Je ne sais pas comment faire … – La semaine politichienne de Smig

Une semaine… Il aura suffit d’une semaine après les élections pour que la comédie soit terminée ou commencée.

Le 26 mai donc, la moitié du corps électoral votait. Et un quart de cette moitié accordait ses suffrages à la majorité présidentielle.

Et depuis, le cap est maintenu.

L’effondrement de la droite, de la gauche, de l’extrême gauche ne laisse plus donc que l’extrême droite comme idéologie. Celle ci se scinde en deux camps aux nuances assez ténues.
Comme prévu par l’extrême centre d’extrême droite, le cap se maintient.

Depuis une semaine, les nouvelles se succèdent.

Les grèves aux urgences ne font que s’intensifier. Et Lemaire ne sait pas comment faire.

Balkany considère que son procès est un acte antisémite. Wauquiez démissionne d’un poste qui ne sert à rien depuis deux ans. Et le premier ministre, Claude Michel, Edgar François, Thomas Bernard fera un discours de politique générale que Macron ne veut pas faire parce qu’il ne sait pas quoi dire. La droite est morte et avec ses 2% aux primaires de la droite, Lemaire ne sait pas comment faire.

Renault veut fusionner avec Fiat, à moins que ce ne soit le contraire mais Bruxelles n’est pas sûre et Lemaire ne sait pas comment faire. General electric licencie 1500 personnes et Lemaire ne sait pas comment faire.

Macron et Angela se tapent dessus pour un président d’un truc qui n’a jamais fonctionné et qui ne fonctionnera jamais mais qui massacre les peuples et les économies et Lemaire ne sait pas comment faire.

Les djihadistes sont condamnés à mort en Irak mais on ne sait pas si on les rapatrie ou pas ou peut être ou non mais en fait si et Lemaire ne sait pas comment faire.

Le prix de l’électricité augmente mais il faut rouler électrique parce que le diesel et l’essence augmentent aussi et Lemaire ne sait pas comment faire.

Les députés de l’opposition ont désormais un temps de parole limité mais de toute façon les députés sont incapables d’évaluer l’impact réel des lois et, là aussi, Lemaire ne sait pas comment faire.

L’UE recommande l’adhésion de la Macédoine du Nord et de l’Albanie alors que Macron avait prétendu qu’il n’y aurait pas d’élargissement et Lemaire ne sait pas comment faire.

Le cap est maintenu, Lemaire ne sait pas comment faire.

Tina … – La semaine politichienne de Smig

Et certains se placent encore du côté de la morale.

Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les chiffres froids tombèrent.
Il y a davantage de non inscrits que de votants pour le parti majoritaire.
Seuls 10% des français en age de voter ont porté leur choix sur le parti arrivé en tête et 9% pour le parti qui dirige ce pays.
5 millions de personnes ont choisi de mettre un bulletin de Renaissance dans une enveloppe et de placer cette enveloppe dans l’urne alors qu’ils furent 8.5 millions à le faire au premier tour de l’érection présidentielle face à Brizitte.

Ces 5 millions de fidèles ont donc conforté une junte idéologique et incompétente à la tête de l’état. C’est un choix, il se respecte.

Personne ne vote. Très peu. Encore moins portent leur choix sur l’enfant qui voulait être roi et ses sbires. Et pourtant, la politique dirigeante garde le cap, continue la marche en avant pour les bénéficiaires de la mondialisation et en arrière pour les 40 millions qui restent. Marcel François l’a dit dès l’annonce des résultats. Etre second ce n’est pas gagner mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait changer quoique ce soit. Il ne manquerait plus que ça.

C’est sous ce prisme que se décline la démocratie. La démocratie du chiffre où ceux qui ne votent pas, qui votent blanc ou nuls n’existent pas. Il faut voter mais le vote ne compte pas. 10% des français décident pour les 90% qui restent mais c’est la démocratie.

Dès lors, on peut nous rappeler que nous vivons en démocratie, que des gens que personne ne connait sont morts pour le droit de vote, que l’UE, c’est la paix…. et démerdez vous avec ça…

Sous couvert de démocratie et de liberté de la presse, on ne tient pas compte du vote, on refuse d’instaurer démocratiquement des choix, on privatise sans l’avis du peuple, on perquisitionne, on mutile, on dénigre, on frappe, on conchie, on insulte, on humilie et tout ça avec le plus grand sourire ultrabrite dont ne peuvent se parer les sans dents.

Il n’y a pas d’alternatives.

Oh! on peut nous faire croire que tous les impétrants avaient des visions différentes à proposer et que rien ne saurait rapprocher celui-ci de celui-là. Et quoi? Les programmes avaient de si grandes différences à proposer?

Il s’agissait de changer l’UE même si tout le monde sait, désormais, que cela est impossible.

Il s’agissait d’accueillir mieux les migrants en fermant les frontières ou, au moins, en disant que Schengen, c’est quand même compliqué, mais tant que ce sont les italiens, les maltais et les grecs qui reçoivent sur leurs côtes les nouveaux boat people, emplis à ras bord d’hommes, dans la force de l’age, alors, tout va bien. Les mangeurs d’huile d’olive quand ils ne la boivent pas, de toute façon, ça n’est pas pareil.
Il s’agissait de provoquer une révolution écologique sans toucher en quoique ce soit aux règles du libre échange et du capitalisme.

Il s’agissait de donner du boulot et du pouvoir d’achat aux français mais sans forcer sur le protectionnisme, juste en disant que ça serait pas mal, finalement, et qu’il faudra y songer un jour.

Il s’agissait de considérer que la religion n’était surtout pas un problème et que, dire le contraire, serait une infamie parce que, quand même, la laïcité, ça compte. Tout comme personne ne connait ces héros morts pour nous donner le droit de vote, plus personne ne sait ce qu’est la laïcité et chacun y va de son couplet.

