Peter ou le syndrome de la haine ordinaire -partie 2- Parce que comme disait Lyly, je le vaux bien…

Le principe de Peter est ce système, cette loi, ce phénomène, complètement empirique certes, mais terriblement quotidien, qui consiste à élever un employé à son niveau d’incompétence avec l’idée que, à terme, tous les postes seront occupés par des personnes incapables de remplir les taches de ce poste. Ce placement à un poste au delà des capacités affichées peut être volontaire ou pas. Volontaire dans un souci d’auto destruction, involontaire dans une manifestation encore plus marquée de l’incompétence des agissants supérieurs.

Ce préambule étant posé, il implique une construction de la société particulière. Qu’il s’agisse d’une société privée ou publique, la hiérarchie, dans la grande majorité des cas, se construit autour d’une structure pyramidale.

Ce n’est pas à moi de déterminer la compétence et la valeur des gens. Ce n’est pas à moi de dire si c’est bien ou si c’est mal . Je ne me place qu’en simple observateur de ce monde et je constate que ce principe construit des rapports humains totalement abjects et complètement en dehors de ce que nous devrions ou voudrions vivre. Je ne vise pas à donner des leçons ou à changer le monde mais simplement à constater et à m’interroger sur la prédominance de cette structure sur nos vies.

Il y a une constante qu’on pourrait considérer comme macabre à accepter d’être maltraité par une hiérarchie que nous estimons illégitime et incompétente. Il y a même quelque chose de masochiste à accepter d’être insulté, rabaissé, humilié par une personne que nous estimons inférieure à nous. On est en droit de s’interroger sur la validité et la pertinence d’un tel comportement. Dans notre vie privée, la plupart d’entre nous est prête à l’esclandre, et même au combat, pour le moindre mot qui sortirait du cadre et, pourtant, dans la sphère professionnelle tous les comportements sont autorisés, validés et même encouragés. Ce rapport de force n’existe que grâce à la peur que la société a créée autour de nous. Quand on dit société, on parle d’une masse informe, indicible, confuse, maladroite, indéfinissable en fait. La société n’est que ce que nous en faisons et nous en avons fait ça. Une personne pour laquelle nous n’avons aucun intérêt et même aucun respect se permet, sans vergogne, de déterminer notre valeur et notre vie. Et tout va bien. Evidemment, ces mots ne changeront rien à ces faits mais il y a quand même des comportements surprenants. Dans un premier temps, la facilité avec laquelle nous entrons tous dans un rapport de servitude avancée. Chacun d’entre nous accepte donc d’être rabaissé par des personnes qu’il ne connait pas et que, s’il avait le choix, il ne fréquenterait pas… C’est somme toute quelque chose d’étrange. Nous avons été façonnés, construits pour accepter une hiérarchie même si celle-ci est nulle. Ce phénomène se reproduit à l’infini dans tous les domaines de nos vies. De la petite enfance, à la scolarité, de l’emploi salarié aux activités ludiques, de la vie de couple à la fin de nos jours, nous sommes tous en confrontation permanente avec des personnes qui s’arrogent le droit de nous être supérieures. Notre éducation est contrôlée par autrui, notre emploi est contrôlé par autrui, notre mort est contrôlée par autrui, notre vie amoureuse est contrôlée par autrui.

A partir de là, pouvons-nous simplement évoquer une quelconque idée de liberté? La question est posée mais la réponse n’est pas encore d’actualité. Alors, ce principe de Peter s’applique à tous les événements et à toutes les constructions sociétales auxquels nous devons faire face. Il est trop tard, une fois mis en place, pour le critiquer. C’est par notre inertie que ce principe existe et se renouvelle. Il est évidemment beaucoup plus marqué dans le rapport quotidien d’une hiérarchie aux n+1 ou n+2. Trop d’entre nous sont confrontés à cette hiérarchie directe qui nous méprise puisqu’au final, elle nous infantilise. L’idée de faire de nous des enfants est particulièrement efficace puisqu’elle nous place, par définition et par principe, en situation d’infériorité. Nous acceptons d’être les enfants de nos supérieurs hiérarchiques et, de fait, ils nous traitent comme des enfants; ce schéma se reproduit systématiquement jusqu’en haut de la pyramide. Notre n+1 agit ainsi parce qu’il est lui même humilié et maltraité par son propre n+1 et ainsi de suite, et l’on reproduit à l’infini ce schéma totalement contre-productif. Il existe, bien sûr, des exemples de traitement égalitaire ou horizontal mais ils ne sont encore que minoritaires, convenons-en.

De fait, le principe de Peter trouve une accointance humoristique avec le syndrome de Peter Pan…. Nous refusons de grandir pour ne pas avoir à nous révolter contre une hiérarchie incompétente. Puisque nous refusons de grandir, on peut considérer que ce traitement nous convient. Placer sous tutelle consentante avec l’inutilité de se révolter puisque, au final, c’est un choix assumé. Nous acceptons ce principe et nous célébrons, étrangement, celui qui refuse ce principe et décide de s’opposer à cette hiérarchie. La peur que nous éprouvons à la perte de notre emploi, par exemple, est sublimée par le fait que, quelqu’un, quelque part, accepte de prendre ce risque et se rebelle. Celui qui dit non, apparaît comme iconoclaste, en marge, à part, alors qu’en réalité, il ne fait que faire valoir son droit et celui que nous avons tous, à l’égalité. Personne n’est supérieur à un autre individu sauf si l’autre est un enfant, une femme, un noir, un arabe, un subordonné hiérarchique, un vieux. Ainsi, toute notre vie se construit autour de l’idée que nous serons toujours inférieurs à quelqu’un parce que c’est rassurant. La société place sur notre chemin en permanence des incompétents qui nous dominent afin que nous soyons rassurés, que nous ne prenions aucun risque et que nous appliquions docilement ce que la société a décidé que nous devions être dans un continuum confortable qui permet à une certaine élite incompétente de rester dans les hautes sphères et au reste de la populace de trouver cela normal parce que malgré tout cette hiérarchie illégitime et incompétente est quand même plus apte à décider pour nous de ce qui serait valable et bien pour nous.

Si le principe de Peter est un principe actif, c’est uniquement parce que nous l’avons voulu et décidé et, peut être, même initié. Il ne dépend, dès lors, que de nous d’en sortir et de nous montrer, soit rebelles, soit d’accepter ce fait mais alors et surtout, de cesser de se plaindre. Partout, tout le temps, on entend des plaintes sourdes gronder et monter au sommet des tours et des édifices protégés mais tout cela ne reste que du vent parce qu’il n’y a pas d’actes fondateurs ou agitateurs. Chacun accepte, tête basse et épaules tombantes, son triste sort et chacun se convainc que quelqu’un, un jour, aura le courage de dire non et qu’ alors, nous pourrons tous nous engouffrer dans cette brèche ouverte pour faire valoir nos droits à la liberté.

Peter ou le syndrome de la haine ordinaire -partie 1- Afin de placer les premiers enjeux de ce monde comme il ne tourne pas

L’ego des gens médiocres est définitivement ce qui nous conduit dans une impasse. La situation actuelle telle qu’elle se vit quotidiennement pour un grand nombre dépend de ce rapport de force totalement artificiel, injuste et obsolète. Un rapport de force qui en réalité ne se base sur rien ou alors un vent factice porté par des valeurs éculées et dont on connait déjà l’inefficacité puisque ce sont celles que nous subissons depuis des années. Dans chaque corporation apparaît de plus en plus cette gabegie permanente causée par l’oppression d’une hiérarchie considérée le plus souvent comme illégitime…. La méritocratie n’existe pas et même, plutôt, le système actuel qui veut promouvoir l’entregent plutôt que les gens, détruit l’idée même de mérite. Nous sommes dans une obligation de travail salarié actuellement, ce qui est déjà pitoyable, mais si, en plus, cette corvée quotidienne s’accompagne de considérations humaines détestables, quel est l’intérêt?

