13.

L’euphorie entourant le monde ne pouvait me toucher. Il y avait trop d’éléments qui perturbaient ma sérénité. L’impression perceptible d’un statu quo faisait que je ne savais pas réellement dans quel sens je devais désormais poser mon attention. Je continuais mon rituel classique de l’errance nocturne, persuadé que j’étais par le déclic cognitif que cette marche m’apportait. Se perdre volontairement dans les rues me donnait l’impression que je pouvais trouver un début de solution face à cette montagne d’événements inexpliqués. L’éclairage urbain donnait l’impression d’une nuit incomplète et même plutôt d’une ambiance entre chien et loup dont j’avais perdu l’habitude et que je n’appréciais pas vraiment finalement. Paris devenait un repoussoir pour moi. Trop de bruits et de fureurs autour de moi et même de nuit. J’avais rapidement perdu ce goût pour les joyeusetés parisiennes parce qu’elles étaient de toute façon tellement futiles que je n’avais plus l’envie d’y participer. Et puis ma tête était uniquement concentrée sur un objectif quasi inavouable mais il s’agissait désormais de fierté et d’orgueil. On a l’habitude d’accoler à fierté l’idée de mal placée or il se trouve que cette fois, je ne trouvais rien de plus légitime et rien de mieux placé que cette volonté de trouver, de savoir et de comprendre. J’y mettais quasiment un enjeu vital. Je ne pouvais laisser cet ennemi intime l’emporter. Depuis cette lettre, il y avait clairement un duel qui se dessinait et perdre n’était pas dans mon logiciel. Comme les duels du passé, le fait de perdre s’accompagnait immanquablement de la mort et je ne me voyais pas mourir, pas déjà, pas encore. Puisque cet ennemi invisible avait décidé qu’il y aurait un rapport personnel et quasi affectif désormais dans cette histoire, je me devais d’être à la hauteur. La complexité de l’enjeu faisait même que je devais me préparer à être au delà de mes capacités. Je ne voulais pas mourir et jusqu’à maintenant j’avais réussi à ne pas me suicider.

Soldes avant fermeture estivale 5 (de la viande parce que c’est bon…)

Aujourd’hui donc, pour être, à la mode et dans le sens de la marche, il faut être pro UE, pro Lgbt, non blanc, pro religions, anti France et contre le nationalisme et le patriotisme, c’est la même chose du coup. On peut ajouter, pour compléter le combo, l’obligation d’être vegan… Longtemps, le végétarien était une mode pour marginaux cérébraux, selon moi… Désormais, il est quasiment obligatoire, pour certains extrémistes du specisme à outrance, de considérer l’animal supérieur à l’homme et que le respect qui est dû à l’animal doit être sans commune mesure. On peut massacrer le peuple voisin, conchier les migrants qui viennent envahir nos villes, regarder négligemment les pays et les peuples se déchirer et se détruire à coups de bombes et de morts et de sang, mais il y a obligation de pleurer sur les abandons de chiens ou ces images d’abattoirs. Evidemment qu’il faut revoir le traitement animal et ne plus agir de la sorte. Evidemment. Mais il ne faut pas tout confondre. Désolé pour les spécistes qui courent plus vite que Mbappé mais non… Une vache dans un abattoir, aussi horrible fut cet événement ne vaut pas la mort d’innocents dans les campagnes ou les villes en flammes. Désolé. Et non, l’animal n’est pas l’équivalent d’un humain aussi imparfait soit il pour moi. Je sais c’est horrible de penser ça et de considérer ça mais il faut aussi avoir raison gardée parfois. Alors oui je rêve d’une chemise en soie, oui, j’aime les gâteaux au miel et oui les pulls en laine me font tripper. Oui mes godasses en cuir me plaisent mais par dessus tout, un steak est et restera un bonheur gustatif. Bien sûr, on peut être vegan et ça ne me pose à priori pas de problème mais qu’on me foute la paix. Je mange de la viande et j’aime ça.

On en arrive ainsi à la conclusion du jour. Je suis blanc, hétero, athée, bouffeur de viandes et même de la crue, eurosceptique, anti marche en rang le doigt sur la couture à côté d’un mouton tondu, il ne me reste donc, je crois, que le déménagement vers une autre planète. Vive Cheminade!

