Comment pratiquer des activités buccales suivies en environnement hostile et considérer que tout est normal? (de l’Education Nationale ou de ce qu’il en reste -droit de réponse perso-)

Par la magie des réseaux sociaux et de l’impossibilité à rester camouflé, dans ce monde, où tout se partage, même le vide, mon récit sur mon rapport avec l’éducation nationale s’est retrouvé publié sur un groupe d’enseignants. Dans un premier temps, je vais rappeler cette lapalissade qui me semble essentielle, surtout en ces temps particuliers: je suis responsable de ce que je dis, pas de ce que tu comprends.

A travers mon billet précédent, plusieurs reproches ou critiques m’ont été faits. Et j’en suis particulièrement satisfait. D’abord, parce que cela signifie que certains prennent le temps de lire ce que j’écris et donc, je les en remercie, et, d’autre part, parce que les critiques se doivent d’être constructives et elles ne peuvent me permettre que de m’améliorer, et évidemment, j’apprécie cette opportunité.

Les points qui semblent déplaire à certains, concernent principalement le traitement que j’aurais réservé aux titulaires. J’aurais volontairement, et de manière prononcée, attaqué les enseignants. Je rappelle qu’il s’agit de mon expérience personnelle, de mon histoire, alors, d’abord, je dis quand même ce que je veux… Il parait que nous sommes en démocratie (voir les billets précédents) et, ensuite, j’ai volontairement, justement, été particulièrement tendre avec les anciens collègues, contrairement à ce que j’ai vécu. Il s’agit de mon histoire, des profs que j’ai croisés, il ne s’agit pas de tous les enseignants de France, mais de ceux qui officient dans les établissements que j’ai fréquentés et bien évidemment, pas de tous. On m’accuse de généraliser alors je précise qu’il s’agit d’une poignée d’enseignants qui se pensent supérieurs aux suppléants, qui se cachent de toutes activités extra scolaires, qui surveillent le moindre de tes faits et gestes et rarement pour que tu t’améliores mais bien, le plus souvent, pour te dénoncer, le plus vite possible, à la direction. Si les enseignants titulaires se sont sentis visés par mes mots alors, en réalité, tant mieux… Peut être que cela permettra de jeter un autre regard sur les suppléants, stagiaires, contractuels… Je ne généralise pas et je parle clairement et définitivement des enseignants que j’ai rencontrés… Je ne vois pas comment le dire autrement… Dans le secondaire, dans mon département… Point… La majorité des enseignants, en France, je l’espère, en tout cas, adopte les valeurs qu’ils sont censés défendre et promouvoir.

Le fait d’être suppléant, contractuel, implique, de fait, que j’aurais eu besoin d’aides, de soutiens, de conseils or, il se trouve que je n’ai vécu que des coups fourrés, des attaques et, rarement sur la qualité de mon enseignement, mais bien sur ma personne, et c’est ce qui m’est reproché sur les rapports d’inspection. On ne me reproche rien au niveau didactique même si j’ai, évidemment, totalement, conscience que tout n’est pas parfait et même très loin de ça, mais on me reproche ma personne, ce que je suis. On me reproche sous couvert de cette histoire de bienveillance sur laquelle il faudra un jour que le corps éducatif pose une vraie définition, d’être trop proche des élèves. Je vous vois venir. Etre trop proche, dans le sens où je savais ce qu’ils vivaient, où je les chambrais et qu’ils avaient autorisation de me chambrer en retour, c’est ça l’égalité, mais évidemment, sans aucune insulte, ni d’un côté ni de l’autre. Les limites étaient claires pour tous mais la décontraction était de mise parce que ça n’est pas grave.

J’ai entendu ou plutôt lu aussi qu’il s’agissait d’un texte qui montrait un Moi face au reste du monde. Je vais considérer que je me suis mal exprimé plutôt que de considérer qu’il s’agit d’un commentaire de prof (je reviendrais sur cette notion qui m’inspire le titre de ce billet). Je ne suis, en rien, seul contre le reste du monde. Le monde est injuste au secours, sauvez moi! Premièrement parce que la très grande majorité des contractuels que j’ai croisés, dans mon parcours, vivaient exactement la même chose que moi (donc je ne suis pas seul) et que considérer que je me suis placé, seul, face au reste du monde, ça, c’est de la généralisation stupide que je n’ai pas faite. Il s’agit juste de moi face à quelques personnes. J’ai d’ailleurs clairement stipulé qu’il y avait les collègues, certes, et je réitère cette critique, mais aussi les directions, les inspecteurs et les formateurs ESPE. Comme je l’ai appris de ma banlieue, la personne qui se sent visée ne peut l’être que parce qu’elle n’a pas, elle même, le cul propre. Cela est certes familier mais reprend et annonce l’idée qui était sous jascente jusqu’alors, et qui devient visible, d’un corporatisme d’opportunisme. On a le droit de ne pas croire en mon témoignage, et à la limite, cela n’est même pas mon souci, je raconte et la foi est une donnée propre à chacun. On me croit, tant mieux, on ne me croit pas, tant mieux…  Et, encore une fois, je ne généralise pas! Je parle de mon expérience.

Le statut de contractuel n’est pas un choix, en tout cas pas, pour moi, et si cela avait été un choix, je n’aurais pas passé le concours. Je ne sais pas s’il s’agit d’un choix de toucher 1300 euros par mois avec un bac + 5 pour faire le même job qu’un titulaire, (on peut, peut être, se retrouver autour de cette idée qu’un titulaire et un suppléant exerce le même métier? En fait, je me demande quand je lis les témoignages des titulaires.). Il y a donc des titulaires qui vous considèrent comme équivalents à eux et d’autres, comme je le vois dans les témoignages, qui se considèrent supérieurs. Ils ont raison.

J’étais un mauvais prof, je l’ai dit mais je le redis puisque certains m’ont reproché d’être imbu de moi même. Je ne pensais vraiment pas qu’on me reprocherait cela à travers ces textes mais soit… je suis imbu de moi même mais j’étais, quand même, un mauvais prof. Alors, on peut me faire le reproche de la prétention même si je le trouve assez paradoxal avec les 3 textes qui composent finalement cette confession. Mais j’accepte le reproche et présente mes excuses sur le fait que je ne me considère pas encore totalement comme une sous merde.

On me reproche de taper beaucoup, sans doute trop, sur cette fabuleuse institution. Alors, je ne raconte que ce que j’ai vécu…. MOI, MOI, MOI (ça c’est de la suffisance mais si je ne fais pas ça, on va dire que je généralise, alors c’est MON histoire, est-ce clair? )

  1. Oui, un contractuel touche 1300 euros environ selon les heures sup et compléments divers type PP.
  2. Oui, on nous demande un bac + 5 pour exercer, ce qui correspond, dans le monde hors EN, à un statut de cadre. C’est la loi qui est comme ça et non, moi ni ma prétention.
  3. Oui, j’ai exercé ce métier pendant 6 ans dans un établissement qui se trouve à une heure de route de chez moi (et je suis très loin d’être le seul enseignant dans ce cas, mais j’imagine que ceux qui me critiquent trouvent cela normal aussi.)
  4. Oui, pour aller au travail, il faut un véhicule et oui un véhicule a besoin d’essence pour rouler (quel con! et ça aussi j’en parlerais un jour) et donc, oui, une partie du salaire part en fumée de pot d’échappement.
  5. J’ai même, à un moment, loué une chambre chez l’habitant, une collègue, pour éviter la route parce que, physiquement les routes de campagne, la nuit, je n’y arrivais plus, je ne suis plus tout jeune non plus, et, à mon âge, les facultés déclinent très rapidement. Donc 2 loyers. Pourquoi 2? parce que j’ai aussi une vie, aussi étrange que cela puisse paraître, et que j’avais, quand même, envie, parfois, de croiser mon fils, pardon.)
  6. Je parle uniquement que de ce que je connais donc je ne parle pas d’autres parcours parce que je ne suis pas le mieux placé pour en parler même si, évidemment, j’en connais, parce que, en tant que suppléant, j’ai été amené à parler avec les suppléants puisqu’on forme assez vite une caste, un entre soi (dans mon département et dans les établissements que j’ai fréquentés!)
  7. Je suis très très loin de taper autant que je le pourrais, je me retiens parce que je ne fais, en fait, que raconter mon vécu et que, désolé, mais je ne suis pas aigri même si ces lignes peuvent laisser entendre le contraire. Je comprends qu’on le pense puisque ça rejoint la critique que je formulerais plus tard sur les critiqueurs justement. Il est normal de répondre à ses détracteurs mais je le fais de manière courtoise et correcte parce que je n’ai pas de raisons d’être véhément contrairement aux critiques que j’ai reçues.
  8. Je le répète une dernière fois parce que, malgré tout, les critiques touchent: je ne parle que de mon histoire et de ce que j’ai vécu donc je ne généralise pas, je ne parle que de ce que je connais, c’est à dire ma situation, et je suis sans doute prétentieux et imbu de ma personne, très bien, mais j’étais un mauvais prof et c’est un soulagement, à la fois, pour l’éducation nationale et pour moi que nos chemins ne se croisent pas plus avant, et ça ne me dérange absolument pas de le dire: J’étais un mauvais prof.

Je constate simplement que le corporatisme pousse certains à défendre l’institution. Ce corporatisme est surprenant quand on entend le discours de certains en salle des profs, et encore, davantage, quand on voit la faculté incroyable de mobilisation des enseignants pour que ce genre de situations ne se reproduisent pas, et pas pour moi, à titre personnel, je n’ai plus rien à gagner et même ça ne m’intéresse plus, mais pour les suppléants, contractuels qui sont légions dans les établissements et dont désormais,la situation est connue puisque certains semblaient clairement l’ignorer. Je considère, que comme vous ne faites rien pour que cela change, que vous cautionnez ce traitement de l’EN. Alors, critiquez moi si cela vous chante mais clairement, vous ne faites que confirmer, à mes yeux, que l’EN est une grande famille bien particulière. Mais, c’est une famille. Et oui, je suis prétentieux bla bla bla et oui, je suis aigri bla bla bla et oui, je généralise si vous voulez….

