Marre aux canards 4… La semaine politichienne de Smig… J’ai déjà du mal à me plaindre de moi, ce n’est surement pas pour le faire pour les autres

Avant propos.

Je fais très long ce soir, mais j’ai passé la journée sur des dossiers et des cours qui font mal à la tête et les quelques prises de tête en plus avec les marcheurs blancs m’ont suffisamment énervé pour que je m’épanche et comme je suis seul, je m’épanche là parce que, au moins, le clavier est consentant, lui. Personne n’est obligé de lire puisque c’est mon mur, j’en fais ce que je veux et que je suis trop fatigué, éreinté, énervé, bad mood, pour être joliment créatif.

Propos.

C’est donc cette obligation de plaindre les musulmans parce que finalement la charia, bah on n’est pas trop pour mais ça n’est pas personnel hein;
cette obligation de plaindre les blacks pour le colonialisme (et les arabes aussi) et l’esclavage d’il y a plusieurs siècles et finit depuis plusieurs décennies parce que désolé mais je n’étais même pas né!;
cette obligation de plaindre les juifs pour les horreurs absolues de la shoah parce que, encore une fois, je n’y étais pas et que tout le monde a pris dans la gueule aussi, et j’ai bien dit qu’il s’agissait d’horreurs;
cette obligation de plaindre les femmes pour des siècles de domination masculine parce que, même si j’ai forcément participé (je suis un homme donc je suis coupable), je ne crois pas que changer la langue, par exemple, va transformer le quotidien des femmes;
cette obligation de plaindre les animaux parce qu’on mange de la viande;
cette obligation de plaindre les asiatiques parce qu’ils ne peuvent pas faire de films porno;
cette obligation de plaindre les gays et tout le lot de sexualités possibles parce que j’ai décidé d’être différent et que j’assume ma différence;
cette obligation d’être dans la bien pensance de l’extrême centre parce que, à moins d’être volontairement aveugle et sourd,, on voit bien que ça ne fonctionne pas, que ça ne fonctionne plus;

qui m’oblige aujourd’hui à dire que j’en ai marre d’être coupable de tout, tout le temps. Homme, hétéro, blanc, quadra, je suis coupable de tous les maux de la terre. Je dois m’excuser en permanence de tout. Il y a une saloperie sur terre, c’est forcément ma faute.
Juste, bah non.

Les musulmans se comportent comme des connards, les indigènistes se comportent comme des connards, les specistes se comportent comme des connards, les vegan se comportent comme des connards, les gays se comportent comme des connards, les asiat se comportent comme des connards, les femmes se comportent comme des connards (je fais exprès et je fais ce que je veux!), les blacks se comportent comme des connards, les blancs se comportent comme des connards, les hommes se comportent comme des connards, les marcheurs se comportent comme des connards, mais eux, c’est contractuel.
C’est tout. C’est simple. C’est pur. C’est évident.

Il n’existe qu’une vérité sur le racisme finalement, c’est qu’il existe. Il existe parce que la connerie est une race. Peut être la seule qui existe finalement chez l’homme (et oui, je dis homme parce que c’est comme ça!). Et que cela devient un besoin vital de détester la connerie.

Ce qui rend tout cela encore plus fort, c’est que quelque soit le statut,la position, le genre, la démarche, l’attitude, chacun d’entre nous est forcément à un moment ou un autre, un connard ou une connasse. Le vrai racisme est le racisme de ce que chacun d’entre nous juge comme étant de la connerie. Blanc, jaune, noir, vert… On s’en fout. T’es un connard. C’est réglé. Et ça n’est pas parce que t’es arabe ou femme, c’est juste parce que t’es un connard. Pas parce que t’es vegan ou gay, c’est parce que t’es un connard.

Alors, chacun d’entre nous subira le racisme d’une manière ou d’une autre parce qu’on est toujours le connard de quelqu’un. Et si ça me plait à moi d’être un connard, je refuse à quiconque le droit de venir me faire chier. Ma connerie va jusque là. Je veux être con alors laissez moi l’être et ce n’est surement pas en me disant qu’il ne faut pas être islamophobe, veganophobe, lgbt jhhfqmhgqhophobe, femmophobe, noirophobe, asiatophobe, speciophobe et, arabophobe, je ne sais plus quoi de phobe que je vais arrêter.

Il serait temps de comprendre que l’influence de chacun d’entre nous sur les autres est, en fait, assez limitée et que dire à quelqu’un qu’il n’a pas le droit de faire ci ou ça est totalement contre productif.

Une seule personne parmi vous a t’elle réussi un jour à faire qu’un fumeur inconnu cesse de fumer simplement parce que, dans une soirée, vous lui avez dit que ce n’était pas bien?

Marre aux canards 3… La semaine politichienne de Smig… La brebis égarée est elle l’animal préféré du Kebabiste ou seulement l’autorisation des films porno asiatiques au bord de la mer morte… ou noire?

Avant propos.

Je fais très long ce soir, mais j’ai passé la journée sur des dossiers et des cours qui font mal à la tête et les quelques prises de tête en plus avec les marcheurs blancs m’ont suffisamment énervé pour que je m’épanche et comme je suis seul, je m’épanche là parce que, au moins, le clavier est consentant, lui. Personne n’est obligé de lire puisque c’est mon mur, j’en fais ce que je veux et que je suis trop fatigué, éreinté, énervé, bad mood, pour être joliment créatif.

Propos.

C’est donc cette obligation de plaindre les musulmans parce que finalement la charia, bah on n’est pas trop pour mais ça n’est pas personnel hein;
cette obligation de plaindre les blacks pour le colonialisme (et les arabes aussi) et l’esclavage d’il y a plusieurs siècles et finit depuis plusieurs décennies parce que désolé mais je n’étais même pas né!;
cette obligation de plaindre les juifs pour les horreurs absolues de la shoah parce que, encore une fois, je n’y étais pas et que tout le monde a pris dans la gueule aussi, et j’ai bien dit qu’il s’agissait d’horreurs;
cette obligation de plaindre les femmes pour des siècles de domination masculine parce que, même si j’ai forcément participé (je suis un homme donc je suis coupable), je ne crois pas que changer la langue, par exemple, va transformer le quotidien des femmes;
cette obligation de plaindre les animaux parce qu’on mange de la viande;
cette obligation de plaindre les asiatiques parce qu’ils ne peuvent pas faire de films porno;
cette obligation de plaindre les gays et tout le lot de sexualités possibles parce que j’ai décidé d’être différent et que j’assume ma différence;
cette obligation d’être dans la bien pensance de l’extrême centre parce que, à moins d’être volontairement aveugle et sourd,, on voit bien que ça ne fonctionne pas, que ça ne fonctionne plus;

qui m’oblige aujourd’hui à dire que j’en ai marre d’être coupable de tout, tout le temps. Homme, hétéro, blanc, quadra, je suis coupable de tous les maux de la terre. Je dois m’excuser en permanence de tout. Il y a une saloperie sur terre, c’est forcément ma faute.
Juste, bah non.

