure de connerie, ça y ressemble grandement. Les gj étaient attendus au tournant sur ce type d’événements. Tout le monde le savait mais on a quand même réussi à trouver quelques uns qui foncent tête baissée. Comment ne pas penser que ces gens sont des antifas qui ont fait castors? Et ça ne signifie pas qu’il y a complot. Personne n’en sait rien et moi encore moins qu’un autre. Il s’agit seulement, encore une fois, de s’interroger sur la nature humaine et de s’apercevoir que l’humain est toujours surprenant mais rarement en bien. Il y a une connerie à faire. Tout le monde le sait, tout le monde le voit clairement depuis au moins trois semaines et bah, bim bam boum, tu trouves toujours quelques connards pour faire cette connerie. Y a pas besoin de faire de complots en réalité, il y a juste à laisser les hommes, au sens générique du terme, se débrouiller et ça fera tranquillement l’affaire.

Il fallait que les phosphorescents fluorescents soient des antisémites pour finir de déconsidérer ce mouvement et une dizaine de porteurs de keffiehs délavés et de barbes colorées au henné se sont empressés de donner les armes pour ça.
Je me fous de savoir s’ils sont musulmans, kebabistes ou joueurs de foot, ils ont endossé une tunique fluo et ont eu un comportement qui ternit au minimum tous les autres colorés. Je me fous de savoir si c’est voulu, prémédité, construit par une puissance étrangère, par le kgb ou par rantanplan kéké de la casse, il se trouve qu’ils l’ont fait et que cela est relayé partout et que l’image est désastreuse. et qu’au final, ça s’arrange les affaires de Casta, mais pas Laetitia, et de Jupiteux et rien que pour ça, ces mecs mériteraient une sanction sévère.

Des rideaux de fumée, des paravents, des pare feux pour cacher les lois qui, chaque jour, passent dans notre dos et pour lesquelles nous ne voyons rien. Pendant que les drapeaux orneront les classes et que les parents 1,2,3 sur les pfafs administratifs feront la une des journaux, on supprime le droit de manifester, on supprime l’anonymat sur les réseaux et on détruit l’école républicaine et la sécu en souplesse, sur les pattes arrières, avant de s’attaquer définitivement aux restes des avantages, des acquis ou des libertés mais tous les partis marchent à l’unisson, même ceux qui ne sont pas invités, parce qu’il est des combats qui permettent de maintenir l’ordre et de faire taire des gens du peuple et ça, ça, ça n’a pas de prix quand on défend la représentativité. Faire taire et parler pour tous les autres, tous ensemble, pour revendiquer le bonheur de tous, même s’ils souffrent et même s’ils n’y ont pas le droit de l’ouvrir .

La semaine politichienne de Smig – Se non è vero e bene trovato – C’est pas vrai mais c’est bien trouvé

Le paradoxe des paradoxes après la cause des causes. Dans une assemblée quasi vide, comme à l’accoutumée, les représentants, non représentatifs, d’une république, non républicaine et encore moins démocratique, ont décidé d’introduire dans les classes, désormais, et donc, par la loi, le drapeau français, l’hymne national et le drapeau européen, en plus des cartes de France métropolitaine et outre marine. On passera sur le coût d’un drapeau autour de 10 euros pour le français, 4 euros pour celui avec des étoiles et une vingtaine d’euros pour la carte murale de France et donc de la dépense que cela suppose. On estime, après ristourne gouvernementale, le coût de l’opération à une vingtaine d’euros, par salle. Le pays n’étant pas en difficulté économique grave, ça n’a guère d’importance.
Déjà, les contestations se font autour d’un nationalisme qui reprendrait corps et force autour de cette proposition amendée par la droite et votée par la droite gouvernementale. Le retour à un chauvinisme visible autour des emblèmes de la France déplaît à certains. Les symboles de la République deviendraient ostentatoires et trop marqués, une offensive contre les valeurs républicaines.