Soldes avant fermetures estivales 4 (de l’Europe puisqu’il en faut)

Encore un aspect de ce que le politiquement socialement correct impose. Après le respect obligatoire envers l’islam et autres fanatiques religieux, aux LGBT et surtout la communauté revendicatrice et intolérante, il y a l’obligation impérieuse d’être pro UE. Ne pas considérer le pouvoir de Bruxelles ou de Strasbourg comme indiscutable. Il faut soutenir la sciatique junkerienne et la course merkelienne ainsi que les délires jupiteusiens. Il est de très mauvais ton de ne pas être pour l’union européenne et d’ailleurs aucun politicien sérieux, en France, n’appelle à sortir de l’Europe (UE) à l’exception du marginal UPR. L’union européenne et l’euro sont donc les gages de la paix, du bonheur, de l’opulence et de la tolérance entre les peuples. Mouais…. Comment croire encore à ce type de propos? La paix en Europe géographique est quasiment, effectivement, factuelle depuis la création de l’UE, toutefois, il est étonnant de constater que les budgets militaires n’ont jamais été en proportion si importants et le nombre de conflits dans le monde avec des intervenants unionistes, jamais aussi haut. En gros, l’UE est en conflit permanent mais à l’extérieur de l’espace Schengen. Cela coûte encore plus cher qu’avant mais comme ça n’est pas chez nous, tout va bien madame la marquise.

Le bonheur unioniste se traduit, lui aussi, tous les jours factuellement. L’écart entre les plus riches et les classes moyennes ne fait que grandir en raison de la spoliation des richesses par le fameux 1% du très haut, qui en réalité sont encore moins que cela, mais ce capitalisme effréné est source de bonheur pour tous apparemment. Seuls, ceux qui refusent ce bonheur capitaliste souffrent dans l’UE et sont d’ailleurs considérés comme des punks à chiens. « T’es pas heureux? c’est que tu ne le veux pas… Tu te mets volontairement en marge de la société… C’est ta faute ».

L’opulente union européenne qui vit en récession depuis quelques temps déjà, qui est en crise depuis toujours en fait et qui entraîne les pays et les peuples vers un abîme toujours plus profond (Cf la Grèce). Certes, les pays du sud ne sont pas exempts de reproches mais la fameuse protection que devait apporter la fameuse union est tout de même très largement discutable.

Enfin, la tolérance entre les peuples qui devait se forger autour de cette union et qui apparaît, chaque jour, de plus en plus, fragile avec la crise des migrants. Tout le monde constate la montée des « populismes » et des « nationalismes », le mal!!! les heures les moins claires!!! Mais d’où viennent ces sentiments? Les politiciens avaient promis que l’UE allait changer nos vies. Ce fut le cas. Malheureusement vers le bas et, en fait, il y a énormément de dépit amoureux dans ce désamour, parce que l’UE n’est plus qu’un système mafieux qui ne fonctionne que sur cooptation et pour ses membres. Les peuples n’existent plus, ils sont niés. Les cultures, les langues, les coutumes sont rejetées alors qu’elles sont les balises, les repères que tout humain réclame pour se construire et se sentir appartenant à une unité. C’est sur des valeurs communes respectées que de nombreux pays se sont construits et c’est sur ces valeurs que l’UE aurait dû se construire or ce ne fut que pour l’enrichissement de quelques uns et le mépris ou le sentiment de mépris ressenti par les autres.

Soldes avant fermeture estivale 3 (de la sexualité et autres trucs du même acabit… )