Les musulmans se comportent comme des connards, les indigènistes se comportent comme des connards, les specistes se comportent comme des connards, les vegan se comportent comme des connards, les gays se comportent comme des connards, les asiat se comportent comme des connards, les femmes se comportent comme des connards (je fais exprès et je fais ce que je veux!), les blacks se comportent comme des connards, les blancs se comportent comme des connards, les hommes se comportent comme des connards, les marcheurs se comportent comme des connards, mais eux, c’est contractuel.
C’est tout. C’est simple. C’est pur. C’est évident.

Il n’existe qu’une vérité sur le racisme finalement, c’est qu’il existe. Il existe parce que la connerie est une race. Peut être la seule qui existe finalement chez l’homme (et oui, je dis homme parce que c’est comme ça!). Et que cela devient un besoin vital de détester la connerie.

Ce qui rend tout cela encore plus fort, c’est que quelque soit le statut,la position, le genre, la démarche, l’attitude, chacun d’entre nous est forcément à un moment ou un autre, un connard ou une connasse. Le vrai racisme est le racisme de ce que chacun d’entre nous juge comme étant de la connerie. Blanc, jaune, noir, vert… On s’en fout. T’es un connard. C’est réglé. Et ça n’est pas parce que t’es arabe ou femme, c’est juste parce que t’es un connard. Pas parce que t’es vegan ou gay, c’est parce que t’es un connard.

Alors, chacun d’entre nous subira le racisme d’une manière ou d’une autre parce qu’on est toujours le connard de quelqu’un. Et si ça me plait à moi d’être un connard, je refuse à quiconque le droit de venir me faire chier. Ma connerie va jusque là. Je veux être con alors laissez moi l’être et ce n’est surement pas en me disant qu’il ne faut pas être islamophobe, veganophobe, lgbt jhhfqmhgqhophobe, femmophobe, noirophobe, asiatophobe, speciophobe et, arabophobe, je ne sais plus quoi de phobe que je vais arrêter.

Il serait temps de comprendre que l’influence de chacun d’entre nous sur les autres est, en fait, assez limitée et que dire à quelqu’un qu’il n’a pas le droit de faire ci ou ça est totalement contre productif.

Une seule personne parmi vous a t’elle réussi un jour à faire qu’un fumeur inconnu cesse de fumer simplement parce que, dans une soirée, vous lui avez dit que ce n’était pas bien?

Marre aux canards 2… La semaine politichienne de Smig… L’extrême droite et l’extrême centre n’ont ils en commun que l’idée de l’extrême?

Avant propos.

Comme je suis du genre assez con quand je commence, je ne me suis pas contenté de dire que nous étions en dictature. J’ai ajouté que nous étions en dictature menée par un parti d’extrême droite. Ce que je suis taquin quand même.

Propos.

Alors l’accusation d’extrême droite jetée à la face des marcheurs est véritablement quelque chose qui semble avoir sur eux, l’effet de l’eau sur un Gremlins. Pour répondre de cette accusation, là encore, pas d’arguments mais des insultes…

Mais comme je suis con (et je reviendrais sur cette notion de connerie fluctuante), cette fois, j’avais envie de pousser le bouchon vachement super trop loin. D’abord parce que je ne le pense pas vraiment et ensuite, parce que ça m’a toujours fait sourire de voir des gens se défendre n’importe comment sur des sujets pourtant simples.

On m’invita à regarder la définition de la science politique de l’extrême droite avant de dire de telles conneries. J’avoue que lorsqu’on me dit que je dis des conneries, j’aime aller au fond du bout du truc. Et là, en fait, ma surprise fut grande. J’apprends moi aussi des trucs.

« Le terme extrême droite est employé pour classer des mouvements, des organisations et des partis politiques historiquement disposés à l’extrême droite des hémicycles parlementaires. La question de sa délimitation suscite le débat, surtout celle de ses « invariants », mais plusieurs usages en sont distingués.

Auparavant, étaient d’extrême droite les mouvements comme l’Action française, marqués par la défense de la tradition contre l’époque moderne (et emblématiquement, contre la franc-maçonnerie), l’anti-parlementarisme, l’autoritarisme, la doctrine basée sur la race, les idées réactionnaires. Ceux qui se réclament de ces idées aujourd’hui, comme nombre de catholiques traditionalistes, y sont toujours classés.

De plus, le terme est associé aux mouvements défaits par la Seconde Guerre mondiale, tels que le fascisme italien et le national-socialisme allemand, fondamentalement rejetés depuis lors, ce qui en explique l’usage souvent péjoratif.

De fait, l’extrême droite se distingue parfois de la droite par une contestation du capitalisme voire du libéralisme mais s’en rapproche par sa vision des institutions démocratiques. L’ordre spontané que les libéraux trouvent dans l’économie politique, est plutôt l’unité organique de la nation, de la race ou de la communauté de croyants. Par sa croyance en des lois intangibles (surnaturelles ou naturelles), l’extrême droite partage avec les conservateurs le refus de la révolution permanente (auquel répond la métapolitique) et avec Burke, la critique des droits de l’homme.

Enfin, il est à noter que la plupart des mouvements concernés rejettent le qualificatif d’extrême droite. Certains fascismes rejettent la dualité communisme-capitalisme, qu’ils estiment tous deux matérialistes et aliénants — d’où le concept de Troisième voie en France. »

Je la fais simple et je fais comme les marcheurs blancs, je balance du wiki mais c’est pour simplifier et aller vite. Je suis contaminé par la facilité de penser lremiste, je crois.

A partir de cette définition, puisque lrem est ultra majoritaire dans l’hémicycle, on peut considérer qu’il est d’extrême droite… en même temps que le reste. Donc géographiquement, ça marche puisqu’ils sont partout. 5oh la référence politique historique de merde qui va me valoir des menaces encore, je le sens).

Défense de la tradition face à la modernité: effectivement, le projet de base, c’était la modernité. Et puis, Cohn Bendit, Juppé, Raffarin, Collomb, Bayrou… Le nouveau monde, la modernité. Baisser les cotisations sociales, supprimer l’isf, flat tax, exit tax, so old world indeed… Faire du neuf avec du vieux, c’était avant. La modernité, c’est faire du vieux avec des morts et faire passer ça pour moderne.

L’anti parlementarisme: alors le fait de diminuer le nombre de parlementaires et de tout faire pour que ça arrive vite, est ce que ça rentre dans cette case? Ma première idée serait de dire que oui, la seconde aussi d’ailleurs.