Et tous les commentateurs de s’engouffrer dans cette brèche béante, ouverte comme pare feu, pour occulter l’essentiel de cette loi de l’école de la confiance. On va s’écharper sur ce drapeau de la nation, sur les paroles de la marseillaise et on néglige le torchon. On va se plaindre du symbole de la nation et ne pas se pencher sur les deux gros problèmes.
Le premier d’entre eux et le plus important, c’est le contenu même de cette loi. Elle contient plusieurs points dont chacun aurait mérité un vrai débat mais pour débattre, il aurait fallu que l’école concerne les élèves, les parents, les enseignants or l’avis des premiers concernés, osef un peu beaucoup. Pour débattre, il aurait fallu que nous soyons en démocratie mais ça aussi osef pour beaucoup. (Parenthèse utile: dire que nous ne sommes pas en démocratie, ne signifie pas nécessairement que nous sommes en dictature, seuls les bas du front de la pensée politique construisent le monde en binaire et de manière manichéenne. Il y a des dizaines de régimes ou systèmes politiques et la France est actuellement dans une oligarchie ploutocrate représentative, c’est comme ça et ça ne signifie pas nécessairement dictature mais ça ne signifie pas démocratie. Je ferme la parenthèse).

L’école obligatoire dès 3 ans (mesure symbolique qui concerne finalement un nombre réduit d’enfants, environ 25000 mais ça fait croire que ça bosse là haut), des instituts de formation des enseignants (afin de bien construire une formation uniforme et unique partout sur le territoire pour que le formatage et l’homogénéité des enseignants soient bien légaux et répondent aux critères de propagande attendus), des missions d’enseignement pour les surveillants (en gros, les gamins auront des cours dispensés par des personnes n’ayant ni la formation, ni les connaissances pour le faire mais tout ça, à un tarif réduit, le salaire max étant de 980 euros. A chacun de déterminer si c’est l’instruction qu’il envisage pour lui-même ou ses enfants ou plus largement la jeunesse de ce pays… économies quand tu nous tiens.), un conseil créé pour évaluer les établissements (composé de personnes choisies exclusivement par le ministère.. ça laisse rêveur…), des écoles ouvertes à l’expérimentation, avec l’autorisation de déroger au code de l’éducation selon les expériences, (je laisse chacun imaginer les dérives possibles communautaires, religieuses, idéologiques), un devoir d’exemplarité (parce que jusqu’à maintenant les enseignants n’étaient qu’une bande de gros cons affichant un amateurisme et une propension à l’open bar assez incroyable mais il s’agit surtout, en réalité, de rappeler l’obligation d’obéissance et de loyauté…Silence dans les rangs, surtout silence dans les rangs), des écoles internationales (avec un mélange public privé assez étrange visant à construire des écoles élitistes réservées aux familles favorisées mais dans le cadre du public, en gros, les petits vont payer pour les aisés des services auxquels ils n’ont pas droit), regrouper des cours du primaire et du collège pour faciliter l’acclimatation et l’inclusion des élèves de primaire au collège (et donc à terme la disparition des écoles primaires fondues dans un terme générique d’école avant le lycée, moins de lieux, moins d’enseignants, moins d’heures… économies quand tu nous tiens), et enfin, le dernier point, sur lequel je vais pouvoir revenir maintenant, les drapeaux. Evidemment, aucune de ces mesures n’a été faite après concertation avec qui que ce soit autre que le ministre et ses conseillers.

Ces mesures visent clairement à continuer le démantèlement de l’école publique telle que nous l’entendions, la vivions, la rêvions afin d’entretenir et d’alimenter les fameuses doctrines libérales qui, en réalité, ne sont que les doctrines capitalistes. Il n’y a rien de libéral à exiger le silence dans les rangs.
Alors, l’histoire du drapeau choque certains parce que les relents de l’identitarisme, du chauvinisme, du nationalisme, et d’autres ismes des soeurs zombres, souffleraient sur cette mesure. Cette histoire ferait encore le jeu des sœurs zombres déjà citées et qui décidément sont absolument partout en ce moment mais qu’on ne voit que si on veut absolument les voir, parce qu’il faut les voir, mais qu’on ne fera rien, comme d’habitude (oh oui, je sais qu’il y a eu des tags indignes et des actes de fils de puterie un peu partout, je sais) puisqu’on a fait barrage au mal!