Donc, quand les titulaires se mettront en grève, ou bien feront de véritables actions, (il n’y a pas que la grève), pour défendre, et surtout améliorer le statut des suppléants, alors, je considérerais que vos critiques sur ma généralisation est recevable. Pour l’instant, la seule chose que je constate, c’est que, beaucoup ont oublié qu’ils ont un jour été suppléant et que, perdre une journée de salaire ou je ne sais quel avantage inconnu reste inenvisageable pour défendre les collègues. Vous traitez les suppléants comme des collègues. Prouvez le. Vous pourrez, ensuite, me critiquer. Pour l’instant, à mes yeux, et aux yeux de beaucoup de personnes dans la société hors EN, vous n’êtes qu’une corporation plaintive et égoïste qui oublie ce qu’est le monde réel qu’elle vise, pourtant, à enseigner aux jeunes. C’est un élément flagrant de ce que ma nouvelle position m’a appris. Vous vous plaignez que le reste du monde ne vous soutient pas quand vous êtes en action mais vous refusez de soutenir le reste du monde quand il est en action et pire, vous refusez de soutenir les membres de votre propre corporation pour conserver vos propres privilèges statutaires. De loin, désormais, je pense, modestement, que si l’école doit un jour s’améliorer, en France, cela ne passera que par les enseignants et, grâce aux enseignants, mais j’en viens, en toute prétention de ma part, à me demander, si cela est réellement la volonté de la majorité des enseignants. J’ai dit la majorité!!!! Il n’y a pas de généralisation!

L’art de la perforation anale dans les plaines du Caucase administratif (de l’Education Nationale ou de ce qu’il en reste – acte 2)

Alors, tu acceptes d’être prof principal de seconde parce que les titulaires ne veulent pas. Tu acceptes d’être coordinateur matière parce que les titulaires ne veulent pas et, comme toi, tu as besoin d’euros, tu acceptes, de toute façon, n’importe quoi et tout le monde le sait. En plus, tu as la malchance de parler quelques langues alors, tu pars en voyage, c’est toujours ça… parce que les titulaires ne veulent pas… alors toi qui habites loin de ton lieu de travail, toi qui ne gagnes pas lourd, toi qui, forcément, paies tes repas parce que tu ne rentres pas chez toi, toi qui se tapes, en plus, des pleins d’essence parce qu’il faut bien y aller, et bien, toi, tu fais des heures et des heures, parce que les titulaires ne le veulent pas.  Il y a donc ce que tu gagnes et ce que, en réalité, tu gagnes. Alors tu fumes, parce que la fatigue, les nerfs, l’injustice… d’autres boivent, se droguent, ou prennent des substances antidépressives… et à la limite, comment faire autrement? Voila comment l’éducation nationale construit des précaires qui s’enfoncent et qui doivent corriger des copies et donner le bac.

Toutefois, soyons honnêtes. Il y a une part de masochisme dans ce métier. Les points positifs sont quasiment absents et, en fait, au nombre de 1. Et pourtant, on y retourne tous les ans, dans les mêmes conditions pourries, et on donne satisfaction mais il n’y a pas d’évolution parce que toi, tu as un autre parcours, parce que toi, tu ne passes pas ta vie à te plaindre ou à médire sur tes collègues et pourtant, dieu sait qu’il y aurait matière et enfin parce que toi, tu es toi.

Tous les ans, tu veux y retourner parce que les élèves…. Il n’y a que des aspects négatifs et tu y laisses des plumes à tous les niveaux: financiers on l’a vu, moraux parce que l’estime de toi est au top (ironie), ceux de la santé forcément, familiaux parce que tu vois tes gamins entre deux copies et deux trajets de bagnole, sentimentaux parce que les dîners romantiques, de toute façon, t’as pas les moyens, sexuels parce que, de toute façon, t’es pas vraiment en état pour donner le meilleur de toi même. A petits feux, ce traitement te tue. Tu t’accroches parce que les élèves…

Et puis, tu croises l’individu qui, finalement, va finir d’achever ta motivation. Une combinaison d’individus, en réalité, qui te montre que, vraiment, ta place n’est pas dans ce milieu. Une direction qui déjeune tous les midis avec toi, à base de sourires, tapes dans le dos et confidences personnelles et qui, au final, recopie le bilan de l’IPR pour ne pas prendre de risques, des collègues qui se servent, toute l’année, allègrement de tes cours parce que tu es corporate et que tu partages et qui, au final, vont crier ton incompétence dans le bureau de la direction de peur de perdre des privilèges, une IPR qui t’annonce, les yeux dans les yeux, qu’elle n’a rien à te reprocher mais comme l’IPR 1 s’oppose à ta validation, elle ne va pas la contredire, des formateurs qui t’accusent, dans ton dos, de tous les maux, plagiats ou nonchalance, mais dont tu attends toujours un mot en face… alors ce monde là, finalement, tu es poussé à le quitter, malgré les élèves.

Alors tu es licencié ou renvoyé ou mis sur le côté parce qu’en réalité, on ne sait pas quoi faire de toi. Tu as signé, quand tu y croyais encore, un CDI, qui devait te protéger et qui, en fait, ne fait que t’obliger à aller voir les syndicats pour faire valoir le droit du travail. Et puis, tu vas à pôle emploi, tu vas dans un lieu où tu n’avais jamais mis les pieds et tu découvres. Tu fais des bilans de compétence où tu apprends que, avec tes diplômes, ton expérience et tes compétences, tu n’as pas le droit d’accepter des emplois à moins d’un salaire précis qui correspond au double de ta rémunération d’enseignant. Et puis, tu retournes, en fait, dans le vrai monde, avec les vrais gens et la vraie vie et, très vite, tout cela ne te manque plus.

Déjà, pour la première fois, depuis très longtemps, tu as eu de vraies vacances pendant lesquelles, tu as vraiment profité. Tu n’as pas pensé progression ou évaluation, compétences ou préparations. Tu as uniquement bronzé, fait du surf et tu as découvert un lieu fabuleux et même, tu as appris la langue, trois mois avant de partir, lorsque tu savais, parce que tu n’es pas totalement con, déjà, que, de toute façon, c’était fini pour toi, cette vie dans l’En et que, en guise de petite vengeance inutile, non, cette année tu n’irais pas corriger les épreuves d’examen, tout simplement parce que, maintenant, tu t’en fous.

Bien sûr, le rectorat te convoque pour justifier des salaires inutiles, il faut bien qu’on te convoque. Tu passes devant une commission où tu prends, enfin, plaisir à dire à ces gens, ce que tu penses d’eux, parce que, de toute façon, tu t’en fous. Alors des éminences grises, au niveau de la couleur des cheveux, pensent encore avoir une quelconque autorité sur toi et là ils comprennent vraiment pourquoi ils ne te valident pas, parce que tu n’es pas malléable, tu n’entres pas dans ce moule et même tu le fuis.

Comme le rectorat, l’état, considère qu’il doit faire les choses correctement, on te convoque encore pour définir une reconversion. C’est là que tu entres dans une dimension parallèle, un monde qui n’existe nulle part ailleurs. Un immeuble de 6 étages, avec une vingtaine de bureaux par étages, avec deux personnes par bureau qui ne font rien ou qui, en tout cas, tout comme certains détenteurs de l’autorité nationale suprême pendant une catastrophe naturelle, brassent de l’air. Il est là le mammouth, dans ces bureaux, où la seule machine qui semble branchée est la machine à café. Le reste semble être un décor de Cinecitta, une comédie italienne avec toute l’absurdité dont il sont capables. Dans cet univers improbable, le rendez-vous consiste à te proposer de revenir dans le giron des suppléants en oubliant ton ancienneté mais, quand même, revenir, parce qu’il y a les élèves…. Tu ne peux t’empêcher de rire de toutes tes dents, que tu as enfin eu le temps de refaire, et de voir, cette pauvre gratte-papiers chercher désespérément une solution pour toi comme si tu lui avais demandé quelque chose ou comme si tu avais besoin d’elle, et qui te propose: les concours administratifs. La seule issue pour elle, est d’entrer dans le giron des emplois de l’état. Il n’existe rien d’autre si l’on en croit ces gens mais, soudain, un éclair de génie illumine le regard terne et triste de cette pauvre femme, qui se rend bien compte que sa fonction, son travail, son salaire sont totalement inutiles, et qui te pose, enfin, une question personnelle, mais est-elle vraiment personnelle? : « Mais pourquoi n’êtes vous pas validé? ». Cette question, en réalité, tu ne te l’étais jamais réellement posée. Tu avais accepté l’idée que tu n’étais qu’un mauvais enseignant et que tout était logique. Alors, tu ne sais pas quoi répondre et la seule chose qui te vient, c’est de donner le nom de cette première IPR qui avait décidé que, de toute façon, tu ne serais pas prof. Et là, cette secrétaire, dans un bureau perdu, au fond d’un immeuble gris, qui n’a pour seul contact avec le corps enseignant que les personnes qui partent, lève enfin la tête et se décide à te regarder dans les yeux en te disant: « Ah oui, évidemment! ».

A méditer…. Peut être continuerai-je ce récit, peut être pas… parce que, en réalité, désormais, l’EN…

De l’Education Nationale ou de ce qu’il en reste… – acte 1

Il manque des enseignants. Chaque année, x enseignants sont manquants ou ne sont pas remplacés. Triste constat. J’ai été, pendant 8 ans, contractuel dans l’enseignement privé sous contrat. Donc, tout dans la légalité et toussa toussa… Balancé d’un établissement à un autre, la plupart du temps assez maltraité puisque tu récupères tout ce que les collègues (peut-on parler de collègues au final?) ne veulent pas. Les classes surchargées, indisciplinées, avec les horaires les plus ingérables… le vendredi en dernière heure ou le lundi en première et tout cela pour 1300 euros. Tous les ans, tu es convoqué dans les premiers pour corriger le bac et pour surveiller. Et les titulaires trouvent ça normal, à peine montrent ils, parfois, pour certains, une lointaine compassion quand ils apprennent ton salaire alors qu’ils sont déjà parfaitement au courant. Du coup, tu acceptes toutes les heures supplémentaires possibles. Tu fais les BTS alternance, les AP, la cantine, les récrés, les chiottes… tu arrives à peine à 2000 euros en étant, dans l’établissement, du lundi 8 heures au vendredi 17.30. Toutes tes heures sont prises et tu fais 45 heures par semaine dont 40 devant élèves. Et surtout, tu dois te taire.

Parfois, ton établissement se trouve à une heure, ou plus, de chez toi. Donc, tu te lèves à 6 heures et tu rentres chez toi au mieux à 19 heures quand il n’y a pas de conseils de classe ou de réunions préparatoires au carnaval de fin d’année ou autre connerie que toi, évidemment, tu n’as absolument pas le droit de manquer parce que ton absence se remarque, alors que certains titulaires ne savent même pas où se trouve la salle de réunions. Mais toi, c’est toi. Parce que, à aucun moment, il n’est venu à l’idée des ronds de cuir (j’adore faire mon Francis Lalanne, ça envoie du pâté) de rationaliser les postes, de prendre en compte la vie du personnel. L’enseignant n’est qu’un numéro, un pion déplacé au grès de désir qui échappent à la compréhension de tous, alors, quand tu es suppléant et que tu prends les miettes, tu imagines bien que ta vie quotidienne ne ressemble plus à rien.