L’autoritarisme: il est possible de considérer que la loi anti manifestation, les lois Collomb de privation de liberté, la manière dont sont traités les manifestants tous les samedis, depuis plusieurs mois, (qu’on soit pour ou contre, on ne va pas se satisfaire des images qu’on voit chaque semaine) entrent dans ce cadre. Bien sûr, ça pourrait être bien pire, évidemment, c’est bien pire ailleurs, mais est ce que cela est suffisant pour trouver cela juste et valable? Non discutable? Acceptable?
Doutes…

La doctrine basée sur la race. Effectivement, ce point est sincèrement le plus discutable et fait que, oui, larem n’est pas totalement d’extrême droite. Pas encore. Toutefois, néanmoins, cependant, en outre, le comportement de ce gouvernement à l’endroit des migrants avec des fermetures de ports maintenues, des raccompagnements musclés dans les alpes italiennes ou la loi asile, indiquent une tendance à aller vers des comportements bien nauséabonds existe et se rapproche aussi vite que (vous mettez ce que vous voulez là, j’ai la flemme de pondre une image correcte).

Les idées réactionnaires: entendu, les idées conservatrices qui refusent tout progrès. Juste un exemple parce qu’il me tient à cœur, je crois. Une idée novatrice, demandée par une large majorité des sondés et pas même un référendum, même consultatif uniquement. Rien.
Si le ric est trop dangereux pour l’oligarchie alors qu’il est massivement réclamé, on peut envisager la prise en compte du vote blanc, mais ça non plus, ça ne passe pas.
Pouvons nous au moins exiger la mise en place du casier vierge pour tous les élus, mais vraiment vierge, et non cette loi factice qui, en fait, ne change absolument rien. Une loi qui interdit à Ferrand, O’Petit, le Pen, et d’autres de nous diriger puisqu’ils ont été condamné. Une loi qui interdit que Juppé, un ancien condamné, soit membre de la plus haute instance de l’état et décide pour des millions de gens. C’est juste la base même, le point de départ évident mais c’est trop progressiste semble-t’il.
Il vaut mieux avoir des crapules, condamnées dans les instances dirigeantes. Et l’on s’étonne que ces gens ne soient plus représentatifs et que la confiance soit au dessous de 0. Sur ce point aussi, je ne vois pas en quoi lrem se démarque.

Evidemment, les marcheurs blancs ne peuvent pas être des suppôts de l’extrême droite pour la simple et bonne raison que, la moindre opposition à cette politique est immanquablement, immédiatement, qualifiée de fasciste, nazi ou autre saloperie de l’histoire. Evidemment. Avant même de laisser la vérité apparaître, on discrédite l’opposition en l’affublant de ses propres travers. C’est malin mais ça finit par se voir. Tout le monde ne peut pas être un facho nazi tarte aux poireaux. Et puis, il n’est pas possible d’être un facho quand c’eest un facho qui nous dit qu’on est facho, voyons.

70% au moins des français inscrits n’ont pas voté pour lrem, jamais. Si l’on en croit le théorème de Loiseau qui, elle même, n’est pas très claire, 70% des inscrits sont des fachos. On peut ajouter les électeurs du PS ou/et de lr (quoiqu’il semblerait que ça se discute de plus en plus pour eux à cause de Bellamy) et soyons fous, 60% des inscrits n’ont jamais voté LREM.
La France est donc majoritairement selon les critères marcheurs un pays de fachos. Et je me demande bien ce que cette majorité large et silencieuse attend pour prendre le pouvoir. Le respect des institutions? Le désir de non violence? Le respect de la parole exprimée? Étonnant pour des fachos.

La mise en place d’un système basé sur un libéralisme contrôlé par l’état. C’est pas clair, je le reconnais. En gros, un état fort dans un monde libéral refusant le capitalisme et le libéralisme mais en l’imposant.
En gros, on privatise tout mais on garde un moyen de contrôle à travers quelques nécessités de statuts. Les impôts, les taxes, les services publics indispensables au maintien de l’ordre et de la contestation.
On peut privatiser l’école, les transports, la santé, si tout cela rapporte mais on ne privatise pas la police et l’armée.

Enfin, rejet du terme extrême droite. L’extrême droite est tout sauf extrême droite. ça tombe bien LREM refuse catégoriquement d’être associé à ce terme. C’est étonnant.

Au départ, j’étais dans la provocation. Au final, je m’aperçois que je ne suis pas si loin de la réalité mais je suis un fanatique (de je ne sais quelle religion d’ailleurs), un fou, un dingue, un je ne sais plus quoi et j’imagine que les insultes continuent et j’imagine que je suis bloqué de ce profil, lieu d’échange. J’imagine. Je ne sais pas. J’ai besoin de temps pour me remettre des discussions avec des jupiteux suckers comme j’ai mis du temps à me remettre des discussions avec les eurodolatres. Ces gens qui considèrent encore que l’UE est une chance et qui n’en démordent pas, malgré les évidences, humaines, économiques, politiques, démocratiques, philosophiques, démographiques, intellectuelles, culturelles, financières, idéologiques et même sportives.

En conclusion de ce 2, la France n’est pas une dictature. LREM n’est pas proche de ce que pourrait définir comme l’extrême droite et tout va bien dans le meilleur des mondes parce que ça va tellement mal ailleurs qu’on n’a pas le droit de vouloir mieux et encore moins de se plaindre.

Marre aux canards 1… la semaine potichienne de Smig… La dictature de l’extrême centre est elle soluble dans la démocratie ou bien la démocratie n’est elle qu’un prétexte à la diminution drastique des stocks de vaseline envoyés en masse pour les stages de la Fistinière?

Avant Propos.

Alors je me lance dans quatre publications de suite qui devraient assez rapidement faire le tri dans les quelques personnes qui me suivent et qui auront désormais le loisir de ne plus le faire.

Encore une fois, une longue prise de tête virtuelle avec des macronistes qui semblent ne pas pouvoir s’empêcher d’être béats mais ça doit être concomitant avec ce statut ultra précaire de marcheur blanc.

J’avoue que dans un premier temps, les échanges compassés et les jugements péremptoires de cette élite intellectuelle m’ont incité à la provocation gratuite. Je le reconnais volontiers mais, face à l’aveuglement, la bêtise, l’intolérance et l’arrogance, je cède vite à la tentation, ce qui fait que je ne suis d’ailleurs plus enseignant. Pas assez de patience face à ce qui est incompréhensible pour un cerveau doté de toutes ses capacités cognitives, même si celles ci sont limitées comme les miennes, je le reconnais.

Propos.

Le postulat de départ est simple.
Sous les aspects bien pensants de la marche forcée vers le pire, j’ai prétendu que le régime politique, dans lequel survivait actuellement la France, s’apparentait davantage à une dictature qu’à une démocratie. Quand même.

Je n’ai eu pour seul argument pour contrer cette assertion, que la fameuse logorrhée vomitive lobotomisée du :
« La France, c’est pas une dictature, c’est bien pire ailleurs, t’as qu’à aller y vivre, na! » (Je ne sais plus si le na! était cité mais comme c’est à peu près le niveau que j’accorde à ce type d’arguments, ça fonctionne pas mal…).
On a donc un retour en force de la catharsis inversée, ce fameux phénomène qui consiste à dire que, comme il y a pire ailleurs, c’est que ici tout va bien. Peut être que, sur ce premier point, je n’ai pas été diplomate, je le fus encore moins sur le second.