Le renoncement de l’état face à la religion se traduit également dans d’autres domaines comme par exemple, dans les mœurs. Sur le principe, tout le monde se fout de la sexualité de l’autre et, en tout cas, moi le premier, je me fous totalement de savoir ce qui se passe dans le lit de chacun. Toutefois, il semblerait que, pour certains, il y ait une nécessité absolue, impérieuse et même vitale à ce que tout le monde sache ce qu’ils vivent. Je peux entendre les revendications qui visent à ce que chacun soit considéré comme égal à d’autres mais… Lorsque cette revendication devient une obligation légale et factuelle, elle empiète sur la liberté d’autrui, surtout la mienne, et va à l’encontre de ce que je crois… parce que moi aussi je crois en des trucs. Ainsi, le fait que dernièrement, l’assemblée nationale, symbole de l’état français s’il en est, soit recouverte de drapeaux LGBT m’interroge, m’indispose, me dérange. Cette communauté reproche d’être traitée à part, d’être ostracisée. Je mets de côté les actes violents qui eux sont totalement et, sans ambiguïté, condamnables. Donc, une communauté qui se sent mise de côté pose des drapeaux communautaires sur un édifice public. Ces personnes veulent être traitées comme tout le monde mais en fait, différemment. Il faut donc créer un statut particulier pour des personnes qui revendiquent le droit d’être comme tout le monde. C’est moi ou…

En réalité, ce qui me dérange le plus, c’est la virulence avec laquelle les revendications de certains leaders autoproclamés se fait. Lorsque le non binaire a exprimé son choix, qui n’est pas critiquable, il a été moqué et par moi en premier lieu. Non pas parce qu’il ou elle aurait une sexualité ou une appartenance particulière mais bien parce que le foutage de gueule dressé en étendard de la différence est juste navrant. Tout dans son discours était ridicule et désolé mais le ridicule me fait rire. Ce n’est pas ce qu’il est et ce qu’il défend qui me gêne, c’est la manière dont il le fait que je trouve finalement hilarante. Avec de tels porte paroles je me demande comment il va être possible de faire entendre une volonté d’appartenance qui ne se construit pas sur du communautarisme.

D’autre part, il y a chez quelques personnes en vue de ce combat, une volonté de défendre tous et tout le monde qui peut s’avérer louable mais défendre l’islam en même temps que le droit à l’homosexualité ou à une sexualité autre que hétérosexuelle relève tout de même d’un sacré tour de magie. Non blanc et non hétéro. Pas de problème. Comment ça se vit sereinement et où? A force d’amalgamer tous les conflits et tous les combats à travers la fameuse convergence des luttes, on en vient à du n’importe quoi, n’importe comment, n’importe qui et plus encore… Forcément, la convergence des luttes si elle doit tourner au mépris des blancs hétéro non religieux, je ne peux pas y souscrire…

Soldes avant fermeture estivale 2… (de la religion… et merde… )

J’envisage de purger le trop plein qui pourrait nuire à mes envies estivales et donc, de fournir, ici, quelques réactions, plus que des pensées sur quelques domaines qui attisent le feu dans notre fabuleuse société moderne pré explosion. J’avais déjà posé quelques brides de pensées sur certains de ces sujets et je vais donc continuer de dénouer le fil de cette pelote que constitue le monde comme il va et dans lequel tous autant que nous sommes, nous survivons. D’une manière plus ou moins survivante selon les cas. Mais encore une fois, il ne s’agit que d’envies, de raisonnements, de réflexions totalement personnelles qui n’engagent que moi parce que moi est la personne la plus importante de ma vie, après moi.

Encore une fois, un détail de l’histoire fait que la polémique resurgit, dans mon univers, sur le principe de la religion. Ce sujet est, de plus en plus, tabou et nécessite, pour tous, désormais, de prendre des pincettes pour en parler. Or, il se trouve que, justement, les partisans, les fanatiques, les religieux, eux, n’ont aucun tabou et en parlent en toute impunité et même légitimité. Dans un pays, soi disant laïc, c’est plutôt croquignolet finalement. Donc, je confirme et j’assume que je me moque des religions parce que cela n’a désormais plus à rien à voir avec une spiritualité qui, elle, a ses raisons d’être… La blague religieuse ne me touche plus que sous forme monumentale et architecturale parce que, concrètement, la seule certitude que nous avons sur dieu est qu’il s’agit d’une hypothèse et faire sa vie sur une hypothèse est typiquement ce que le monde actuel cherche à construire… la peur des certitudes qui entraînent des actes désespérés parce que considérés comme justes par des personnes fanatisées.