Tous les élèves t’adorent mais les collègues et la hiérarchie te détestent. Tous les parents veulent impérativement te voir parce qu’ils entendent beaucoup parler de toi et qu’ils te demandent d’être amis sur fb ou même ton numéro de téléphone mais en salle des profs, tu dois faire profil bas parce que tu es atypique. Parce que être apprécié par les élèves et les parents, ça n’est pas normal, ça n’est pas le métier, ça n’est pas juste que les élèves aiment aller en Français! Ils doivent, comme tout élève qui se respecte, détester cette matière, parce que de toute façon, ils sont nuls et ils le resteront. Toi, tu n’es pas ça. Tu n’es pas prof, tu exerces la fonction de prof.

Et, comme si tout cela ne suffisait pas, tu enseignes une discipline critiquée en permanence. Les élèves ne savent pas lire, l’orthographe n’existe plus, ils n’ont aucune culture. Evidemment, tout cela, c’est notre faute et même puisque tu es là, c’est ta faute. La remise en cause éducative ne se fait que sur les enseignants car c’est aux enseignants d’éduquer les enfants maintenant. C’est en tout cas ce qui semble poindre dans un comportement général extrêmement malsain. Et, pour 1300 euros, désolé, mais moi, je n’élève personne et surtout moi je ne m’élève pas, je m’effondre. Alors, ce métier, que certains décrivent comme le plus beau du monde, devient, grâce à des politiques successives, uniquement un métier. Et pour ce salaire là, avec ce traitement là, il ne faut pas, en plus, attendre des miracles des enseignants.

Aujourd’hui, on exige, des profs, de construire la future élite intellectuelle en étant sous payés et totalement dénigrés. Je vous laisse réfléchir. En BTS, j’avais devant moi, des apprenants qui gagnaient mieux leur vie que moi.

En gros, et même en maigre, l’éducation nationale te considère comme un rien lorsqu’il s’agit du traitement et de la rémunération mais, par contre,  elle te fait bien comprendre que tu es essentiel, surtout lorsqu’il s’agit de corriger les examens car les contractuels, remplaçants, suppléants, vacataires ne sont pas compétents pour être titularisés, mais ils sont aptes à donner le bac ou pas aux élèves. Plutôt le donner, aujourd’hui, exclusivement, d’ailleurs.

En outre, dorénavant, avec cette fameuse bienveillance, l’enseignant devient de plus en plus, un surveillant auquel les parents sont bien contents de confier leurs progénitures.

Beaucoup d’enseignants aujourd’hui, et plusieurs par établissements, sont des précaires de l’en, chargés d’emmener les élèves au bac et, parfois, plus encore, alors qu’ils sont sous payés et maltraités humainement. Il est facile dès lors, pour la majorité des citoyens de critiquer les profs et, en plus, c’est de bon ton, ça fait bien, tu es drôle! Un peu comme les blagues macho de l’oncle alcoolisé dans les repas familiaux du dimanche midi, il y a 20 ans. La petite vanne sur les vacances ou sur le boulot cool… mais, la plupart des profs ne relève même plus ce genre de propos comme je ne relève même plus les allusions racistes sur mon nom. Les enseignants ont pris l’habitude de cela. Ils ont même pris l’habitude d’accepter des conditions lamentables de travail. Parce que l’humain s’habitue à tout et qu’à force d’accepter, il en vient même à accepter.

Un enseignant dans le secondaire aujourd’hui (et je parle du secondaire parce que je n’ai jamais enseigné dans le primaire) c’est une personne qui a 30 ados devant lui, avec 30 problématiques personnelles, 30 niveaux (même s’il ne faut pas parler de niveau) différents devant soi, 30 motivations différentes allant de l’absence totale au respect d’écoute de base, et 30 qui doivent avoir la mention la plus haute au bac parce que le bac….

Alors, tout cela, ce n’est que le quotidien d’un suppléant quand tout va bien. Quand tu es une grande gueule, quand, dans la vie, tu as fait autre chose que l’école, et que tu es jugé par des personnes pour lesquelles tu n’as aucun respect et que tu n’estimes pas légitimes, tout devient encore plus compliqué. Voilà, votre serviteur ne respectait pas les personnes désignées pour le juger comme il n’avait pas l’intention non plus de prêter allégeance à des collègues exécrables et acariâtres et donc, ça, ça se paie.

J’ai eu droit aux pétitions signées des élèves et des parents, pour que je reste, avec envoi au rectorat. J’ai eu, évidemment, le cercle des poètes disparus. Evidemment. Et je ne cherche pas ici à montrer que j’étais un bon prof. Aucun intérêt. Et même, j’étais plutôt un mauvais prof puisque je trouvais les programmes assez minables, du coup, forcément, il n’y avait pas d’entrain de ma part, à étudier certaines choses. J’ai, il faut le dire, des goûts arrêtés sur énormément de choses et, en particulier, en littérature. Ainsi, certaines œuvres que d’aucun considérerait comme des classiques et comme des incontournables, sont, pour moi, des pensums à éviter à tout prix, mais brisons-là, ce n’est pas le sujet, ni le propos du jour.

J’étais un mauvais prof parce que je ne voulais pas que ma hiérarchie m’apprécie parce que je préférais plutôt que mes élèves et leurs parents me trouvent efficace, intéressant, juste et compétent. Et puis, il arrive un jour où cette fameuse direction te dit que tu dois passer le concours, parce que ce n’est pas normal qu’un enseignant comme toi n’ai pas le concours, trop cultivé, trop impliqué, trop pertinent même si clairement hors cadre. Alors, tu passes le concours, et puis ta culture suffit pour obtenir ce concours. Oui, je n’ai absolument rien fait pour avoir ce concours en interne, un vague dossier de quelques pages rédigé en 3 jours d’une traite. Oui, je sais c’est injuste, mais c’est ainsi. Sans doute n’étais je pas suffisamment motivé pour donner davantage.

Toutefois, tu es admissible et tu te retrouves dans une ville, loin de chez toi, pendant 2 jours et tu prépares un oral. Mais, comme c’est moi et que je ne suis pas intéressé par cet aspect des choses, tu ne prépares pas le bon oral et tu ne comprends même pas ce qu’il t’arrive à cet oral et, au final, tu décroches un 10 tout pourri mais tu as ton concours. Tu te dis que ça y est, tu es prof! et pourtant, c’est là, à cet instant là, au moment où tu reçois ce papier qui te dit que tu es prof, que tu as le capes, c’est là que commence l’enfer. C’est là, qu’être atypique, dans une académie contrôlée et fagocitée par une IPR (inspecteur principal régionale) qui n’a pas géré une classe depuis depuis 1974, et qui a, pour passion perverse, la destruction massive d’enseignants, (toute l’académie le sait, tout le monde laisse faire), se paie, se voit, se ressent, se vit. Alors forcément, quand toi, comme d’habitude, tu ne joues pas ce jeu du léchage de bottes massivement pratiqué par la majorité de tes « collègues » , tu sais que c’est mort et là, toussa toussa pour ça…

à suivre…

De l’art d’être raccord avec le monde

Hier, c’était le 11 septembre avec tout ce que cela veut dire… Aujourd’hui, un grand nombre de français étaient dans la rue pour signifier que la politique économique prévue par le gouvernement n’était pas celles que certains souhaitaient. (Vous remarquerez que je reste volontairement neutre…). Et ce soir, je me sens écossais et même supporter du Celtic Glasgow donc je suis en deuil… Aujourd’hui, je suis en deuil doublement et en gréve… donc…

Démocratie 2.0 (point 7 ce pouvoir permet de bénéficier de toutes les forces de l’état et tous les points suivants pokémon compris…) sûrement en 2 parties.

Une fois élu, une fois THE ONE, l’homme Protée a un ensemble de pouvoir qui dépasse le possible humain, on se retrouve confronté à un problème de surpuissance. Une sorte de superman plongé dans la Kryptonite.  Le vrai problème, c’est le contrôle absolu et intégral de nos destinées, (je parle comme un bouquin, j’adore), ce contrôle est défini par plusieurs pouvoirs détenus par le Big Boss (législatif, exécutif, militaire etc etc…) mais le pouvoir suprême, qui permet l’accès aux pouvoirs subalternes et, évidemment, j’en parlerais, c’est le pouvoir sur la création de la monnaie. Il s’agit d’un pouvoir qui appartient étrangement aux banques privées. Et, déjà là, les plus réfléchis parmi vous comprennent qu’il y a un gros souci. La banque centrale européenne n’est contrôlée par personne, si ce n’est par elle même, et donc, elle construit la monnaie au gré de ses envies et a, pour mission, d’interdire aux peuples de s’autogérer. Oufff… je suis épuisé là…. D’un autre côté, quand je vois la gestion de certains, ça se comprend. Pour les puissants, il est nécessaire d’être adoubé par les banques centrales. De toute façon, ils n’ont pas trop le choix. Donc, le vrai pouvoir se construit là… On est d’accord que je pose les choses de manière succincte et que chaque point sera développé au travers des textes à venir selon l’humeur, un jour, mais l’actualité et moi tout court, m’obligent à laisser des choses en jachère et peut être à y revenir plus tard, ou pas.

Les puissants sont dépendants d’institutions supérieures. Voilà. Alors maintenant, ce pseudo représentant, adoubé par une autorité plus haute, possède l’intégralité des pouvoirs et on l’a vu récemment. Le pouvoir législatif ,dans un premier temps, est totalement sous contrôle d’un parti qui, lui même, est, totalement, au service d’une personne érigée au rang de maître suprême, d’une secte supérieure, qui elle même, dépend de ceux qui contrôlent la création de la monnaie…. C’est clair?  Système pyramidale qui, en plus, permet de faire croire à une dilution des pouvoirs puisque personne ne sait réellement qui est le chef de qui. Puisque le parti est dirigé par une force, il suit les énergies de cette force. Ce parti, par le truchement des élections, obtient l’intégralité des pouvoirs relatifs au législatif et ainsi, les lois sont celles qui naissent dans la tête d’une personne qui les met en avant et qui sont relayées par le parti c’est à dire par toutes les personnes élues par nous appartenant à ce parti. Nous construisons avec une ferveur bien marquée notre propre prison. J’ai juste l’impression d’asséner des vérités que tout le monde connait depuis longtemps.