Il n’y a pas d’alternatives.

Il s’agissait de faire tant de choses dont le moindre individu qui se penchait sérieusement sur le sujet savait que toutes n’étaient que fumisterie, illusion et promesses politiques. (celles qui n’engagent que ceux qui….).
Et toutes ces propositions se firent sur des déclinaisons qui ne furent que marginales.

Il n’y a pas d’alternatives.

Celui là se prétendait un peu plus vert que celui ci qui rédigeait en écriture inclusive ou que celui là qui mangeait des kebabs ou de l’autre qui serait plus dur avec les migrants même si toutes les lois l’en empêchent ou de celle ci qui sera plus libérale que les autres avec toujours davantage d’UE même si tout le monde a bien compris que cela ne fonctionnait pas. Cela ne fonctionne pas alors autant en mettre davantage. Le même programme unique pour tous avec, pour seule alternative, la couleur du maillot.

Mais voilà, ceux qui n’ont pas voté sont coupables d’avoir laissé la peste brune l’emporter au détriment de la peste bleue qui passe mieux dans les médias qu’elle contrôle et le bleu étant si proche du vert, les jonctions se font déjà sans que cela ne froisse personne, finalement, tant tout le monde s’y attendait en réalité.

Alors, les cocus seront toujours les mêmes. Les 50% qui ne sont représentés par personne. Ainsi que ceux qui ont une véritable fibre écologique et qui votent pour le parti du même nom alors que celui ci continuera à servir la soupe au parti libéral qui, par définition même de sa doctrine, ne peut laisser le vert dominer son chemin. Les anciens bleus étant déjà des nouveaux bleus et les roses ayant été avalé par le nouveau bleu, il ne reste que le bleu. Le choix sera donc désormais bleu clair ou bleu foncé. Moi, qui comme beaucoup, adore le bleu, je vais remettre en cause mes propres goûts.

Il n’y a pas d’alternatives.

Désormais le choix se portera sur le libéralisme capitalisme à tendance dictatoriale sévèrement marquée quoiqu’en disent les fanatisés marcheurs ou sur le libéralisme capitalisme à tendance dictatoriale sévèrement marquée quoiqu’en disent les fanatisés de la mémoire de Jeanne d’Arc qui n’avait rien demandé à personne.

De toute façon, tant qu’ils seront vegan et auront des hummers, ils seront autorisés à tout parce qu’il n’y aura pas d’autres alternatives.

Pensées entrecoupées et totalement personnelles que personne n’a à lire (brouillon et prises de note davantage que vraies pensées mais dimanche approche et c’est triste) – La semaine politichienne de Smig

Heureusement que nous avons tous, autre chose à faire que de nous soucier de ces contorsions ridicules dominicales.
Il ne s’agit pas de critiquer le vote ou l’abstention, chacun fera bien ce qu’il voudra.

Il ne s’agit pas de rappeler que cette élection ne sert techniquement à rien puisqu’elle ne fait qu’élire des individus sans pouvoirs ou un pouvoir extrêmement marginal qu’il en devient nul.

Il ne s’agit pas de rappeler les éléments de langage de la quasi intégralité des partis en lice. Ceux-ci tournent autour de l’ambition de nous faire croire, encore, qu’ils vont changer une Union Européenne qui ne peut être changée.

Il ne s’agit pas de prendre parti entre progressistes et populistes même si le progressisme nous mène depuis un demi siècle.

Il ne s’agit pas de reprendre le thème de la dictature macronienne face à la dictature supposée, fantasmée, inconnue des autres.
Il ne s’agit pas de remettre en cause la légitimité, l’intérêt ou la pertinence de ce truc sous pavillon à étoiles jaunes.

Dimanche, enfin, sur les coups de 22 heures, on sera débarrassé de cette mascarade. On reprendra le cours normal de nos samedis de manif en attendant de savoir comment l’Angleterre survit au Brexit hard qui se dessine depuis 11 heures ce matin et la démission de May qui aura attendu les derniers jours de son mois pour tirer sa révérence devant la reine.

Malgré mon incompréhension tricéphale de plus en plus prononcée sur 1: la possibilité de croire encore que l’ue a de l’intérêt, 2: que le vote change quoique ce soit et enfin 3: que certains trouvent encore un sens à un vote autour de Jupiteux et ses alliés (PS, UDI, LR) et je ne parle que des alliés objectifs parce qu’ils sont bien plus nombreux en réalité, chacun fera ce qu’il veut.

Je m’interroge cependant, également, sur ce scrutin qui a amené une campagne franco française comme un référendum pour Emmerdement Maximum. Les vraies questions européennes ne furent pas traitées même si, pour moi, elles ne tournent qu’autour d’une seule, stop ou encore.

Alors il s’agit de montrer si on soutient ou pas la politique impulsée depuis deux ans et pour ce faire, on a le choix entre des partis qui n’envisagent que le maintien dans l’UE et des prières sourdes pour, éventuellement, modifier deux ou trois trucs à la marge. La question de la sortie de l’UE étant taboue, on se concentre exclusivement sur la question autour de l’enfant qui voulait être roi. Ce simple raisonnement montre bien que cette élection est finalement inutile. Macron gagne, il continue sa politique. Macron perd, il continue sa politique. Croire autre chose est illusoire.

Finalement, le seul intérêt que je vois sur cet « événement » de dimanche, c’est la tête déconfite de Kéké Casta annonçant que Loiseau est retourné dans son nid et que le RN de Marine est premier.