Je posais la définition commune du dictionnaire de ce qu’est la dictature: « Concentration de tous les pouvoirs entre les mains d’un individu, d’une assemblée, d’un parti, d’une classe », et j’attendais gentiment qu’on m’opposât de vrais arguments. En tout cas, autres que le célèbre: » c’est pire ailleurs ».

Autant abréger tout de suite le suspense, il n’y eut pas d’autres arguments que des liens wiki montrant que l’ONU considère la France comme une démocratie fragile et à améliorer.

Le simple fait que l’ONU considère que la France soit une démocratie à améliorer aurait dû mettre la puce à l’oreille de mes interlocuteurs mais j’étais déjà l’obtus, le fanatique, l’imbécile et des petits noms de Loiseau qui vont avec et qui vont bien.

L’honnêteté m’oblige à dire que certains me dirent que le pouvoir n’était pas en France concentré dans les mains d’une seule personne. Outre le fait que ce n’est pas ce que dit la définition, je me demande toujours où vivent ces gens.

Evidemment, cela n’est pas propre à la caste actuellement dirigeante et ce fait est installé depuis longtemps mais il atteint aujourd’hui un paroxysme rarement atteint. en tout cas à ma connaissance mais je suis jeune.

Ce qu’on appelle oligarchie, parce qu’on ne peut l’appeler autrement, ne semble pas exister pour certains et j’avoue que cet aveuglement m’étonne et m’étonnera sans doute longtemps.

Le pouvoir exécutif est l’apanage des dirigeants. Le pouvoir législatif est aujourd’hui détenu par le parti gouvernemental et, de toute façon, le palais royal présidentiel gouverne à coups d’ordonnance. Le pouvoir judiciaire est sévèrement mis à mal depuis toujours et sous contrôle de l’exécutif, depuis toujours. Le pouvoir médiatique est contrôlé par une dizaine de conglomérat financier qui ont largement financé la campagne de l’enfant roi. C’est tout à fait légal mais il devient difficile de considérer que la presse qui survit à coups de subventions soit réellement indépendante. Le peu de médias indépendants qui subsistent sont, de toute façon, mis dans de telles situations de contrôle et de surveillance que ça semble compliqué. Le pouvoir numérique semble lui aussi particulièrement surveillé entre les censures incessantes et inexpliquées sur FB et les tea time entre Mark et Jupiteux, le doute n’est pas permis. Le pouvoir monétaire est de toute façon hors de France donc ça ne compte pas. Je ne sais pas s’il y a d’autres pouvoirs qu’on peut nommer et s’il existe des pouvoirs qui échappent au contrôle de la caste dirigeante mais comme ça, à froid, je ne vois pas.

Puisque les hystériques marcheurs blancs du monde de demain qui était hier, considèrent que nous sommes en démocratie, ce qui fut le seul argument martelé, avec celui de la catharsis inversée (C’est pire ailleurs et la France est une démocratie, na!), il ne pouvait y avoir de débat, d’ailleurs on ne débat pas avec un marcheur, quoiqu’il arrive, on a tort.

N’ayant pas vocation à rendre intelligent ou attentif le vide sidéral, je me contentais de déposer la définition de la démocratie afin d’expliquer ce qui pourrait être intéressant comme alternative et le système dans lequel nous n’étions absolument pas: « Le terme démocratie désigne le plus souvent un régime politique dans lequel les citoyens ont le pouvoir. »

A partir de là, pour eux, mettre le nom de quelqu’un qui représente les autres, c’est faire valoir un pouvoir. Pas de contrôle, pas de possibilité de révoquer, d’amender, de contredire, d’imposer, de contester, de quoique ce soit… t’as mis un nom dans l’urne et tu fermes ta gueule. De toute façon, si tu manifestes, on te dégomme.

Ah oui! Arguments d’opposition ultimes, l’armée n’est pas dans la rue, il y a des partis d’opposition qui ont le droit à la parole et si j’étais dans une vraie dictature en France, je serais déjà au minimum en tôle (je l’ai déjà dit ça non? ).

Alors, l’armée n’est pas dans la rue, il faut dire que depuis que l’état d’urgence est devenu l’état de droit commun grâce aux lois Collomb, la police se suffit à elle même dans la répression et le maintien de l’ordre. Maintenir l’ordre, c’est important.

D’autre part, une vraie dictature qui se respecte a souvent des partis d’opposition si la dictature n’est pas militaire (oui, parce que la dictature peut être autre chose que militaire oui… ça aussi ils découvrent.). Il suffit simplement que les partis d’opposition soient diabolisés mais sans véritablement remettre en cause le système établi et tout ira bien.

En réalité, ce qui m’a conforté dans cette idée que l’état de dictature était proche, c’est la manière dont les marcheurs blancs se sont jetés sur moi à coups d’insultes et de caractérisations extrêmes, allant de Hitler à Mao en passant par Staline. En soit, je m’en fous, c’est juste qu’à partir du moment où tu rejettes la parole de l’autre en la caricaturant et en la méprisant, on n’est pas loin d’une sorte de barbarisme et imposer le silence à toutes paroles dissidentes est aussi un rapport dictatorial assez évident.

Eux, ils savent, ils ont raison, les autres sont des cons et doivent la fermer parce que la démocratie marcheuse, c’est ça. Tu fermes ta gueule, si t’es pas fan de Pierre François et de Kéké les mauvais tuyaux.

Je ne vote, pas je prends juste de vos nouvelles … – La semaine politichienne de Smig

Comme un certain MM auquel je ne tiens pas à faire la moindre publicité tant ses textes sont longs, voilà un moment que j’hésite, ou me refuse, à commenter la vie politico socialo économique de ce pays. Déjà, j’ai d’autres choses à faire et ensuite, honnêtement, ça va trop loin. Les limites du supportable sont franchies depuis longtemps et pourtant, certains envisagent encore de mettre un bulletin dans une urne, comme le pain au four, et d’accepter doctement que sur ce bulletin soit inscrit le nom du parti gouvernemental.

Fort de ce constat hallucinant et halluciné, il devient problématique de se poser en observateur de ce monde qui tombe en putréfaction accélérée. Pour observer et donner à entendre cette observation, et contrairement à ce que pense l’observateur jovial et goguenard commentateur de bfm, cnews et lci, il est important de comprendre, ne serait ce qu’à grands traits, mais comprendre quand même, les réactions des personnes censées et insensées nous gouverner.

Or, je ne comprends pas.

J’avais déjà, entre les deux tours des présidentielles, étudié, avec l’aide d’une personne, dont je tairai ici le nom, le programme tardif et bâclé de ce qui nous sert actuellement de président, en précisant qu’il était humainement impossible de voter pour ça (je le remettrai en lien). Deux ans après cette erreur historique d’un quart de l’électorat national, le constat est impitoyable. Même en ayant étudié la chose, je demeure quotidiennement surpris par l’incompétence, l’avanie, l’ignominie, le mépris, l’incurie, en un mot le cynisme, de cette classe dirigeante.