Il faut travailler pour manger, avoir un toit, etc, etc… s’inscrire dans un monde capitaliste et ne pas être ou rester en marge d’une société… admettons que ce soit un fait acceptable, bien que très contestable…. Alors, l’obligation d’accepter la maltraitance est un surplus qui n’a pas lieu d’être. Nous avons tous au dessus de nous le représentant d’une hiérarchie verticale totalement illégitime et qui vise à démontrer son pouvoir par la contrainte ou l’humiliation. Ces humiliations sont multiples et se traduisent par des burn out, des harcèlements, des suicides même parfois, des démissions ou des licenciements. Nous sommes tellement programmés pour considérer que notre existence gravite autour de la notion de travail que nous oublions les notions les plus élémentaires de notre dignité et de notre humilité.

On trouve donc, dans tous les secteurs, des personnes qui possèdent un pouvoir sur d’autres . Ce pouvoir n’existe que grâce à ce que la société attend de nous :  agir et être un bon petit soldat en toute circonstance. Et gare à toi si tu sors du rang. Il faut être corporate et efficace pour l’entreprise en tout et pour tout et quoiqu’il en coûte. Dans un premier temps, cette construction pyramidale qui ouvre la porte à tout existe grâce aux diplômes. Nous sommes encore dans l’ ancien modèle où les diplômes sont porteurs de position sociale évidente et logique. Je parle d’ancien modèle parce que nous avons tous constaté que les diplômes aujourd’hui n’ont plus véritablement de valeurs. Il ne s’agit pas de faire du « c’était mieux avant » mais, à partir du moment, où le pouvoir politique exige une réussite de 80% d’une tranche d’âge au bac, il est logique de considérer que le bac n’est plus le sésame d’autrefois. On a donc une tranche d’âge dans laquelle 80% des personnes obtiennent le sésame pour entrer en études supérieures. Il est nécessaire d’accueillir toutes ces personnes décemment, dans un premier temps, et c’est loin d’être le cas. Considérons cependant que toutes ces personnes reçoivent l’éducation à laquelle les diplômes donnent droit désormais. Elles obtiennent, à force, logiquement, des diplômes élevés. Ces diplômes donnent droit à des postes en entreprise qui n’étaient auparavant tenus que par des personnes ayant manifesté d’une manière ou d’une autre des aptitudes professionnelles sur le terrain. On retrouve donc sur le terrain des technocrates, des appliquants, des exécutants, excellemment formés pour obéir à une hiérarchie qui, elle, ne vise que la rentabilité et le bénéfice. Tout cela s’inscrit dans une logique capitaliste tout à fait cohérente. Ce qui l’est moins, en réalité, c’est la façon dont, d’un côté, nous nous rebellons en privé ou sur les réseaux sociaux face à cet état de fait d’aliénation et, de l’autre, notre passivité et notre obéissance presque servile à un système que nous n’avons de cesse de dénigrer. D’un côté, on se veut rebelle et opposé à une hiérarchie décrite comme incompétente et, de l’autre, on se précipite pour assouvir tous les besoins de cette hiérarchie incompétente. Le malade dès lors n’est plus la société mais bien nous-mêmes et notre schizophrénie compulsive et permanente.

Il n’existe pas de possibilité d’être un tant soit peu fier de soi quand on se considère comme  le larbin d’un abruti et qu’on reproduit soi même ce schéma. Parce qu’ accepter d’être au service d’un autre peut être totalement respectable dès lors qu’il nous a été donné la possibilité de choisir nos maîtres contrairement aux esclaves d’hier et d’aujourd’hui mais si l’on accepte cette position, il devient infamant et même insultant d’imposer ce type de rapports à autrui.

1. Concrètement, j’accepte d’être au service d’untel parce qu’il me paie et que je suis dans l’obligation sociétale de travailler pour être reconnu et avoir la possibilité de m’offrir ce que j’estime être important pour moi. Or il se trouve que pour nombre d’entre nous cet offrande salariale correspond à la nécessité de se loger, de se nourrir et de nourrir sa famille mais soit…

2. Cette acceptation de ce statut d’inférieur me place dans une posture schizophrène d’amour-haine, attirance-répulsion. Je déteste la main qui me nourrit mais je continue à lui obéir justement parce qu’elle me nourrit.

3. Je reproduis à l’envi ce schéma sur les personnes que j’estime inférieures à moi, que ce soit des salariés mais aussi mon conjoint ou mes enfants. Je recrache sur plus faible que moi la frustration provoquée par ma propre faiblesse.

A partir de ce constat digne d’une psychologie de bazar, il est évident que la société ne peut fonctionner. La structure pyramidale de notre environnement fait qu’il y a toujours un dominant qui vise à écraser le dominé puisqu’il est lui-même écrasé par un dominant. Et ce cercle vicieux perdure parce que, finalement, il est entretenu, et l’on comprend pourquoi, par le sommet de la pyramide, mais il est également entretenu par la base de la pyramide . Parce que ceux qui sont en bas n’aspirent qu’à se hisser plus haut dans la hiérarchie du triangle et qu’il ne faut donc jamais insulter l’avenir.

La terre est orange comme un ballon de basket

143 jours d’absence…. comment voulez vous que la survie ne tourne pas à la torture? Voilà 143 jours durant lesquels les aficionados ont été privés de leur dose quotidienne d’adrénaline et de testostérone dégoulinante. S’il est une chose qu’on ne saurait reprocher aux américains, c’est bien cette faculté à l’entertainment, cette propension au show, cette facilité à construire un spectacle qui devient addictif. Durant plus de 4 mois donc, la population mondiale a été privée du spectacle de la balle au panier. Trente franchises couvrant l’étendue immense du territoire commencent ainsi à se disputer le trophée de maître du monde de la balle orange. Et avec l’intégralité de ce spectacle durant plusieurs mois diffusée sur Bein. Parce que voilà le paradoxe français. Volontairement j’ai parlé ici du basket NBA mais il en va de même pour la ligue des champions ou le championnat de foot. Toutes les manifestations sportives désormais nécessitent un abonnement à une chaîne payante. Bien sûr, ceux qui n’aiment pas le sport vont considérer qu’il s’agit d’une chose positive. Je l’entends mais passons sur ce sentiment égoïste et allons un peu plus loin dans l’analyse. Les personnes qui ne supportent pas le sport à la télé sont souvent les mêmes qui viennent critiquer les salaires et les attitudes déplacées de ces sportifs. Ces personnes ont raison… toutefois, les salaires sont exponentiels parce que les rentrées d’argent sont exponentielles… et si la majorité de ces rentrées d’argent provient de droits télé… c’est parce que tous ces événements sont désormais diffusés sur des chaînes privées et payantes et que les coûts d’achat ont connu une inflation monstrueuse… Qu’il est loin le temps où les chaînes publiques pouvaient diffuser du sport!

Encore un aspect d’un comportement schizophrénique étrange, on reproche à des imbéciles de gagner des millions et encore à des imbéciles de financer ces salaires exorbitants mais ces salaires démesurés pour taper dans un ballon sont financés par la diffusion massive du sport sur des canaux privés qui se font un plaisir mais aussi, par conséquent, un devoir de faire payer l’accès aux téléspectateurs… Ces salaires sont donc indirectement si l’on veut, financés par nous… Nous payons les salaires, en grande partie, de ceux qui nous indiffèrent ou de ceux que nous aimons conspuer et qui sont les mêmes…

Solution simple pour que cela change? Obliger légalement les chaînes publiques à avoir l’intégralité des droits du foot… problème si l’on faisait ça, le service public ne paierait qu’une somme dérisoire aux clubs… ceux-ci verraient donc la source principale de leurs revenus chuter considérablement et ainsi ils ne pourraient plus offrir de tels salaires aux joueurs qui donc préféreraient aller jouer ailleurs qu’en France pour « nourrir leur famille »…

Il faudrait donc instaurer ce principe de cirque romain disponible à tous au niveau européen… voilà, fin de la plaisanterie. On sait déjà qu’il ne se passera rien au niveau européen et que donc les joueurs de foot continueront à toucher ces salaires qui seront, pour une large partie, financés par les droits télé que nous payons soit pas l’abonnement aux chaînes privées soit par la redevance.  On peut être scandalisé par le fait qu’un joueur puisse toucher de tels émoluments. Mais cet argent vient de nos abonnements parce que nous n’avons pas le choix ou alors la redevance serait encore plus coûteuse. Le diable est dans les détails et il se mord la queue.

