La destruction programmée de ce que d’aucun pourrait appeler liberté 3/5 – La semaine politichienne de Smig

Uniformiser les minorités pour qu’elles minorent la majorité

Alors il faut assurer une surveillance permanente et, pour ce faire, on conditionne chacun à entrer dans le cadre de ce que le surveillant attend de nous. Il est partout dans nos conversations, dans nos applications. Tout est enregistré, tout est gardé et tout sera exploité, le cas échéant. L’intérêt est que, dans le temps, chacun se surveille soi même et surveille ceux qui l’entourent. La surveillance devient double, interne et externe, afin que l’ordre du monde perdure ainsi et la fameuse routourne tourne encore. On tue les possibilités cognitives de révolte. Le soi disant divertissement devient une arme de destruction massive en obligeant à l’activité.

Chacun est contraint de suivre un chemin crée par d’autres afin d’avoir une société facilement contrôlable. Plus la société est contrôlée, plus elle est facile à contrôler. Elle le devient d’autant plus que les individus, composant cette société, considèrent comme justes et valables, les règles qui viennent d’ailleurs, d’au dessus ou plutôt d’en dessous. Lorsque les règles apparaissent positives à tous, il ne vient à l’esprit de personne de les contester ou alors, les contestateurs apparaissent comme des déséquilibrés, des asociaux ou même des fachos. Les fameux méchants.

Tout est donc fait pour avoir une société dont on peut très facilement, à l’avance, prévoir les indignations et les réactions. Afin de mieux diviser, on a crée, et quand je dis ON, malheureusement, je ne parle pas de nous, mais bien d’eux qui ne sont pas nous, une société de la minorité opprimée. Toutes les minorités valent davantage que le reste. C’est le fait d’être différent dans l’acceptation totale de la société qui compte. Il faut savoir se créer sa propre différence qui fera que chacun puisse devenir quelqu’un ou quelque chose. Volontairement, il s’agit de s’inscrire dans la pensée divergente ou minoritaire ou celle qui va permettre de se sentir vivant. La religion qui permet de gueuler, la sexualité qui permet de gueuler, le régime alimentaire qui permet de gueuler, la mode vestimentaire qui permet d’exister aux yeux de tous avant qu’ils ne soient crevés, les yeux et non les modes… Et tout sera à l’avenant, tout fonctionnera et tournera autour de ces différences que la majorité se devra de respecter, de vénérer, de déifier. C’est parce que tu es minoritaire que tu existes.

Alors, chacun, ou tout du moins, les chercheurs d’or identitaire, s’évertuent à trouver la faille qui va donner du sens à une existence qui, au final, n’en a pas. Les barbes poussent, les sexes se coupent ou poussent, eux aussi, les animaux deviennent semblables à ses proches et bien plus importants qu’un inconnu mais, ainsi, se construit le sentiment minoritaire. La minorité devient le modèle à respecter au détriment de la majoritaire et l’uniformisation se fait. Si au niveau sociétal, les règles sont le respect et même la dévotion autour de minorités, au niveau social, la tête non pensante choisira toujours le moins bien disant, le bas. Elle réduira les aides, elle rognera sur les soutiens, elle détruira le modèle. Elle aura toujours l’excuse de restrictions budgétaires, de déficits à gérer, de dettes à rembourser, d’équilibres à maintenir.

Ainsi, il y aura les minorités qui se sentent opprimées et le font bien sentir, et les autres qui voient leurs situations se détériorer à tous les niveaux mais, au moins, les minorités gagnent des avantages ou avancées (ou reculs) symboliques. Une case supplémentaire sur l’état civil, des horaires de piscine ou des menus adaptés pendant que le nombre de souffrances se multiplie. Division et re division et sur division jusqu’à annulation et négation et ceux, les quelques uns, qui continuent à combattre pour tenter de rester debout, seront traités de dangereux réactionnaires, révolutionnaires, fascistes, violents et bla bla bla … L’uniformisation de la société se fait par ses minorités ultra visibles au dépend de la majorité silencieuse. Tout le monde le sait, tout le monde le voit mais quoi? Dès l’enfance, il nous est enseigné l’interdiction de frapper plus faible que soit. (Ce qui est paradoxal quand on y réfléchit parce que toujours vouloir frapper des plus forts que soi, c’est quand même s’exposer à de sacrées déconvenues). Alors, comme personne n’aime être le violent méchant de la bande, ce sont les minorités qui gagnent et la majorité qui s’écrase dans un tumulte silencieusement assourdissant.

La destruction programmée de ce que d’aucun pourrait appeler liberté 2/5 – La semaine politichienne de Smig

Construire un individu qui devienne foule

Evidemment, il ne s’agit pas de contrôler ce qui se dit, ce qui se fait, ce qui se pense dans le but unique de contrôle. Ce qui nourrit le besoin de contrôle, c’est, à terme, sa disparition. A force d’être contrôlé, l’individu normal, classique, humain, raisonnable prend les contrôles comme une chose naturelle et de fait, imprime dans son comportement quotidien, les habitudes qui vont faire de lui le citoyen que le contrôleur attend. Le but réel du contrôle est de disparaître et de devenir une caractéristique quasi naturelle. Faire de l’attitude voulue, une sorte de naturel qui reviendra au galop même s’il est chassé un jour. Je te contrôle jusqu’à ce que tu sois capable de te contrôler toi même.

A force de contrôles, de mise en cage dans le cadre de la bien pensance, chacun s’ingénie à suivre des règles édictées par d’autres qui deviennent une nature, une ligne de conduite et même un style de vie. Oh! bien sûr, certains s’imaginent être sortis du cadre parce qu’ils se posent comme des rebelles. Ces rebelles qui ne sont que la reproduction de groupe d’un comportement déjà cadré. Que ce soit les gangs qui gangrènent certains lieux perdus de la république, les antifas qui font du fascisme leur base politique ou le castorisme, chaque rebelle n’est qu’une partie d’un nombre totalement intégré et accepté par la société puisqu’il existe. L’individu se doit d’être agrégé à un groupe plus large qui représente les idéaux que l’individu considère comme personnel mais qui ne sont, en réalité, que la tolérance de l’ensemble. C’est à dire que l’individu peut être bord cadre, il est dans le cadre.