C’est une satisfaction extrêmement limitée tout de même mais elle existe et l’on n’a pas tant de possibilités que ça actuellement de réjouir alors, un petit bonheur…

Il est quand même triste de se dire que la politique en France se limite à la tête d’un ministre de l’intérieur incompétent à côté d’une porte parole en pyjama annonçant qu’une politicienne aussi nulle que lui a battu son parti de branquignoles.

Sinon, comme je l’entends de plus en plus, il reste le vote pour les listes qui proposent une sortie de l’UE et les événements de ce matin sont un petit sourire dans cette direction.

En replaçant cette élection pour ce qu’elle est c’est à dire un truc inutile pour le truc inutile unioniste, il n’y a guère de choix.

Pour conclure, soit on soutient ce gouvernement et c’est incompréhensible, soit on vote pour un parti qui croit encore qu’il peut changer quelque chose à l’UE (ce que tout le monde sait désormais comme étant impossible) et c’est utopique, soit on vote pour punir à coups de fessées le parti juvien soit on vote pour donner un salaire à des candidats issus du vrai monde afin qu’ils sortent, même momentanément, de leur quotidien d’ouvriers, de salariés, d’employés. Il y a un salaire très attractif à la clé alors autant que ce soit pour des gens de peu.

La politique française est d’une tristesse abyssale.

Dimanche on vote – La semaine politichienne de Smig

Dimanche, je vote Renaissance!!!!

Moi aussi, une fois dans ma vie, j’ai envie de savoir ce que c’est que de voter pour un truc sans convictions, sans colonne vertébrale, avec des candidats exécrables, pitoyables, opportunistes et vides.

Et pour une fois, j’ai envie de savoir ce que ça fait d’être dans le camp du bien et de la bien pensance, d’être moralisateur et d’avoir raison en tout, tout le temps et pour tout.

Y a pas de raisons que je perde à toutes les élections, même quand je gagne cf 2005, à cause de mes convictions. Alors cette fois, je veux perdre à cause de mon manque total, absolu, inconditionnel de soutien à cette liste morte avant même de naître.

NA!!!! Epicetou!!! (Un peu de cohérence n’a jamais fait de mal à personne)

Marre aux canards 4… La semaine politichienne de Smig… J’ai déjà du mal à me plaindre de moi, ce n’est surement pas pour le faire pour les autres

Avant propos.

Je fais très long ce soir, mais j’ai passé la journée sur des dossiers et des cours qui font mal à la tête et les quelques prises de tête en plus avec les marcheurs blancs m’ont suffisamment énervé pour que je m’épanche et comme je suis seul, je m’épanche là parce que, au moins, le clavier est consentant, lui. Personne n’est obligé de lire puisque c’est mon mur, j’en fais ce que je veux et que je suis trop fatigué, éreinté, énervé, bad mood, pour être joliment créatif.

Propos.

C’est donc cette obligation de plaindre les musulmans parce que finalement la charia, bah on n’est pas trop pour mais ça n’est pas personnel hein;
cette obligation de plaindre les blacks pour le colonialisme (et les arabes aussi) et l’esclavage d’il y a plusieurs siècles et finit depuis plusieurs décennies parce que désolé mais je n’étais même pas né!;
cette obligation de plaindre les juifs pour les horreurs absolues de la shoah parce que, encore une fois, je n’y étais pas et que tout le monde a pris dans la gueule aussi, et j’ai bien dit qu’il s’agissait d’horreurs;
cette obligation de plaindre les femmes pour des siècles de domination masculine parce que, même si j’ai forcément participé (je suis un homme donc je suis coupable), je ne crois pas que changer la langue, par exemple, va transformer le quotidien des femmes;
cette obligation de plaindre les animaux parce qu’on mange de la viande;
cette obligation de plaindre les asiatiques parce qu’ils ne peuvent pas faire de films porno;
cette obligation de plaindre les gays et tout le lot de sexualités possibles parce que j’ai décidé d’être différent et que j’assume ma différence;
cette obligation d’être dans la bien pensance de l’extrême centre parce que, à moins d’être volontairement aveugle et sourd,, on voit bien que ça ne fonctionne pas, que ça ne fonctionne plus;

qui m’oblige aujourd’hui à dire que j’en ai marre d’être coupable de tout, tout le temps. Homme, hétéro, blanc, quadra, je suis coupable de tous les maux de la terre. Je dois m’excuser en permanence de tout. Il y a une saloperie sur terre, c’est forcément ma faute.
Juste, bah non.

Les musulmans se comportent comme des connards, les indigènistes se comportent comme des connards, les specistes se comportent comme des connards, les vegan se comportent comme des connards, les gays se comportent comme des connards, les asiat se comportent comme des connards, les femmes se comportent comme des connards (je fais exprès et je fais ce que je veux!), les blacks se comportent comme des connards, les blancs se comportent comme des connards, les hommes se comportent comme des connards, les marcheurs se comportent comme des connards, mais eux, c’est contractuel.
C’est tout. C’est simple. C’est pur. C’est évident.

Il n’existe qu’une vérité sur le racisme finalement, c’est qu’il existe. Il existe parce que la connerie est une race. Peut être la seule qui existe finalement chez l’homme (et oui, je dis homme parce que c’est comme ça!). Et que cela devient un besoin vital de détester la connerie.

Ce qui rend tout cela encore plus fort, c’est que quelque soit le statut,la position, le genre, la démarche, l’attitude, chacun d’entre nous est forcément à un moment ou un autre, un connard ou une connasse. Le vrai racisme est le racisme de ce que chacun d’entre nous juge comme étant de la connerie. Blanc, jaune, noir, vert… On s’en fout. T’es un connard. C’est réglé. Et ça n’est pas parce que t’es arabe ou femme, c’est juste parce que t’es un connard. Pas parce que t’es vegan ou gay, c’est parce que t’es un connard.