Bien, on peut commencer, le parti met en place des guignols (et je ne vois pas bien quel autre nom je pourrais utiliser en restant poli de la bouche comme j’aime à le dire) qui vont voter des lois dictées par un homme et un seul. On arrive ainsi à des lois iniques ou qui vont, clairement, à l’encontre du bien des fainéants cyniques, si tant est qu’elles soient à l’avantage du sommet pyramidal. Forcément il faut bien que quelqu’un profite de tout ça. Soyons clairs et efficaces. Aux dernières nouvelles, une campagne présidentielle coûtait plusieurs dizaines de millions et ça, ça ne se trouve pas sous les sabots d’un cheval. Il faut les trouver. Et pour les trouver, il faut des compromis et beaucoup. Les lois ainsi promulguées par cet homme (ça peut être une femme mais le cas ne s’est pas encore produit au sommet de l’état et, ça aussi, malgré tout, ça pose question, quelque part, sur le fonctionnement de notre société) sont forcément, évidemment et naturellement à l’avantage des mécènes. Le contraire serait, de toute façon, incompréhensible. Alors, dès les premières lois, il est aisé de définir ceux qui ont financé le vainqueur puisque, en réalité, ce sont eux qui rédigent les lois votées par un cortège de guignols, tous contents de mépriser les névrosés extrêmes que nous sommes.

J’ouvre la parenthèse pour signaler que Jupiter considère que, tous ceux qui ne partagent pas sa vision du monde, sont, ce que vous savez et que, ce matin, un bonhomme nommé Benjamin-Blaise Griveaux, qui serait secrétaire d’état à l’économie, (juste lol) et, accessoirement, auteur de:  Salauds de pauvres !: Pour en finir avec le choix français de la pauvreté considère que tous les corniauds qui demain, iront battre le pavé pour défendre des convictions, sont des névrosés. Je me fous de savoir si on est d’accord avec les manifestants et même, si on les soutient, mais le droit de grève et de manifester est constitutionnel! Tant qu’il n’y a pas de dégâts, les manifestants sont respectables. Ils ne sont déjà pas écoutés, alors si en plus, ils n’ont même plus le droit de manifester, il va leur rester quoi?

A force de mépriser les petits, les convaincus, les souffrants, les démunis ou les croyants, il ne faut pas être surpris de se sentir en danger politiquement.

Ce clown, inconnu pour la plupart d’entre nous, est le missionnaire (et ce n’est pas une position du Kamasutra en l’occurrence) de Jupiter (en gros Hermès, le messager, quoi, comme la marque de luxe, tiens, tiens, tiens…) pour la future privatisation de la sécurité sociale. Je l’ai déjà dit ou plutôt écrit, mais je ne peux m’empêcher de le redire, Macron a prévu de baisser, et même, à terme, de supprimer, les cotisations sociales afin de redistribuer du pouvoir d’achat. Des gens ont cru ça et ont voté pour ça. Respect. Donc, pour récupérer au maximum 50 euros sur les fiches de paie en net, les gens sont prêts à prendre des assurances privées à 200 euros. Et on doit dire bravo. Tout ça, c’est le machin BB (Benjamin Blaise) qui doit le mettre en place, et il se permet, à la radio du service public, le matin, de dire, sereinement, que les manifestants sont des névrosés. Il ne me vient à l’esprit qu’une réflexion ou pensée concernant cet individu et elle s’apparente à ce que l’on peut entendre dans les stades de foot lorsque le gardien de but de l’équipe visiteuse s’apprête péniblement à dégager du pied le ballon.

Bizarrement, ce mec n’a jamais parlé de faire sauter le verrou de Bercy, alors que c’est lui, et Judas Le Maire, qui a ce pouvoir, et eux seuls. BB et Judas, lorsque vous déciderez de faire des choses pour les français (je nomme français ceux qui résident légalement en France, je me fous pour l’instant des couleurs, des origines, des religions, des passions et du soutien à un club de foot) alors, vous aurez le droit de vaguement chambrer le peuple mais en étant gentils et mignons.

Le pouvoir législatif appartient à une minorité qui n’a pour unique visée que son bonheur personnel et c’est humain. On le voit encore aujourd’hui avec Saint Martin. L’armée est contrôlée par sa hiérarchie et elle ne peut rien faire sans ordres. Lorsque le pouvoir politique atteint son principe de Peter, ça nous donne des Collomb (colon? Colomb? même son nom est une arnaque… mais j’ai dit: pas les noms et pas les mères… désolé… euh… maire de Lyon, j’ai oublié son prénom à ce spectre) et Macron pendant qu’Irma et José s’envoient en l’air sur Saint Martin avec 35000 français en dessous et alors que les deux tourtereaux avaient envoyé les faire part une semaine à l’avance. Tout le monde le savait mais personne n’était allé acheter les préservatifs. Cela valait bien la peine de nous coller 11 vaccins obligatoires.

Première loi magique, privatisation des profits, mutualisation des pertes pour les banques. Ta banque est en difficulté, elle a le droit de vider ton compte. Elle fait des bénéfices, bah… elle fait des bénéfices et c’est bien… Normal, elles financent la campagne du vainqueur. Autre mécène, les laboratoires pharmaceutiques et donc, 11 vaccins qui deviennent obligatoires et forcément rentables puisque c’est nous qui allons payer. Derniers mécènes officiels, vous l’avez compris, les mutuelles et les assurances. Du coup, on va privatiser la sécurité sociale. Chacun reçoit son petit billet de récompense pour services rendus. Certains le voient, d’autres non, certains s’en inquiètent, d’autres laissent faire. On oublie la cocotte sur le feu, à un moment, il y aura un problème et ça peut aller très loin. A méditer.

Démocratie 2.0 (Point 6: Le vainqueur peut appliquer les principes et les lois qu’il veut)

Tous les points traités précédemment seraient éventuellement supportables si les conséquences n’étaient pas si graves. Puisque celui qui l’emporte est celui qui récolte le plus de petits papiers et que cette victoire ne peut jamais être remise en cause, par quelques biais, que ce soit (j’écarte volontairement tout ce qui est pénal quand même, faut pas déconner!), l’élu devient l’Élu. THE one! Le Jean Mouloud du quartier, le boss du posse, le King de la vallée! Et, comme toutes personnes détentrices d’un tel pouvoir, l’élu en use et en abuse.

Chacun leur tour, les tenants de ce pouvoir ont imposé au peuple, c’est à dire à la masse négligeable et silencieuse, des lois et des règles sans tenir compte de l’opinion générale, de l’efficacité de ses mesures, ni même de l’adhésion à ces mesures.

Je vais rester sur des exemples actuels afin que chacun comprenne, effectivement, la teneur de mon propos. Et je ne le fais pas de manière partisane contrairement à ce que l’on pourrait penser, je suis même prêt à réitérer l’opération avec les prédécesseurs de Jupiter (main sur le cœur…). Je place, en pièce jointe, quand j’y penserai, le programme de notre Néo (Matrix) à nous qu’on a, (main sur le cœur), ainsi que les commentaires et le travail que j’ai effectué sur le dit programme, pendant l’entre deux tours.

https://drive.google.com/file/d/0B_30Nqq6soQ8cWt5bWQ1VnpJeDg/view

Bon… ok… y a 27 pages de travail, mais, si jamais ça intéresse quelqu’un de voir ce que prévoyait notre dieu latin à nous qu’on a (main sur le cœur), et ce que j’en pensais déjà, à l’époque, et en quoi cela constituait des erreurs de gestion fondamentales, aussi bien au niveau économique que social, l’étude sera à disposition.

Nous avons, plus ou moins, encore, les promesses de Dieu (main sur le cœur) en tête. Nous devions sortir enrichis de son mandat et, sur ce point, l’ironie m’oblige à dire que c’est vrai. Je m’explique. Les coupes sombres dans nos budgets vont être tellement significatives que lorsque, en fin de mandat, il octroiera généreusement un coup de pouce aux petites retraites et au smic, tout le monde trouvera ça fabuleux et oubliera les 4 ans de pénitence et votera à nouveau pour lui, comme un seul homme.

Toutefois, il semble que les dérapages incontrôlés de notre éminence pas trop grise (toujours la main sur le cœur hein! parce que sinon on prend trop de risques aujourd’hui…) dépassent désormais, ce que le peuple est apte à supporter et ce que, le minimum de respect de l’humain exige de l’autre. Tour à tour, nous avons été des illettrés parce que nous travaillions dans la société Gad et que nous n’étions pas des self made men bâtissant des start up et s’appuyant à outrance sur l’évasion fiscale pour enrichir des porte feuilles d’actionnaires devenus rentiers et ne connaissant même pas la définition du mot travail. – Définition d’ailleurs, particulièrement intéressante, et qui me permet d’introduire (on ne s’emballe pas là!) une réflexion qui sera très largement développée plus tard et concernant les travaux de Bernard Friot. Le travail vient de tripalium selon la définition communément admise. Tripalium qui est un instrument de torture. Le travail vient donc d’une torture (hum hum…). Forcément, lorsque l’on est torturé, la première priorité n’est pas la lecture cqfd. A l’époque, il n’était que ministre de l’économie et donc, forcément, les paroles n’avaient eu qu’un écho national et limité.

Puis, il y eut la campagne, où là, nous n’avions pas bien compris que la possibilité offerte à chacun d’entre nous d’être esclave allait nous permettre de nous payer un costard et ainsi, de pouvoir enfin faire peur! Parce que, quand on veut faire peur, on a un costard et pour avoir un costard, il faut travailler… cqfd et comme le travail, c’est être torturé, la seule issue pour devenir quelqu’un, selon lui, est d’être torturé, mais, de toute façon, pour travailler ou être torturé selon l’endroit où l’on se place, il faut prendre le train.

Et là, Jupiter (main sur le cœur toussa toussa…) est dieu! Et donc, il nous représente à travers l’univers. Je dis l’univers parce que, quand on est dieu, on ne s’arrête pas simplement à la terre… ste plait!… Quand tu représentes un peuple, un pays, une nation- et on discutera de ces notions- mais en tout cas, pour l’instant, l’élève de sa femme (main sur le cœur toussa toussa…) représente le peuple français, on se doit de lui montrer, il me semble, un minimum de respect, parfois même de l’amour… Peut être me trompe-je mais, c’est ainsi que je le vis… Certes, aimer, ce n’est pas accepter tout et n’importe quoi, mais on peut, quand même, montrer le minimum. Et là, je vois un vrai problème entre ce qui est exprimé, ce qui est reçu et ce que l’on envoie.