Il n’existe plus réellement d’identité personnelle, de vie personnelle. Tout est fait pour que chacun de nos gestes soit connu. Oh certes, la majorité d’entre nous ne commet aucun geste qui pourrait être considéré comme déviant, moi le premier, preuve s’il en est que le conformisme touche même les plus réfractaires d’entre nous mais, de toute façon, tout est déjà fait pour que cela s’avère inutile finalement. Il existe, sans doute quelques réfractaires du conformisme mais ils sont en dehors des cadres même de la société. En forêt? en grotte? En tout cas ailleurs. Les fameuses forces des quartiers qui vont finir par diriger le monde à force de laxisme ont comme capacité réelle de « rebellisation » le fait de porter des futs dans lesquels on rentre à trois, où de se débrouiller pour porter des chaussures qui représentent un mois de salaire d’un travailleur. Les fameux antifas dont nombreux ne sont que des bobos en mal de sensations fortes ne refuseraient jamais les prestations sociales d’où qu’elles viennent pour aller au bout de la démarche d’un état fascisant. Et je ne leur jette pas la pierre, contrairement à eux, le système est ce qu’il est et tout en voulant se défendre d’y appartenir, ils ne font que le renforcer. L’antifas visent à casser du « fa » et surement pas à changer le système.

On peut décliner sous toutes les catégories. Le but premier du contrôle est d’uniformiser. C’est une évidence pour beaucoup mais, pour réussir, il faut que la solitude devienne une tare. Que l’ennui soit une honte. On ventile de réseaux sociaux et de consoles de jeu, de téléphones ou de programmes télé ou radio, sans même parler de la qualité, toute une panoplie de possibles dans l’idée d’empêcher l’individu, autant que possible, de se retrouver face à lui même. L’individu se trouve confronter à une sorte d’interdiction de s’ennuyer. On ne peut pas s’ennuyer donc, le cerveau ne peut pas vagabonder et partir dans des délires de révolution, de chute du capitalisme et encore moins trouver des mécanismes opérationnels pour réussir cette tache. Il faut être occupé, toujours, partout. Il ne faut pas, il ne faut plus, s’ennuyer.
De la même façon, il ne faut plus être seul. Il y a toujours quelqu’un au bout du fil, au bout du clavier, et si l’autre, à l’autre bout, n’est plus là, alors il y a un sentiment de panique, d’abandon. On court après le like, après la réponse au tweet, après le sms ou l’appel qui nous rappelle que nous ne sommes pas seuls. Tel Mulder, nous sommes en permanence en quête d’une reconnaissance de l’autre d’où qu’il vienne. Il faut qu’il y ait un autre. Il change, il n’est jamais le même, mais il faut qu’il soit là ou alors il faut qu’il soit remplacé par un écran mais il faut qu’on soit occupé et qu’on ne s’ennuie pas. Jamais seul, jamais sans contrôle.

La surveillance qui fait que le cadre est bien établi est faite par nous mêmes sur tout ce qui nous entoure. Il faut se battre pour être toujours sous le feu de certains projecteurs parce que sinon, dépression, burn out,chômage suicide ou autre. Placardisé et mis au ban de la société. Autant de choses qui sont décrites et montrées comme des faiblesses. C’est être faible que de se sentir seul à un moment, de s’ennuyer et de ne pas savoir quoi faire. Il faut être sur actif pour ne pas faire hors du cadre et il ne faut jamais être seul pour que tout le monde soit bien sûr que tout est sous contrôle et dans le cadre. On invente des fêtes. On ajoute Halloween et l’aid pour que tout le monde s’occupe, on rajoute des fêtes de voisins, des barmitza et des holi de partout. Il faut être heureux, entouré de plein de monde et occupé à faire des trucs.

Il faut donc, dans un premier temps, établir un contrôle qui doit, petit à petit, dans un second temps, devenir un contrôle personnel et effectué même par les autres pour décharger le cadre grâce à tous les outils de communication et de communion que nous offrent cette société.

La destruction programmée de ce que d’aucun pourrait appeler liberté 1/5 – La semaine politichienne de Smig

Surveillons afin d’être sûrs que la révolte est celle que nous voulons.

Chaque jour entretient son flot de nouvelles restrictions sur les libertés, qu’elles soient individuelles ou collectives. Ces restrictions se déclinent tous azimuts dans un jeu pervers de noyade du poisson. Tant d’efforts accumulés pour réduire le champ des possibles ne peut qu’être une visée, un but, un objectif à atteindre. Il existe cette tendance à croire que la gouvernance est défaillante par manque d’intelligence. Elle est, en réalité, tout l’inverse. Elle est extrêmement pertinente dans la préservation et la conservation de ses privilèges et acquis. Sous couvert de protection du plus grand nombre, apparaissent les lois et les décrets qui font, du simple quidam, une cible immobile mais un suspect évident.

Puisqu’il s’agit d’un projet flagrant, il est à envisager le but et l’issue de ce projet. Moins l’individu possède de libertés et moins il en réclame. L’habitude devient force de lois. Le fait d’être opprimé, contraint, enfermé se décline de générations en générations avant une éventuelle révolte. Le fait d’accéder à une liberté, même minime, entraîne une soif, un appétit de liberté toujours croissant et incontrôlable pour les quelques qui gèrent la foule. Réduire le champ, c’est conserver ses prérogatives sur la récolte. Ouvrir le champ, c’est permettre la prolifération des herbes folles, des mauvaises herbes, des croisements improbables. Il faut donc, annihiler tout espoir parce que l’espoir est le terreau d’où naissent les plantes du changement. Ainsi, la surveillance avec acuité de l’espoir devient une nécessité.

Il faut une surveillance de tous les instants, de toutes les personnes qui pourraient se montrer séditieuses à force de libertés. Alors, entre en jeu, l’imagination. Il faut créer des épouvantails, des forces obscures qu’il va falloir combattre pour conserver les valeurs qui sont érigées en biens communs et inaliénables. Dès lors, la moindre action de chacun d’entre nous, le moindre écrit peut ressortir de nulle part, au moment opportun, pour réduire le champ, encore, toujours. Malgré cela, la technologie a offert la possibilité d’espaces vierges de liberté mais, plus vite encore, ces espaces furent, l’un après l’autre, contrôlés, réduits, épiés. Jadis, le droit de manifester était un droit. Aujourd’hui, il est devenu un contrôle de police où chacun peut être placé en garde à vue pour un gilet, une paire de lunettes ou un livre.