Alors, chacun d’entre nous subira le racisme d’une manière ou d’une autre parce qu’on est toujours le connard de quelqu’un. Et si ça me plait à moi d’être un connard, je refuse à quiconque le droit de venir me faire chier. Ma connerie va jusque là. Je veux être con alors laissez moi l’être et ce n’est surement pas en me disant qu’il ne faut pas être islamophobe, veganophobe, lgbt jhhfqmhgqhophobe, femmophobe, noirophobe, asiatophobe, speciophobe et, arabophobe, je ne sais plus quoi de phobe que je vais arrêter.

Il serait temps de comprendre que l’influence de chacun d’entre nous sur les autres est, en fait, assez limitée et que dire à quelqu’un qu’il n’a pas le droit de faire ci ou ça est totalement contre productif.

Une seule personne parmi vous a t’elle réussi un jour à faire qu’un fumeur inconnu cesse de fumer simplement parce que, dans une soirée, vous lui avez dit que ce n’était pas bien?

Marre aux canards 3… La semaine politichienne de Smig… La brebis égarée est elle l’animal préféré du Kebabiste ou seulement l’autorisation des films porno asiatiques au bord de la mer morte… ou noire?

Avant propos.

Je fais très long ce soir, mais j’ai passé la journée sur des dossiers et des cours qui font mal à la tête et les quelques prises de tête en plus avec les marcheurs blancs m’ont suffisamment énervé pour que je m’épanche et comme je suis seul, je m’épanche là parce que, au moins, le clavier est consentant, lui. Personne n’est obligé de lire puisque c’est mon mur, j’en fais ce que je veux et que je suis trop fatigué, éreinté, énervé, bad mood, pour être joliment créatif.

Propos.

C’est donc cette obligation de plaindre les musulmans parce que finalement la charia, bah on n’est pas trop pour mais ça n’est pas personnel hein;
cette obligation de plaindre les blacks pour le colonialisme (et les arabes aussi) et l’esclavage d’il y a plusieurs siècles et finit depuis plusieurs décennies parce que désolé mais je n’étais même pas né!;
cette obligation de plaindre les juifs pour les horreurs absolues de la shoah parce que, encore une fois, je n’y étais pas et que tout le monde a pris dans la gueule aussi, et j’ai bien dit qu’il s’agissait d’horreurs;
cette obligation de plaindre les femmes pour des siècles de domination masculine parce que, même si j’ai forcément participé (je suis un homme donc je suis coupable), je ne crois pas que changer la langue, par exemple, va transformer le quotidien des femmes;
cette obligation de plaindre les animaux parce qu’on mange de la viande;
cette obligation de plaindre les asiatiques parce qu’ils ne peuvent pas faire de films porno;
cette obligation de plaindre les gays et tout le lot de sexualités possibles parce que j’ai décidé d’être différent et que j’assume ma différence;
cette obligation d’être dans la bien pensance de l’extrême centre parce que, à moins d’être volontairement aveugle et sourd,, on voit bien que ça ne fonctionne pas, que ça ne fonctionne plus;

qui m’oblige aujourd’hui à dire que j’en ai marre d’être coupable de tout, tout le temps. Homme, hétéro, blanc, quadra, je suis coupable de tous les maux de la terre. Je dois m’excuser en permanence de tout. Il y a une saloperie sur terre, c’est forcément ma faute.
Juste, bah non.

Les musulmans se comportent comme des connards, les indigènistes se comportent comme des connards, les specistes se comportent comme des connards, les vegan se comportent comme des connards, les gays se comportent comme des connards, les asiat se comportent comme des connards, les femmes se comportent comme des connards (je fais exprès et je fais ce que je veux!), les blacks se comportent comme des connards, les blancs se comportent comme des connards, les hommes se comportent comme des connards, les marcheurs se comportent comme des connards, mais eux, c’est contractuel.
C’est tout. C’est simple. C’est pur. C’est évident.

Il n’existe qu’une vérité sur le racisme finalement, c’est qu’il existe. Il existe parce que la connerie est une race. Peut être la seule qui existe finalement chez l’homme (et oui, je dis homme parce que c’est comme ça!). Et que cela devient un besoin vital de détester la connerie.

Ce qui rend tout cela encore plus fort, c’est que quelque soit le statut,la position, le genre, la démarche, l’attitude, chacun d’entre nous est forcément à un moment ou un autre, un connard ou une connasse. Le vrai racisme est le racisme de ce que chacun d’entre nous juge comme étant de la connerie. Blanc, jaune, noir, vert… On s’en fout. T’es un connard. C’est réglé. Et ça n’est pas parce que t’es arabe ou femme, c’est juste parce que t’es un connard. Pas parce que t’es vegan ou gay, c’est parce que t’es un connard.

Alors, chacun d’entre nous subira le racisme d’une manière ou d’une autre parce qu’on est toujours le connard de quelqu’un. Et si ça me plait à moi d’être un connard, je refuse à quiconque le droit de venir me faire chier. Ma connerie va jusque là. Je veux être con alors laissez moi l’être et ce n’est surement pas en me disant qu’il ne faut pas être islamophobe, veganophobe, lgbt jhhfqmhgqhophobe, femmophobe, noirophobe, asiatophobe, speciophobe et, arabophobe, je ne sais plus quoi de phobe que je vais arrêter.

Il serait temps de comprendre que l’influence de chacun d’entre nous sur les autres est, en fait, assez limitée et que dire à quelqu’un qu’il n’a pas le droit de faire ci ou ça est totalement contre productif.

Une seule personne parmi vous a t’elle réussi un jour à faire qu’un fumeur inconnu cesse de fumer simplement parce que, dans une soirée, vous lui avez dit que ce n’était pas bien?

Marre aux canards 2… La semaine politichienne de Smig… L’extrême droite et l’extrême centre n’ont ils en commun que l’idée de l’extrême?