 

De l’amour parce qu’il s’enfuit…

Les années passent et le sentiment amoureux s’étiole. Les preuves d’amour de l’autre n’apparaissent plus que comme des insatisfactions permanentes ou plutôt comme n’étant plus à la hauteur de nos attentes qui, chemin faisant, deviennent de plus en plus exigeantes et pointues. Nous attendons chaque fois davantage de l’autre, mieux, plus, plus haut, plus fort, plus loin. Forcément cette attente est d’autant plus vivace lorsqu’elle s’inscrit dans une durée et que celle-ci semble interminable. Plus de 1000 jours d’attente pour recevoir ça… La dernière mouture avait déjà cruellement laissé sur la faim et les différents événements de ces derniers mois laissaient espérer une révolte, un règlement de compte ou au moins de franches explications. Au cours de ces dernières années, tous les moyens furent bons pour que personne n’oublie ton existence. Et, évidemment, par personne, j’entends les fans ou ceux qui suivent ton actualité pour diverses raisons. La France ayant depuis longtemps, pour la majorité de ses habitants, oublié ton existence même. Être sous les feux des projecteurs en raison de multiples polémiques toutes aussi stupides et inutiles les unes que les autres permettait d’asseoir une présence et une vague posture de trublion et de marginal. Posture somme toute pertinente lorsqu’il s’agit de vendre des disques et de promouvoir quelques concerts. Malheureusement, la plupart de ces polémiques étaient suspectes et laissaient entrevoir des relents nauséabonds aussi bien dans la construction de privilèges que dans le jugement ou la prise de position extrêmement limite dans son approche politique. Très vite pour le fan que je suis, je n’ose pas encore dire que j’étais, l’essentiel fut de se tourner vers la musique et d’attendre impatiemment les véritables preuves d’amour que l’icône devait m’envoyer. Les deux derniers disques, et surtout le dernier, assez décevants pour ne pas dire honteux, entretenaient le doute quant à la possibilité d’une réconciliation éventuelle. Malgré tout, il fallait attendre et espérer. Alors, à grands renforts d’annonce publicitaires et d’événements construits pour accentuer l’attente et l’excitation de l’amoureux transi. Et voilà, biographie, biopic, nouvel album, nouvelle tournée. Le rêve des enfants forgerons abandonnés. Mais tout cela ne serait être un rêve que si, et seulement si, les objets étaient à la hauteur de l’attente qu’ils suscitèrent, or, force est de constater que, en plus des différents écarts pitoyables, la fonction première de l’idole, à savoir entretenir et même accentuer cette dévotion à son culte païen, est loin, mais alors très loin, d’être remplie et qu’au contraire, elle devient même logique, normale, cohérente et même obligatoire devant l’indigence des propositions. Certains pourront peut être trouver joie et bonheur à l’écoute de ce dernier opus, de cette dernière production, et grand bien leur fasse, mais la déception accumulée ces dernières années est ravivée par cette insulte faite à mon appareil auditif tout entier. Je n’aime pas ce disque. Il ne me convient pas. Il n’est pas le reflet de l’amour que je portais à cet artiste. Il n’est que la face cachée et/ou sombre d’un homme qui me déplaît. Les musiques sont sans saveur et déjà entendues et les paroles sont très loin de la qualité que j’attendais d’un tel artiste. alors même si je ne suis pas juge ni même critique d’art, mon cœur de midinette, fan de l’artiste, saigne devant et à l’écoute d’une telle déception. Et la déception est vive et, peut être, même tenace.

SOURCES:

http://www.lesinrocks.com/2017/05/24/musique/les-attaques-nauseabondes-de-morrissey-au-lendemain-de-lattentat-de-manchester-11948171/

https://www.ouest-france.fr/culture/musiques/morrissey-le-chanteur-des-smiths-hospitalise-587762

http://www.independent.co.uk/news/uk/home-news/morrissey-blames-immigration-for-disappearance-of-british-identity-760825.html

http://mobile.lesinrocks.com/2017/03/16/musique/morrissey-completement-craque-avec-un-t-shirt-raciste-11923472/

http://www.greenroom.fr/55494-morrissey-insatiable-polemiste/#08sW8XAAqYwRZr9h.97

http://www.20minutes.fr/people/2101263-20170709-video-morrissey-affirme-avoir-victime-violences-policieres-italie

https://parismatch.be/culture/musique/54469/lidole-insupportable-plongee-dans-le-phenomene-morrissey

https://www.rtbf.be/classic21/article/detail_morrissey-au-nobel-la-polemique?id=8144999

Le nord et le sud, selon comment on est placé ça change tout le temps…

Deux événements dont l’un peut paraître insignifiant, amènent, aujourd’hui, une pensée sur un conflit qui semble ancestral. Une rivalité qui ne saurait être uniquement géographique et qui, en fait, démontre que les inégalités construisent des comportements, des ressentiments parfois incompréhensibles pour le quidam extérieur. ce soir, le PSG, le club de la capitale, se déplace à Marseille, la ville du sud, la rebelle au pouvoir jacobin, le poil à gratter parisien. Cette rencontre est désormais beaucoup plus pacifique qu’auparavant mais la création toute artificielle de cet événement dans les années 90, Tapie contre Canal +, exprime autre chose, selon moi. Cette défiance vis à vis de l’autorité centralisée que l’on retrouve dans la plupart des pays où la « province » s’oppose à la capitale. Quelque part, ce soir, si Paris l’emporte, ce ne sera que la norme alors que si Marseille l’emporte ce sera un peu la province qui tient tête au pouvoir. Evidemment, il s’agit d’une image mais elle est d’autant plus réaliste qu’elle se reflète également dans les événements récents de Catalogne. Ici, on a bien une rébellion spirituelle de Barcelone contre Madrid. Un pouvoir royal, centralisé et une opposition provinciale magnifiée à travers les deux clubs de foot légendaires espagnols. Le foot, le hand avec les pieds, se fait le reflet d’une situation politique. Il est le jeu du cirque qui permet l’évacuation de toutes les frustrations et forcément de la frustration identitaire. Barcelone sera toujours l’ennemi de Madrid et la Catalogne s’opposera toujours d’une manière ou d’une autre au pouvoir central. C’est la même situation en France, toute proportion gardée bien évidemment et c’est heureux.

Les jonctions entre foot et politique se renforcent un peu davantage chaque jour. Au Libéria, George Weah est donc le nouveau président du pays et son ancien coéquipier au Milan AC, Kaladze vient d’être élu maire de Tbilissi en Géorgie, la capitale. L’Italie qui, aujourd’hui, est confrontée à un vote beaucoup plus important qu’il n’y parait. La Lombardie et la Vénétie sont appelées aux urnes afin de se déterminer sur une plus grande autonomie. Cette fois, ces référendums sont légaux et nous n’aurons pas les problématiques de la Catalogne. Il faut, pour que ce vote soit pris en compte, pour la Vénétie, que le quorum de 50% soit atteint. Il l’est dès maintenant. Encore une fois, ce vote n’est pas anodin. Ces deux régions représentent 30% du PIB de l’Italie unifiée et environ 20 millions d’habitants. C’est la poursuite du démantèlement des états nations tels que nous les connaissons depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale (si l’on excepte les séparations et l’éclatement des pays de l’Est, à la chute du mur de Berlin). Il y a différents éléments qui entrent en conflit. L’auto détermination des peuples est une chose qui doit plutôt être vue de manière favorable. Chacun peut se sentir appartenant à telle ou telle entité. Et il est légitime et positif de pouvoir le revendiquer. Mais c’est aussi, pour certains, l’ouverture de la boîte de Pandore à l’Europe fédérale et à la fin des états nations. La fin des identités nationales au profit des identités régionales. Une multitude de régions encore plus faibles que les nations et donc encore plus faciles à diriger depuis Bruxelles. Peut être. Toutefois, l’argument de la non légalité du référendum catalan sonne comme une mauvaise blague. Demander aux espagnols s’ils sont d’accord pour que la région la plus riche d’Espagne, la plus opposée à Madrid, quitte l’autorité de Madrid, c’est comme demander aux arabes s’ils sont d’accord pour que la Kabylie devienne indépendante en Algérie. C’est moi ou bien? On va demander aux Martiniquais de voter pour la détermination de la Bretagne ou de la Corse et vice et versa, sous prétexte que c’est la France. Quelque part, ça me pose problème mais, ça doit être moi puisque pour certains, la plupart, c’est la norme, c’est la continuité et l’unité de l’état. Votre indépendance n’est valable et n’existe que si l’intégralité des personnes en contact avec vous sont d’accord pour autoriser cette indépendance. L’indépendance ou l’autonomie c’est le moment où ceux dont vous dépendez décident que vous avez le droit d’être adulte. L’autonomie c’est le permis de conduire des peuples. Il faut être majeur et c’est une tierce personne qui décide de votre majorité.