Lorsque l’erreur devient le système de gouvernance, il n’est plus possible de chercher à comprendre. Même les dictatures les plus crasses n’auraient pas osé conserver Kéké Rantanplan pour gérer les affaires de sécurité intérieure et, encore moins dans un moment de troubles comme actuellement, mais pour les marcheurs de derrière le mur de la raison, ça passe crème.

Alors quand une sous secrétaire d’état aux émissions hanounesques prétend, toute chevelure lâchée, que la force du parti gouvernemental, c’est sa compétence, le lendemain même du pseudo mea culpa de Rantanplan vodka poker, on est en droit d’avoir, au moins, de sérieux doutes…

Chaque ministre, chaque député de cette majorité a désormais suffisamment fait montre d’une telle incompétence que même avec toute la bienveillance du monde, il est impossible de les défendre, de les soutenir et encore moins de les promouvoir.

Chacun, bien sûr, fait ce qu’il veut et c’est tant mieux mais il est un moment où le jeu n’en vaut plus la chandelle. On a bien rigolé, c’était sympa, c’était rafraîchissant même, mais finalement, c’est nul et sans avenir donc passons à autre chose.

Mais ça n’existe pas

Je savais pertinemment que j’avais échoué à construire une vie enviable. Une vie telle que les autres la regardent avec jalousie. Chacun imaginait ma vie comme une sorte de monde parallèle empli d’activités permanentes et de rencontres foisonnantes. La vérité était beaucoup plus prosaïque et beaucoup plus maussade. Depuis longtemps déjà, j’avais abandonné la perspective de nouer de véritables amitiés avec de véritables gens faits de chair et de sang et peut être même d’autres fluides moins avouables. Ce n’est pas tant l’aspect physique ou la promiscuité qui me souciaient, c’était, en vérité, le simple manque de confiance en moi. Il n’y avait pas de raisons pour qu’on se lie à moi puisque, moi même, je n’envisageais que le délitement de toutes relations réciproques avec moi.

Evidemment, cette stratégie qui consistait à ne jamais lier de relations profondes, dans tous les sens du terme, avec qui que ce soit, venait de moi. Longtemps, j’ai voulu croire ou me faire croire que les autres n’étaient pas aptes, ou pas prêts pour entretenir une relation avec moi. Il s’avère que les autres ont réussi leur vie, plus ou moins, qu’ils ont une vie sociale, plus ou moins, alors que moi, je n’ai que ma forêt et mon bord de mer. L’ennui à la sauce misanthrope.

J’entendais de loin les bruits d’une civilisation passée dans laquelle de vagues anciennes connaissances s’embourgeoisaient allègrement en mêlant passages télé et chroniques rédigées par d’autres, à leur nom, dans de vulgaires feuilles de choux inféodées à un pouvoir épuisé. Mais en réalité, tout cela n’existe pas.

Mon monde à moi se concentrait autour de l’ennui de mes journées répétitives où la seule nouveauté tournait autour de bouteilles à vider et de quelques professionnelles à rencontrer au hasard de mes visites guidées. Je ne voulais pas rencontrer les gens parce que je ne voulais pas m’attacher. Je ne voulais pas m’attacher parce que je ne voulais pas souffrir. Je ne voulais pas souffrir parce que mon budget alcool n’était pas extensible et que le nombre de putes n’était pas suffisant pour me passer l’envie de tuer des gens. Je faisais le constat simple mais amer que je n’étais pas une personne fréquentable et je le vivais mieux désormais. Ma vie simple et simplifiée me suffisait finalement.

Parfois, comme tout à chacun, je me laissais partir dans des rêveries de soirées endimanchées et apprêtées, de femmes toutes plus mannequines que les mannequines des magazines, de discussions échevelées et de haut niveau ou les neurones brûlent et se brûlent à force de rechercher des argumentations accortes et puis, je me réveille et je sais que tout cela n’existe pas… Que tout cela n’est que poudre aux yeux et jeu de dupes et alors que je n’étais qu’un simple dormeur commun, je me suis éveillé. La fatuité ne me convient pas et croire en des amitiés indéfectibles alors que l’humain n’est que failles et défections a épuisé les derniers espoirs que j’aurais pu avoir d’une vie faite de faux semblants. Alors, finalement, entre ici et ailleurs, j’ai choisi de rester dans le coin et de partir à la quête d’une spiritualité inexistante n’importe où, dans d’autres endroits, dans d’autres places.

Laissez venir à moi les petits enfants … les grands aussi

Il restera ces jours où le vent froid venu d’ailleurs cessera de souffler. Des moments où les pierres ravivées et blanchies des églises diront leurs secrets et souvenirs.
Il y aura ces jours où celui qui part ne sera plus prétexte aux larmes mais source de tendres sourires complices. Ces jours où ceux qui s’évitaient, se recroisent dans le fracas des bourdons.

C’était dans une de ces petites villes de province ignorée du reste du monde et cachée au fond d’un improbable nulle part. Toute petite église, d’un tout petit village. Tout était petit comparé à la grandeur de l’émotion qui rassemblait ces gens si différents et si inconnus les uns des autres.
Tout était petit parce que ce n’était plus le lieu qui comptait et que la taille devenait tellement insignifiante, finalement, quand on préférait y croire et se rassurer.
Une petite église, presque champêtre et un cimetière attenant, à l’avenant. Tout était champêtre, même le soleil, parce que, malgré le vent frais, il faisait beau comme dans un dernier espoir d’un impossible.

Sur l’estrade qui servait d’autel ou sur l’autel qui n’était, en fait, qu’une estrade, l’homme, vêtu de sa robe blanche et de son étole violette portée telle une écharpe, se tenait droit, impassible, grave. Les mains jointes, face à lui, en signe de recueillement, les yeux rivés sur l’entrée de la petite église, attendant, peut être, que tous les outragés de l’injustice du jour prennent place dans l’enceinte.
Elle paraissait récemment rénovée et les pierres frappaient par leur nouvelle blancheur mais il y faisait froid et sombre comme si les pierres, elles mêmes, avaient reconnu le moment de solennité et refusaient de protéger ou de réchauffer ce moment.
Il fallait que tout marque ce moment.

Bien que le soleil se rappelât, tout le jour, de sa présence dans les cieux de ce mois de mars finissant, l’heure demeurait sombre, triste, funeste. Le silence se faisait de plus en plus lourd au fil des entrées des larmoyants et de ceux qui luttaient pour retenir ces larmes qui coulaient, déjà, le long de leurs joues, malgré eux. Ce silence rendait assourdissant les pas sur les pierres du sol de l’église. Pas un mot, pas un chuchotement, pas un reniflement, pas un cri, une unique rumeur de consternation ou d’injustice sortie de nulle part et n’allant pas beaucoup plus loin. Chacun cherchant dans le regard d’un voisin, d’une connaissance, d’une ombre, un soutien, une compassion, un murmure qui empêcherait enfin de s’éteindre cette lueur dans un silence trop glaçant. Une voix s’éleva et brisa le silence de ce premier jour du monde qui n’en finissait pas.