Avant propos.

Comme je suis du genre assez con quand je commence, je ne me suis pas contenté de dire que nous étions en dictature. J’ai ajouté que nous étions en dictature menée par un parti d’extrême droite. Ce que je suis taquin quand même.

Propos.

Alors l’accusation d’extrême droite jetée à la face des marcheurs est véritablement quelque chose qui semble avoir sur eux, l’effet de l’eau sur un Gremlins. Pour répondre de cette accusation, là encore, pas d’arguments mais des insultes…

Mais comme je suis con (et je reviendrais sur cette notion de connerie fluctuante), cette fois, j’avais envie de pousser le bouchon vachement super trop loin. D’abord parce que je ne le pense pas vraiment et ensuite, parce que ça m’a toujours fait sourire de voir des gens se défendre n’importe comment sur des sujets pourtant simples.

On m’invita à regarder la définition de la science politique de l’extrême droite avant de dire de telles conneries. J’avoue que lorsqu’on me dit que je dis des conneries, j’aime aller au fond du bout du truc. Et là, en fait, ma surprise fut grande. J’apprends moi aussi des trucs.

« Le terme extrême droite est employé pour classer des mouvements, des organisations et des partis politiques historiquement disposés à l’extrême droite des hémicycles parlementaires. La question de sa délimitation suscite le débat, surtout celle de ses « invariants », mais plusieurs usages en sont distingués.

Auparavant, étaient d’extrême droite les mouvements comme l’Action française, marqués par la défense de la tradition contre l’époque moderne (et emblématiquement, contre la franc-maçonnerie), l’anti-parlementarisme, l’autoritarisme, la doctrine basée sur la race, les idées réactionnaires. Ceux qui se réclament de ces idées aujourd’hui, comme nombre de catholiques traditionalistes, y sont toujours classés.

De plus, le terme est associé aux mouvements défaits par la Seconde Guerre mondiale, tels que le fascisme italien et le national-socialisme allemand, fondamentalement rejetés depuis lors, ce qui en explique l’usage souvent péjoratif.

De fait, l’extrême droite se distingue parfois de la droite par une contestation du capitalisme voire du libéralisme mais s’en rapproche par sa vision des institutions démocratiques. L’ordre spontané que les libéraux trouvent dans l’économie politique, est plutôt l’unité organique de la nation, de la race ou de la communauté de croyants. Par sa croyance en des lois intangibles (surnaturelles ou naturelles), l’extrême droite partage avec les conservateurs le refus de la révolution permanente (auquel répond la métapolitique) et avec Burke, la critique des droits de l’homme.

Enfin, il est à noter que la plupart des mouvements concernés rejettent le qualificatif d’extrême droite. Certains fascismes rejettent la dualité communisme-capitalisme, qu’ils estiment tous deux matérialistes et aliénants — d’où le concept de Troisième voie en France. »

Je la fais simple et je fais comme les marcheurs blancs, je balance du wiki mais c’est pour simplifier et aller vite. Je suis contaminé par la facilité de penser lremiste, je crois.

A partir de cette définition, puisque lrem est ultra majoritaire dans l’hémicycle, on peut considérer qu’il est d’extrême droite… en même temps que le reste. Donc géographiquement, ça marche puisqu’ils sont partout. 5oh la référence politique historique de merde qui va me valoir des menaces encore, je le sens).

Défense de la tradition face à la modernité: effectivement, le projet de base, c’était la modernité. Et puis, Cohn Bendit, Juppé, Raffarin, Collomb, Bayrou… Le nouveau monde, la modernité. Baisser les cotisations sociales, supprimer l’isf, flat tax, exit tax, so old world indeed… Faire du neuf avec du vieux, c’était avant. La modernité, c’est faire du vieux avec des morts et faire passer ça pour moderne.

L’anti parlementarisme: alors le fait de diminuer le nombre de parlementaires et de tout faire pour que ça arrive vite, est ce que ça rentre dans cette case? Ma première idée serait de dire que oui, la seconde aussi d’ailleurs.

L’autoritarisme: il est possible de considérer que la loi anti manifestation, les lois Collomb de privation de liberté, la manière dont sont traités les manifestants tous les samedis, depuis plusieurs mois, (qu’on soit pour ou contre, on ne va pas se satisfaire des images qu’on voit chaque semaine) entrent dans ce cadre. Bien sûr, ça pourrait être bien pire, évidemment, c’est bien pire ailleurs, mais est ce que cela est suffisant pour trouver cela juste et valable? Non discutable? Acceptable?
Doutes…

La doctrine basée sur la race. Effectivement, ce point est sincèrement le plus discutable et fait que, oui, larem n’est pas totalement d’extrême droite. Pas encore. Toutefois, néanmoins, cependant, en outre, le comportement de ce gouvernement à l’endroit des migrants avec des fermetures de ports maintenues, des raccompagnements musclés dans les alpes italiennes ou la loi asile, indiquent une tendance à aller vers des comportements bien nauséabonds existe et se rapproche aussi vite que (vous mettez ce que vous voulez là, j’ai la flemme de pondre une image correcte).