En reprenant simplement l’idée même de l’étymologie, tout croyant m’apparaît, par nature, comme un fanatique puisque fan (version contractée) d’un concept. Ce fanatisme, même s’il est soft, ce qui est de plus en plus rare à mes yeux, influence grandement le mode de vie de la victime et donc par capillarité, les pauvres abrutis qui subissent ça, dont je fais partie. J’en viens même à me demander s’il ne serait pas plus pertinent, finalement, de supprimer toute religion et de n’autoriser qu’une philosophie ou une spiritualité qui serait créée par chacun, selon ses envies, plutôt que des règles communes qui, en réalité, sont totalement antinomiques et inadaptées avec notre société. Chacun doit pouvoir croire en ce qu’il veut. Mais, est ce que chacun a le droit de faire chier le reste du monde, dont moi prioritairement, avec ses dogmes, ses superstitions et ses rites? Croire en dieu redevient un truc à la mode parce que ça fait bien. C’est une démarche marchante de négliger l’aspect sociétal au profit d’un aspect religieux (et je ne dis pas philosophique parce que, pour moi, cela n’a rien à voir). En effet, si tu pries et si tu crois, tu ne remets pas en cause une société qui t’autorise à pratiquer ta foi de la manière que tu désires. Et, de la même façon, si tu crois, tu peux même faire chier le reste du monde avec ton délire afin que le reste du monde perde son temps à se défendre de cette menace plutôt qu’à le consacrer aux véritables menaces ou combats. Parce que oui, la religion fait chier et fait perdre du temps. Parler de ça, c’est perdre autant de temps pour véritablement faire des trucs intéressants, comme tirer un coup, jouer avec ses gosses, lire un bon bouquin, regarder un truc intéressant à la télé… ou autre, faire des gâteaux ou du jardinage pourquoi pas!!!!

De fait, je me moque de toutes les religions, ce qui n’a rien à voir avec la foi, parce que les religions représentent tout ce qu’il y a de négatif à mes yeux sur cette terre et que je fais ce que je veux. Et ce qui m’est encore plus insupportable concernant le religieux, c’est qu’on me l’impose. J’utilise volontairement le ON parce que l’imposition est multiple et large. Bien sûr, la première imposition vient des religieux , eux-mêmes, qui considèrent avec force que tout le monde doit savoir que eux, ils croient. Parce que c’est bien d’être croyant et qu’il faut que le monde entier sache que machin est croyant et que donc, c’est un mec bien. Je préfère ne pas revenir sur toutes les critiques possibles que je pourrais formuler sur l’interprétation rétrograde du monde que construit les religions. J’ai déjà suffisamment d’ennemis. Clairement, tu crois en dieu de manière ostensible, et quelque soit la religion, à mes yeux, tu vis dans un autre siècle, dans une autre société, peut être même dans un autre monde, mais tu as le culot de me l’imposer. Parce que le deuxième aspect de ce recul dû à la religion, se trouve dans le fait que, sous couvert de tolérance, de respect, de démocratie (lol), de république, de vivre ensemble et de je ne sais quelle construction langagière fallacieuse, la société dans son ensemble accepte et cède et recule en permanence face à l’invasion du « sacré ». Les préceptes religieux de quelle confession que ce soit sont imposés à tous et, à aucun moment, les religieux ne se demandent si c’est bien pour les autres, puisque c’est bien pour eux. Alors je sais que le peu de lecteurs de ce billet pourraient me reprocher de stigmatiser les musulmans. Pourquoi pas… J’ai pourtant dit toutes les religions mais comme l’un des aspects et l’une des vertus essentielles de la religion, c’est la posture victimaire alors soit… je suis un raciste, facho, qui stigmatise les musulmans. OK et? Je n’ai tenu aucun propos répréhensible par la loi, puisque la loi elle -même protège les croyants au détriment des non croyants, et je dis bien au détriment. Alors oui, je considère que les musulmans veulent m’imposer leur mode de vie. Et à la limite, ils ont raison. Puisque l’état leur en donne le droit, la possibilité, la place. Plus encore que l’islam, c’est vers la république et les gouvernements successifs que se tournent mon dégoût. Il est des moments où il y a la nécessité d’affirmer les valeurs auxquelles on tient et auxquelles on croit… Parce que croire en des valeurs n’a rien à voir avec croire en une religion, même si les valeurs peuvent devenir des fois, et qu’il est impératif que le cap soit tenu. Non, il ne me semble pas normal que dans ce pays, on m’impose la vue de parasols noirs qui marchent dans les rues. Non il ne me semble pas normal que dans ce pays, on m’interdise de boire ou de manger à certains moments de l’année ou de la journée. Non, il ne me semble pas normal que dans ce pays, on m’oblige à ne pas avoir certains plats servis, à ce qu’il y ait des horaires de piscine pour certains, à ce que la viande soit tuée d’une certaine façon, à ce que je ne puisse pas regarder une jolie fille, à ce que je ne puisse pas boire d’alcool et tout ce qu’on voudra. C’est renier même selon moi, ce qui a construit ce pays que de se soumettre aux désidératas de ce qui est encore une minorité et de l’imposer à tous. Si l’état ne s’estime plus en mesure de poser des règles de savoir vivre communes alors qu’il décide d’un référendum pour savoir si le peuple a envie de devenir un pays religieux ou non. Et ainsi, d’imposer que ce que le peuple aura décidé. Au moins, je saurais si je peux rester vivre ici ou pas. Et le facho se retire sur ce sujet, sous vos applaudissements.