Alors, on va mettre des drapeaux dans la classe et tout le monde s’inquiète parce que le drapeau français et son hymne sont les représentants du nationalisme et de la barbarie. J’ai beau chercher, il y a peu de réponses valables à une telle connerie. L’article 2 de notre constitution, dont tout le monde se fout, stipule que le drapeau, la langue et l’hymne sont les emblèmes de la France.
On peut trouver dérangeant qu’un pays arbore ses emblèmes à l’intérieur d’un lieu tel qu’une salle de classe mais considérer que les emblèmes du pays sont une problématique relève quand même d’une schizophrénie assez étrange.
Alors certains s’émeuvent qu’un chant violent et guerrier soit l’étendard de notre nation historiquement guerrière et donc violente soit…
D’autres s’offusquent qu’un drapeau associant les couleurs du roi et de la ville de Paris, en négligeant le reste du pays, représente notre identité, soit… mais il en est ainsi.

En démocratie, on pourrait revenir sur ces principes et proposer d’autres sons (je revendique personnellement La Fièvre de NTM comme hymne) d’autres bannières (les couleurs du PSG avec la tête du maure corse, les 11 hermines bretonnes et les couleurs de l’Ikurrina) mais nous ne sommes pas dans ce contexte et nous devons donc, faire avec ce que nous avons. Ces emblèmes sont l’histoire de ce pays et se veulent donc une partie commune de notre identité à tous. On peut le regretter mais il en est ainsi. Je regrette bien moi, que certains osent mettre des raisins secs dans le couscous mais ce n’est pas pour autant que j’arrête le couscous.
Alors, l’hymne, le drapeau français, ça pose problème, par contre, le drapeau européen semble n’en poser aucun, à personne, comme si l’acceptation du passage à cette techno structure aveugle était rédhibitoire, ingérée, digérée et même déjà évacuée. Personnellement, c’est bien cela qui me choque le plus. L’utilisation sans consultation d’un emblème qui n’est pas le notre, puisque non inscrit dans notre constitution.
Bien sûr, on objectera que la constitution européenne est supra nationale et que donc, le drapeau ue devient un emblème, sauf que nous avons voté non à cela, justement. La constitution de l’union européenne a été rejetée par le peuple français en 2005. On nous impose dans les classes, quelque chose que nous avons rejeté mais nous nous déchirons sur la pertinence de nos emblèmes historiques. On ne nous prend plus pour des cons, on est très très loin au delà puisque nous prouvons que nous sommes au delà de la connerie.
Les parents se montrent eurosceptiques, pour le moins, alors propagande auprès des enfants avec endoctrinement obligatoire mais ça passe crème. Et surtout, surtout, nous sommes en démocratie. L’endoctrinement continue, après les ppms où l’on apprend à fuir, se cacher, à avoir peur, à se cacher sous les tables et à être bien disciplinés, à scotcher les fenêtres et devenir le bon petit mouton qu’on a décidé que chacun serait.
Si d’aventure on se questionnait encore sur les raisons d’une démission ou du manque d’enseignants, peut être que la façon dont cette affaire a été réglée par nos « représentants » donnera un début de réponses aux questionneurs. De plus en plus, il s’agit d’appliquer benoîtement des consignes venues d’un autre monde hors sol, sans concertation, sans réflexion, dans l’urgence et si le prix humain est élevé, il n’est guère important si l’économie financière est manifeste.

De toute façon, un amendement posé par Ciotti et soutenu par Aurore et le frisotté, y avait caillou sous le mérou, (et oui, c’est un procès d’intention mais comme on ne me demande pas mon avis, ni à moi, ni à un autre, je suis dans l’obligation de me contenter des intentions et, depuis quelques temps, les intentions semblent particulièrement nauséabondes, pour ne pas dire fétides). Se non è vero e bene trovato

La semaine politichienne de Smig – Jusqu’ici tout va bien …

 

Jusqu’ici, tout va presque bien pour lui,

Usées jusqu’à la corde, les arguties

Pour expliquer l’inexplicable.

Il fait de longs discours imbitables,

Tout est apparats, or et fatuités

Entre le mensonge et le détaché.

Rien n’est jamais plus creux que l’Aurore

Loin des sublimes décors et des trésors,

Envoyés par courrier présidentiel.

Nul n’y croit plus, ne reste que les séquelles

Faites aux flash ball, aux insultes répétées

Avec une diabolique précision d’horloger,

Ni excuses, ni repentis, ni pitié

Tant qu’il y a de la haine, y a du plaisir

Que les pauvres souffrent à en mourir,

Une marche forcée unioniste.