Quand la porcherie devient « The place to be »

Depuis l’aveu des pratiques abjectes de Harvey Weinstein, et je ne développerai pas plus avant pour ne pas risquer qu’on me jette l’opprobre mais les pratiques de ce type existent depuis tellement de temps que je ne pense pas que ça surprenne qui que ce soit au final, donc depuis cet aveu, le hashtag « balance ton porc » est apparu.  Plusieurs réflexions concernant cette proposition, la première étant l’aspect humain primaire qui vise à considérer qu’effectivement, il s’agit d’une bonne chose que la parole se libère et que les femmes se libèrent de ce fardeau d’une agression sexuelle. Bien sûr, tout acte de cette nature doit être condamné. C’est dit et bien dit, voilà. Première réflexion et non , je ne prends pas la défense des bourreaux, j’interroge. On parle de harcèlement; Et bien de harcèlement. Pas de viol ou de tentatives violentes. De harcèlement. Alors pourquoi sur un harcèlement, les victimes gardent si longtemps le silence? On va me répondre que le harceleur a une position dans la société qui fait que dénoncer est extrêmement compliqué. Admettons mais j’ai vraiment du mal avec cette réponse. Mais c’est moi sans doute…

Par contre, une chose est sûre parce qu’on la voit déjà apparaître sur les différents twitter, nous allons avoir une succession de dénonciations. On entre dans une ère du nettoyage qui me semble quand même contre productive. Le moindre homme un temps soit peu opposé à ces méthodes se retrouve immédiatement attaqué. L’ère du soupçon intégral. D’une part, ces accusations vont nécessairement affecter des hommes. S’ils sont coupables, la question ne se pose pas, mais s’ils sont innocents, les dégâts peuvent être très lourds. Ces accusations tous azimuts vont, de plus, dégrader la parole des vraies victimes. Comment allons nous faire pour démêler le vrai du faux de ces accusations? Tout le monde devient désormais coupable ou victime dans un galimatias improbable d’où la vérité ne pourra quasiment jamais émerger. Je souhaite que les issues soient positives mais la manière de faire me semble particulièrement nauséabonde et je passe sur les relents implicites que l’utilisation dans ce cadre du verbe balancer envoient. On n’est pas une balance, on défend la vérité et sa propre dignité.

Et puis, il y a les observations et les pensées débiles de certains qui mélangent les combats afin de tirer la couverture sur le leur, de peur qu’on les oublie. Ainsi, je reconnais volontiers que l’utilisation du mot porc n’est pas forcément la plus pertinente. Néanmoins, elle représente certaines personnes depuis suffisamment longtemps, de manière symbolique, qu’elle ne peut plus choquer personne. Sauf, à l’exception de, à part, un ancien chroniqueur de Ruquier qui place le spécisme comme vérité absolue en tout, pour tout, et à chaque instant. Donc un porc n’a plus de projection symbolique mais désigne bien l’animal et on ne peut pas donner à un individu le qualificatif de porc parce que c’est faire insulte à l’animal. Ainsi, l’homme n’est plus un loup pour l’homme et les dents de lapin, ou la ruse du renard, ou la fierté du paon, ou l’attitude bavarde de la pie etc etc etc sont appelés de fait à disparaître. Ah bah désolé mais on dénigre l’animal là parce que ces expressions peuvent tout à fait être reçues comme péjoratives. Sérieux c’est quoi le problème des spécistes? Déjà les végans étaient infects et insupportables… pire encore que les végétariens qui eux, sont juste totalement dénués d’humour, mais les spécistes ont atteint des abîmes de je ne sais même pas quoi tellement c’est hors sol, hors tout.

Le politiquement correct, en tout, tout le temps, pour tout, sur tout, totalement aseptisé et vraiment insupportable. Désolé, mais non je ne vais pas manger des steaks de tofu et non je n’ai pas l’intention de cesser ou même de ralentir ma consommation de viande, merde… que les abattoirs, que les bouchers, équarrisseurs, éleveurs etc, traitent les animaux de la façon la plus décente possible, je suis totalement d’accord mais faudrait voir à ne pas pousser le délire trop loin. Ces personnes sont beaucoup plus alarmées par la maltraitance envers une vache à l’abattoir qu’envers les peuples qui meurent quotidiennement (voir les deux billets précédents). Désolé, mais pour moi ça ne se vaut pas. Un animal ne vaut pas un humain. Continuez à combattre de toutes vos forces pour la préservation des poulets de Loué et la fourrure de chiens et laissez crever les somaliens ou les indiens. De toute façon, ce sont des noirs ou des paki, ça vaut moins qu’un veau. Evidemment, je grossis le trait et j’exagère volontaire mais les attitudes extrémistes de certains ne m’inspirent que ce type de comportement. Dans la souffrance d’une femme abusée, ils ne voient, eux, que le fait que le salopard soit comparé à un porc… De fait, je n’ai aucun scrupule  à considérer ces individus comme des poulpes, des méduses, des calmars géants et même mieux soyons fous, des kakapo. Messieurs, mesdames les spécistes, pour moi; vous êtes des kakapo, les végan sont des ânes, non pas à cause de la bêtise mais bien par l’aspect têtu, et les végétariens sont des oies, à cause du manque d’humour.

Evidemment, comme dans tout, il y a des exceptions et il ne s’agit pas de généraliser. J’ai cru croiser des végétariens dotés d’un certain sens de l’humour mais je crois. Un végan qui n’était pas obtus mais je ne retrouve plus son adresse internet et un spéciste, quoique je ne suis même pas sûr d’en avoir croisé tant l’image qu’ils projettent d’eux mêmes m’incitent seulement à fuir. Parce que, oui, je suis lâche mais je préfère surtout qu’on ne me fasse pas chier.

sources:

http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/10/10/03002-20171010ARTFIG00369-agressions-sexuelles-les-accusations-pleuvent-sur-le-producteur-harvey-weinstein.php

Jeanne d’Arc est-elle venue de l’Extrême Orient?

Hier, nous avons eu droit à un événement exceptionnel, sans précédent, au delà des frontières du réel… (j’ai soudain l’étrange impression d’avoir déjà utilisé ce type de formules pour ouvrir un billet… hum passons…), George Weah, Mister George, the real one, est peut être le nouveau président du Libéria avec une victoire dès le premier tour. Faut-il s’en réjouir? Le Libéria vit depuis des années une situation compliquée et complexe depuis le départ du dictateur Charles Taylor. Certes en 2006, Ellen Johnson Sirleaf fut la première femme élue cheffe (spéciale dédicace) d’un état d’Afrique mais les traces de la dictature Johnson font que le Libéria n’est pas encore sorti de l’ornière et peut être que l’aura internationale (en tout cas au moins en Europe) de Mister George va permettre à ce pays de s’en sortir. Je rappelle pour ceux qui ne connaîtraient pas George Weah, et ça n’a rien d’infamant, qu’il s’agit d’un joueur de foot qui fut le premier et pour l’instant le seul africain à recevoir le ballon d’or lors de la saison où il passa du PSG, qui n’était pas encore qatari, au Milan AC de Berlusconi. Il joua également à Monaco, Marseille, Chelsea et Manchester City. Autant dire que pour les mecs fans de foot, Weah n’est pas un inconnu. Il est une légende du PSG (Qatar), a joué à Manchester City (détenu par l’Arabie Saoudite), a joué aux Emirats Arabes Unis et connait les oligarques russes et Berlusconi. Je ne sais pas mais je me dis que peut être ça peut servir pour ce pays à l’histoire si particulière. Finalement, il y aura un deuxième tour puisque la liste de Weah n’obtient « que » 40 % des suffrages exprimés. Nous verrons bien.  Mais la grande nouvelle du weekend n’est pas là.