Soldes avant fermeture estivale 1

Peut être s’agit-il finalement de moi et de mes problèmes identitaires, philosophiques ou constructifs, mais, chaque sujet devient, de plus en plus, une véritable lutte entre les tenants d’une vérité et les partisans d’une autre. La seule vérité que les deux camps semble accepter ensemble, c’est l’idée qu’il est nécessaire de prendre parti, de s’inscrire dans une lutte commune et fédératrice pour être, enfin, tous ensemble face à l’envahisseur. Certes, cet envahisseur indéfini change au fur et à mesure que les sujets se construisent et se modifient. Il n’y a, en réalité, de points communs sur rien entre les partisans de tel ou tel acte philosophique. Juste l’idée ou la sensation que le bien se trouve dans cette voie, aujourd’hui, et peut être que, demain, cela en sera une autre mais, pour l’instant, le seul intérêt de l’existence consiste à imposer à l’autre et, au reste du monde, sa propre vision et architecture d’un univers tout simplement aseptisé où le moindre écart de politiquement correct sera, immédiatement, réprimé et ce, de plus en plus, violemment. Ce n’est pas tant l’idée que les sujets puissent être clivants parce que ceci est la base même de l’échange, du débat et de l’évolution, non, ce qui véritablement interroge, c’est cette capacité surmultipliée à entretenir l’illusion d’une doxa ou d’une voix qui ne saurait être autre chose que le bien et qui même, en définitive, serait le bien. S’opposer à cette voix marcheuse, c’est entrer dans un monde obscur baptisé Fachosphère. Ne pas raisonner comme la masse beuglante et moutonnante, s’apparente à un baptême en première classe dans le monde interlope et totalement inconnu des heures les moins claires. Plusieurs sujets font, rapidement, de vous, un apôtre de cette philosophie du mal, puisque le bien a décidé que le reste de la ligne était interdit. Le monde se sépare de plus en plus en deux lignes de fracture, de crête, marquées et évidentes. Le bien, c’est être pour l’expression de toutes religions, pour la GPA et PMA, pôur l’UE, contre le foot et toutes les manifestations populaires, pour le véganisme et membre actif du LGBTisme… Il faut considérer la marche comme le seul mouvement philosophique et politique valable. Un seul manquement à l’un de ces travers fait immanquablement de vous, un opposant à la France (de celle que la marche construit parce qu’il est également interdit d’être patriote). Pris dans cette vague de confusion, et avant de m’absenter quelques temps afin d’avancer dans différents projets qui nécessitent l’exil et la retraite, et comme je suis ici, chez moi, je laisse mes pensées sur ce fil. Parce que contrairement à ce que certains veulent imposer, je fais encore ce que je veux chez moi.