Les idées réactionnaires: entendu, les idées conservatrices qui refusent tout progrès. Juste un exemple parce qu’il me tient à cœur, je crois. Une idée novatrice, demandée par une large majorité des sondés et pas même un référendum, même consultatif uniquement. Rien.
Si le ric est trop dangereux pour l’oligarchie alors qu’il est massivement réclamé, on peut envisager la prise en compte du vote blanc, mais ça non plus, ça ne passe pas.
Pouvons nous au moins exiger la mise en place du casier vierge pour tous les élus, mais vraiment vierge, et non cette loi factice qui, en fait, ne change absolument rien. Une loi qui interdit à Ferrand, O’Petit, le Pen, et d’autres de nous diriger puisqu’ils ont été condamné. Une loi qui interdit que Juppé, un ancien condamné, soit membre de la plus haute instance de l’état et décide pour des millions de gens. C’est juste la base même, le point de départ évident mais c’est trop progressiste semble-t’il.
Il vaut mieux avoir des crapules, condamnées dans les instances dirigeantes. Et l’on s’étonne que ces gens ne soient plus représentatifs et que la confiance soit au dessous de 0. Sur ce point aussi, je ne vois pas en quoi lrem se démarque.

Evidemment, les marcheurs blancs ne peuvent pas être des suppôts de l’extrême droite pour la simple et bonne raison que, la moindre opposition à cette politique est immanquablement, immédiatement, qualifiée de fasciste, nazi ou autre saloperie de l’histoire. Evidemment. Avant même de laisser la vérité apparaître, on discrédite l’opposition en l’affublant de ses propres travers. C’est malin mais ça finit par se voir. Tout le monde ne peut pas être un facho nazi tarte aux poireaux. Et puis, il n’est pas possible d’être un facho quand c’eest un facho qui nous dit qu’on est facho, voyons.

70% au moins des français inscrits n’ont pas voté pour lrem, jamais. Si l’on en croit le théorème de Loiseau qui, elle même, n’est pas très claire, 70% des inscrits sont des fachos. On peut ajouter les électeurs du PS ou/et de lr (quoiqu’il semblerait que ça se discute de plus en plus pour eux à cause de Bellamy) et soyons fous, 60% des inscrits n’ont jamais voté LREM.
La France est donc majoritairement selon les critères marcheurs un pays de fachos. Et je me demande bien ce que cette majorité large et silencieuse attend pour prendre le pouvoir. Le respect des institutions? Le désir de non violence? Le respect de la parole exprimée? Étonnant pour des fachos.

La mise en place d’un système basé sur un libéralisme contrôlé par l’état. C’est pas clair, je le reconnais. En gros, un état fort dans un monde libéral refusant le capitalisme et le libéralisme mais en l’imposant.
En gros, on privatise tout mais on garde un moyen de contrôle à travers quelques nécessités de statuts. Les impôts, les taxes, les services publics indispensables au maintien de l’ordre et de la contestation.
On peut privatiser l’école, les transports, la santé, si tout cela rapporte mais on ne privatise pas la police et l’armée.

Enfin, rejet du terme extrême droite. L’extrême droite est tout sauf extrême droite. ça tombe bien LREM refuse catégoriquement d’être associé à ce terme. C’est étonnant.

Au départ, j’étais dans la provocation. Au final, je m’aperçois que je ne suis pas si loin de la réalité mais je suis un fanatique (de je ne sais quelle religion d’ailleurs), un fou, un dingue, un je ne sais plus quoi et j’imagine que les insultes continuent et j’imagine que je suis bloqué de ce profil, lieu d’échange. J’imagine. Je ne sais pas. J’ai besoin de temps pour me remettre des discussions avec des jupiteux suckers comme j’ai mis du temps à me remettre des discussions avec les eurodolatres. Ces gens qui considèrent encore que l’UE est une chance et qui n’en démordent pas, malgré les évidences, humaines, économiques, politiques, démocratiques, philosophiques, démographiques, intellectuelles, culturelles, financières, idéologiques et même sportives.

En conclusion de ce 2, la France n’est pas une dictature. LREM n’est pas proche de ce que pourrait définir comme l’extrême droite et tout va bien dans le meilleur des mondes parce que ça va tellement mal ailleurs qu’on n’a pas le droit de vouloir mieux et encore moins de se plaindre.

Marre aux canards 1… la semaine potichienne de Smig… La dictature de l’extrême centre est elle soluble dans la démocratie ou bien la démocratie n’est elle qu’un prétexte à la diminution drastique des stocks de vaseline envoyés en masse pour les stages de la Fistinière?

Avant Propos.

Alors je me lance dans quatre publications de suite qui devraient assez rapidement faire le tri dans les quelques personnes qui me suivent et qui auront désormais le loisir de ne plus le faire.

Encore une fois, une longue prise de tête virtuelle avec des macronistes qui semblent ne pas pouvoir s’empêcher d’être béats mais ça doit être concomitant avec ce statut ultra précaire de marcheur blanc.

J’avoue que dans un premier temps, les échanges compassés et les jugements péremptoires de cette élite intellectuelle m’ont incité à la provocation gratuite. Je le reconnais volontiers mais, face à l’aveuglement, la bêtise, l’intolérance et l’arrogance, je cède vite à la tentation, ce qui fait que je ne suis d’ailleurs plus enseignant. Pas assez de patience face à ce qui est incompréhensible pour un cerveau doté de toutes ses capacités cognitives, même si celles ci sont limitées comme les miennes, je le reconnais.

Propos.

Le postulat de départ est simple.
Sous les aspects bien pensants de la marche forcée vers le pire, j’ai prétendu que le régime politique, dans lequel survivait actuellement la France, s’apparentait davantage à une dictature qu’à une démocratie. Quand même.

Je n’ai eu pour seul argument pour contrer cette assertion, que la fameuse logorrhée vomitive lobotomisée du :
« La France, c’est pas une dictature, c’est bien pire ailleurs, t’as qu’à aller y vivre, na! » (Je ne sais plus si le na! était cité mais comme c’est à peu près le niveau que j’accorde à ce type d’arguments, ça fonctionne pas mal…).
On a donc un retour en force de la catharsis inversée, ce fameux phénomène qui consiste à dire que, comme il y a pire ailleurs, c’est que ici tout va bien. Peut être que, sur ce premier point, je n’ai pas été diplomate, je le fus encore moins sur le second.