Pour prendre le train, on va dans les gares et dans les gares, c’est ça qui est bien, on croise plein de gens et, entre autre, ceux qui ne sont rien. On croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien. Rien… Puisqu’il n’y a eu qu’une légère levée de boucliers menée par des personnes qui, de toute façon, ne sont pas recommandables, alors nous pouvons laisser notre haute dignité (mslc… toussa toussa..) nous mépriser sur notre sol. Néanmoins, cette fois, nous avons encore franchi une étape dans le mépris affiché. Déjà, nous ne sommes plus sur le territoire national. Dans le berceau même de la démocratie, le despote se permet de nous rabaisser. S’il est ce qu’il prétend être, c’est à dire un démocrate éclairé, il a conscience que c’est le peuple qui fait de lui ce qu’il croit être. Et le peuple est multiple, divers, épars et il est également constitué de gens qui ne sont pas d’accord, qui sont en opposition. En démocratie, considérer que les personnes qui ne sont pas en accord avec sa propre ligne de pensée, en prétendant exercer les plus hautes fonctions de l’état, s’apparente à un déni ou au moins à une incompréhension de ce qu’implique ce système politique.

Maintenant, au niveau du déni de démocratie, les prédécesseurs de Manu (il n’y a plus de main sur le cœur dès lors, que je ne suis pas respecté… ) avaient déjà tapé très fort avec la négation complète de résultats d’élection. Un référendum, en France, tous les 20 ans, au mieux, et le résultat ne compte pas et ça passe crème… le petit Manu n’a aucune raison de s’interdire quoique ce soit, pour lui, nous sommes des fainéants, des cyniques et/ou (ce point n’est pas forcément très clair dans sa déclaration) des extrêmes.

Il ne s’agit ici, que du comportement, du visage que montre notre président. Les actes sont plus violents et plus durs. Je passe sur les ordonnances parce que cela était dans son programme. Je passe sur la destruction massive des acquis sociaux parce que cela était dans son programme. (A partir du moment où on vous dit que votre salaire net va augmenter parce que les cotisations patronales vont baisser, à quels moments vous vous dites:  » hum ça sent mauvais cette magouille? » Jamais? … alors pour résumer, les entreprises vont verser moins de subsides au chômage, à la retraite, à la santé… Obligation pour chacun d’entre nous, de prendre des assurances privées… voilà, voilà, voilà… faut développer? système US… Nous récupérerons environ, selon Manu 1er, 140 euros… Une assurance pour nous protéger des coups durs de la vie, maladie ou chômage et pour subvenir à nos besoins quand nous serons trop vieux pour être torturé, combien croyez vous que cette entreprise privée nous prendra pour de tels services? Je ne suis vraiment pas sûr que le calcul se fasse en notre faveur… je peux me tromper mais…

Juste afin d’illustrer l’idée que, une fois élu, le Big Boss of the savane peut faire ce qu’il veut, quand il veut, comme il veut, et dans un mépris total de la parole donnée ou du programme qu’il a présenté: les 5 euros. Ai-je besoin d’aller plus loin? Niveau foutage de gueule, je pense qu’on tape là niveau boloss +12. Un peu comme un joueur de FIFA 2018 qui aurait 118 en foutage de gueule! (pour ceux qui ne savent pas; toutes les qualités des joueurs sont quantifiées et notées sur 100, en fait je crois parce que je n’y connais rien lol).  Je supprime 5 euros aux personnes qui sont déjà en difficulté, puisque bénéficiaires de l’APL, donc locataires, donc n’ayant pas encore accédé à la propriété, donc dépendants du bon vouloir de propriétaires privés ou publics, mais de toute façon, tu n’es jamais véritablement chez toi.

Là, quand même, il a touché au porte monnaie, alors, les gens se sont dit: « Euh… ouais, non, quand même, c’est pas bien, là… » Et là, super Mario a décidé d’aller encore plus loin, encore plus fort et a inventé: le système du: C’est le proprio qui régale! Autant, on peut l’envisager pour le parc locatif public (auquel cas, c’est quand même nous qui payons, je le rappelle) autant, demander aux propriétaires privés de baisser les loyers de 5 euros, c’est au delà même des mots ou de la magie. C’est sublime! Politiquement, c’est merveilleux! Il sait déjà que cela ne fonctionnera pas mais ce ne sera pas de sa faute, ce sont les propriétaires qui n’ont pas joué le jeu. Donc, c’est pas sa faute! Mais là où ça va être encore plus pervers, c’est que le propriétaire dira:

  • « Mais si j’ai baissé!
  • Mais non!
  • ah bah si!
  • Bah non!
  • Bah avec le coup de la vie, des charges, de l’entretien, des taxes, j’aurais dû augmenter le loyer de 20 euros… je ne l’ai augmenté que de 15!!! donc, j’ai bien fait le geste que Monsieur le Président (eux, ils mettent encore la main sur le cœur) a exigé de nous! »

C’est beau comme du Johnny sous la pluie, en Bretagne, un soir d’hiver. Y a une notion de solitude intérieure quand tu as compris ça. Alors certains, dont moi, adorent la solitude, mais là, elle pèse lourd, elle coûte cher.

De l’art de piquer profond sans que personne ne sache jamais que c’est toi qui piques et ne te remettes à ta place.

Démocratie 2.0 Point 5: (une fois élu, le vainqueur ne rend aucun compte à ceux qui l’ont élu…)

Il y a un élément qui est essentiel et qui résume intégralement le fond de la problématique élective et représentative. Dès lors qu’une personne est élue, elle obtient un pouvoir (on peut toujours discuter de cette notion de pouvoir) qui ne peut, en aucun cas, lui être contesté. C’est absolument hallucinant, effarant, stupéfiant et tous les -ant que l’on voudra du moment qu’ils soulignent la stupeur qui m’étreint. Je rappelle pour commencer ce que j’ai dit précédemment et que vous connaissiez déjà tous: le vainqueur d’une élection est celui qui reçoit le plus de petits papiers et cela sans questionnement sur l’adhésion véritable ou supposée de l’électeur lambda que nous sommes. Nous avons, contre mauvaise fortune bon cœur, choisi un représentant et seulement un représentant, c’est à dire une personne qui doit nous obéir, avec lequel nous pouvons discuter éventuellement, mais qui doit donner à l’extérieur (et quelque soit le type d’élection ou de mandat) la représentation de la majorité du peuple qu’il représente.

L’élu est, dans cette démocratie participative, le représentant et l’image du peuple qu’il représente. Et, je ne peux m’empêcher, dès lors, de rappeler certains événements qui donnent, de nous tous, à travers le monde, l’image que nous avons. Cette image est, dans un premier temps, véhiculée par ce que nous acceptons dans nos communes ou circonscriptions. La nouvelle majorité a promu de nouvelles têtes (et, en cela, on ne peut que lui en être reconnaissant) mais, avec un mode de sélection et de désignation tout de même assez aléatoire. On constate que la représentation nationale est particulièrement indigne, frauduleuse, menteuse, corrompue.

Des députés qui se permettent d’être en garde à vue pour coups et blessures,    (https://www.marianne.net/politique/exclusif-un-depute-lrem-frappe-un-responsable-ps-coups-de-casque-en-plein-paris), mais qui restent en poste et refuse de démissionner      (https://www.marianne.net/politique/le-depute-m-jid-el-guerrab-decide-de-ne-pas-demissionner-de-son-mandat),     et même, se voit obtenir une promotion ou au moins une reconnaissance, (http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/09/08/bien-que-mis-en-examen-le-depute-el-guerrab-devient-membre-de-la-commission-de-la-defense-de-l-assemblee_5182701_). Et cela ne semble déranger personne.

Qui se permettent de tenir des propos punis par la loi mais sans aucune plainte puisque, protégés par le très haut:    http://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/olivier-serva-tourmente-propos-qualifiant-homosexualite-abomination-479403.html.   Et cela ne semble déranger personne.

Une autre qui se permet d’organiser des tours operators à l’assemblée (http://www.lci.fr/politique/une-deputee-lrem-pascale-fontenel-personne-epinglee-pour-avoir-facture-119-euros-des-visites-de-l-assemblee-nationale-via-sa-societe-2063805.html) oubliant simplement le fait que l’assemblée est la maison du peuple et de la représentation nationale et que, de fait, la visite de ce lieu est gratuite et libre. Et cela ne semble déranger personne.

D’aucun suspecté d’avoir utilisé leur indemnité parlementaire à des fins personnelles (http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/mediapart-depute-alain-tourret-aurait-abuse-son-indemnite-parlementaire-1259807.html) et qui s’insurge sur le fait que le peuple puisse contrôler ou même constater l’utilisation de cette indemnité http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/07/19/25001-20170719ARTFIG00129-alain-tourret-le-depute-en-marche-qui-redoute-de-devoir-aller-au-mcdo.php .  Et cela ne semble déranger personne.

Un autre, inquiété par une affaire de faux témoignages, rien que ça, et qui nous demande de lui faire confiance. (https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/dijon-un-candidat-en-marche-convoque-par-la-police-1496682697 ). Et cela ne semble déranger personne.

Et celui-ci, suspecté encore de prendre des libertés avec le fisc (http://www.liberation.fr/france/2017/06/07/bruno-bonnell-candidat-d-en-marche-rattrape-par-son-flou-fiscal_1575203 ) tout en réclamant des efforts aux con… citoyens. . Et cela ne semble déranger personne.

Cette autre, inquiétée pour du travail dissimulé (du travail au black quoi, vous savez le truc totalement interdit pour nous autres, tellement interdit que c’est pour cela que l’argent liquide va bientôt être supprimé) http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/38446-legislatives2017-justice-vignon-corinne-vignon-parquet.html même si la vérité nous oblige à dire aussi que cette affaire est classée sans suite http://www.europe1.fr/politique/lenquete-pour-travail-dissimule-sur-la-deputee-lrem-corinne-vignon-classee-sans-suite-3431288 , trois mois après son début (hummm… mais ok ok admettons…) . Et cela ne semble déranger personne.

Mais aussi celui-là, encore, visé pour des détournements de fonds http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-un-candidat-en-marche-vise-par-une-plainte-pour-detournements-de-fonds-08-06-2017-7028838.php . Et cela ne semble déranger personne.

Ou encore celui-ci, visé pour des faits de harcèlement moral https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/exclu-le-candidat-romain-grau-vise-par-une-enquete-pour-harcelement-moral-1496418068 . Et cela ne semble déranger personne.