Anti daté… 2 jours avant…

Il semblerait que Jupiteux était en spectacle aujourd’hui, à Versailles… Malheureusement, j’avais autre chose à faire que de rire… Dommage… Ses nouvelles blagues, ses nouveaux sketchs sont, apparemment, encore plus drôles que les précédents, de ce que j’ai pu voir… ce qui signifie que cela va très loin dans l’humour… (Putain encore 4 ans de cette farce, ça pique quand même…)… Au moins, il n’y a plus aucun doute, on va souffrir encore et encore… Je ne peux m’empêcher d’espérer qu’enfin, les gens vont comprendre ce que j’écrivais dans l’entre deux tours… Et pourtant, quand je vois que certains continuent de croire en cet individu, je l’avoue, sans honte, j’ai peur… Ce pays perd, quotidiennement, un peu plus de ses valeurs avec ce gouvernement, (j’intègre volontairement le parlement dans son ensemble), qui est loin d’être incompétent, en fait, et qui est, plutôt, totalement compétent pour détruire ce qui nous restait de particularités et de fierté nationales. Bien sûr, tout cela se fait dans un but et chacun peut avoir son opinion sur ces buts. Personnellement, je ne suis pas fan des thèses conspirationnistes visant à critiquer ou à croire que tel banquier, telle UE ou tel NOM cherchent la destruction de notre pays. Je crois simplement qu’il s’agit d’un conflit d’intérêt flagrant et marqué entre ceux qui ont et ceux qui rêvent d’avoir. Jusqu’ici ceux qui rêvaient d’avoir, vivaient presque bien cette utopie, parce que les miettes lâchées suffisaient à maintenir un ordre et une possibilité d’élévation dite sociale. Aujourd’hui, Jupiteux cherche, par toutes les façons légales, à récupérer les miettes que les bourgeois de la révolution avaient laissées au peuple (ainsi que les fous communistes du sortir de la seconde guerre mondiale) parce que ceux qui ont, souffrent de ce défaut, tellement humain, de toujours vouloir davantage et encore plus, parce que moins n’est pas assez et que trop ne compte pas. Ainsi, de plus en plus de gens sont concernés par cette dégradation de niveau de vie. Ce qui auparavant était la middle class devient la sous classe… les fonctionnaires et les employés sont désormais des gens dans la difficulté, dans la gêne, alors qu’il y a quelques années encore, être enseignant, par exemple, était noble et établi dans la société, aussi bien en raison du salaire qu’au niveau de la fonction. J’ai moi-même visé ce métier d’enseignant parce que la facilité et l’amour de la transmission mais aussi, je l’avoue bien volontiers, une certaine sécurité professionnelle, statutaire et salariale, m’attiraient. Malheureusement, ce n’est plus le cas. Alors, je fuis désormais ce métier, avant de fuir, sans doute, ce pays, comme quelques diplômés qui quittent le bateau France. (Bizarrement, Michel Sardou ne me semble jamais avoir été aussi pertinent). Certes, il ne reste que 4 ans de ce régime délétère et destructeur, et 4 ans, finalement, c’est peu. Malheureusement, 4 ans, c’est trop long. Alors, maintenant, on sait qu’il n’y aura aucune amélioration de rien, dans les mois qui viennent, pour les gens qui rêvent d’avoir. Une fois qu’ils seront brisés, détruits et définitivement sans aucune possibilité de changer quoique ce soit, il restera quelles miettes à récupérer? Et c’est ce vers quoi, lentement, inexorablement, nous nous dirigeons au pas de marche arrière toute… Chercher les miettes qui n’existeront plus.

J’aime le foot…

 

Étant entendu que je suis dans une purge pré estivale qui vise à mettre au clair certains éléments de ma vie, afin de tenter, désespérément, d’y voir plus clair dans ma vie personnelle, à moi, que j’ai, je voudrais juste signaler aux redresseurs de tort que je m’en fous. Et je m’en explique.

En ce moment, fleurissent, un peu partout chez beaucoup de personnes, des statuts ou des commentaires visant à montrer que l’amour que d’autres pourraient porter sur les résultats de la coupe du monde russe était la preuve retentissante de l’inaction et de l’incapacité intellectuelle à comprendre les enjeux de ce monde.

C’est une forme de mépris que je trouve, personnellement, tout à fait méprisable. Ces gens qui critiquent les amoureux du ballon rond, ou seulement les intéressés ou même les non déconnectés de ce monde, se permettent des jugements de valeur qu’ils critiquent eux-mêmes en permanence.