J’ai beaucoup parlé de l’Afrique, étrangement, mais l’Asie connait aussi des situations qui sortent du cadre. J’ai déjà fait mention des inondations meurtrières de cet été au Népal, en Inde et au Bangladesh. C’est aujourd’hui, le Vietnam qui est sévèrement touché par cette catastrophe naturelle. On annonce déjà une nouvelle tempête sur ce pays et les menaces qui évidemment vont avec. Evidemment si le Vietnam est touché, il en va de même pour la Thaïlande et les rues de Bangkok sont totalement impraticables. Le Bangladesh, à peine relevé des catastrophes naturelles dont je viens de parler, rencontre une nouvelle tragédie. Les birmans (enfin les Rohingyas) qui fuient et s’échouent sur les côtes de ce pays, l’un des plus pauvres du monde, où l’on fabrique des chaussettes à des prix défiant toute concurrence. Le pays est donc confronté, en plus, à une catastrophe sanitaire, sociale et économique. Quant à la Birmanie je pense qu’il n’est pas nécessaire que j’y revienne. On sait l’horreur, on sait que le monde ne fera rien, alors passons, nous aussi. Les Philippines connaissent également des moments troublés, ça serait trop simple, et ça n’est pas la mort du leader musulman rebelle qui risque d’apporter un semblant de paix dans ce pays. De toute façon, la priorité de la région est le développement touristique des îles de l’Indonésie. Il faut construire des hôtels et développer le tourisme de masse alors qu’il n’y a même pas d’école… Ainsi va le monde. Toutefois, pour l’Asie, je préfère m’arrêter ici parce que la Chine ou la Corée du Nord risquent d’être des lieux sur lesquels notre attention va se poser dans les semaines à venir. Donc chaque chose en son temps et le temps pour chaque chose.

Non la vraie nouvelle du weekend, en dehors de l’offre incroyable faite par Larry Flint. Le Larry Flint qui quand même doit avoir un sérieux problème avec Trump pour offrir une telle somme. Il faudrait trouver les raisons mais Melania ne doit pas être étrangère à tout cela. De la même façon, peut être qu’enfin les opposants à Mélenchon vont cesser de parler du Venezuela comme du pire pays du monde puisque les élections de ce weekend ont encore mis en avant, contre toute attente les partisans du chavisme. Je ne sais pas si cette option politique est la meilleure pour ce pays mais en tout cas le peuple vénézuélien semble lui accorder encore sa confiance. Dont acte. Puisque nous sommes sur les Amériques, notons que le gouvernement américain a encore signifié à la France que sa voix ne valait plus grand chose et que l’idée de Lemaire-Jupiter de taxer les entreprises sur les chiffres d’affaire n’était pas recevable. De toute façon, cette idée ne pouvait pas non plus être approuvée par l’Union Européenne puisque l’Irlande et le Luxembourg, entre autre, et on sait pourquoi, s’opposaient farouchement à cette mesure.

La vraie nouvelle de ce weekend est intervenue ce matin avec l’annonce officielle par le ministre de l’éducation du retrait ou plutôt de la non utilisation de l’écriture inclusive dans l’enseignement. Oh je plaisante!!!! évidemment, la grande nouvelle de l’année c’est que, enfin, dieu nous a parlé!!! (celle là aussi j’ai l’impression de l’avoir déjà faite, en fait)… Et donc désormais, nous savons que dieu du haut de sa grandeur, main sur le cœur toussa toussa, nous savons, dis-je, que tout ce qu’il dit, il le fait et il l’assume… et là on a juste envie de lui dire… enfin j’ai juste envie de lui dire, moi, personnellement, « bah tais-toi… ne dis rien… tu n’auras rien à assumer si tu te tais…  » Pouf pouf du coup hier soir, moi, j’ai regardé le derby de Milan et j’ai repris deux fois des pâtes parce que vous avez compris que la parole divine ne parvenait pas jusqu’à mes oreilles. Je ne suis pas suffisamment dévot malheureusement pour croire aux voix comme Jeanne.

 

 

Sources:

https://www.ouest-france.fr/catastrophes/ouragan/ouragan-ophelia-un-ciel-jaune-d-apocalypse-en-bretagne-5317271

https://www.lesechos.fr/monde/ameriques/030726076180-venezuela-le-parti-au-pouvoir-remporte-par-surprise-les-elections-regionales-2122481.php

http://www.liberation.fr/planete/2017/10/15/elections-au-liberia-l-entourage-de-weah-revendique-la-victoire_1603158

http://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/philippines-le-chef-islamiste-isnilon-hapilon-tue-dans-le-sud_1952642.html

http://www.rfi.fr/afrique/20171016-kenya-amnesty-hrw-denoncent-violences-policieres-repression-manifestations

http://www.liberation.fr/futurs/2017/10/15/taxation-des-gafa-washington-s-oppose-a-paris_1603249

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/10/15/97001-20171015FILWWW00088-le-roi-du-porno-offre-10-millions-de-dollars-pour-destituer-donald-trump.php

http://www.20minutes.fr/monde/2150619-20171013-inondations-vietnam-bilan-porte-54-morts-39-disparushttp://www.europe1.fr/international/naufrage-de-refugies-rohingyas-au-bangladesh-8-morts-dizaines-de-disparus-3465593

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/10/15/liberia-george-weah-et-joseph-boakai-s-affronteront-au-second-tour-de-la-presidentielle_5201314_3212.html

https://www.rtbf.be/info/monde/detail_pres-de-1500-morts-dans-les-inondations-en-inde-nepal-et-bangladesh?id=9695304

http://www.lefigaro.fr/international/2017/10/12/01003-20171012ARTFIG00025-vietnam-37-morts-et-40-disparus-dans-des-inondations.php

http://www.journaldemontreal.com/2017/10/16/le-vietnam-se-prepare-a-larrivee-dune-nouvelle-tempete

http://www.lexpress.fr/actualites/1/styles/indonesie-triste-realite-pour-les-enfants-d-une-ile-paradisiaque_1952690.html

http://www.bfmtv.com/politique/jean-michel-blanquer-se-prononce-contre-l-ecriture-inclusive-1278805.html

 

Du monde comme il tourne et des chansons de Rose Laurens

Hier, le monde a connu une de ses grandes journées avec un événement incontournable, essentiel… Ce n’est pas tant que le monde est vaste et qu’il se passe des choses partout, c’est juste que certains événements valent plus que d’autres. Il en est ainsi et lutter contre serait au final contre productif puisque les médias actent ceci de cette façon. La Somalie a connu un attentat d’une rare violence et le nombre de morts est difficile à établir. Et on parle de morts c’est à dire de personnes humaines qui ne sont plus là. Je sais que cette précision est totalement inutile et même offre un visage particulièrement condescendant aux lecteurs. Pourtant, l’annonce de ces 250 morts au minimum et au moins autant de blessés n’a pas de véritable valeur puisque ce n’est qu’un chiffre qui ne représente rien. Et à moi le premier, il n’y a donc pas de rapport de valeur de ma part. 276 ça ne ressemble à rien, ça ne veut rien dire… mais ils étaient vivants… Au dernières informations, et évidemment cela reste à prendre au conditionnel, il s’agirait d’un attentat revendiqué par Al-Qaida… Tout est dit… forcément, cet événement vient remettre en cause toute la pseudo stabilité que ce pays semblait connaitre depuis l’élection du nouveau président.  La Somalie est un pays troublé depuis 20 ans par une guerre civile en plus des différentes famines dont nous nous souvenons. C’est d’ailleurs souvent lié. Le pays déstabilisé, ses voisins ne sauraient être en reste. Ainsi, au Kenya, les élections entraînent une lutte entre deux camps opposés, forcément. Comme souvent dans ce genre de situation, les forces de l’ordre font montre d’une certaine violence afin de museler l’opposition et de faire oublier les 33 morts du mois d’août. Tout cela est en fait, assez facile pour le gouvernement puisqu’il suffit d’axer le mécontentement populaire sur le voisin du soudan du sud qui ne contrôle pas ses frontières et permet ainsi à un commando armé de s’introduire dans un lycée et de tuer 6 personnes.