Il y a peu de temps encore, la presse offrait un espace de liberté, plus encore que la presse, la création artistique ou critique permettait, à pas mal de monde, finalement, de s’exprimer. Et puis, il a fallu censurer parce que le lecteur, téléspectateur, auditeur n’est pas suffisamment fort intellectuellement pour séparer le bon grain de l’ivraie. Pour beaucoup de ces créateurs, il n’a même pas été nécessaire de créer des contraintes, des lois ou des censures. Il a suffit d’imposer un bon sens commun, une sorte d’ambiance tacite d’un politiquement correct sur le monde pour que ça roule. L’impertinence, la critique, le danger ne sont plus désormais que dans l’art de mettre mal à l’aise en appelant cela de l’art. A coup de scatophilie, pédophilie, alcoolisme ou drogues, on parvient à donner le change et à faire croire que l’on est un véritable rebelle. On choisit la religion qui fait déviance, la sexualité qui intrigue. On gueule plus fort que le voisin pour se donner l’illusion d’avoir raison sur la couleur du crottin mais les lois passent, le capitalisme perdure, l’économie de marché s’élargit, le besoin de propriété s’amplifie, les inégalités s’accroissent mais on pisse dans une bouteille, on embrasse une dame sans son consentement, on humilie les chroniqueurs ou on exhume les « œuvres » posthumes pitoyables d’écrivains animateurs de télé déjà has been depuis 60 ans alors qu’ils ont à peine 50 ans. On donne le change, on montre qu’il existe trop de libertés, trop de perversion et que, sans l’œil au dessus de la pyramide de Moscou du grand frère, le monde ne serait qu’anarchie ou fascisme extrême.

Comme dans une quête effrénée de libertés, chacun a cherché d’autres vecteurs pour assouvir cette soif et inonder ce désert. Chacun téléphona à l’autre pour échanger, pour grandir mais, très vite, le téléphone fut écouté par on ne sait qui. Alors, chacun tapa des 3615 pour trouver une source de compensation déclinante mais comme les outils n’étaient pas suffisamment puissants encore pour vérifier ce flux, la destruction fut programmée en s’assurant qu’elle avait suffisamment enrichi de bons serviteurs zélés. Ces serviteurs qui se jetèrent comme le loup sur la brebis sur le dernier espace construit pour faire croire à la liberté. Internet devint une jungle où le moindre mot écrit appartenait à l’espace public commun. Trouvable en quelques clics, partageable en moins de temps encore, modifiable selon les coupes choisies à n’importe quel moment et par n’importe qui.

Il suffisait seulement de créer les lois pour permettre de contrôler légalement les manifestations, les grèves, la presse, le téléphone, internet, les arts… Quelques subventions bien distribuées pour promouvoir la dernière oeuvre pitoyable d’un obscur artiste sans talent, quelques postes de directeurs de chaînes ou de théâtre, quelques polémiques diffamatoires dès que la bête devenait plus puissante que le chenil et tout était bien placé sous l’égide avisée de quelques élites pitoyables.

C’est ainsi que l’on se surprend à voir qu’un écrivain antisémite se balade allègrement sur tous les plateaux de télé et autres médias sans le moindre problème alors que le pauvre quidam ne peut même pas aller chier sans que son patron ne le sache. Que sur ces mêmes plateaux, on découvre l’apologie de l’obscurantisme par un appauvrissement permanent de l’exigence (de la langue, de la pensée, de la musique, de la critique, de la réflexion etc) et que le moindre propos soutenant la très large majorité est immédiatement taxé de fascisme et de retour vers le corps décharné des sœurs zombres les plus tristes et abjectes de l’humanité.

Tout est sous surveillance et, en réponse à cette surveillance permanente et perpétuelle, tout devient aseptisé, propre, sans aspérités. Tout est lisse et tout glisse. Les révolutions ne concernent plus que les planètes. Ne jamais critiquer le pouvoir en place, ne jamais vouloir changer les choses, ne jamais contester la politique dictée par des gens que personne n’a choisi… Accepter et appliquer les règles. de toute façon, si quelqu’un ne le fait pas, cela sera su avant même que lui même ne décide de ne plus le faire. Une sorte de Minority Report. Tu vas contester et le moment où tu contestes, tu es déjà en cabane ou handicapé ou ruiné ou jeté en pâture à la plèbe collaborationniste.

Soit tu es le bon petit soldat à la langue pas trop râpeuse et alors le monde est à toi, soit tu construits un esprit critique et là, les emmerdes volent en escadrille.

C’est forcément pire ailleurs – La semaine politichienne de Smig

Il se passe, en ce moment, un phénomène tout particulièrement intéressant pour le quidam lambda que je m’évertue de rester et d’être, qui repose sur l’analogie favorable ou la comparaison déraisonnable entre le pire et le encore pire. En France, tout le monde semble s’attrister ou même se plaindre de l’action de Salvini afin de prendre, seul, le pouvoir en Italie. Il est, selon la bien pensance hexagonale, le représentant de tout ce qu’il y a de pire en politique, de tout ce qui pourrait être le pire. Alors, forcément, les « démocrates » français s’essoufflent et s’égosillent pour préserver l’Italie de la peste brune. On passera sur le fait que les italiens sont au moins aussi intelligents ou aussi cons que les français et qu’ils sont en droit de choisir par des élections le poison qui les tue, comme nous sommes français, nous avons le droit et même le devoir de critiquer les autres. Pourtant, nous avons bien élu Macron, nous sommes donc plutôt très mal placés pour juger les autres pays.

Finalement, que reproche t’on à Salvini?

De tenir une discours nationaliste autour du prima italia, son mot d’ordre et la devise de son parti. En gros, de vouloir créer des emplois pour les italiens et favoriser l’économie et la production italienne en relocalisant et en favorisant par tous les moyens possibles, la production nationale, du basique offre demande. Une sorte de protectionnisme qui fait que tout le monde, dans l’UE ou presque, considère cela comme fasciste. Il s’agit, en fait, de la politique chinoise, russe, suisse, américaine, canadienne, australienne, japonaise, des principes économiques du monde, à l’exception de la zone UE. De fait, le monde, qui n’est pas dans l’UE, est fasciste. C’est évident pour les russes, de plus en plus pour les USA de Trump et pour les chinois et les suisses sont déjà des salauds. On reproche donc à Salvini de vouloir mener une politique économique pour son peuple comme le fait la très grande majorité des pays du monde. On peut considérer que ce n’est pas bien mais, dans ce cas, il faut savoir prendre ses responsabilités et il faudra exclure l’Italie de l’UE.

De refuser le débarquement des navires des ong à Lampedusa afin de garantir sécurité et soins aux migrants. Dans un premier temps, cela répond à sa campagne électorale et au mot d’ordre de son parti. Il n’a pris personne en traître contrairement à d’autres pays que nous connaissons bien et qui, sous couvert d’humanisme et de solidarité, ont fermé les ports, les frontières et même raccompagnent clandestinement les migrants dans les pays de débarquement. La France macroniste et précédemment vallsienne (ce chantre de la laïcité dévoyée) a fermé tous ses ports aux bateaux des migrants, a fermé Vintimille et raccompagne, dans les Alpes, les migrants qui avaient débarqué en Italie. La fameuse libre circulation des personnes et les accords de Schengen. On reproche donc à Salvini de fournir de l’eau et des vivres et finalement, souvent, de céder et d’ouvrir un port alors que la France ne fait rien, mais absolument rien, à part critiquer un pays qui a déjà accueilli 700 000 migrants environ.