Il fallait du sang, il fallait des larmes

Versées sous le feu et le bruit des armes.

Oubliées les promesses utopistes,

Utilisés tous les artifices,

Le mensonge d’état et la lâcheté

Avec cette pointe de mépris

Issue des représentativités.

Tout est bien calculé et bien fini,

Entre le bas peuple et l’oligarchie,

Tu as déjà choisi d’aider tes amis. 

Rien ne saurait te faire changer d’avis

Et tout va  donc continuer ainsi,

Routine classique conservatrice

Ordre de laisser l’instigatrice

Imposer sa loi dévastatrice.

La semaine politichienne de Smig – Lettre d’un californien du 93 à ceux qui croient encore que le printemps arrivera… un jour…

 

A la manière de certains désagrégés qui font le tour des studios promos pour montrer le revirement idéologique de la bobosphère afin de rester dans le in, pour ne pas être out, il appartient à tous, désormais, d’envoyer sa missive à l’autre, à l’ami que nous n’avons plus, à celui qui continue de suivre aveuglément quand tout indique, objectivement, qu’il ne reste que le demi tour comme échappatoire viable. Cet être étrange qui tient du croisement du pigeon, de la marmotte, du mouton et du castor, cet être fabuleux et qui n’existe plus que dans les programmes des medias autorisés, le marcheur.

Tu vas donc crier ta haine de l’opposition qui n’est que de la fachosphère, qui n’est que l’arrivée par hordes canines de rouges bruns. On t’a dit que c’était eux. Rantanplan, Kéké, joueur de cartes avec la chaîne en or qui brille, ne cesse de prévenir face à cette menace colorée alors, tu fonces dedans parce que le camp du bien l’annonce. Il ne saurait y avoir d’opposition autre qu’une voie en couleur, qu’elle soit phosphorescente, fluorescente ou venue des soeurs zombres. Et la couleur dans le monde binaire du noir et du blanc, c’est forcément le noir, le sombre, l’obscur, les ténèbres. Le mal est celui qui s’oppose et tu conchies le mal devant ton bol de quinoa ou sur ta trottinette électrique. Tu trouves qu’il était temps d’agir et qu’il fallait sévir, et durement, pour ne pas laisser ces factieux poursuivre leur déstabilisation de l’état de droit. Parce que l’état de droit, c’est important. Alors, tu votes des deux mains, la loi anti casseurs qui permet de donner un cadre législatif à la police de la pensée. Désormais, tu approuves qu’on empêche de manifester des gens simplement parce que Rantanplan pense que ces gens sont dangereux. Ils pouvaient l’être, c’est sûr, mais en les empêchant de s’exprimer, ils le seront, c’est sûr aussi. Celui qui n’a rien à perdre, n’a rien à perdre, tout comme une femme qui rit est juste une femme qui rit. C’est parce que tu crois que tu as raison, que tu te convaincs que tu as raison, alors, tu as raison.
Le préfet obéit, comme toujours aux ordres du ministre de l’intérieur, et le ministre de l’intérieur n’aime pas les séditieux alors, il se donne les moyens de les éviscérer, de les éborgner, de les gazer (qui signifie littéralement et dans le dictionnaire: intoxiquer (affecter de troubles plus ou moins graves par l’effet de substances toxiques) avec un gaz de combat(https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaz_lacrymogène) parce que l’ordre est essentiel et l’Europe, c’est la paix.
Il ne faut jamais oublier que c’est l’Europe que promeut Jupiter, que nous voulons, la main sur le cœur et que ce que veut Jupiter est parole divine, l’évangile selon Jupiter, et que puisqu’il le dit, l’Europe, c’est le bien.
Alors, ce ne sont pas les quelques députés parvenus qui s’abstiennent de voter cette loi vitale et essentielle et qui démissionnent qui vont changer quoique ce soit. De toute façon, le seul qui démissionne donne enfin du sens à son nom, alors c’est logique. D’ailleurs, ils démissionnent de leur appartenance au parti royal pour montrer qu’ils sont des rebelles mais ils ne remettent pas leur poste en jeu. Faudrait voir à pas déconner non plus, ils prouvent juste qu’ils étaient des marmottes. Enfin ils… Juste lui… Juste la marmotte orpheline qui ne mérite pas que tu t’apitoies sur son sort.