Je ne ferai pas le décompte macabre de cette chronique mais au final on pourra dénombrer un nombre alarmant de disparus. Tout part donc du soudan du sud, le pays le plus jeune du monde, qui depuis sa création en 2013, connait une guerre ayant entraîné, selon les sources environ 50 000 morts. On ne compte plus de manière précise à partir d’un chiffre que je ne connais pas mais qui semble exister pour les médias. Ce qui montre encore une fois que les chiffres n’ont pas de valeurs au final. L’ouest du continent africain connait une période troublée depuis des dizaines d’années et les derniers événements n’incitent évidemment pas à l’optimisme. Il est évident que l’Ethiopie voisine, recense son lot de morts et de conflits. Ils sont inter ethniques cette fois mais un voile pudique est jeté nonchalamment sur les décès. Ils sont « plusieurs centaines ». Forcément, puisque toute la région est ébranlée, l’Ouganda a, lui aussi, sa situation complexe avec une milice rebelle musulmane qui sème la panique et tue dans l’ouest de l’Ouganda et l’est du Congo. Encore un charnier découvert sur la frontière Ougando congolaise, et 26 corps s’ajoutant aux 21 du lac Victoria dont on ne sait rien. Toutefois, le pays qui semble le plus meurtri, si tant est que l’on puisse dresser une échelle dans l’horreur, est la République démocratique du Congo que je viens de citer. Le président Kabila ne voulant ou ne pouvant, selon l’angle où on se place, quitter le pouvoir malgré la constitution nationale, les tensions déjà vivent à l’ouest du pays ne font que s’accentuer, nourries par l’intervention rwandaise (tiens, je n’ai pas parlé du Rwanda encore), et la présence de plusieurs armées rebelles sur le territoire. (On dit rebelle parce qu’elle s’oppose à un pouvoir en place et non parce que je serai d’un quelconque parti pris). On peut citer la rébellion du M23, les forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR) qui interviennent régulièrement en territoire congolais, le Rassemblement congolais pour la Démocratie (RCD), l’armée de résistance du seigneur (LRA) venant de l’Ouganda voisin, ou les Mai-Mai au nord. On a donc une poudrière incroyable avec une multitude de factions armées prêtes à en découdre et qui font comme victimes un maximum de civils, presque 2 millions de déplacés et un nombre de morts totalement fortuit ou inconnu ou aléatoire. Toutefois, on sait que le crime le plus répandu et qui devient même comme une marque de fabrique locale est le crime sexuel avec toute l’horreur qui accompagne cette pratique.

Evidemment, cette situation ne laisse pas les pays de cette région que je n’ai pas cités, indemnes, bien au contraire. La république centrafricaine est depuis un an et demi dirigée par un dictateur à l’ancienne même si cela n’était pas plus brillant auparavant convenons en. La Tanzanie semble être le pays le plus stable et vivant grâce au tourisme et surtout les safaris avec son lot de braconniers et ses famines régulières. Ouais, non au final, ce n’est pas mieux. C’est seulement moins pire.

Mais toutes ces digressions m’ont complètement écarté de mon propos qui concernait la véritable priorité de ce week end! Dieu, le vrai, le seul, nous a parlé! Et il nous a annoncé que désormais sa foi était celle de la cordée. Dans une cordée, celui qui travaille et qui est payé c’est celui qui est le premier, celui qui tire. Les riches sont derrière, ce sont eux qui ont payé les services du guide, du sherpa. L’exemple de EM (main sur le coeur toussa toussa) est donc quand même construit de manière étrange. Mais l’idée c’était surtout d’introduire la COnvention Régionale de Développement de l’Emploi par l’Economie. Ce qui ne fait même pas cordée d’ailleurs, je viens de m’en rendre compte. (premier lien)

 

Sources:

https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Convention_r%C3%A9gionale_de_d%C3%A9veloppement_de_l%27emploi_par_l%27%C3%A9conomie

https://l.facebook.com/l.php?u=https%3A%2F%2Ffrancais.rt.com%2Finternational%2F44582-bilan-monte-plus-180-morts-apres-explosions-capitale-somalienne&h=ATM9jizWEKNdn0RL1bdOxeHVP0Is41p4chpRc00pJmRaAypzZfQjV-svojWEomS14xfDoLnbMLshyB2ii_juOcJ3cVYmY2COzHOh3WbDVezgLE7drfZs4WQu2YqoSPMVq3QaAor09_73MrK7afTtBKO-TA-a9qVXWrnB5pD9YoMkJZgaaodPUC-h81nQcnYkWisheDmPiSeXb-LR6ftSc1K2KE52H05_mhWT4118vvBgNgZQ1Es88UfyLF_xtpvrAa1Ctcmc6fWZj5SOEi1i6qBRrjTKWbzy

 

http://www.bbc.com/afrique/region-41621441

http://www.rfi.fr/afrique/20171014-kenya-opposition-desarme-pas-le-processus-electoral-continue

 

http://www.lefigaro.fr/international/2017/09/14/01003-20170914ARTFIG00257-le-cauchemar-sans-fin-du-soudan-du-sud.php

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/10/13/des-milliers-de-deplaces-dans-des-violences-interethniques-en-ethiopie_5200229_3212.html

http://fr.africatime.com/ouganda/articles/kivu-decouverte-de-26-corps-victimes-des-rebelles-ougandais-selon-larmee

https://www.google.fr/maps/place/Afrique/@-9.3076939,23.4566728,4.75z/data=!4m5!3m4!1s0x10a06c0a948cf5d5:0x108270c99e90f0b3!8m2!3d-8.783195!4d34.508523

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/09/08/en-ouganda-les-mysterieux-meurtres-du-lac-victoria_5183035_3212.html

https://www.marianne.net/monde/attentat-de-mogadiscio-le-plus-meurtrier-de-somalie-276-morts-et-300-blesses?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1508144322

http://www.rfi.fr/afrique/20171011-est-rdc-attaque-une-milice-rwandaise-fait-plusieurs-morts

http://www.lemonde.fr/idees/article/2017/07/05/la-republique-centrafricaine-en-plein-chaos_5156002_3232.html

http://fr.africatime.com/tanzanie/articles/tanzanie-128-braconniers-arretes-dans-le-centre-en-une-annee

Qu’est ce que je ferais si j’étais moins con?

A l’issue d’une grande discussion entre moi même et autrui, j’en suis arrivé à la conclusion que je n’aimais pas les gens et que la vie en société me pesait. Ce n’est pas tant l’abord de l’autre qui est problématique, c’est en fait, sa présence et ce que cela implique comme obligation, qui me coupe le peu de souffle qu’il me reste. Ces civilités qui ne sont, en fait, que du mensonge, qui vise à entretenir un semblant de rapport cordial avec les autres. Les autres…

Le véritable écueil, en réalité, tient dans la teneur même des relations avec l’autre. La vérité est quasiment impossible à tenir et à dire. En tout cas, avec la grande majorité des gens. Actuellement, je considère qu’il est impossible d’avoir des rapports honnêtes avec autrui. Toute relation sociale ne se construit que sur un mensonge, ou plutôt, sur une succession de petits mensonges qui visent à entretenir une paix sociale parce que nous ne supportons pas les conflits. Je n’invente pas la poudre, je le sais, mais il suffit de voir au quotidien dans nos relations, et qu’elles que soient les natures de ces relations, ce que d’aucun nomme compromis et qui en réalité ne sont que mensonges.

On le voit actuellement avec ce débat hallucinant sur les (je ne sais même pas comment cela se nomme…) prédateurs sexuels? harceleurs impuissants? dépravés du bas ventre? (Je ne demande pas aux tenants de la morale bien pensante macronienne (parce que c’est lui le chef de l’état actuellement… donc mains sur le cœur toussa, toussa…) de venir me tenir des propos pour me faire changer d’avis, c’est totalement inutile.) Si l’on s’en tient aux rapports amoureux, on constate, d’après notre vécu, que le mensonge est une partie essentielle de l’acte de séduction. Aujourd’hui, le moindre propos concernant ce qui se cache dans la culotte est considéré comme du harcèlement. Très bien… prenons ce parti… A contrario, il nous est reproché (à nous les représentants de la catégorie en voie de disparition et même d’extinction, des hétérosexuels masculins) de ne jamais exprimer ce dont nous avons envie. Est-ce une blague féminine? Loin de moi l’idée de défendre les gros lourds dont j’ai déjà parlé et sur lesquels je ne reviendrai pas, mais je vais ici ne parler que de moi. Je suis dans l’obligation complète, absolue, intégrale de mentir dès lors que je parle à une femme. Bon, moins aujourd’hui parce que je suis vieux et moins sujet, à cause de ma vie, à ce type de rencontres mais, dans un passé lointain, je me souviens avoir été contraint, pour ces raisons là, déjà à l’époque, aux mensonges permanents.