Il fallait que cette souffrance cesse, que le fardeau s’allège d’une présence trop forte et trop grande. Comme ces jours de marché qui donnent vie aux bourgades dépeuplées, comme tous ces bruits qui rappellent qu’il y avait le souffle de vie et qu’il est fragile ce souffle court, sourd, las, elle donnait tout corps à ce qu’était l’humain. C’est au dessus des cathédrales que le bon dieu prendra soin de son âme puisque le monde d’aujourd’hui n’a pas su prolonger les jours.
Elle aura connu peu de joies mais elles furent intense et le froid qui la prenait même les jours d’été, c’est le bon dieu qui lui envoyait. Elle était ce que chacun devrait être finalement, la dévotion et le courage donnés à ce que dieu aurait créé.
Ce fut la rencontre de trop dans cette vie sans lendemains heureux, dans cette vie aux jours précaires. Alors, vivre chaque jour comme s’il était le dernier même si il n’y a rien à faire et même si l’on ne fait rien.
L’amour qu’elle donnait autour de ses pas comme le sourire las qu’elle portait depuis l’annonce des fins de route, c’est la seule force qui lui restait.
Les yeux emplis de larmes qu’elle portait sur ce qu’elle laissait comme force de vie au monde, ce sont les dernières lumières de son feu qu’elle envoyait dans les foyers de cheminées fraîchement ramonées.
Et puis les jours passaient de plus en plus vite, et les forces déclinaient à chaque heure davantage. Il était l’heure de quitter, de lâcher la rampe et de partir dans un dernier salut, dans un dernier sursaut. Les mots qu’elle aurait voulu dire, c’est notre seigneur qui les dira. Les vies qu’elle voulait sauver, c’est notre seigneur qui en prendra soin. Il pourvoira à cette route brisée par l’injustice des maladies et des souffrances du corps que l’âme ne peut soulager.
La honte, la faiblesse, la souffrance deviennent les forces que chacun doit endosser et toutes ces larmes qu’il nous faut verser pour célébrer l’apothéose de cette âme pure, n’oublions jamais, que c’est notre seigneur qui les a créées.
Les larmes, que tous ici, nous versons déjà et verserons encore, c’est notre père, qui est aux cieux, qui s’en est allé les chercher dans les rivières, les fleuves, les mers, les lacs, les océans de la création et qui en hommage à toute la bonté qu’elle avait donnée à placer dans nos yeux cachés dans nos manches.
Le deuil que nous allons porter, c’est la vie que notre seigneur nous a prêtée. La tristesse qui emplit désormais nos cœurs, notre père l’y a placée. Le souvenir de son rire sonore dans nos esprits embrumés par les larmes, c’est notre créateur qui va le transcender. »

Les yeux cherchant le ciel et priant que les nuages arrivent enfin, que la pluie vienne car ce moment ne saurait rester sous les feux d’un soleil de printemps. Bon dieu, puisque tout le monde t’appelle en cet instant, il serait temps de signaler ton existence et de faire craquer cette averse et ces larmes célestes qu’exige cette heure.

Il ne plut pas pendant trois jours.

La semaine politichienne de Smig – Et en plus, il parle …

Merde!!!! Brizitte!!! Les cours de théâtre!!! Fallait pas arrêter si tôt!!!!!

Bon, ce mec est un héros… Il a réussi à nous mobiliser pour vaincre… tous ces jeunes de 20 à 25 ans dont il envisage de baisser les salaires et d’allonger les annuités ont vaincu le feu, grâce à lui… Mais bon, comme on a toujours reconstruit, ça va le faire…

Notre histoire ne s’arrête jamais… jamais… (bon, disons que depuis deux ans, elle morfle pas mal, notre histoire.. ).. mais au moins, il nous prévient.. nous aurons toujours des épreuves à surmonter, donc préparez vous à en prendre plein la gueule dans les mois qui viennent parce que c’est notre histoire.

Ah voilà, ce qui fait la France est vivant et fragile donc, comme c’est fragile, ça peut se casser et ça peut même mourir.. alors un œil, qu’est ce que c’est un œil?

Alors nous allons assurer la continuité de la nation française en supprimant quelques jours fériés et en ne baissant pas les impôts.

Toutefois, il s’adresse enfin de manière directe à nous… les gueux, les mécréants, les manants…

Avant c’était notre projet, maintenant c’est notre devoir… les choses changent. On va agir collectivement. Lui, il décide et nous, on exécute, le collectif quoi. Et ce collectif, il vient de… de… le grand débat!!!

« Vous savez le truc auquel vous n’avez pas participé et qui a donné les réponses que je voulais parce que c’est moi qui les avais données à l’avance. Mais si.. le truc là, sur internet et que j’ai fait plein d’heures de réunions avec des potes pour l’apéro… Mais si… Non? Ouais, bah, de toute façon, vous n’étiez pas invités, alors… (je vais quand même pas prendre l’apéro avec des trous du cul non plus, j’ai déjà Castaner…). »

Bon, demain, la politique reprend sa marche… En marche!!! Mais le moment n’est pas encore venu (attention, solennité… tension dramatique… silence…et recueillement sur ces heures..)… Le temps des cathédrales? on ne sait pas… mais il n’est pas venu.

Bon, après, il fait la liste des professions qu’il va massacrer (fonctionnaires (pompiers, flics, soignants), journalistes, écrivains, photographes) français ou étrangers hein… le monde est tout petit quand on est multi déifié…

Et puis, des riches (et des moins riches) ont donné… Pas de mauvais esprits, s’il vous plait, sur la ristourne fiscale faite aux donateurs… pas de ça entre moi, oh! Ce qui compte, c’est que chacun soit à sa place et dans son rôle. Et d’ailleurs, les gueux, les manants, les moins que rien, si vous pouviez rejoindre les vôtres de place, ça commence à fouetter velu là…

Nous sommes ce peuple où les pauvres s’écrasent et où les riches sont élevés en héros parce qu’ils donnent une partie du fric qu’ils ont envoyé dans les paradis fiscaux pour réparer le patrimoine moyennant une belle ristourne.

C’est l’Europe, nous sommes des portugais bâtisseurs et des grecs qui ont tout à reconstruire, tant le saccage est énorme.

Et il en faudra du portugais pour rebâtir encore plus belle, Notre Dame en 5 ans… Il faut qu’elle soit prête pour les JO alors, s’il faut récupérer les népalais du Qatar, oh diable les varices, c’est Pinault qui paie!!!!

D’abord, réfléchir, puis agir… Cela fait deux ans qu’il réfléchit et tout le monde redoute qu’il agisse parce que le peu qu’il a montré en ce sens fait vachement flipper…

Pas de hâte!!! pas de hâte!!! c’est pas comme si depuis 5 mois des gens gueulaient qu’ils ne pouvaient pas se nourrir et que d’autres ne les rejoignent pas parce que, même si ça n’est qu’un œil, quand même, un œil, c’est beaucoup, alors autant le garder, si c’est possible.