De vouloir établir une flat tax pour permettre aux riches d’investir dans l’économie et donc de favoriser le ruissellement. De supprimer ou de rogner sur certains avantages sociaux pour permettre cet investissement des plus riches dans l’économie réelle. Critiquer une telle politique, venant de France est assez croquignolet puisque c’est ce qui se fait ici à une échelle bien plus grande et haute.

De traiter avec mépris, depuis toujours, les populations du sud, même si, ces derniers temps, il fait des appels du pied afin d’obtenir des voix mais son parti s’appelait la ligue du nord et ça n’est pas une découverte. Il y a donc un mépris des gens aisés ou des classes moyennes du nord vis à vis des personnes en difficulté dans le sud. En gros, Paris et les grandes villes et fortunes qui mépriseraient et seraient totalement déconnectées des difficultés des banlieues, des campagnes, des petites villes de province…. comment dire?

En fait, je pense que ce que les français, et plus particulièrement les « progressistes », reprochent à Salvini, c’est de ne pas faire, en tant que ministre de l’intérieur, du Castaner et de ne pas encore user de violences pour faire taire la moindre contestation. Il est possible que ça vienne mais Casta aura quand même pris quasiment un an d’avance sur les répressions policières, les injustices judiciaires, les compromissions et les avantages.

Même si de nombreuses mesures furent impulsées par le m5s, il existe une moralisation plus forte en Italie qu’en France aujourd’hui dans le monde politique. Incroyable. Salvini se balade torse nu pendant ses vacances, en dansant, sur une plage, avec des femmes. Il est célibataire et aime les femmes et, même si l’image est gênante pour certains, elle montre un homme qui n’a pas besoin de mettre en scène une sortie dans une pizzeria pour se mélanger à la foule alors qu’il passerait ses vacances cloîtré dans un fort, avec des gardes du corps tout le tour du ventre. Salvini ne mange pas de homards ou, en tout cas, pour l’instant, personne ne lui en a fait le reproche mais Salvini aurait sans doute, lui, fait les 60 kilomètres qui séparent son lieu de villégiature, du cimetière où l’on célèbre la mémoire d’un maire décédé dans l’exercice de ses fonctions. C’est aussi ça le populisme. Etre proche physiquement mais aussi au niveau de l’affect, de ce que d’aucun qualifie le peuple et qu’on pourrait juste qualifier de gens parce que le mot peuple est désormais interdit en France. Personne ne sait et j’espère que personne ne saura jamais comment Salvini aurait ou réagirait face à la mort de Steve, mais je ne suis pas certain qu’il se montrerait aussi méprisant que Jupiter, le dieu des dieux romains, comme quoi on ne sort pas de l’Italie, face au deuil des parents, des amis, des nantais pour protéger un mafioso vodkainé adultère.

Alors oui, Salvini est un danger parce qu’il veut réunir autour de lui tous les pouvoirs. Avoir une majorité dans les deux chambres comme d’autres veulent modifier la constitution pour avoir la majorité au sénat alors qu’ils l’ont déjà à l’assemblée nationale. Salvini n’est pas fiable et fait peur parce qu’il apparaît dur et intransigeant. Les autres ne font pas peur puisqu’ils se montrent serviles au détriment de leurs propres populations. Salvini fait peur parce qu’il porte des maillots de foot et pas des costards cravates, qu’il supporte le Milan AC et pas la Juve, qu’il parle franc et direct même pour dire des conneries, plutôt que d’utiliser des paraboles et des discours sans consistance qui durent des heures retransmis par BFM devant un parterre de personnes acquises à sa cause et qui, de toute façon, n’ont pas le droit de s’exprimer.

Je sais déjà que je serai rangé dans la catégorie des soutiens de Salvini et je n’en ai cure puisque je n’ai pas le droit de vote en Italie donc, mon avis importe peu. Je m’interroge seulement sur les éléments qui peuvent expliquer le sentiment français vis à vis de Salvini alors que le gouvernement français est bien pire et n’essuie pourtant pas les mêmes critiques. Il ne faut pas dire que nous vivons sous un régime autoritaire qui, chaque jour, s’approche davantage de la dictature mais il faut critiquer un homme qui appelle les électeurs aux urnes. Drôle de conception de la démocratie qui me fait dire que la démocratie à la française est un concept particulier. Dès que les gens votent et s’expriment, c’est mal. On l’a vu avec le brexit où les anglais apparaissent définitivement comme des connards, on le voit avec les italiens qui seraient appelés à voter pour de nouvelles législatives. En fait, en France, voter devient anti démocratique. Quelque part depuis 2005, on s’en doutait un peu et ce que le gouvernement juvien fait sur la question du référendum sur la privatisation d’ADP ne fait qu’accentuer l’idée, qu’en France, le vote, c’est le mal.

Nu sur le pas de la porte

L’image passa comme un mirage. Elle restait diffuse, confuse. Il y avait dans le galbe de ce corps quelque chose de magnétique, d’indicible. Quelque chose qui finalement n’existait pas dans le monde réel et que je m’évertuais à construire dans des rêveries de plus en plus profondes. La pénombre, évidemment, accentuait la part de mystères et de sublime que, finalement, chaque corps pouvait receler. La découverte de cette symbolique volante grossièrement dessinée sur le bas d’un dos cambré, provoquait une attirance visuelle. Il devenait impossible de décrocher le regard de cette forme qu’on pourrait comparer à l’envol d’un papillon. Drôle d’endroit pour qu’un tel insecte ne s’incruste.

Evidemment, mon regard s’était posé sur cette partie de ce corps nu dans le but de faire valoir et de justifier mon statut de gros dégueulasse libidineux et, même si mon intérêt pour la personne était quasi nul et à peine exclusivement professionnel, le fait d’être en contact visuel avec une nudité, suffisait à me transformer en prédateur redoutable alors que le reste du temps, je ne suis qu’un prédateur en hibernation. Je n’avais pas prévu de laisser mes yeux sur la partie charnue de ce corps. De toute façon, la visite même de cette personne n’était pas prévue, alors la nudité, jamais envisagée. Je n’espérais pas voir, un jour, cette femme dans ma chambre et, sans même parler d’espoir, l’imaginer nue ne m’avait jamais effleuré l’esprit. Ce qui pour un gros libidineux comme moi était assez paradoxal. Je n’éprouvais pas la moindre attirance vis à vis d’Aline. Elle était une collègue et la distinction se faisait d’elle même parce que les règles ancestrales du no zob in job m’empêchaient depuis toujours d’envisager une autre sorte de rapport.