Les femmes ne semblent pas supporter la réalité et veulent impérativement une fable qui s’apparentent aux fameux contes du prince charmant. Alors oui, j’ai dit des centaines de milliers de fois que NON!!!!!! je n’étais pas intéressé par l’aspect sexuel, que OUI!!!!!! j’étais extrêmement intéressé par une perspective d’avenir. Que OUI!!!!!!!, ça serait exceptionnel de se revoir et d’envisager poursuivre. Que OUI!!!!!!!, ça serait bien qu’on prenne un verre pour discuter. Evidemment, il faut encore nuancer et ne pas généraliser et même si mes pensées sont génériques, je me dois de corriger et de dire que certaines femmes seulement fonctionnent sur ce mode et évidemment pas toutes (toux sonore et grimaçante).

La vérité est bien plus triviale pour que je l’énonce mais elle ne tient qu’en une phrase. Je suis prêt à tous les compromis et à dire tout ce que l’on voudra pourvu que tombe la petite culotte. Je peux promettre le mariage, le pavillon, les enfants, les chiens et les chats si on baise! Mais il est totalement impossible de dire ce genre de choses à une femme. Les femmes ne supportent pas le mensonge… mais elles ne supportent pas la vérité. Alors, on fait quoi? Si je dis à une femme, on discute de tout ce que tu veux mais, d’abord, on baise, je sais que je dors seul (comme on dit trivialement) au mieux et au pire, je finis avec les bracelets et 20 ans de zonzon. Si je dis à une femme, discutons sur des mensonges réciproques pendant 4 heures et voyons ce que la suite de la soirée nous réserve, (petit sourire pourri du tombeur ultra brite) je serais taxé de menteur, mais au moins, j’aurai vu un tomber ou jeter ou lâcher de petite culotte. Donc, entre la fin du monde et juste quelques insultes, les types dans mon genre ont préféré se faire insulter un quart d’heure. Je ne suis pas prêt à perdre le peu que j’ai construit pour un simple rapport sexuel alors je m’efforce de faire en sorte qu’il soit totalement consenti. Cette dérive actuelle fait que j’envisage très clairement si jamais je dois un jour me retrouver à nouveau dans une perspective de séduction de faire signer en 3 exemplaires une multitude de contrats. Le premier serait dès le premier échange, l’autorisation signée qu’il est permis de se parler et d’échanger des paroles. Le second qu’il est désormais possible de proposer un quelconque rapprochement d’ordre physique et que celui-ci est totalement consenti par les deux parties prenantes.Le troisième que chaque pratique sexuelle à venir est consentie par les deux parties prenantes et en respect avec la convention de Genève et le désarmement nucléaire. Le quatrième, quelques jours après la première rencontre physique, que tout rapprochement physique a été consenti et ne s’est jamais fait sous la menace ou la contrainte de quelques parties prenantes que ce soit. Le cinquième, lors de la séparation effective, qui atteste que tous les rapports ont été consentis, voulus, désirés, dans le respect et le désir de l’autre et sans qu’aucune contrainte ne soit exercée de quelques manières que ce fut sur aucune des parties prenantes (qui peuvent être plus nombreuses du coup) et enfin, sixième et dernier contrat, quelques années plus tard, pour bien acter le fait que tous les rapports furent consentis et voulus et ce malgré l’issue triste de cette union et qu’ainsi aucune attaque judiciaire rétroactive ne saurait être envisagée. Mon éventuel prochain échange de séduction sera donc construit autour de 6 contrats en 3 exemplaires datés et contresignés par toutes les composantes du dit contrat. Je sens que ça va encore faciliter les échanges cette histoire.

Je ne parle pas des violeurs ni des gros lourds harceleurs, je parle de la dérive actuelle pudibonde américaine qui veut que, dire à une femme qu’elle est jolie soit passible de la peine de mort. Il est évident que, dès lors qu’il y a excès d’utilisation de la testostérone, on est dans un autre cadre. Et ce cadre est indéfendable et, en cela, je suis intransigeant et c’est non négociable. Encore une fois, je parle bien des types comme moi…. normaux quoi… enfin, presque… De ces hommes qui, en aucune façon, jamais, ne lèveront la main sur une femme ou exerceront un chantage ou une pression psychologique sur une femme pour obtenir ses faveurs.

J’ai dit « femmes » parce que je me place comme un hétéro de type masculin mais il est évident que certains hommes, et peut être même beaucoup, ont également ce type de comportement. (spéciale dédicace). Les hommes ne valent pas mieux que les femmes mais, comme je l’ai dit, je maîtrise moins la sexualité masculine. J’ai déjà du mal avec la mienne.

Le connard est-il soluble dans l’amour ? (texte invité)

Fidèle à la ligne de ce blog je vous propose ici le texte d’une complice de plumes et cela sans censure de ma part. Il s’agit de faire entendre tous les points de vue et il est possible que je m’arrête à un moment pour y répondre me sentant moi même très souvent sur la ligne de la connard attitude – Smig

 

Bon, parlons un peu d’amour dans ce blog de brutes ! Qui ne l’a pas connu ? Ce mec dont tu t’entiches passionnément et dont tu aimerais être aimé.e de même en retour mais qui se montre rétif à toutes tes velléités amoureuses. Il se fait que, hasard ou coïncidence, j’ai eu l’heur d’en connaître –fréquenter, comme aurait dit pudiquement ma grand-mère…- quelques-uns au cours de ma courte vie (oui, j’insiste, courte !). Pas plus tard que ce matin, je discutais avec un ami virtuel, dont je tairai ici le pseudo. Nous nous entretenions donc à propos des choses de l’amour, quand celui-ci me dit qu’il n’y croyait point. A l’amour. Oui, vous avez bien lu ! Il se targua même carrément de ne pas aimer les gens, donc de n’aimer personne en somme (pas même lui-même ? Pas même moi ???). J’en restai tout ébaubie et l’exprimai avec le smiley qui convient. Est-il possible, donc, de ne point aimer les gens ? Je veux dire par là aucun gens, même pris dans leur individualité, quand on les disperse et qu’ils deviennent plusieurs autres éparpillés, chacun de son côté. Ne sont-ils alors point appréciables ? Qu’est-ce qui peut pousser un humain à une telle extrémité, ne pas aimer son prochain (ni même son précédent) ? Mon ami a-t-il vraiment perdu le cœur ? (et en a-t-il jamais été pourvu ?) Finalement, est-ce bien un humain ? Ne serait-ce pas un robot ou un extra-terrestre non pourvu de cette capacité qui lie tous les humains et permet de faire perdurer l’espèce, à savoir celle d’aimer ?

A cet instant précis, je dois avouer que la discussion prit un tour pour le moins flippant. Je tentai de garder mon sang froid pour mieux comprendre et analyser cette chose un peu particulière, mais qui ne m’était néanmoins pas totalement étrangère… Cette affaire me chiffonna. A tel point que je n’en dormis pas de la sieste (et il en faut pour que je la saute, la sieste. Me faire sauter pendant la sieste étant encore une autre affaire…). Ainsi, il fallait bien que je me rende à l’évidence : cette discussion, somme toute anodine, avait réveillé en moi une interrogation métaphysique dont je veux ici vous faire part. (Je remercie au passage le propriétaire de ce blog, qui m’accorde l’hospitalité dont je tenterai de ne pas trop abuser).