Et là, pour escroquerie à l’assurance maladie, http://www.20minutes.fr/marseille/2078235-20170531-legislatives-candidate-lrem-visee-plainte-adversaire-escroquerie-assurance-maladie-var d’un autre côté cela n’est pas grave puisqu’ils ont décidé de la supprimer bientôt. http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2016/12/08/20002-20161208ARTFIG00091-macron-veut-supprimer-les-cotisations-maladie-et-chomage-que-paie-le-salarie.php . Et cela ne semble déranger personne.

Mais encore, cette dame, carrément condamnée, en première instance et qui fait appel http://www.lesinrocks.com/2017/07/27/actualite/politique/le-cv-tres-charge-de-claire-opetit-la-deputee-qui-demande-aux-jeunes-darreter-de-pleurer-11969855/  . Et cela ne semble déranger personne.

Ces députés, qui devraient nous représenter, ont, donc, des démêlés avec la justice et, pour eux, il est évident que le sort devrait déjà en être jeté. Toutefois, ceux qui n’ont rien à se reprocher, pour l’instant, au niveau pénal, poussent le vice à considérer leur mission parlementaire comme une simple rente qui ne réclame aucune contre partie. Ils peuvent venir assister aux divers débats quand ça les chante et même parfois jamais: (http://www.lexpress.fr/actualite/politique/assemblees/ces-deputes-qui-boudent-deja-les-bancs-de-l-assemblee-nationale_1928503.html) . Et cela ne semble déranger personne.

On le voit, nos élus bénéficient d’une impunité assez incroyable mais, puisque nous leur avons accordé ce pouvoir, nous ne sommes pas en mesure de leur contester. Quelques soient les actions, les méfaits ou autres, ils peuvent rester en place et rédiger les lois qui vont régir nos vies et qui vont nous envoyer, nous, le cas échéant, en prison. Il est quand même paradoxal de constater que certains cherchent par tous les moyens à contourner les lois qu’ils ont eux mêmes votées et même parfois eux mêmes rédigées.

http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/12/08/fraude-fiscale-jerome-cahuzac-condamne-a-trois-ans-de-prison-ferme_5045553_3224.html

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/05/29/l-ephemere-secretaire-d-etat-thomas-thevenoud-attend-son-jugement_5135269_1653578.html

La seule solution qui semble réellement viable et valable, est que le citoyen conserve un contrôle sur son représentant et ce, quelque soit son rang. Le maire, le député, le président doivent pouvoir tous être remis en cause si les faits avérés vont à l’encontre de la déontologie et de la loi. Un élu avec un casier judiciaire, cela ne peut exister et même si ce n’est pas le volet 2 uniquement qui est incriminé. Un élu fait du tort à l’image des français et de la France, il doit pouvoir également être remis en cause. Toutefois, malheureusement, le pouvoir s’évertue à nous empêcher de faire valoir ce droit humain essentiel à la contestation https://www.senat.fr/rap/l06-194/l06-1943.html et, dès lors, il ne reste que peu de prérogatives au peuple pour faire valoir ses droits élémentaires. La contestation citoyenne n’existe pas, si ce n’est une fois tous les 5 ans, pour choisir un non choix parce que le peuple est dépossédé, en réalité, de toute possibilité de contrôle et que, ce qui dans la vraie vie vaudrait à chacun de nous les ennuis les plus contraignants, n’apparaît, pour les puissants, que peccadilles et broutilles.

Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n’en voyait point d’occupés
A chercher le soutien d’une mourante vie ;
Nul mets n’excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n’épiaient
La douce et l’innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d’amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L’état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J’ai dévoré force moutons.
Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m’est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice

Que le plus coupable périsse.
– Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d’honneur.
Et quant au Berger l’on peut dire
Qu’il était digne de tous maux,
Etant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir.
On n’osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l’Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses.
Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
L’Ane vint à son tour et dit : J’ai souvenance
Qu’en un pré de Moines passant,
La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
Rien que la mort n’était capable
D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

Les animaux malades de la peste, Jean de La Fontaine

Sources: Marianne, Le Figaro, L’Express, France 3, LCI, Le Monde, Libération, France bleu, Europe 1, Nouvel Obs, Les Inrock, Le Parisien, France Info… J’ai volontairement choisi des médias mainstream afin que l’on ne m’accuse pas d’aller choisir des sources complotistes ou je ne sais quoi. Il s’agit de la presse nationale, contrôlée, financée, subventionnée et dirigée par l’état.

Promis, dès que les choses seront bien au clair sur ces histoires de méfaits politiques, et on avance, je retrouverai un ton plus léger, peut être même badin.

Démocratie 2.0: Point 3: (Celui qui gagne….)… Point 4: (Quelque soit le nombre de votants, celui qui a le plus a gagné…)

L’imperfection de notre système politique, ( j’ai du mal à le nommer démocratie et, je suis en train d’expliquer les raisons du pourquoi et comment, selon moi, il faudrait peut être commencer à voir à m’écouter maintenant… ) s’applique à travers la négation. Tout s’établit selon le principe particulièrement discutable de la majorité. Ainsi, puisque l’élu est majoritaire au nombre de papiers introduits dans l’urne, il estime que son programme, quand il en a un, est plébiscité. Et si, pour une raison x ou y, il est dans l’incapacité de mener à bien ses promesses (je suis désolé mais je suis en fait dans un rire avancé, j’essaie de faire du politiquement correct mais en fait, je n’y parviens pas…).

Pouf pouf (hommage) , on reprend. pour se faire élire, il faut une voix de plus que l’adversaire. Pour avoir cette voix, tout est bon, tout est possible. On passe le plus souvent par des promesses. Alors, bien sûr, les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent bla bla bla…. et évidemment, nous n’avons aucune raison de croire un politique et d’ailleurs, on ne les croit pas, mais on fait comment? Si on ne vote pas, on n’est pas un bon citoyen bla bla bla… donc forcément, on se force à aller voter. Le vote blanc n’existe pas. Pour être plus raccord avec le monde du politiquement correct et du mainstream, le vote blanc n’est pas pris en compte. Désolé, mais moi, un truc qui ne compte pas, je ne vois pas pourquoi je le ferais. Mais bon, je suis un cas un peu extrême et un peu concon. Donc, conclusion correcte: il faut voter, sinon tu n’es pas quelqu’un de bien. Mais tu n’as pas le droit de voter blanc parce que ça ne sert à rien.

Autant, on peut éventuellement admettre, et cela reste encore à prouver, que le premier tour d’une élection de la démocratie représentative offre un choix. Autant, le second tour est, quand même, l’extrême de la négation de la pluralité. Au second tour, le choix possible ne pouvait se faire que sur des candidats n’ayant rassemblé que 40% des scrutins exprimés, 45% disons… Déjà, 50% d’abstention, puis on conserve 2 candidats qui représentent 40% de 50%, ( pffff trop de maths pfff), puis le vainqueur qui représente 65% de 50% d’exprimés bla bla bla… donc, en gros, le vainqueur représente 20% des inscrits.

Mais, à chaque fois, il est celui qui a eu le plus de petits papiers portant son nom. Et, celui qui a le plus est donc celui qui a les meilleures idées et, à la limite, même, les seules. J’ai déjà évoqué cette idée totalement absurde qui consiste à considérer que, comme un candidat n’est pas vainqueur, il n’a que des idées de merde, or, c’est négliger la réflexion et les heures de travail menées par une personne et même par toute une équipe afin de dégager un consensus d’idées qui fait programme. Il est vrai qu’on s’aperçoit que le programme, en fait, on s’en fout.

Voilà, le vainqueur est celui qui obtient le plus de petits papiers au moment choisi. Cela donne un pouvoir monolithique, représenté par une personne, à qui l’on octroie des pouvoirs énormes, sans aucun contre pouvoir, pendant des années, et tout cela en représentant 20% des inscrits. Très bien… et cela convient à tout le monde… parfait…

Au rayon des nouvelles du jour, le gars qui représente 20% des inscrits, considère que toutes les personnes qui ne sont pas d’accord avec son programme (oups pardon…) avec son action, à la tête de l’état, sont des fainéants au mieux, des cyniques ou des extrêmes au pire… Voilà… donc le représentant de la nation (main sur le cœur… je n’ai même plus le cœur justement d’en rire) se permet de dénigrer les gens qu’il représente et que risque t’il pour ça? que dalle…

Vous comprenez donc que la démocratie représentative me pose véritablement et définitivement des problèmes et j’ai du mal à imaginer que je sois le seul dans ce cas. Il représente 20%, on vient de le voir, et c’est open bar à tous les étages et nous ne pouvons rien faire. Le mandat révocatoire apparaît totalement indispensable . Si un élu ne fait pas l’affaire, le peuple ne peut rien y changer alors que le peuple est, de par la constitution, le véritable maître puisque souverain.

Objectivement, c’est incroyable. On vote pour quelqu’un et on le fait clairement par défaut, on l’a vu précédemment, et si cette personne ne donne pas satisfaction et bien, nous ne pouvons rien faire. Il est évident que le peuple n’est maître de rien. Juste consulté de loin, une fois tous les 5 ans, en lui faisant croire qu’il est décisif et important, alors qu’il n’est que l’exécutant d’une machine qui le broie.

Je voulais originellement commettre un acte ludique à travers ce blog. Lâcher des réflexions, des pensées mais dans l’humour et la légèreté. Je m’aperçois que ça n’est pas le cas aujourd’hui et même que le propos est plutôt pffff… alors, certes, il faut exposer la personnalité qui s’exprime et ses mécanismes mais je vais tacher d’être moins grave et plus souriant à l’avenir toutefois, je ne promets pas que je vais y parvenir parce que la situation ne s’y prête pas vraiment en fait…

Conclusion 1: Le mandat doit être révocatoire pour être légitime.

J’ai fait court ce soir, parce que se sentir insulté par celui qui est censé nous représenter ne me fait plus rire, ni sourire mais est plutôt annonciateur pour moi de lendemains qui déchantent. L’humain étant ce qu’il est, des lendemains qui déchantent ce n’est guère réjouissant, c’est même très inquiétant et voir que cette inquiétude est initiée par le peuple d’en haut, c’est triste.

Fainéant oui, nous nous devons de l’être parce que nous n’avons pas à être exploités par certains et rester des esclaves modernes pour un résultat bien peu satisfaisant.

Cynique oui, et comment ne pas l’être devant une autorité qui ne représente que 20% des inscrits soit une dizaine de pour cent des habitants de ce pays. Président avec 7 millions d’adhérents au maximum, oui, il y a de quoi être cynique.