Ce sera la faute de la russosphère, la faute de ce chasseur d’ours sur patins à glace et bouffeur d’huile de foie de morue frelatée, accompagnée d’un verre de ce qu’ils appellent vodka et que nous appellerons débouche chiottes.
C’est la faute de ce bouffeur de pâtes et pizza, grossier, vulgaire, facho, raciste, homophobe, sexiste, mangeur d’enfants et supporter du Milan AC, véritable monstre anti migrants puisqu’il applique les lois que la France applique depuis des années mais la France, c’est pas pareil, c’est différent… La France, c’est l’Europe et l’Europe, c’est bien, c’est la paix. (https://youtu.be/2bKPF9DRJzo).
C’est la faute des hongrois, encore eux, des polonais, toujours eux, du Venezuela, et de ces sacrés gauchos bolivariens qui ne comprennent jamais rien à la politique et à l’économie capitaliste, les cons, et de la Syrie, parce que la Syrie et pis, c’est tout. C’est la faute du monde, des tempêtes, de la lune, de la conquête de Mars, d’Aurore Bergé et de la saison de merde de l’OM. C’est la faute de tout le monde mais surement pas, surtout pas, celle du dieu jovien. Lui, il est au dessus, il est le bien, il est le sauveur, il est l’Europe et l’Europe, c’est bien, c’est la paix. Ce sont les autres qui sont le mal et il serait temps que les pigeons de mai 17 redeviennent ce qu’ils étaient alors… des pigeons. Le bon temps où les pigeons ne voulaient pas se prendre pour des politologues ou des gens dotés d’un cerveau. Le temps du printemps où les pigeons n’étaient que dans le ciel et mettaient le bulletin qui va bien , le bulletin divin dans l’urne de la déchéance.

Ce sera la faute de tous ces imbéciles qui se prennent pour des lanceurs d’alerte parce qu’ils écrivent des billevesées dans des feuilles de choux surannées (je sais que tu aimes les mots d’une autre époque et qui sortent des livres pleins de poussière, même si le livre, c’est du papier et que le papier, ça n’est pas écologique… D’ailleurs, l’écologie, c’est important, c’est pour ça que tu as acheté une voiture électrique, avec la prime jovienne, parce que l’électrique, c’est écologique et que c’est l’avenir et que comme l’Europe dit que c’est bien, c’est que c’est bien et que ceux qui doutent sont le mal et qu’ils portent des chemises brunes qu’ils n’ont même pas retroussées parce qu’ils n’ont pas la classe vestimentaire de ton idole déifiée et postérisée dans ton salon et sur les plateaux télé).
Ces torchons numérisés qui ne servent qu’à entretenir le fascisme rampant, le nazisme naissant, l’antisémitisme galopant, le retour des petits moustachus bruns hargneux qui suintent la haine de la beauté christique de ton sauveur. Parce que rien d’autre ne saurait expliquer à tes yeux grands ouverts devant le génie élyséen, cette haine, ces mensonges publiés, ces inepties prononcées, ces aigreurs diffusées. C’est bien parce que les journalistes ne sont que des écrivains ratés, des comédiens déchus, des réalisateurs ignorés et des penseurs sans pensées, qu’ils se permettent de chercher dans les poubelles de l’histoire les erreurs de jeunesse d’un homme bien sous tous rapports.
Le conquérant de l’impossible, l’Alexandre des missions obscures ne peut être qu’un être supérieur et de qualité, puisque ton rédempteur l’a intronisé, à défaut d’autres intrusions, dans son cercle restreint et intime et que Dieu, bien que miséricordieux, ne se trompe jamais.
Il est loin le temps béni où les rédactions agissaient en bon ordre de marche, où suivre la voix de son maître était la norme et la condition à promotion, où bêler aussi fort que possible contre les oppositions qui n’avaient pas lieu d’être, était un acte inexistant parce que le monde est juvien et que aller à l’encontre du monde, c’est devenir le mouton noir alors qu’être un mouton, c’est bien, mais noir, ça craint velu ou frisotté pour un mouton dans une salle de rédaction.