Alors allons-y, parlons connards ! Car, n’ayons pas peur des mots, c’est bien de cela dont il s’agit. Moi qui avais toujours eu foi (espoir ?) en l’amour (autant qu’en la haine d’ailleurs, les deux étant, on le sait, étroitement liés), je (re)découvrais (mon inconscient avait tout fait pour l’oublier) que sur cette Terre il est des êtres qui ne savent ni aimer, ni être aimés. Et que, pour autant, ils peuvent se fondre dans la masse des humains ordinaires en offrant une façade tout à fait sympathique. Au premier abord du moins. Ce qui les rend d’autant plus dangereux. Je ne pouvais m’y résoudre. Il existait forcément une solution pour sauver l’âme des connards. Mais quoi ? Une tasse de thé Sencha et quelques baies de goji bio plus tard, les termes de la question s’imposaient désormais à moi avec netteté : le connard est-il soluble dans l’amour ? Et s’il ne l’est pas, quelles perspectives, pour lui, pour les autres ?

Avant d’aller plus loin, arrêtons-nous un instant si vous le voulez bien (et même si vous ne voulez pas d’ailleurs, c’est moi qui décide, c’est mon article !) pour définir ensemble les termes de la question. D’abord, la solubilité. Une question qui relève purement de la chimie. Voyons ce que Larousse nous en dit (la blonde n’était pas dispo et Robert était à l’apéro) : SOLUBLE ; adj. Du latin solubilis. 1) Est soluble ce qui peut être dissous dans un solvant donné. Ce qui, pour notre sujet, revient à se poser la question suivante : l’amour, comme le dissolvant, a-t-il le pouvoir de faire craquer le vernis ? – celui du connard – et de laisser éclater au grand jour son être de lumière intrinsèque – celui du connard toujours ? Ce qui suppose une vision humaniste : le connard ne serait qu’apparence et cacherait en fait bien profond à l’intérieur de lui-même, un joyau soigneusement protégé de l’hostilité du monde extérieur… Hypothèse à laquelle, je dois l’avouer, je serai plutôt encline à souscrire. Alors pourquoi pas. 2) Que l’on peut dissoudre dans un liquide pour le consommer instantanément => Tel le café, le connard pourrait-il se laisser dissoudre dans un océan d’amour et laisser goûter sa tendre amertume, pourquoi pas accompagnée d’une pointe de lait voire, soyons fous, pour les non diabétiques, d’un petit morceau de sucre et d’un carré de chocolat noir corsé 90% de cacao issu du commerce équitable, pour révéler sa saveur ? Là encore pourquoi pas… (moi perso je suis plutôt thé vert – voir ci-dessus – mais bon pourquoi pas, je ne suis pas contrariante…) 3) Qui peut être résolu => le connard peut-il, in fine, être résolu à aimer (j’admets la malhonnêteté de la formulation mais c’était pour les besoins de l’article…) ? J’émets plus de réserves vis-à-vis de cette dernière proposition, mais il paraît que rien n’est impossible. Or, si rien n’est impossible, c’est déjà quelque chose. Alors finalement, pourquoi pas…

Ensuite, est-il vraiment nécessaire de revenir sur le terme d’amour ? Bon, ok. Selon wikipedia (on a les références qu’on veut ! ou qu’on peut, dirait mon ami…), « l’amour désigne un sentiment d’affection et d’attachement envers un être vivant ou une chose qui pousse ceux qui le ressentent à rechercher une proximité physique, spirituelle ou même imaginaire avec l’objet de cet amour et à adopter un comportement particulier. (…) L’amour sous ses diverses formes agit comme un facteur majeur dans les relations sociales et occupe une place centrale dans la psychologie humaine. » Un trait majeur de l’humanité, donc (c’est moi qui rajoute ce commentaire). Mettons-nous, maintenant, d’accord sur ce qu’on désigne dans cet article par le terme de connard. Il n’est pas ici question du petit connard de bas étage qui, se pensant seul au monde, se croit autorisé à tout un tas de choses que le commun des mortels ne se permettrait pas. Non, bien qu’il puisse exister un lien ténu entre les deux spécimen, le connard qui nous interroge ici est tout autre (et peut-être plus sournois…). D’après-moi-même donc – car on n’est jamais mieux servi que par soi-même – le connard est celui qui n’éprouve aucun attachement pour l’Autre, ni même aucun autre sentiment d’ailleurs, en somme aucune espèce d’intérêt pour ses pairs (en revanche pour ses paires, celles entre les jambes…). C’est bien simple, l’autre l’indiffère. Il est à différencier du misanthrope qui, lui, éprouve un agacement, voire même une répulsion pour l’Autre (ce qui pourrait s’apparenter de loin à de l’amour et le rend donc plus proche du commun des mortels). Donc, le connard s’en tape. De vous, de moi, de tous. Et par extension, il ne voit aucun problème à se servir de vous pour assouvir ses désirs et fantasmes, mais bien sûr avec votre consentement (éclairé ou non, ça c’est une autre affaire car, il faut bien le reconnaître, tout le monde n’est pas équipé de la lumière à tous les étages… Et en matière d’électricité le connard ne fait pas de différence).

Ceci étant posé, examinons la question et tentons, dans un premier temps, d’en apprendre un peu plus sur la construction psychique du connard au travers de ses divers traumatismes juvéniles et/ou amoureux, professionnels, amicaux, bref sociaux (dans le lien à autrui quoi, et non dans le lien aux truies. Encore que les cochonnes, ce soit son rayon…). Autrement dit : What the fuck is happening in his fucking head (and heart) ???!!!! Parlons clairement et promptement : m’est avis (à mort ?) que le connard est un écorché vif. Un être qui soit manqua d’amour, soit subit une faille narcissique majeure. Pas la peine de disserter plus avant sur la question. Il tente donc de se protéger en échappant à ce qu’il croit être la cause de tous ses maux, à savoir l’Autre, et en particulier l’attachement à ce même autre. C’est triste mais c’est comme ça.

A la lecture de ce qui précède, il apparaît ainsi clairement, au premier abord, que connard et amour sont nécessairement opposés. Puisque celui-ci, pour les raisons sus-mentionnées, refuse l’essence même de celui-là. Mais pour autant, faut-il considérer – l’amour étant une des caractéristiques de l’humanité – que le connard est désespérément perdu pour la cause des Hommes (des femmes ?), ou quelque chose pourrait-il le sauver des sombres ténèbres du narcissisme et de l’égoïsme ? Ce quelque chose pourrait-il justement consister en l’amour lui-même, comme remède au mal ? Un peu à la manière de l’homéopathie. Il suffirait donc, malgré lui, de rendre au connard cet amour qui lui a tant fait défaut. Et l’équilibre serait ainsi rétabli. Simple. Mais utopique. Car le problème, voyez-vous, c’est que le connard refuse précisément toute sorte d’amour.

Comment dès lors lui en inoculer à son corps défendant ? Les principes éthiques les plus basiques rendent cette opération inenvisageable. Il faudrait donc se résoudre à ce que le connard, en l’absence de tout consentement de sa part à faire évoluer son état, soit condamné à en rester un ? Ce qui par ailleurs, il faut le préciser, ne lui pose aucun problème. A lui. Car en fait, reconnaissons-le, c’est finalement à nous que cela pose problème. Selon la loi mathématique qui veut qu’à tout problème il y ait une solution, venons-en donc à la conclusion. Si le connard s’avère désespérément hostile à l’amour, il reste que le chagrin, le nôtre, sera toujours soluble dans l’alcool, lui. Quant au connard, comme aurait dit feu mon amie J.S – paix à son âme – comme tout amas de tissu organique qu’il est, il reste soluble dans l’acide… Oui, J.S. était une femme pour le moins radicale. Il va de soi que, pour ma part, et pour des raisons qu’il me semble superflu de développer ici, je vous conseille plutôt la première manière… Tchin ! En guise de postgraphe à cet article, je me permettrai de citer ce chantre de l’amour qu’est Lamartine : « Rien n’est vrai, rien n’est faux ; tout est songe et mensonge, illusion du cœur qu’un vain espoir prolonge. Nos seules vérités, hommes(.femmes), sont nos douleurs. » Et la Martine d’ajouter : « Il pleut jamais en Bretagne oh ! ». Songe et mensonge. Là réside la question en effet… Pour O.G. (Toujours à la recherche du point perdu). Remerciements dévoués à Smig, le propriétaire de ce blog qui, en m’ouvrant ses pages, contribue à faire mieux comprendre ce fléau que sont les connards et peut-être à aider le monde à porter, malgré tout, sur eux un regard empreint de bienveillance et d’empathie. En leur nom, grâce lui soit 1000 fois rendue.

par KM