Extrême oui, et fier de l’être parce que lorsque le pouvoir est inique et illégitime, le devoir de tout être conscient est de se révolter et de résister à la hauteur de ses possibles et, si nos possibles nous amènent à être taxés d’extrêmes, alors je souhaite qu’on invente un mot de la novlangue ou un néologisme qui fera trembler la bien-pensance pour définir ceux qui s’opposent à la tyrannie qui vient . Et, si cette tyrannie n’est pas comparable avec les pires heures de l’histoire de l’humanité, il n’en est pas moins qu’un régime qui impose ses vues au peuple de manière dictatoriale, univoque, inique et unilatérale doit être combattu et destitué. Un gouvernement qui n’a pas pour priorité le bien être de la majorité du peuple qu’il dirige, n’est pas légitime. Cette légitimité ne s’acquiert pas par les urnes, elle s’acquiert par les actes, au delà même des paroles ou des promesses. C’est au travers de ses actes qu’un homme est jugé et que celui qui se met lui-même en position d’être jugé doit assumer d’être condamné, lorsque le jugement de ses actes ne peut amener qu’une sentence ou une sanction. Les actes de ceux qui nous représentent aujourd’hui, appellent sanction et donc, sanction il y aura. Reste à savoir laquelle et quand en souhaitant que le peuple en sorte grandi cette fois.

 

Démocratie 2.0 (point 2: ce pouvoir correspond à un bout de papier)

Il s’agit d’un point essentiel contrairement à ce que l’on pourrait penser, enfin d’un autre côté je ne sais pas ce que vous pensez et même si vous le faites. Mais quoiqu’il en soit, la faculté de représentation est un leurre exceptionnel et parfaitement bien construit qui permet au peuple de se croire dépositaire d’un pouvoir ou d’un choix. Ainsi, chacun d’entre nous, sauf exceptions particulières et qui ne sont pas celles qu’elles devraient être, a un droit de vote. C’est à dire que chacun d’entre nous a le droit d’exprimer, à travers un bulletin, son choix. Et là, je ne peux que m’insurger ou au moins me poser la première question du jour: Quel choix? Le choix qu’on nous offre se porte sur des individus alors qu’on nous demande notre avis sur une philosophie. Je m’explique, si tant est que cela soit nécessaire.

La personne sur laquelle va se porter notre choix devrait être dépositaire d’une ligne, d’un cap idéologique ou philosophique visant à mener le pays vers des lendemains qui chantent ou au moins des jours ou il pleut moins, sauf en Bretagne on fait de la politique et non des miracles. (Spéciale dédicace).

On l’a vu tout particulièrement lors du second tour de l’élection présidentielle. Le vote devrait et semble encore être, pour les politiques, une adhésion du peuple à une pensée politique, une vision, un prooooooooojet!!!!!!!! Or, il se trouve, et cela depuis longtemps, que le vote est, en fait, en France, un concours miss France (put… on y revient!). L’élection consiste à mettre en avant, une personne sur des critères totalement subjectifs. En tout cas selon moi. La preuve de cette annonce essentielle que je viens de faire (je m’auto fais rire…) est l’élection de Jupiter. Nous avons tous conscience désormais que notre président (donc la main sur le cœur et toussa toussa…) a été élu par 70 % des votants au second tour et que l’abstention était déjà de 60 % environ, donc que notre président (la main sur le cœur à nouveau… On ne plaisante pas avec ça oh! La Marseillaise, c’est pas une blague! euh… pardon, on me rappelle dans l’oreillette que désormais c’est l’hymne à la joie… Ouais bah pareil! on rigole pas avec Beethoven!) est élu avec 30% des inscrits au second tour et que, parmi ses 30 %, combien était réellement convaincu par les arguments politiques de notre président (main sur le cœur…)?

Mais tout cela, vous le savez aussi bien que moi. Dès lors, ce qui pose problème est la légitimité et la validité de ce vote. Je m’explique. Notre président (main sur le cœur, pffff je fatigue) représente donc environ 30 % des personnes aptes au vote et, parmi ces 30 %, tous ne sont pas convaincus par lui, bien loin s’en faut, la plupart ayant voté Jupiter (main sur le cœur encore) pour éviter la peste brune et l’invasion nazie dans nos prés et nos campagnes. Nous y reviendrons sans doute un jour. Malgré mon niveau déplorable en mathématiques, j’affirme que 30% ne représente pas une majorité. (De plus, je compte très large puisqu’il semblerait en réalité que nous soyons plus proches des 20% mais chuuuuut, on nous regarde…).

Ainsi, donc, notre représentation suprême est en place parce que, un tiers, à peine, des personnes la soutient (cette représentation suprême) et même pas pour sa politique mais la plupart du temps pour en éviter une autre.

Et nous en arrivons au cœur du problème du jour, (pour une fois que nous n’avons pas la main dessus, le cœur), puisque notre élite se considère légitime avec un tiers des voix, à quel moment pouvons-nous légitimement considérer que justement, elle n’est pas légitime?

Cette fausse adhésion ne se fait pas en rapport avec des idées politiques ou philosophiques, elle se fait à partir d’un nom ou de présupposés. La légitimité est, de fait, apportée par un bout de papier glissé dans une urne qui consiste à indiquer une préférence et non une adhésion. De fait, comment considérez la validité d’un fait si cela s’exprime à travers un choix révélé par un bout de papier? C’est compliqué là hein? moi même, je suis perdu….

Chocolat blanc ou au lait? Et ça, c’est pour un second tour, sachant qu’au départ, on avait chocolat noir, nutella, aux noisettes, au riz soufflé, 70% de cacao, etc etc… donc si tu aimes le chocolat, tu as tellement de choix que pffff… mais si tu n’aimes pas le chocolat? Tu fais quoi? Et il se trouve qu’au niveau politique, les gens sont, majoritairement, en crise de foie et sont interdits de consommation de chocolat. Ce n’est pas qu’ils ne veulent pas voter (manger du chocolat), c’est qu’ils ne peuvent pas en fait (la médecine ou le mental l’empêchent).

On peut critiquer ceux qui refusent de mettre ce bout de papier dans la boite mais, avec quels arguments? Je suis médicalement interdit de consommer du chocolat et l’on m’oblige à choisir un chocolat… c’est compliqué. Je vis dans un pays que les différentes politiques menées successivement ont détruit et ce, depuis des décennies. Il est évident, qu’à un moment, je ne puisse plus me sentir représenté par qui que ce soit venant de cette caste destructrice. j’exagère volontairement le trait mais en fait, pas tant que ça.

Pour revenir au sujet du jour, cette histoire de bout de papier pose différents problèmes. En effet, le bout de papier (comme j’essaie de l’expliquer avec la métaphore du chocolat) exprime une opinion ou plutôt un soutien momentané à un nom, à une personne. Premier problème, j’aime le chocolat mais on m’oblige à en choisir un. Cela signifie que je vais exprimer ma préférence, signifiant, par la même, mon dégoût des autres. Or, j’aime le chocolat au lait (je sais, je ne suis pas un fan en réalité du chocolat, mais maintenant que je suis enfermé dans cet exemple métaphorique, je ne peux plus en sortir, ou alors il faut que je recommence tout et je suis super fainéant donc ça ne m’intéresse pas de refaire…) mais cela ne veut pas dire que je n’aime pas le chocolat noir ou le blanc. On m’oblige donc à faire un choix qui anéantit l’existence même des autres possibles. Je ne peux ainsi pas prendre un carré de chaque tablette pour assouvir ma faim et mon gout de chocolat.

Second problème: aujourd’hui, j’aime le chocolat au lait, mais, demain, j’aurais peut être davantage envie de chocolat noir ou blanc. Or, tout retour en arrière est impossible et même interdit. Je choisis le chocolat au lait, je bouffe du chocolat au lait et pis c’est tout! Alors que dans la vie, j’ai le droit d’évoluer dans mes goûts, mes choix, mes préférences. En politique, cela m’est totalement interdit. (Je vais entrer soudain dans un point godwin absolu mais je m’en fous, j’assume: si les allemands, qui pour des raisons multiples, en 33, ont voté Hitler, avaient eu l’opportunité de voter en 38, quel aurait été le résultat? Peut être qu’il aurait été réélu, et même sans doute, mais, peut être aussi que certains auraient émis des réserves, des doutes… je ne sais pas, mais ce que je sais, c’est que si tu votes aujourd’hui pour untel, tu es condamné à être d’accord avec lui pour la durée de son mandat).

Troisième problème: le chocolat au lait que j’ai choisi avec le temps, perd de sa saveur, de sa qualité, de son gout. Je ne peux pas prendre un autre chocolat, je ne peux même pas prendre un autre chocolat au lait, je dois garder celui-là alors qu’il est avéré qu’il n’est plus bon. Il a fondu, le lait a tourné. Il est mort de sa propre inefficacité ou incompétence mais il reste en place. Il s’agit là d’un phénomène que nous connaissons tous et que nous vivons tous au quotidien, le principe de Peter. (Nous y reviendrons un jour parce que j’adore vraiment ce principe et qu’il est représentatif de notre modèle et pas uniquement politique).

Alors, ce bout de papier qui semble si insignifiant, si léger, si fluet devient une arme de destruction massive selon l’utilisation. Il fixe un choix sur lequel il est impossible de revenir. Il ne représente, en réalité, qu’une défiance aux autres possibles et rarement une adhésion, pourtant, il est considéré comme une adhésion alors qu’il n’est qu’une défiance. ( Alors là, au niveau de la construction de la phrase, je crois qu’on tape très très haut!). Le pouvoir correspond donc à un bout de papier.

En résumé, en conclusion, le pouvoir est un pouvoir apporté par un bout de papier qui ne devient un acte gravé dans le marbre. On ne peut ni le contester s’il n’est pas légitime, ni le changer s’il n’est pas à la hauteur de ses engagements, ni le modifier s’il s’essouffle avec le temps, ni même le mélanger avec d’autres papiers qui auraient eux-aussi des qualités.