Bien sûr, si l’on est intéressé par les résultats de son équipe nationale, on est dans l’incapacité totale et absolue de se tenir au courant des mouvements de Jupiteux (main sur le cœur toussa toussa), incapables de se révolter ou de s’indigner. Quelle simplicité argumentative et intellectuelle.

Chacun est en droit d’apprécier ou non le foot. Ceci est une évidence. Et ce n’est même pas discutable. Mais considérer que parce qu’on est attiré par ce sport, on est forcément intellectuellement limité, je me demande qui a cette limite finalement.

Ces personnes critiques appellent de leurs vœux et de leurs publications à un sursaut national du peuple face aux problématiques nationales ou du monde. C’est une cause noble et je la soutiens. Toutefois, lorsque justement ce sentiment national s’exprime, ces mêmes personnes viennent critiquer. Il arrive un temps où la cohérence peut servir certaines causes. Aimer les résultats de son équipe nationale et le sport le plus populaire du monde ne fait pas de nous des handicapés revendicatifs et, de la même façon, ne pas s’intéresser au foot ne fait pas de ces personnes de mauvais patriotes.

Il est tout à fait possible et, peut-être même pertinent finalement, de s’intéresser à la coupe du monde et, en même temps!,  à la suppression de postes de fonctionnaires ou à la baisse des budgets des chambres de commerce. Il est tout à fait possible de ne pas s’intéresser au sport et pourtant de montrer un attachement aux couleurs. Parce que, malgré tout, voir les Champs Elysées couverts de drapeaux français, cela aura toujours un sens et une valeur.

De la même façon, s’indigner de l’intérêt du peuple pour le ballon rond parce que celui-ci supposerait qu’on néglige les luttes quotidiennes, bien caché derrière un écran et où, la seule expression d’une révolte ressemble davantage à la libération sexuelle et des drogues des années 70 avec l’absence de douches et la ménagerie qui court derrière me semble particulièrement dépassée et inutile.

On en revient alors toujours aux mêmes atavismes, aux mêmes problématiques. Les suiveurs du ballon rond sont incapables d’indignation parce que ceux qui n’aiment pas le ballon rond considèrent avec condescendance que cet attachement à la balle qui tourne ne peut être conjoint à une prise de conscience des préoccupations sociétales. Il est impossible pour l’être humain, apparemment, d’avoir plusieurs pôles d’attraction. Il est impossible, apparemment, de se sentir concerné par son équipe nationale et par les crises multiples actuelles. Pitoyable.

Ces critiques viennent de personnes qui, généralement, elles-mêmes, n’ont pas particulièrement fait avancer les causes qu’elles prétendent dénoncer ou combattre ou mener. Mais il est évident pourtant que dans les combats futurs, il y a de fortes chances que chacun d’entre nous se retrouve assis à côté d’une personne qui aura vibré au franchissement de la ligne de but par un ballon frappé par un compatriote. Ce jour là marquera un peu la stupidité du raisonnement qui veut que le foot est uniquement réservé aux beaufs déconnectés et marquera surtout la complexité qu’il y aura à fonder un monde meilleur.

Les critiques viennent de gens qui invectivent les intéressés du ballon rond parce qu’ils seraient alors inertes dans les combats. Ces gens qui veulent construire une société, tous ensemble, mais qui, avant même de commencer, stigmatisent une partie de la population. Cela démontre une démarche cognitive tout à fait admirable selon moi. Changer le monde avec des gens qu’on méprise. La demi finale, hier, a réuni plus de 18 millions de téléspectateurs, soit davantage que d’électeurs de l’autre là, au second tour des présidentielles, mais, du haut d’une suffisance qui sort dont ne sait où, les critiques se permettent de mépriser ou pire ces personnes. L’union va être belle du coup.

Alors vous n’aimez pas le foot, très bien. Vous aimez le foot, très bien. Si un jour, le peuple se décide à se bouger, il y aura de tout. Pour l’instant, nous sommes tous dans la même galère et le simple fait de mépriser l’autre ne permettra jamais une lutte commune.