Je posais la définition commune du dictionnaire de ce qu’est la dictature: « Concentration de tous les pouvoirs entre les mains d’un individu, d’une assemblée, d’un parti, d’une classe », et j’attendais gentiment qu’on m’opposât de vrais arguments. En tout cas, autres que le célèbre: » c’est pire ailleurs ».

Autant abréger tout de suite le suspense, il n’y eut pas d’autres arguments que des liens wiki montrant que l’ONU considère la France comme une démocratie fragile et à améliorer.

Le simple fait que l’ONU considère que la France soit une démocratie à améliorer aurait dû mettre la puce à l’oreille de mes interlocuteurs mais j’étais déjà l’obtus, le fanatique, l’imbécile et des petits noms de Loiseau qui vont avec et qui vont bien.

L’honnêteté m’oblige à dire que certains me dirent que le pouvoir n’était pas en France concentré dans les mains d’une seule personne. Outre le fait que ce n’est pas ce que dit la définition, je me demande toujours où vivent ces gens.

Evidemment, cela n’est pas propre à la caste actuellement dirigeante et ce fait est installé depuis longtemps mais il atteint aujourd’hui un paroxysme rarement atteint. en tout cas à ma connaissance mais je suis jeune.

Ce qu’on appelle oligarchie, parce qu’on ne peut l’appeler autrement, ne semble pas exister pour certains et j’avoue que cet aveuglement m’étonne et m’étonnera sans doute longtemps.

Le pouvoir exécutif est l’apanage des dirigeants. Le pouvoir législatif est aujourd’hui détenu par le parti gouvernemental et, de toute façon, le palais royal présidentiel gouverne à coups d’ordonnance. Le pouvoir judiciaire est sévèrement mis à mal depuis toujours et sous contrôle de l’exécutif, depuis toujours. Le pouvoir médiatique est contrôlé par une dizaine de conglomérat financier qui ont largement financé la campagne de l’enfant roi. C’est tout à fait légal mais il devient difficile de considérer que la presse qui survit à coups de subventions soit réellement indépendante. Le peu de médias indépendants qui subsistent sont, de toute façon, mis dans de telles situations de contrôle et de surveillance que ça semble compliqué. Le pouvoir numérique semble lui aussi particulièrement surveillé entre les censures incessantes et inexpliquées sur FB et les tea time entre Mark et Jupiteux, le doute n’est pas permis. Le pouvoir monétaire est de toute façon hors de France donc ça ne compte pas. Je ne sais pas s’il y a d’autres pouvoirs qu’on peut nommer et s’il existe des pouvoirs qui échappent au contrôle de la caste dirigeante mais comme ça, à froid, je ne vois pas.

Puisque les hystériques marcheurs blancs du monde de demain qui était hier, considèrent que nous sommes en démocratie, ce qui fut le seul argument martelé, avec celui de la catharsis inversée (C’est pire ailleurs et la France est une démocratie, na!), il ne pouvait y avoir de débat, d’ailleurs on ne débat pas avec un marcheur, quoiqu’il arrive, on a tort.

N’ayant pas vocation à rendre intelligent ou attentif le vide sidéral, je me contentais de déposer la définition de la démocratie afin d’expliquer ce qui pourrait être intéressant comme alternative et le système dans lequel nous n’étions absolument pas: « Le terme démocratie désigne le plus souvent un régime politique dans lequel les citoyens ont le pouvoir. »

A partir de là, pour eux, mettre le nom de quelqu’un qui représente les autres, c’est faire valoir un pouvoir. Pas de contrôle, pas de possibilité de révoquer, d’amender, de contredire, d’imposer, de contester, de quoique ce soit… t’as mis un nom dans l’urne et tu fermes ta gueule. De toute façon, si tu manifestes, on te dégomme.

Ah oui! Arguments d’opposition ultimes, l’armée n’est pas dans la rue, il y a des partis d’opposition qui ont le droit à la parole et si j’étais dans une vraie dictature en France, je serais déjà au minimum en tôle (je l’ai déjà dit ça non? ).

Alors, l’armée n’est pas dans la rue, il faut dire que depuis que l’état d’urgence est devenu l’état de droit commun grâce aux lois Collomb, la police se suffit à elle même dans la répression et le maintien de l’ordre. Maintenir l’ordre, c’est important.

D’autre part, une vraie dictature qui se respecte a souvent des partis d’opposition si la dictature n’est pas militaire (oui, parce que la dictature peut être autre chose que militaire oui… ça aussi ils découvrent.). Il suffit simplement que les partis d’opposition soient diabolisés mais sans véritablement remettre en cause le système établi et tout ira bien.

En réalité, ce qui m’a conforté dans cette idée que l’état de dictature était proche, c’est la manière dont les marcheurs blancs se sont jetés sur moi à coups d’insultes et de caractérisations extrêmes, allant de Hitler à Mao en passant par Staline. En soit, je m’en fous, c’est juste qu’à partir du moment où tu rejettes la parole de l’autre en la caricaturant et en la méprisant, on n’est pas loin d’une sorte de barbarisme et imposer le silence à toutes paroles dissidentes est aussi un rapport dictatorial assez évident.

Eux, ils savent, ils ont raison, les autres sont des cons et doivent la fermer parce que la démocratie marcheuse, c’est ça. Tu fermes ta gueule, si t’es pas fan de Pierre François et de Kéké les mauvais tuyaux.