Je m’aperçois soudain que mes billets qui visent à définir ma ligne de conduite paraissent moins léger et moins humoristiques qu’ils ne devraient l’être. J’en suis le premier désolé et je reconnais une certaine difficulté à l’humour face à ces éléments de politique primaire qui nous pourrissent la vie même si nous préférerions les occulter. Une bonne nouvelle ce jour cependant, une député de la majorité, considérant que ses revenus de parlementaires ne sont pas suffisants pour vivre décemment, et dieu comme nous la comprenons, vient d’être confondue dans l’exercice de sa profession. En effet, la député du Mans dans la Sarthe, organisait, pour 119 euros, des voyages à l’assemblée nationale pour 50 personnes. Je rappelle que l’assemblée nationale est la maison du peuple et que, de fait, l’entrée est gratuite (du moins le devrait-elle). Mais c’est normal. Vous l’aurez compris, je ne suis pas un fanatique du gouvernement actuel, je le reconnais, mais je vais tacher de rester toujours le plus honnête possible et, il me semble qu’une députée qui profite de sa position de parlementaire pour s’enrichir n’a rien à faire à l’assemblée. C’est en tout cas mon avis et quel que soit le bord politique, la sanction serait la même, selon moi. De la même façon, un député qui serait condamné pour coups et blessures ne peut légitimement rester impunément sur les bancs de l’assemblée. Mais, et c’est là où je veux en venir, ces deux personnages ont obtenu le plus grand nombre de petits bouts de papier. Ils sont donc légitimes et nous ne pouvons plus rien y faire. A méditer non?

 

Démocratie 2.0 (point 1: des personnes capables des pires bassesses pour obtenir le job)

Je ne peux pas commencer cette aventure sans exprimer quelques évidences politiques et sociétales. Pendant quelques jours, mes billets quotidiens (ouais je sais je suis un dingue, j’ai prévu une bafouille par jour au moins) exprimeront mes vérités afin que chacun d’entre vous sache où il met les pieds parce que c’est quand même digne d’un parlement à majorité « en marche » c’est à dire, le bordel. Je suis prêt à répondre à toutes les contradictions, à apprendre et à discuter, mais le premier qui dérape, je lui brûle sa famille (cf: Kaamelott). On se fait suffisamment chier dans la vie irl avec des gens que nous ne supportons pas pour ne pas avoir à supporter tout et n’importe quoi dans la vie virtuelle. Aparté 1 fini.

Donc, il est évident pour chacun d’entre nous que nous avons la chance en France de vivre dans une démocratie bla bla bla…. Je précise la France au cas où, mais vous pouvez rester quand même si ce n’est pas le cas… Et là, me vient la première véritable question existentielle depuis la création de ce blog: Dois-je faire l’affront aux lecteurs d’expliquer que la démocratie participative, dans laquelle nous vivons depuis 2 siècles environ, n’est pas une démocratie?

Si cela est nécessaire alors vous me le signalez comme vous voulez, je ferai une bafouille à cet effet. Aparté 2 terminé.

Bien, nous sommes donc dans une démocratie participative (notez toutefois l’oxymore comme égalité des chances, plutôt antithèse en fait, mais bon ça fonctionne aussi parce que les noms des figures de style, objectivement, tout le monde s’en fout à l’exception de deux ou trois excités qui doivent quand même avoir une vie bien triste, mais passons…). Ce système ne semble plus convenir à un grand nombre de personnes et, à contrario, d’autres en sont pleinement satisfaits… On peut estimer les satisfaits à environ 20 % du corps électoral global. Aparté 3 fini.

Ces satisfaits acceptent, à travers leur participation, de confier le pouvoir (en tout cas le législatif dans un premier temps) à une personne qui s’est présentée pour obtenir ce pouvoir. Donc, en gros, une personne vient réclamer qu’on lui donne la chance de nous représenter dans les instances. (Déjà là, y a caillou sous le mérou…).

Et c’est sur ce premier point que je voudrais particulièrement insister aujourd’hui. Désolé pour toutes les personnes déjà au fait de tout cela et qui ont déjà trouvé les réponses mais je fais ce que je veux.

Donc, nous avons des personnes qui viennent ramper, se prosterner, quémander, se prostituer afin que nous leur offrions la possibilité de nous représenter… Après de très longues réflexions et études, certains d’entre nous acceptent d’accorder ce pouvoir.

Plusieurs choses, dès à présent, posent problème:

  1. Des personnes sont capables des pires bassesses pour obtenir ce pouvoir
  2. Ce pouvoir correspond à un bout de papier
  3. C’est celui qui a le plus de bouts de papier qui gagne
  4. Quelque soit le nombre de votants, celui qui a le plus, a gagné
  5. Une fois élu, le vainqueur ne rend aucun compte à ceux qui l’ont élu
  6. Le vainqueur peut donc appliquer les principes et les lois qu’il veut
  7. Ce pouvoir lui permet de bénéficier de toutes les forces de l’état
  8. Financier et conomique (ok ok économique)
  9. Législatif
  10. Militaire
  11. Sportif
  12. Pokémon go!
  13. Executif

Vous l’aurez compris, afin d’être le plus pertinent possible, je traiterai de chacun de ces points (hum… j’hésite vachement sur les Pokemon quand même parce que j’y connais que dalle).

Point 1. Durant une période correspondant environ à 6 mois avant que le français lambda ne daigne mettre un papier dans une boite, le candidat, qui peut aussi être une femme mais pas un chien ni un mineur, fait le tour de toutes les rédactions afin de s’attirer les bonnes grâces de ses con… citoyens. A grands renforts de promesses et d’effets d’annonce, le candidat (on va partir du principe que le candidat est un escargot donc hermaphrodite et pour des commodités de langages, nous dirons il… je sais, c’est dégueulasse, injuste, toussa, toussa mais je fais ce que je veux!) montre sa tête autant qu’il le peut et dans tous les médias possibles. L’idée est que tout le monde sache qui il est, ou plutôt que tout le monde puisse bien l’identifier et surtout mémoriser son nom. (C’est super important pour que le peuple votant choisisse bien le bon bout de papier dans 6 mois.) Aparté 4 over.

Le candidat escargot a donc bien montré son visage partout et son nom en lettres d’or est bien apparu sur tous les écrans et toutes les unes des journaux et magazines. Sa présence devenant tellement omniprésente, il envahit également les réseaux sociaux et chacun y va de son petit commentaire ou de sa petite réflexion. Attention, je ne joue pas les mecs au dessus de tout ça! je suis le premier à commenter, relayer, exprimer mon désarroi de pique sur les réseaux sociaux. Donc il n’y a pas de critiques (tiens, j’en parlerais un jour des personnes qui postent des com sur fb pour critiquer fb…). Aparté 5 terminado

L’élection va reposer, dès lors, sur la faculté que le candidat a eu de montrer son visage dans les bons supports et aux bons moments (et pas seulement, je le reconnais, mais je traite les points comme je veux oh!). Ainsi, le choix qui est offert, ressemble davantage, si l’on s’en tient à ce point, à une élection de Miss France mais on n’a même pas le droit au défilé en bikini. (Tiens, je ferai un billet aussi sur ce truc, un jour, parce qu’il y a matière…). Vous me direz que le choix ne s’arrête pas à un physique ou une attitude et bien malheureusement, nous savons depuis le mois de mai que pour certains, le fait d’être avenant est un facteur suffisant et même essentiel et prioritaire pour accorder son blanc seing à un escargot. Certains ont quand même poussé la réflexion jusqu’au point où le critère déterminant fut:  » Je vote pour lui parce qu’il est beau! » Alors, cela repose sur des critères esthétiques que je n’ai pas à juger mais, il me semble que, confier la destinée d’une nation, d’un peuple, à quelqu’un sur de simples critères physiques, c’est quand même super couillu. Non, vraiment, faut être sévèrement constitué au niveau de l’entre jambe pour voter pour un bellâtre ou bélître. D’ailleurs, je ne comprends pas que l’élection présidentielle ne se déroule pas en même temps que l’élection des miss, au final… (vous avez vu comment les trucs se rejoignent etc… on croirait que le mec réfléchit à ce qu’il écrit… oui pour ceux qui n’auraient pas encore compris, l’auteur de ces lignes est de sexe masculin.) Aparté 6 finito.

Le fait d’être beau pour s’attirer certains suffrages, et l’on peut contester cette opinion, s’apparente, pour moi, à de la prostitution. Dans un premier temps, je revendique le droit d’avoir du respect pour les professionnelles de la profession qui font, quand même, un métier que peu d’entre nous feraient par choix ou mieux, par vocation. (Quoique je connais certaines personnes de tous sexes, volontairement au pluriel, pour lesquelles la question se pose réellement.) On peut noter qu’il y a là déjà de la concurrence déloyale. C’est pas bien! Faire le beau pour s’attirer des faveurs, soyons clairs, c’est de la prostitution. Toutefois, en opposition avec l’opinion tranchée que j’ai exprimé sur le respect dû aux professionnelles, ces putes ne méritent pas le respect, ne serait-ce que parce que cette profession, ce sacerdoce même, est voulue, choisie par eux et qu’ils se battent même pour occuper cette fonction de salope de la république.

On a donc des putes qui ne méritent pas le respect qui font tout ce qu’elles peuvent pour obtenir nos faveurs et, si nos faveurs ne suffisent pas pour accéder au trône, elles (les putes, désolé c’est féminin et ça change la construction des phrases, je suis soudain moins à l’aise hum…) vont utiliser tous les subterfuges, triches, saloperies possibles pour y parvenir. Alors, attention!!!! je n’ai aucune preuve concernant ce type de pratique vis à vis du personnel nouvellement élu, donc nous allons partir sur le principe qu’ils n’ont rien à se reprocher à ce niveau là….

NON, je déconne!!!!! entre bourrage d’urnes (non, je ne relève pas le terme oh!), argent distribué, faveurs diverses et multiples, trafic d’influence, avantages en nature (je ne relève toujours pas!) ou en officieux, marchés truqués, lobbies… etc… etc… la classe dirigeante depuis des décennies a prouvé qu’elle n’était pas dirigeante pour rien (il en manque une!!!). Evidemment, il ne faut pas tomber dans le tous pourris etc etc…. Mais nous attendons toujours le ou la politique qui nous prouvera le contraire. On va me répondre qu’à l’échelon local, sans doute, cela existe… Pourquoi pas? Sauf que premièrement ce n’est pas mon propos ici et deuxio, nous ne savons vraiment rien de ce qui se joue dans les conseils municipaux et dans les bureaux… donc tout est possible… et malheureusement, ils nous ont suffisamment prouvé que leur possible était rarement positif pour nous.

Je résume donc ce point 1: Les politiques se présentent à des élections (point suivant) comme des miss sur une estrade, afin d’obtenir des faveurs du peuple, ce qui fait d’eux des putes (sans le respect…) et qu’ils se battent au point de tuer père et mère pour l’emporter (ce qui en fait des personnes aux pratiques condamnables et bien singulières)… Si là, il n’y a pas une perversité monstrueuse qui déjà, devrait nous mettre la puce à l’oreille, je ne sais pas comment cela s’appelle… c’était le point 1: des personnes capables des pires bassesses pour obtenir le job.