Cependant, il sait! Il sait que les mecs qui crèvent de faim, en vrai, ils sont dans une sorte de fausse impatience parce que oh! merde! être à la tête d’un pays, ça n’est pas que administrer des choses, oh!!! Alors du coup, moi, là, j’ai envie de dire, ça serait bien que, déjà, tu administres les choses parce que, quand même, ça part sacrément en sucette pour l’instant.

Alors nous allons, tous ensemble, devenir meilleurs que nous le sommes… Pour ce faire, nous allons donc commencer par dissoudre l’assemblée, virer les ministres et moi même, je présente ma démission…

Ah non, pardon, nous allons devenir meilleurs en retrouvant le fil de notre projet national (demerdez vous avec ça, ça suffit, hein, je vais pas en plus traduire… ). Il parait que ce fil nous a fait et nous unit.. ce sont mes vieux qui vont être contents… ça marche comment pour l’héritage d’ailleurs?

Il parait même que ce projet est humain… Là, je crois qu’il ne parle plus de lui parce que humain… et même que ce projet est passionnément français… bon, dans l’ue aux ordres de Berlin mais français, quand même, hein, enfin en vendant les aéroports aux chinois et les chantiers navals aux italiens mais français, hein, bon, en donnant alstom aux ricains mais français, quand même… Bon, merde, humain et français quoi!!! Comme le kebab ou le couscous ou la pizza, c’est quand même pas compliqué… merde…

Au moins, il partage notre douleur et ça, c’est sympa… Parce que malgré tout, ça n’était pas gagné au départ qu’il soit bienveillant et compatissant… c’est quand même le président… Il n’était pas obligé.

Par contre, il partage notre espérance… et là, quand même, je me demande s’il se rend compte que beaucoup sont désespérés et même pire.. Mais bon, il partage, alors, pour une fois qu’il partage et ne prend pas tout, on va dire merci…

On va faire, on va agir.. Bon, les gens hein, pas les ministres, ni les députés, ni les actionnaires… juste la bande de connards qui sert de peuple et qui va se retrousser les manches à bosser jusqu’à 65 ans et oublier l’idée même de jours fériés… On n’est pas là pour être ici… on va réussir, c’est déjà ça…

Bon, je vais reprendre des moules moi, en plus, y a le barça puis les play off nba et j’ai même pas vu GOT encore… VDM

La semaine politichienne de Smig – Le théorème de Beaumarchais

 

Quand même 30 minutes avant de prendre la parole, un des monuments les plus importants du patrimoine mondial brûle… Ce mec est vraiment un poissard…
Mais, pour ne pas se manquer, il annule la diffusion de son allocution enregistrée.
Même sur un moment aussi tendu, où depuis des mois, les gens manifestent, en tout cas au moins quelques uns, il enregistre. Juste à son image. Tout est affaire de communication, rien dans l’humain, rien dans l’instant, tout dans le contrôle, tout dans le mécanique, tout dans le raté.
Au moins, cette fois, il va sur place. Il ose voir les vrais gens qui ne sont pas formatés par le discours de la marche forcée.
Et devant la médiocrité du personnage, se déroule un moment historique parce que ce sera l’histoire et l’événement qu’on retiendra. On oubliera, espérons le vite, ce mandat catastrophique mais par contre, ND restera dans les cœurs des parisiens que nous sommes ou des français que nous sommes, ou des habitants du monde que nous sommes, parce que c’est une partie du monde qui se consume.
Et déjà, certains critiquent ceux qui essaient d’avoir de la distance et de la retenue; peut être même de l’ironie. Mais l’humour est tout ce qu’il reste aux démunis, et là, nous sommes démunis.
Alors, pour les pères la morale, encore, il ne faut pas être debout, il faut être à genoux et pleurer. Cependant, tout le monde n’est pas fait du même arbre et chacun reçoit et vit les choses comme il le peut et le veut.
Alors, critiquons nous, puisqu’il faut être dans la critique et continuons à nous jeter l’opprobre plutôt que de nous unir enfin, pour le meilleur.
Restons médiocres, c’est tellement plus simple à gérer pour ceux qui jouent les affectés et récoltent les quelques voix qui vont garantir une position de traîtres ou de lâches ou les deux.
Voilà, il est venu. Il est passé. Le visage affecté et fermé et là, il va reprendre des moules parce que, objectivement… comme tous les événements qui affectent les vrais gens, ça ne le concerne pas.
Avec une pensée pour les catholiques parce que, comme d’habitude, dans la méthode de division, les autres peuvent aller se faire foutre. Les autres ne sont pas affectés, ils n’ont pas l’autorisation divine d’être stupéfaits.
Il y a du Néron dans tout cela, et tant pis si ça déplaît mais l’idée du Paris brûle t-il? est … tellement trop présente, en cet instant.
Et BFM invite Jack Lang et Frédéric Mitterrand… c’est quoi? un hommage au clergé et aux pratiques étranges de certains? (Cohn Bendit est bloqué sur le periph).

Non, ce n’est pas un complot, ni un attentat, ni quoi, ni caisse. C’est juste une cata pour le patrimoine mondial et non, machin n’y’est pour rien, comme pour tout le reste d’ailleurs, comme d’habitude, pas de changements à ce niveau là. Il ne faisait rien de bien avant, il ne fera rien de bien après.
Alors oui, il y aura toujours des millions de français qui souffrent demain, qui galèrent pour bouffer et payer les factures et il y aura les bombes made in France qui tomberont sur la gueule des yeminites par exemple, parce que pendant que nous sommes affligés, démunis et que c’est légitime, et que c’est normal, le monde continue de tourner et la fils de puterie de nos représentants, qui ne se représentent même plus eux mêmes, continuera demain et peut être ira encore plus loin. Il y aura les donneurs de leçons qui interdisent qu’on ne se roule pas par terre et il y’aura les affligés du patrimoine qui ne comprendront pas que la priorité soit de trouver à bouffer demain, il y aura tout ça, mais chacun, à sa façon, sera touché par cet incendie, à l’exception de quelques uns qui n’ont rien trouvé de plus intéressant pour exister, que de montrer une haine qui n’est juste pas pertinente, en cet instant, en cet endroit, en cette époque. Encore moins que d’habitude, encore moins que les autres fois…
Et parce qu’il ne pouvait s’empêcher de passer à la télé, il parle. La parole divine se doit de descendre parmi les gueux en ce jour. Ferrand, La don Quichotte de Paris ou Pierre Marcel qui se tiennent debout, derrière l’enfant qui… sourit… Il arrive à sourire.
Oh! on me dira que c’est un sourire contrit, forcé, feint, de circonstance, jaune… Mais quelque soit la valeur de ce sourire, il n’est pas temps de sourire.
Cela fait 5 mois que tout est grave dans ce pays et il serait temps, enfin, de montrer que sous le robot formaté de la politique et des écoles, il y a un bonhomme qui vit, respire, souffre, s’inquiète….
Juste enfin, un jour, qu’il apparaisse comme un humain et non comme un logiciel mal calibré.
Mais théorème de Beaumarchais et tant pis si ça déplaît.