La nuit avait été compliquée. Je la partageais entre les effluves du parfum de Sofia et les lumières nocturnes de la ville à travers la fenêtre devant laquelle j’avais installé le fauteuil en rotin généreusement mis à disposition par la direction de l’hôtel. Un petit hôtel sans fard que les carabinieri avaient mis à notre disposition ou plutôt nous avaient indiqué au regard de nos moyens financiers. J’avais passé la nuit entre la contemplation de la lune se cachant derrière quelques nuées nuageuses et le corps dénudé de Sofia lové dans les draps humides du lit. J’avais consommé l’intégralité d’un paquet de cigarettes face à l’image de la Salute éclairée par la lune et le cul rebondi de cette pute venue de Mestre que j’avais ramassée aux hasards de mes errances dans les dédales de la ville. Le contraste entre les fesses joliment dessinées de Sofia et ce sublime lieu de culte méritait que je passe la nuit à les contempler. Il y avait du sacré dans les deux visions et quelque chose de divin qui faisait que les images de la journée s’adoucirent malgré tout. Après tant d’années, après tant de choses vues, et en dépit de tous mes efforts, je n’arrivais pas à m’habituer. Peut être même qu’on ne s’habitue jamais finalement et que, chaque fois, chaque image définitive et sanglante renvoie et charrie toutes celles que j’avais déjà obstinément essayées d’évacuer de ma mémoire.

Elle avait frappé à la porte, tambouriné même, jusqu’à ce que je me décide à ouvrir. Ayant, depuis longtemps, abandonné l’idée de conserver pudeur et décence, je n’enfilai que mes chaussures. Plus exactement, je mis les pieds dans mes chaussures et, finalement, je perdais davantage de temps à me diriger vers la porte pour l’ouvrir que si j’étais pieds nus. Dans mon incommensurable fainéantise, je n’avais pas rentré les talons et je pliais le cuir à l’arrière de la godasse sous le poids de mon pied et plus largement de mon corps. J’accordais toujours un soin tout particulier à mes vêtements. J’avais donc ouvert la porte, nu, avec seulement des pompes nazes aux pieds.

J’avais en réalité à peine eu le temps de comprendre. Je n’avais pas réellement vu la tornade entrer. Le cheveu collé. Une nappe de parfum diffus envahit la pièce et se mélange à celui de Sofia. Tant de parfums féminins qui tournaient dans ma tête. Je savais vaguement qui entrait en furie et se précipitait dans la salle de bain, après un bonjour lancé à la cantonade. Je restai sur le pas de la porte, à poil, les pieds dans les godasses, la porte ouverte. Je sentis un petit courant d’air frais me chatouiller les parties les plus sensibles. C’est ce courant d’air qui me ramena à la réalité. A poil, sur le pas d’une porte, dans un couloir d’un hôtel sans cachet, d’une ville sérénissime, dans un pays dont je ne connaissais pas la langue, la poignée de la porte à la main, je m’aperçus que j’avais deux femmes dans ma chambre et que je n’avais toujours pas dormi. Ce qui était un fantasme enfoui depuis toujours dans les méandres de mes délires de gros pervers libidineux devenait un des pires moments de ma vie. Nu, deux femmes dans ma chambre et pourtant, confusément, une gêne indicible.

4 événements et demi

J’avoue entretenir à grands renforts de plongées dans les tréfonds de ce qu’il y a de pire, une sorte de masochisme bien ancré qui me pousse à errer sur divers profils totalement hallucinants et hallucinés, entre marcheurs endoctrinés alors que n’importe quel esprit sain comprend que la politique de ce gouvernement est une horreur absolue ou europhiles indécrottablement béats devant la beauté angélique merkelienne alors que tout le monde voit bien que c’est une catastrophe.

Il se trouve que j’essaie désespérément de cerner les enjeux de l’âme humaine et qu’être confronté à certains extrêmes permet de comprendre que le moment où le monde ira mieux est loin d’être venu.

En 24 heures, quatre événements sont venus me montrer que, si ce n’était pas encore perdu, c’était quasiment impossible de gagner.

Je ne suis plus dans l’enseignement et chaque jour qui passe me conforte dans ce choix et me rappelle à quel point le corporatisme et l’entre soi sont dangereux.

Afin de lutter contre la réforme Blanquer, au demeurant qui peut être discutée, combattue ou rejetée, certains enseignants correcteurs du bac refusent de communiquer les notes des élèves et bloquent ainsi la procédure. On peut discuter des heures durant sur l’utilité de cet acte mais, en me plaçant dans une perspective plus large, il m’est venu à l’esprit l’accident suicide récent de l’homme qui jouait à la roulette russe et qui gagna la partie de manière définitive.

Les velléités et les volontés de ce gouvernement sont connues depuis des mois, sauf pour ceux qui réussissent encore à croire que l’idée même d’une politique sociale existe dans le royaume de Jupiter. Les profs empêchent donc la bonne marche du bac et profitent de leur statut de fonctionnaire pour échapper aux sanctions qu’entraîneraient un tel comportement pour les employés du privé. Si Darmanin a une once de jugeote, on sait quelle sera sa proposition de loi sur la réforme de la fonction publique, deuxième époque.

Ce qui sauve les fonctionnaires, c’est que la notion de réflexion n’est pas actée dans le logiciel marcheur mais sinon, à la place de ce gouvernement qui ne supporte pas le statut de fonctionnaires, une réforme en profondeur permettant de simplifier le licenciement des fonctionnaires pris en faute serait d’une logique implacable. Après les cheminots et leurs grèves qui furent montrées comme des paralysies de l’économie et une volonté délibérée de gêner le pauvre travailleur honnête, après les flics qui, surmenés, se permettent de tirer sur tout ce qui bouge et même sur ce qui ne bouge pas, après les soignants qui se permettent de se plaindre plutôt que de sauver des vies, c’est au tour des enseignants de se plaindre et d’empêcher la jeunesse de France d’accéder au savoir et au marché du travail.

Il me semble que c’est du pain béni pour ce gouvernement et sa politique de casse du service public. On donne le bâton pour se faire battre, la raclée risque d’être bien violente. Alors je ne suis pas fonctionnaire et je ne l’ai jamais été mais il me semble que cette stratégie ne fait que renforcer Blanquer auprès de l’opinion publique. L’éducation nationale n’est pas réformable à cause des profs est une litanie qui va revenir encore plus bruyante. Alors dans ce cas, virons les profs récalcitrants. Le système ne fonctionne pas ainsi? Changeons le système, théorème de Chomski.

Je ne serais donc absolument pas surpris que la sécurité de l’emploi des fonctionnaires soit remise en cause dans les semaines qui viennent. Ce n’est que mon avis.