Je ne vote, pas je prends juste de vos nouvelles … – La semaine politichienne de Smig

Comme un certain MM auquel je ne tiens pas à faire la moindre publicité tant ses textes sont longs, voilà un moment que j’hésite, ou me refuse, à commenter la vie politico socialo économique de ce pays. Déjà, j’ai d’autres choses à faire et ensuite, honnêtement, ça va trop loin. Les limites du supportable sont franchies depuis longtemps et pourtant, certains envisagent encore de mettre un bulletin dans une urne, comme le pain au four, et d’accepter doctement que sur ce bulletin soit inscrit le nom du parti gouvernemental.

Fort de ce constat hallucinant et halluciné, il devient problématique de se poser en observateur de ce monde qui tombe en putréfaction accélérée. Pour observer et donner à entendre cette observation, et contrairement à ce que pense l’observateur jovial et goguenard commentateur de bfm, cnews et lci, il est important de comprendre, ne serait ce qu’à grands traits, mais comprendre quand même, les réactions des personnes censées et insensées nous gouverner.

Or, je ne comprends pas.

J’avais déjà, entre les deux tours des présidentielles, étudié, avec l’aide d’une personne, dont je tairai ici le nom, le programme tardif et bâclé de ce qui nous sert actuellement de président, en précisant qu’il était humainement impossible de voter pour ça (je le remettrai en lien). Deux ans après cette erreur historique d’un quart de l’électorat national, le constat est impitoyable. Même en ayant étudié la chose, je demeure quotidiennement surpris par l’incompétence, l’avanie, l’ignominie, le mépris, l’incurie, en un mot le cynisme, de cette classe dirigeante.

Lorsque l’erreur devient le système de gouvernance, il n’est plus possible de chercher à comprendre. Même les dictatures les plus crasses n’auraient pas osé conserver Kéké Rantanplan pour gérer les affaires de sécurité intérieure et, encore moins dans un moment de troubles comme actuellement, mais pour les marcheurs de derrière le mur de la raison, ça passe crème.

Alors quand une sous secrétaire d’état aux émissions hanounesques prétend, toute chevelure lâchée, que la force du parti gouvernemental, c’est sa compétence, le lendemain même du pseudo mea culpa de Rantanplan vodka poker, on est en droit d’avoir, au moins, de sérieux doutes…

Chaque ministre, chaque député de cette majorité a désormais suffisamment fait montre d’une telle incompétence que même avec toute la bienveillance du monde, il est impossible de les défendre, de les soutenir et encore moins de les promouvoir.

Chacun, bien sûr, fait ce qu’il veut et c’est tant mieux mais il est un moment où le jeu n’en vaut plus la chandelle. On a bien rigolé, c’était sympa, c’était rafraîchissant même, mais finalement, c’est nul et sans avenir donc passons à autre chose.

Mais ça n’existe pas

Je savais pertinemment que j’avais échoué à construire une vie enviable. Une vie telle que les autres la regardent avec jalousie. Chacun imaginait ma vie comme une sorte de monde parallèle empli d’activités permanentes et de rencontres foisonnantes. La vérité était beaucoup plus prosaïque et beaucoup plus maussade. Depuis longtemps déjà, j’avais abandonné la perspective de nouer de véritables amitiés avec de véritables gens faits de chair et de sang et peut être même d’autres fluides moins avouables. Ce n’est pas tant l’aspect physique ou la promiscuité qui me souciaient, c’était, en vérité, le simple manque de confiance en moi. Il n’y avait pas de raisons pour qu’on se lie à moi puisque, moi même, je n’envisageais que le délitement de toutes relations réciproques avec moi.

Evidemment, cette stratégie qui consistait à ne jamais lier de relations profondes, dans tous les sens du terme, avec qui que ce soit, venait de moi. Longtemps, j’ai voulu croire ou me faire croire que les autres n’étaient pas aptes, ou pas prêts pour entretenir une relation avec moi. Il s’avère que les autres ont réussi leur vie, plus ou moins, qu’ils ont une vie sociale, plus ou moins, alors que moi, je n’ai que ma forêt et mon bord de mer. L’ennui à la sauce misanthrope.

J’entendais de loin les bruits d’une civilisation passée dans laquelle de vagues anciennes connaissances s’embourgeoisaient allègrement en mêlant passages télé et chroniques rédigées par d’autres, à leur nom, dans de vulgaires feuilles de choux inféodées à un pouvoir épuisé. Mais en réalité, tout cela n’existe pas.

Mon monde à moi se concentrait autour de l’ennui de mes journées répétitives où la seule nouveauté tournait autour de bouteilles à vider et de quelques professionnelles à rencontrer au hasard de mes visites guidées. Je ne voulais pas rencontrer les gens parce que je ne voulais pas m’attacher. Je ne voulais pas m’attacher parce que je ne voulais pas souffrir. Je ne voulais pas souffrir parce que mon budget alcool n’était pas extensible et que le nombre de putes n’était pas suffisant pour me passer l’envie de tuer des gens. Je faisais le constat simple mais amer que je n’étais pas une personne fréquentable et je le vivais mieux désormais. Ma vie simple et simplifiée me suffisait finalement.

Parfois, comme tout à chacun, je me laissais partir dans des rêveries de soirées endimanchées et apprêtées, de femmes toutes plus mannequines que les mannequines des magazines, de discussions échevelées et de haut niveau ou les neurones brûlent et se brûlent à force de rechercher des argumentations accortes et puis, je me réveille et je sais que tout cela n’existe pas… Que tout cela n’est que poudre aux yeux et jeu de dupes et alors que je n’étais qu’un simple dormeur commun, je me suis éveillé. La fatuité ne me convient pas et croire en des amitiés indéfectibles alors que l’humain n’est que failles et défections a épuisé les derniers espoirs que j’aurais pu avoir d’une vie faite de faux semblants. Alors, finalement, entre ici et ailleurs, j’ai choisi de rester dans le coin et de partir à la quête d’une spiritualité inexistante n’importe où, dans d’autres endroits, dans d’autres places.