Ce sera la faute des français, oh pas tous, quand même, seuls quelques illuminés qui ne représentent que 70% de la totalité, qui sont mécontents de tout et tout le temps et qui n’ont pas eu la décence première, vitale, essentielle, primordiale, l’intelligence, la connaissance, la pertinence, la lucidité de voter pour la survie, pour le sursaut démocratique, pour la lutte contre l’invasion brune, qui n’ont pas eu le minimum de respect pour l’histoire de notre pays, de faire barrage à l’ignominie, l’innommable, l’indicible, l’abject et qui donc ne soutiennent pas, par bêtise, la politique gouvernementale actuelle faite de taxes supplémentaires et augmentées, de répressions supplémentaires, quotidiennes et augmentées, de mépris quotidien, répété, supplémentaire et augmenté et de miettes multiples jetées négligemment à la face de la plèbe. Ces gens, ce peuple, qui ne méritent que condescendance, tant il est crasse dans son désir de s’exprimer pour dire tout et n’importe quoi et surtout n’importe quoi et qui réclame, en plus, le désir de s’exprimer encore davantage, comme si vous, l’élite, la raison, le savoir, les éduqués, les lettrés, vous vouliez entendre cette masse difforme et pourquoi ne pas écouter aussi, ce ramassis grouillant et nauséabond qui empeste la clope et le gazole?
Dieu est grand et miséricordieux mais il ne fait pas dans le social, dans l’humanitaire, il n’est pas là pour s’apitoyer sur les souffrances des petits, de ceux qui n’ont pas voulu être castor comme il se devait, comme il fallait l’être, parce qu’il fallait faire barrage aux atteintes à la liberté de manifester, d’exprimer ses opinions, de rédiger des brûlots, de s’opposer à la parole d’en haut. Il fallait empêcher de fermer les ports et les frontières et accueillir les migrants. Il fallait renforcer la loi de 1905 et ne surtout pas envisager de la modifier. Il fallait empêcher la peste brune, rouge, jaune de débouler dans nos rues et de tuer nos fils et nos compagnes dans nos campagnes oubliées des salons parisiens rénovés du faubourg Saint-Honoré. Il fallait empêcher la fuite de tout ce pognon de dingue vers des contrées inconnues. Il fallait pousser les gens à traverser les rues pour s’acheter des costards sur l’île de Guyane. Il fallait que Jupiteux passe pour que le monde bruxellois subsiste même si la peste blonde et non plus brune n’aurait pas gênée Bruxelles et Berlin non plus mais lui, le bellâtre bélître, il présentait mieux tant il est beau et tant il sait son madame de Staël, dans le texte, comme d’autres connaissent Coluche et Churchill en même temps. Parce que, en même temps…
Chaque jour qui passe ne fait que rappeler la déliquescence de la classe politique et l’incurie du système éducatif et social. Heureusement pour nous, cela ne s’applique que pour l’opposition médiocre, brune, fasciste, rouge, nazie, jaune, populiste, lamentable ainsi qu’à ceux qui suivent cette cohorte d’abstentionnistes ignares, illettrés et ivrognes. Tous ceux qui ne savent pas reconnaître le génie d’une équipe, d’une cour représentant la caste la plus haute. Cette cour qui, en plus de sauver ce peuple pitoyable, trouve le temps de rédiger des textes bientôt en pléiade, des romans pour la collections blanches et des pensées multiples et exceptionnelles que le cahier de l’Herne ne sauraient ignorer trop longtemps.
Il y a les animaux nobles: le pigeon, la marmotte, le castor, le mouton. Ces animaux qui marchent, qui sauvent parce qu’ils comprennent et puis il y a les animaux bouseux, les porcs dans leurs occupations de basse cour, les dindons parce qu’ils sont dupes et dupés par les opposants et les ânes parce que leur bêtise et leur intolérance vis à vis de l’élite est à l’image de leur médiocrité. Ce pays est devenu la ferme des animaux et Napoléon finit très mal même s’il est un cochon. La fin justifie les moyens mais la fin risque de faire perdre ses moyens à beaucoup.