Autre moment de joie de ses dernières 24 heures, les nominations relatives à l’Union Européenne. En boucle passe l’information que, enfin, la parité est respectée. Les marcheurs célèbrent la victoire de Macron d’avoir su imposer la parité au reste des membres. Il s’est battu de toutes ses forces pour ne pas avoir un allemand (Weber), il aura finalement une allemande que personne ne supporte plus dans son pays en raison de son incompétence avérée.

Et l’enfant qui supportait le monde ne trouve rien de mieux à proposer comme femme, que de recycler une ancienne ministre incompétente, condamnée pour négligence sur les deniers de l’état, et chantre de l’austérité inefficace mondiale. Difficile de trouver plus mauvaise candidature mais il fallait bien s’attendre à ce que Lagarde vienne à toi puisque nous ne voulions pas venir à elle.

Toutefois, les deux sont des femmes et donc, c’est super vachement bien. La moindre critique te fait immédiatement passer pour un salaud de misogyne, blanc, hétéro, anthropophage, chasseur de mulots. Alors, une femme dont personne ne veut dans son pays et une autre dont plus personne ne veut dans le monde sont proposées et on doit se réjouir parce que ce sont des femmes.

Ne nous y trompons pas, le casting n’est pas meilleur chez les hommes où, là aussi, on recycle les has been dont plus personne ne veut (et même si la Belgique est un petit pays, être dégagé d’un pays, c’est quand même violent surtout quand c’est le sien). Il est d’ailleurs très étrange de remarquer que Moscovici et Barnier n’ont pas encore trouvé de poste à hauteur de leurs mérites. Personne ne veut d’eux en France, pour des raisons assez évidentes, mais il semblerait que l’UE non plus n’en veulent plus. Impossible pour moi de déterminer si c’est en raison d’une trop grande nullité ou si, finalement, une qualité fut trouvée chez ces deux personnages. (Faire le café, passer la serpillière, ramasser les bugnes)

En gros, si tu es femme, nulle, incompétente, avec des casseroles (je parle au figuré ici), détestée par la plupart des gens qui ont entendu parler de toi, postule dans l’UE, il y a des postes vacants, la soupe est bonne et, si on pense à toi, c’est que le job ne doit pas être trop compliqué, finalement.

Troisième événement étonnant, l’arrestation puis libération de la capitaine du Sea watch, Carola Rackete. Interrogée par les autorités italiennes pour être entrée dans les eaux territoriales du côté de Lampedusa afin de permettre aux migrants qu’elle avait recueillis au large de la Libye, d’être en sécurité. Si tu trouves que le comportement de cette femme est discutable, pour plein de raisons, tu es un putain de facho qui soutient Salvini qui, lui même, est le fils caché de Hitler et de Mussolini et dont l’oncle Pinochet et la tante Lénine (on ne juge pas ici les mœurs des gens, s’il vous plait) vous saluent bien. Si, au contraire, tu trouves que c’est une héroïne alors tu es l’abbé Pierre adopté par Soeur Teresa et élevé par Mandela.

Encore une fois, aucune mesure n’est possible. Tu es pour ou tu es contre et, selon ta réponse, tu seras fusillé ou on construira des temples à ta gloire. A partir de ce postulat, évidemment, le choix est vite fait. Vous connaissez donc ma position mais par contre, pour l’autel, dans mon temple, je préfère la pierre au bois, merci.

Ultime événement de ces dernières heures, l’éternelle affaire Chouard. Encore et toujours l’affaire Chouard. On eut pu croire que les deux dernières prestations du sieur régleraient définitivement l’histoire. Que nenni.

J’ai longtemps soutenu Chouard et je le dis et le reconnais sans honte. Les déclarations sur Soral, même si elles grattaient sévèrement le fondement, s’accommodaient de mes réticences. J’acceptais la maladresse. La cause de la démocratie via le tas, plus participative, plus horizontale, plus « populaire » (oh le vilain mot!!!) valait bien d’avaler quelques couleuvres.

Les dernières sorties médiatiques font que je ne peux plus suivre. Mon histoire personnelle, ma vie, mes convictions font que je ne défendrais plus ses positions parce que je ne peux pas le faire. Je suis toujours attaché aux idées qu’il défend mais je le ferais par le prisme des auteurs et des penseurs qu’il a contribué à me faire découvrir mais plus par son entremise. Pour moi, il a franchi une ligne dans sa posture du dubitativisme scientifique. Je respecte sa position, il dit et fait ce qu’il veut et il n’a pas besoin de mon accord mais je ne suis plus (du verbe suivre).

Que n’ai je fait en exprimant clairement cette position. On me parle de trahison, de mépris, d’ingratitude. Que je lui serais redevable parce qu’il a eu l’idée des ateliers constituants. Je ne réponds plus tant c’est navrant, finalement. Un individu, quel qu’il soit, est toujours beaucoup plus complexe qu’une idée aussi bonne soit elle. Pétain a sauvé la France avant de la détruire et de l’humilier. Chouard a eu l’idée des ateliers constituants apparemment et d’autres propos et réflexions extrêmement pertinents mais, pour moi, ses derniers propos ne sont pas défendables et je n’ai pas envie de les défendre. Il est autorisé de douter de certaines choses mais pas d’autres selon que ça arrange ou pas les sceptiques.

C’est un crime de lèse majesté de ne plus vouloir cautionner les maladresses, j’en accepte l’augure mais lorsqu’on est en désaccord avec une position, il faut savoir en tirer les conséquences (Théorème de Chevènement) sauf quand on est marcheur, là, on peut retourner sa veste autant que possible pour faire ventilateur et, en ce moment, ça pourrait faire du bien. C’est en hiver que cela est problématique et malheureusement, le pays connait un hiver qui dure depuis très longtemps (on se croirait dans GOT).

Tout cela finalement serait totalement et complètement insignifiant si la remise en cause d’une certaine idée de la conception du monde n’était pas gravement en danger. Les gens sont nommés, non plus sur des compétences, mais sur des genres (il ne faut pas dire sexe pffff), l’idée de défendre des droits ou d’en obtenir de nouveaux ne s’envisage qu’au détriment d’autres personnes plus faibles, il est interdit de ne pas avoir d’avis et de ne pas vouloir juger ou critiquer la politique ou la justice d’un autre pays soi disant souverain, et il est impossible de ne pas cautionner les prises de position lorsqu’on est un fan (qui vient de fanatiques parce que ça tourne à ça).

Forcément je suis de moins en moins en adéquation avec ce monde. J’avais des conceptions de méritocratie, de non ingérence, de respect des institutions, de libre arbitre, de sens critique, d’équité davantage que d’égalité et il m’est quelque part douloureux de comprendre, enfin, que tout cela n’existe pas finalement.