Une cata absolue… juste ça, seulement ça

La semaine politichienne de Smig – Le dormeur marche

Tout va trop vite et tourne plus vite encore que l’imaginaire, le plus atteint par les délires complotistes ou simplement machiavéliques d’une élite dirigeante (qui n’a d’élite que le nom et le fait qu’elle se désigne elle même comme telle), ne saurait concevoir ou même aurait l’envie cruelle et quasi sanguinaire de créer de telles méandres infructueux et insanes.

Hier encore, il fallait savoir se montrer intransigeant face aux atermoiements anglais qui n’existent qu’à travers l’intenable position du mois de May qui est le plus meurtrier.
Hier encore, l’union européenne devait, par la voix de son bouffon qui se voulait prince, qui n’était que président mais qui habite seul avec maman, montrer qu’elle demeurait inflexible et que le vote devait être respecté et qu’il fallait bouter les anglais hors des principes pacifiques de Bruxelles.
Parce que l’UE, c’est la paix et démerdez vous avec ça…

Tout cela est tellement la paix que donc, aujourd’hui, un délai fut accordé à la perfide albion en illustration de cette intransigeance et de cette fermeté que Rocco nous envient.
Il fallait être dur, il fallait être ferme. Jupiteux le répétait avec une voix sourde et un visage sombre et fermé, lui aussi. L’Angleterre allait enfin comprendre qu’on ne joue pas impunément avec la démocratie. Ils ont voté et ils insistent? Alors ils vont payer.. et cher… et plus encore…

Bon, finalement, il n’y a de fermeté que la mollesse et la lâcheté de l’enfant qui voulait être roi.
Encore une fois, devant un pays souverain, devant un peuple qui revendique ce qu’il est et ce qu’il fait, il se couche comme il le fait depuis ses 15 ans dès que la voix s’élève.
Celui qui crie le plus fort à raison même si cela n’a pas de sens et sauf s’il est français et ne s’appelle pas Brigitte.
Tout le monde aura raison sauf le peuple qu’il est sensé et censé représenter. Il n’y a de sens que celui du gilet qu’arbore certains, s’il est jaune, il ne pèsera pas autant que s’il est en velours côtelé du plus triste effet suranné.

Ainsi, ressortie des oubliettes de l’histoire que nous voudrions déjà oublier, le semblant de cohérence politique de cette masse informe et divergente que constitue le corps atone des marcheurs du Nord (ça recommence la semaine prochaine, comme quoi dieu existe), se décrit à travers la saillie de sieur Émilien, (saillie qui est loin de rappeler la qualité de celles de Rocco qui, elles, restent dans la mémoire de tous).

Il faut être horizontal mais aussi vertical dans un cercle qui serait vertueux, si on rentre dedans.

Une fois cette politique de l’absurde mise en place, tout devient limpide, lumineux, éclairant et, dès lors, marcher en sifflotant comme les sept nains dans la forêt, devient plus léger, plus facile, plus simple.
Lorsque réfléchir est un fardeau, la marche permet d’alléger le bagage, qui n’est pas intellectuel.

Cette politique est vide, irréfléchie, sans convictions et ne cherche pas à convaincre puisqu’il n’y a rien.
Le « en même temps » se décline dans la moindre image. Tout ce monde ne tourne, en réalité, qu’entre le moment présent et le moment juste avant, (le juste après étant de toute façon proscrit des réalités depuis longtemps puisqu’il est fort probable qu’il n’existe pas forcément).

Certes, certes, certes… De la même façon qu’il était normal de ne pas se soucier de l’Aquarius en disant que l’Italie est immonde, il est normal de s’attendrir sur les images d’un SDF, sorti de force de l’ambassade d’Equateur parce que ce raté n’a fait que donner à voir une vérité, en réclamant, par ailleurs, que les lanceurs d’alerte soient respectés, bien traités et protégés. Il est plus simple de donner l’asile à Battisti en criant à la liberté d’expression que de l’offrir au barbu équatorien, qu’il vaut mieux laisser crever parce qu’il a eu le tort de dévoiler la vérité. Le con! Les affaires qui lui sont imputées sont peut être véridiques, un procès équitable serait le bienvenu, mais elles n’entrent pas en compte en l’occurrence.

De toute façon, il sera toujours plus noble de s’offusquer du traitement infligé à Carlos, le japonais évadé fiscal aux Pays Bas, qui réclame la justice française (ce qui quand même en dit beaucoup sur notre système de clémence vis à vis de la fraude fiscal) plutôt que de se soucier de ceux qui se penchent sur les dysfonctionnements d’une société malade.

L’issue du combat ne faisait guère de doutes, évidemment, mais c’est dans la constitution de la fils de puterie que se trouve tout le génie de cette politique mondiale uniforme qui vise à protéger ses propres intérêts au détriment de ce que l’humain pourrait ressentir ou même vouloir. On réussit même à trouver des individus qui s’offusquent qu’un référendum puisse être envisagé sur la question de la privatisation d’ADP. (On ne parle même plus d’Engie et de la FDJ…).

Finalement, tout cela n’a que peu d’importance. Encore une fois, tout ce qui aura été fait cette fois, sera détruit par le prochain pour faire pire encore et l’on oubliera qu’on se bat, cette fois, pour défendre quelque chose qu’on trouvait inique précédemment.
Bientôt on se battra pour préserver la retraite à 62 ans alors qu’il y a 20 ans, l’idée même d’une retraite à 62 ans était considérée comme insultante.
Les temps changent, ils évoluent et l’on oublie qu’à chaque fois, on ajoute un cran dans la ceinture de l’austérité. Il n’existe pas de limites à cette ceinture. La destruction d’un modèle, d’une civilisation, d’une culture, d’une philosophie, d’une langue, d’un peuple n’est en rien suffisante. Il y a toujours à détruire, à réduire. Telles ces mannequins anorexiques qui se forcent encore à maigrir, il y a encore trop de gras dans notre maigreur collective.

Alors, il nous restera à souhaiter un bon voyage à elle, un bon anniversaire à lui, dans cette illusion qu’il nous reste de croire que chacun décide de ce qu’il vit et de ce qu’il fait.
Libre encore de penser que notre voix résonne quelque part dans les soubresauts de la résistance. Libre de penser que le monde ne tournera pas en une UE mondiale et que le dormeur va se réveiller mais le dormeur marche. Et un dormeur qui marche va toujours plus loin qu’un résistant qui crève dans une ambassade avec une ceinture bien trop serrée.

Il y aura des champs d’honneur et beaucoup seront oubliés dans ces mornes plaines, il y aura des lendemains qui déchantent et la chorale unie sera en marche vers un monde plus triste encore.