Alors puisque je ne suis qu’un californien du 93, je t’envoie à toi, l’ami que je n’ai plus, cette simple lettre pour te rappeler que tu as raison puisque tous les autres ont tort et que, même s’il ne me manque que la mer, je continue à naviguer à vue sur les vagues que provoquent les tempêtes jupitériennes quotidiennes. Tu peux m’appeler Jojo, ça me rappellera des souvenirs.

La semaine politichienne de Smig – Mais je ne suis pas psy …

 

N’ayant aucune compétence en la matière, ni la moindre velléité d’en acquérir une quelconque, je ne me risquerais pas à une analyse psychiatrique, ni même psychologique des personnages.
Il serait quelque part incongru, qu’un individu comme moi, se permette le moindre avis ou jugement approfondi sur la superficialité cognitive d’une équipe dirigeante en décomposition mentale.
Toutefois, il ne semble pas nécessaire de disposer d’une faculté particulière d’analyse pour constater avec stupeur, ou au minimum avec surprise, la déliquescence, désormais quotidienne, d’un panthéon divin déjà passablement brinquebalant.
Les derniers feux d’une civilisation paraissent s’éteindre à la vitesse des interventions joviennes dans le royaume dont le prince est un enfant.
A chaque jour, les frasques d’un sérénissime prebubere s’accompagnent de révélations sur quelques mignons parvenus et désormais intouchables.
Fustiger les fautes de goût vestimentaires fluorescentes ou les utilisateurs permanents de caravanes, après avoir juré, tous ses grands dieux, puisque certains semblent encore au dessus des lois des hommes, qu’on ne l’y reprendrait plus dans l’usage des petites phrases, n’était qu’un état quotidien, banal, normal, classique, sain des premiers de cordée institutionnels.
Certains se sont essayés, de manière ignominieuse, à convoquer les sœurs zombres et les frères exterminateurs pour défendre ce qu’il était encore possible, mais illusoire de défendre. L’usage d’un point g, qui ne se fait plus dans les soupirs de jouissance mais plutôt dans les hurlements hystériques d’une passionaria télévisuelle ou d’un frisotte bruxellois sans cheveux, devient le nouveau sport médiatique d’une cour obsolète et totalement dépassée par les évènements et les enjeux.
À la violence physique des regards, maintenant, à moitié expressifs, des membres qui ne fonctionnent plus par paire, s’ajoutait déjà une violence verbale, les deux s’accompagnent, ainsi, dorénavant, d’une violence idéologique définitivement ancrée et encrée.
L’opposition, la rébellion, la contestation ou même, plus simplement, le juste doute posé sur une politique divine inégalitaire, injuste, liberticide, mortifere, inepte, inefficace, intolérante et mal traitante, s’accompagne, non plus en procès d’intention, mais bien en condamnation de crimes contre l’humanité et en assimilation au camp de la haine, du mal, du pire, des ténèbres.
Être sceptique sera officiellement, aujourd’hui, considéré comme la marque évidente d’appartenance à l’idéologie aryenne et même bonne aryenne. Alors même que cette pensée n’est en rien, jamais, à aucun moment, ni même de très loin, le propos.
En accusant, condamnant, stigmatisant l’opposition dans une case antisémite afin d’éviter l’usage de l’argumentation qui, désormais, est définitivement impossible pour défendre l’indefendable, les partisans de l’incompétence unioniste jovienne finissent de se discréditer alors même qu’ils étaient déjà passablement conchies.
A vouloir ériger en dogme, une politique désastreuse, les premiers de cordée bas de plafond en viennent à utiliser un certain godwin, qui ne demandait rien à personne et qui se retrouve convoqué, plusieurs fois par jour, pour légitimer l’abject.
De plus, s’appuyer sur de telles méthodes, alors qu’elles ne sont en rien le propos, met véritablement en danger, ceux qui n’étaient pas concernés et qui ne voulaient pas l’être pour ces raisons religieuses, culturelles, cultuelles ou gastronomiques. À force de crier au loup, quand cela n’a pas lieu d’être, on sait comment fini le berger, qui n’était ni Pierre, ni Laurent et encore moins aurore, ah aurore, et que ce que l’absence d’arguments politiques, économiques, pertinents entraîne les dérives que l’on prétend combattre.
Utiliser l’horreur, pour justifier l’horrible, est le symptôme des perdus idéologiques et des démunis cérébraux mais je ne suis pas psy.