Je ne sais pas comment faire … – La semaine politichienne de Smig

Une semaine… Il aura suffit d’une semaine après les élections pour que la comédie soit terminée ou commencée.

Le 26 mai donc, la moitié du corps électoral votait. Et un quart de cette moitié accordait ses suffrages à la majorité présidentielle.

Et depuis, le cap est maintenu.

L’effondrement de la droite, de la gauche, de l’extrême gauche ne laisse plus donc que l’extrême droite comme idéologie. Celle ci se scinde en deux camps aux nuances assez ténues.
Comme prévu par l’extrême centre d’extrême droite, le cap se maintient.

Depuis une semaine, les nouvelles se succèdent.

Les grèves aux urgences ne font que s’intensifier. Et Lemaire ne sait pas comment faire.

Balkany considère que son procès est un acte antisémite. Wauquiez démissionne d’un poste qui ne sert à rien depuis deux ans. Et le premier ministre, Claude Michel, Edgar François, Thomas Bernard fera un discours de politique générale que Macron ne veut pas faire parce qu’il ne sait pas quoi dire. La droite est morte et avec ses 2% aux primaires de la droite, Lemaire ne sait pas comment faire.

Renault veut fusionner avec Fiat, à moins que ce ne soit le contraire mais Bruxelles n’est pas sûre et Lemaire ne sait pas comment faire. General electric licencie 1500 personnes et Lemaire ne sait pas comment faire.

Macron et Angela se tapent dessus pour un président d’un truc qui n’a jamais fonctionné et qui ne fonctionnera jamais mais qui massacre les peuples et les économies et Lemaire ne sait pas comment faire.

Les djihadistes sont condamnés à mort en Irak mais on ne sait pas si on les rapatrie ou pas ou peut être ou non mais en fait si et Lemaire ne sait pas comment faire.

Le prix de l’électricité augmente mais il faut rouler électrique parce que le diesel et l’essence augmentent aussi et Lemaire ne sait pas comment faire.

Les députés de l’opposition ont désormais un temps de parole limité mais de toute façon les députés sont incapables d’évaluer l’impact réel des lois et, là aussi, Lemaire ne sait pas comment faire.

L’UE recommande l’adhésion de la Macédoine du Nord et de l’Albanie alors que Macron avait prétendu qu’il n’y aurait pas d’élargissement et Lemaire ne sait pas comment faire.

Le cap est maintenu, Lemaire ne sait pas comment faire.

Tina … – La semaine politichienne de Smig

Et certains se placent encore du côté de la morale.

Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les chiffres froids tombèrent.
Il y a davantage de non inscrits que de votants pour le parti majoritaire.
Seuls 10% des français en age de voter ont porté leur choix sur le parti arrivé en tête et 9% pour le parti qui dirige ce pays.
5 millions de personnes ont choisi de mettre un bulletin de Renaissance dans une enveloppe et de placer cette enveloppe dans l’urne alors qu’ils furent 8.5 millions à le faire au premier tour de l’érection présidentielle face à Brizitte.

Ces 5 millions de fidèles ont donc conforté une junte idéologique et incompétente à la tête de l’état. C’est un choix, il se respecte.

Personne ne vote. Très peu. Encore moins portent leur choix sur l’enfant qui voulait être roi et ses sbires. Et pourtant, la politique dirigeante garde le cap, continue la marche en avant pour les bénéficiaires de la mondialisation et en arrière pour les 40 millions qui restent. Marcel François l’a dit dès l’annonce des résultats. Etre second ce n’est pas gagner mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait changer quoique ce soit. Il ne manquerait plus que ça.

C’est sous ce prisme que se décline la démocratie. La démocratie du chiffre où ceux qui ne votent pas, qui votent blanc ou nuls n’existent pas. Il faut voter mais le vote ne compte pas. 10% des français décident pour les 90% qui restent mais c’est la démocratie.

Dès lors, on peut nous rappeler que nous vivons en démocratie, que des gens que personne ne connait sont morts pour le droit de vote, que l’UE, c’est la paix…. et démerdez vous avec ça…

Sous couvert de démocratie et de liberté de la presse, on ne tient pas compte du vote, on refuse d’instaurer démocratiquement des choix, on privatise sans l’avis du peuple, on perquisitionne, on mutile, on dénigre, on frappe, on conchie, on insulte, on humilie et tout ça avec le plus grand sourire ultrabrite dont ne peuvent se parer les sans dents.

Il n’y a pas d’alternatives.

Oh! on peut nous faire croire que tous les impétrants avaient des visions différentes à proposer et que rien ne saurait rapprocher celui-ci de celui-là. Et quoi? Les programmes avaient de si grandes différences à proposer?

Il s’agissait de changer l’UE même si tout le monde sait, désormais, que cela est impossible.

Il s’agissait d’accueillir mieux les migrants en fermant les frontières ou, au moins, en disant que Schengen, c’est quand même compliqué, mais tant que ce sont les italiens, les maltais et les grecs qui reçoivent sur leurs côtes les nouveaux boat people, emplis à ras bord d’hommes, dans la force de l’age, alors, tout va bien. Les mangeurs d’huile d’olive quand ils ne la boivent pas, de toute façon, ça n’est pas pareil.
Il s’agissait de provoquer une révolution écologique sans toucher en quoique ce soit aux règles du libre échange et du capitalisme.

Il s’agissait de donner du boulot et du pouvoir d’achat aux français mais sans forcer sur le protectionnisme, juste en disant que ça serait pas mal, finalement, et qu’il faudra y songer un jour.

Il s’agissait de considérer que la religion n’était surtout pas un problème et que, dire le contraire, serait une infamie parce que, quand même, la laïcité, ça compte. Tout comme personne ne connait ces héros morts pour nous donner le droit de vote, plus personne ne sait ce qu’est la laïcité et chacun y va de son couplet.

Il n’y a pas d’alternatives.

Il s’agissait de faire tant de choses dont le moindre individu qui se penchait sérieusement sur le sujet savait que toutes n’étaient que fumisterie, illusion et promesses politiques. (celles qui n’engagent que ceux qui….).
Et toutes ces propositions se firent sur des déclinaisons qui ne furent que marginales.

Il n’y a pas d’alternatives.

Celui là se prétendait un peu plus vert que celui ci qui rédigeait en écriture inclusive ou que celui là qui mangeait des kebabs ou de l’autre qui serait plus dur avec les migrants même si toutes les lois l’en empêchent ou de celle ci qui sera plus libérale que les autres avec toujours davantage d’UE même si tout le monde a bien compris que cela ne fonctionnait pas. Cela ne fonctionne pas alors autant en mettre davantage. Le même programme unique pour tous avec, pour seule alternative, la couleur du maillot.

Mais voilà, ceux qui n’ont pas voté sont coupables d’avoir laissé la peste brune l’emporter au détriment de la peste bleue qui passe mieux dans les médias qu’elle contrôle et le bleu étant si proche du vert, les jonctions se font déjà sans que cela ne froisse personne, finalement, tant tout le monde s’y attendait en réalité.

Alors, les cocus seront toujours les mêmes. Les 50% qui ne sont représentés par personne. Ainsi que ceux qui ont une véritable fibre écologique et qui votent pour le parti du même nom alors que celui ci continuera à servir la soupe au parti libéral qui, par définition même de sa doctrine, ne peut laisser le vert dominer son chemin. Les anciens bleus étant déjà des nouveaux bleus et les roses ayant été avalé par le nouveau bleu, il ne reste que le bleu. Le choix sera donc désormais bleu clair ou bleu foncé. Moi, qui comme beaucoup, adore le bleu, je vais remettre en cause mes propres goûts.

Il n’y a pas d’alternatives.

Désormais le choix se portera sur le libéralisme capitalisme à tendance dictatoriale sévèrement marquée quoiqu’en disent les fanatisés marcheurs ou sur le libéralisme capitalisme à tendance dictatoriale sévèrement marquée quoiqu’en disent les fanatisés de la mémoire de Jeanne d’Arc qui n’avait rien demandé à personne.

De toute façon, tant qu’ils seront vegan et auront des hummers, ils seront autorisés à tout parce qu’il n’y aura pas d’autres alternatives.

Pensées entrecoupées et totalement personnelles que personne n’a à lire (brouillon et prises de note davantage que vraies pensées mais dimanche approche et c’est triste) – La semaine politichienne de Smig

Heureusement que nous avons tous, autre chose à faire que de nous soucier de ces contorsions ridicules dominicales.
Il ne s’agit pas de critiquer le vote ou l’abstention, chacun fera bien ce qu’il voudra.

Il ne s’agit pas de rappeler que cette élection ne sert techniquement à rien puisqu’elle ne fait qu’élire des individus sans pouvoirs ou un pouvoir extrêmement marginal qu’il en devient nul.

Il ne s’agit pas de rappeler les éléments de langage de la quasi intégralité des partis en lice. Ceux-ci tournent autour de l’ambition de nous faire croire, encore, qu’ils vont changer une Union Européenne qui ne peut être changée.

Il ne s’agit pas de prendre parti entre progressistes et populistes même si le progressisme nous mène depuis un demi siècle.

Il ne s’agit pas de reprendre le thème de la dictature macronienne face à la dictature supposée, fantasmée, inconnue des autres.
Il ne s’agit pas de remettre en cause la légitimité, l’intérêt ou la pertinence de ce truc sous pavillon à étoiles jaunes.

Dimanche, enfin, sur les coups de 22 heures, on sera débarrassé de cette mascarade. On reprendra le cours normal de nos samedis de manif en attendant de savoir comment l’Angleterre survit au Brexit hard qui se dessine depuis 11 heures ce matin et la démission de May qui aura attendu les derniers jours de son mois pour tirer sa révérence devant la reine.

Malgré mon incompréhension tricéphale de plus en plus prononcée sur 1: la possibilité de croire encore que l’ue a de l’intérêt, 2: que le vote change quoique ce soit et enfin 3: que certains trouvent encore un sens à un vote autour de Jupiteux et ses alliés (PS, UDI, LR) et je ne parle que des alliés objectifs parce qu’ils sont bien plus nombreux en réalité, chacun fera ce qu’il veut.

Je m’interroge cependant, également, sur ce scrutin qui a amené une campagne franco française comme un référendum pour Emmerdement Maximum. Les vraies questions européennes ne furent pas traitées même si, pour moi, elles ne tournent qu’autour d’une seule, stop ou encore.

Alors il s’agit de montrer si on soutient ou pas la politique impulsée depuis deux ans et pour ce faire, on a le choix entre des partis qui n’envisagent que le maintien dans l’UE et des prières sourdes pour, éventuellement, modifier deux ou trois trucs à la marge. La question de la sortie de l’UE étant taboue, on se concentre exclusivement sur la question autour de l’enfant qui voulait être roi. Ce simple raisonnement montre bien que cette élection est finalement inutile. Macron gagne, il continue sa politique. Macron perd, il continue sa politique. Croire autre chose est illusoire.

Finalement, le seul intérêt que je vois sur cet « événement » de dimanche, c’est la tête déconfite de Kéké Casta annonçant que Loiseau est retourné dans son nid et que le RN de Marine est premier.

C’est une satisfaction extrêmement limitée tout de même mais elle existe et l’on n’a pas tant de possibilités que ça actuellement de réjouir alors, un petit bonheur…

Il est quand même triste de se dire que la politique en France se limite à la tête d’un ministre de l’intérieur incompétent à côté d’une porte parole en pyjama annonçant qu’une politicienne aussi nulle que lui a battu son parti de branquignoles.

Sinon, comme je l’entends de plus en plus, il reste le vote pour les listes qui proposent une sortie de l’UE et les événements de ce matin sont un petit sourire dans cette direction.

En replaçant cette élection pour ce qu’elle est c’est à dire un truc inutile pour le truc inutile unioniste, il n’y a guère de choix.

Pour conclure, soit on soutient ce gouvernement et c’est incompréhensible, soit on vote pour un parti qui croit encore qu’il peut changer quelque chose à l’UE (ce que tout le monde sait désormais comme étant impossible) et c’est utopique, soit on vote pour punir à coups de fessées le parti juvien soit on vote pour donner un salaire à des candidats issus du vrai monde afin qu’ils sortent, même momentanément, de leur quotidien d’ouvriers, de salariés, d’employés. Il y a un salaire très attractif à la clé alors autant que ce soit pour des gens de peu.

La politique française est d’une tristesse abyssale.

Dimanche on vote – La semaine politichienne de Smig

Dimanche, je vote Renaissance!!!!

Moi aussi, une fois dans ma vie, j’ai envie de savoir ce que c’est que de voter pour un truc sans convictions, sans colonne vertébrale, avec des candidats exécrables, pitoyables, opportunistes et vides.

Et pour une fois, j’ai envie de savoir ce que ça fait d’être dans le camp du bien et de la bien pensance, d’être moralisateur et d’avoir raison en tout, tout le temps et pour tout.

Y a pas de raisons que je perde à toutes les élections, même quand je gagne cf 2005, à cause de mes convictions. Alors cette fois, je veux perdre à cause de mon manque total, absolu, inconditionnel de soutien à cette liste morte avant même de naître.

NA!!!! Epicetou!!! (Un peu de cohérence n’a jamais fait de mal à personne)